mercredi 29 septembre 2010

Hafid alias Zulficar alias Al Mansur, alias je ne sais qui ... : "Les racailles sont non seulement mes alliés mais aussi mes frères"

 Petit rappel :
Sur Ilys, archives conservées, pour rappeler à qui on a à faire, tout de même :
Propos de Zulficar en gras et rouge ( c'est ainsi qu'il se prénomme dans le fil de la "discussion") qui répondait à Marchenoir : mais Hafid expliquera que tout cela, c'était "pour rire". Évidemment.

"Marchenègre, ton message sirupeux, m’en a dit long sur ton compte. Tu te crois isolé alors que tu es parti prenante de ce que tu dénonces.

Ton ton outrecuidant et moralisateur est à mourir de rire : associé à ton besoin de te faire passer pour celui qui a des secrets à révéler (en fait de simples observations empiriques dignes d’une sociologie de comptoir PMU). Tu es un bien mauvais démiurge.


Ton message pue les contradictions et l’inconséquence : comme je le dirais toujours, ce n’est pas les autres qu’il faut juger et examiner, mais toi-même. Et tes actions misérables.


Robert Marchenoir : “(On s’amusera au passage qu’un type qui se pique de culture française prenne un pseudo qui est une faute de grammaire à lui tout seul, mais s’il n’y avait que cela…)”

Une faute de grammaire ? Sérieux ? Tu vas appeler la police ? L’ONU ? Piteux comme raisonnement. Et je suis fier de parler plusieurs langues (arabe, français, anglais, le farsi, italien et turc moyennement : et je me suis mis au russe). Je peux au moins avoir plusieurs points de vue : alors que toi, ton point de vue pue la bourgeoisie occidentale, française, la plus étriquée, la plus prosaique. Et il donne des leçons, le gars qui joue aux détectives en mal d’enquêtes “les musulmans ceci, cela”.
Tu ferais mieux d’enquêter sur ta civilisation décadente en passe de s’écrouler mortellement.



RM : “Bien entendu, il se croit supérieur aux racailles qu’il se permet de mépriser — mais il omet soigneusement de préciser qu’ils ont un point commun : l’islam, un but identique : la conquête des territoires des infidèles, et qu’ils sont indissolublement alliés dans cette guerre.”

Mais mon bon monsieur, Sherlock Holmes du pauvre, je n’omets rien du tout. Si le dénommé XP n’arrêtait pas de censurer mes commentaires, tu le verrais de toi-même.
Oui nous voulons la conquête de nouveaux territoires, ceux des khanazir al mounafiqin de ton genre : c’est source de vitalité et bonne santé. Les “racailles” sont non seulement mes “alliés dans la guerre” comme tu dis, mais aussi mes frères.
Je peux les “mépriser” (en fait pas du tout mon cas, mais bon, cela ne me gêne pas que tu le crois) ou leur gueuler dessus, tant que l’on est entre nous. Si j’en vois un se battre avec toi dans la rue, je ne cherche même pas à savoir : je lui porte secours.
 
RM : “Les généraux de la Wehrmacht ne se mêlaient peut-être pas à leurs fantassins crottés, mais il s’agissait bel et bien de la même armée.”

Tes dirigeants cosmopolites et dissolus ne se mêlent peut-être pas avec le crottin de leur populace (toi et tes semblables) mais il s’agit bel et bien de la même armée. Qui veut étendre la débauche, l’athéisme, l’ignorance et la déliquescence au monde entier.

RM : “cet ordre islamique qui n’est rien d’autre que le totalitarisme venant après la victoire, une fois que ces racailles, si peu islamiques selon notre noble penseur musulman, auront incendié suffisamment d’écoles, tiré sur assez de policiers, et gagné assez d’argent avec la drogue pour faire passer à l’ennemi des quartiers entiers.”

On peut dire que tu as une imagination débordante. Je te rassure je n’habite pas en France : mais je n’en pense pas moins.

RM : “Mais c’est pas Zulfikar qui va se coltiner avec la BAC, hein ; ni se faire mettre un doigt dans le cul en garde à vue. Lui, il nous joue du violon avec Hugo et Hegel sur Internet, et il attend que le fruit lui tombe tout mûr dans la bouche. Et ça fait l’éloge de la “virilité musulmane”. Quelle escroquerie !”

La BAC ? C’est quoi ça ? Tu parles de la “brigade anticriminalité” ?

Tu as une définition plébéienne de la virilité. Tu ne sais même pas ce que c’est. Ca n’a rien à voir avec tes images de pectoraux saillants ou de bite à la main.

Et pour ce qui est du “combat”, j’ai fait mon long service militaire et une carrière militaire m’attend (ma famille est pleine d’officiers et je suis leur route). J’aurais à combattre ne t’inquiète pas : le siècle qui s’ouvre, que dis-je le millénaire, sera celui de la lutte et du combat.


Ton quart d’heure de gloire “raisonnable”, “humaniste” et “cul-cul la praline” est en passe de se finir : l’épée va reprendre ses droits.

Et nos régimes corrompus, je me ferais un plaisir de me battre contre leurs dirigeants iniques.


RM : “Ce qui saute aux yeux dans ses pénibles loukoums littéraires, c’est tout d’abord leur caractère masturbatoire : un jeune homme ivre de ce qu’il croit être sa propre intelligence et son propre savoir.”

J’ai de quoi. Toi, en dehors de tes anecdotes piteuses et de tes raisonnements alambiqués et catastrophés dignes d’une pucelle effarouchée, tu n’as rien. Tu es un adepte des sophismes pour la plèbe. Et quand on voit la gueule de votre plèbe, on comprend ton niveau.

RM : “Mais ça ne compte pas : la “paix de l’âme”, c’est quand ils sont entre eux, maîtres du terrain, ayant chassé, tué ou réduit les autres en esclavage.”

Tiens, tu ne dis pas que des conneries. Tu vises juste. La “paix”, de l’âme comme du corps, n’existe qu’entre les Musulmans et qu’entre eux.
Alors les Kufar, on peut bien leur lancer des regards noirs, la mâchoire serrée et les yeux qui jettent des éclairs ! Ils n’auront la “paix” que le jour ou ils seront soumis et payeront le tribut. Et cesseront leurs menées contre nous.


Comme disait Al Fusayl Ibn ‘Iyad, “les Musulmans sont unis dans l’amour en Dieu, et la haine en Dieu”. Avec un mépris pour les “al qa’idun” (”ceux qui restent assis”) : ceux qui ne combattent pas. L’aristocratie sera toujours formée par les combattants et les hommes de science religieuse. Le reste, c’est le troupeau.

RM : ” Zulfikar est capable d’affirmer, dans le même souffle, que l’islam est la perfection sur terre, et que l’islam n’est pas raciste. Si l’islam est la perfection sur terre, il s’agit bien d’un suprémacisme”

Si tu veux. Mais nous n’en faisons pas mystère : en dehors de l’Islam c’est l’ignorance et l’erreur. Mais ce n’est pas un “suprématisme racial”, car toi par exemple, tu peux te convertir. Alors que tu ne pourras jamais être Perse ou Arabe (à moins d’être descendant d’une tribu arabe et d’avoir un ancêtre arabe du côté père). Tout au plus “arabisé”.
Donc l’islam n’est pas “raciste”, ni “racial”.


RM : “la femme n’a pas le droit d’épouser un non musulman, l’homme qui épouse une non musulmane élève ses enfants dans l’islam, et l’apostasie est punie de mort.”

Tout cela est vrai même si il y a des nuances suivant la condition sociale ou politique. Les Oulémas (” ‘ulam’a”) peuvent accorder la Loi à une situation donnée : en Sicile, les musulmans laissaient en général les filles, qu’ils avaient eu de leurs épouses non-musulmanes, être élevées dans le christianisme pour des raisons politiques, économiques et démographiques. Beaucoup de Siciliens actuels sont leurs descendants directs.

RM “L’islam est simplement une ruse de guerre que se sont donnés les Arabes pour exercer une domination raciale, en repoussant les frontières de leur race par la conquête militaire et la mariage. Mais cela revient au même. Ce n’est pas un hasard s’ils se sont si bien entendus avec Hitler.”

C’est ta vision matérialiste historique. L’Islam est la religion de Dieu : le message sacré. Porté par les armes et le texte.
Hitler ? Nous avons une grande admiration pour les Hommes et les Nazis en étaient. Hitler, le dernier homme occidental. Les suivant ne sont que des brêles et des femelles rêvant d’amour champêtre, de vie sans enfants et de débauche. Hitler et Heydrich c’est autre chose que vos fiottes occidentales ça !

Et, si les Arabes n’avaient pas été arnaqués par les Anglais en 1916-1922, ils auraient rejoints en masse l’appel à l’alliance avec les Nazis. Mais craignant de se faire arnaqués encore une fois, finalement une poignée de musulmans ont combattu au côté des Allemands. Les Hachémites d’Iraq, de Jordanie et de Syrie auraient facilement pu appelé les Musulmans à combattre au côté des Allemands contre les Anglo-Saxons et leurs alliés Bolchéviques : l’appel au jihad aurait résonné dans le monde entier.

Si les musulmans avaient rejoints en masse les Allemands, on peut dire que la situation aurait été complètement changée : en Afrique du nord, les Allemands auraient gagné. Au Levant, la route des Indes aurait été contrôlée (et les Anglais auraient l’herbe coupée sous leurs pattes). Et les Russes auraient eu un front Est contre les Turco-Mongoles, qui auraient facilement été galvanisés par la haine anti-bolchévique. Et avec le pétrole arabe, ils auraient pu oublier le Caucase et concentrer leurs forces sur Moscou.


Mais si les Nazis ont été de vaillants soldats, courageux et droits, de grands hommes, il faut reconnaître qu’ils ont été aussi de piètres tacticiens. Ils étaient trop pressés et pas assez forts dans la victoire (comment ont-ils pu signer un armistice avec la France, alors qu’elle était à terre et écrasée ?!!).


Hitler a fait les mêmes erreurs que Kara Mustafa en son temps. N’est pas Khalid Ibn al Walid (radiya Allahou 3lih) qui veut.


RM : ” J’ai vu ça mille fois. Je ne compte plus le nombre d’islamistes déboulant tout miel dans des forums, le cas échéant dissimulant même leur religion, jouant les hommes épris de tolérance et de paix, et passant aux insultes et au couteau entre les dents en deux-trois répliques, dès lors qu’ils ont compris que leurs salades ne trompaient personne.”*

Relis les commentaires de tes amis : quand on m’insulte de “gnoule”, de “boucanés” ou autres invectives puériles, il m’est difficile de garder du miel à la bouche.
Si on t’insulte, on te frappe, tu joues le couplet mielleux ?
Quant à la tolérance et la paix, elle n’a jamais concerné que les Musulmans. Il peut y avoir la tolérance et la paix, la protection, si le droit musulman est celui de la société.

Hors cela, pas de tolérance.
Cela c’est pour les fillettes. Les fillettes que vous êtes devenues à force de raconter des conneries positivistes et progressistes imbéciles.

RM : “Message à Zulfikar : nous sommes un peuple pacifique et tolérant, mais faut pas nous casser les couilles. Vous nous avez déclaré la guerre. Cela, nous l’avons bien compris. Nous vous ferons la guerre. Elle sera impitoyable. Vous perdrez, parce que nous sommes les plus forts.”

Tu te prends pour qui ? Qui a déclaré la guerre à l’autre ? Qui nous traite de “barbus intolérants” et “fanatiques” quand dans NOS sociétés on ne traite pas de manière aussi débauchée les femmes ou les enfants, les pédés ou les moutons ? Qui vient nous piller à longueur de journée (sous couvert d’entreprises) ? Qui nous insulte et crache sur notre religion et sur le Prophète ? Qui vient massacrer nos frères en Afghanistan, en Iraq et en Palestine, qui vient piller nos frères du Soudan sous couvert de “paix universelle” et de “droits de l’homme”, etc etc…

Ceux qui agressent c’est VOUS :
le 11/09, c’était une réaction contre votre agression préalable. Vous avez souillé de vos pieds sales le Bilad al Haram en 1991. Et encore vous venez donner la leçon.
Jouer les victimes ? Qu’est-ce que c’est ce cette position de brêle ? qui se prend pour la victime alors qu’il est le coupable, le couteau sanglant encore dans les mains ?

Il nous insulte, nous vole, nous brime et après, quand on réagit un tout petit peu, il pleurniche et joue la victime expiatoire.


Va te jeter dans le Tibre.


On perdra ? Oui c’est possible. On peut perdre, on peut même perdre écrabouillés, massacrés, écrasés six pied sous terre. Atomisé. Mais ce n’est pas parce que vous serez les plus forts : mais parce que Dieu aura décidé ainsi. Il offre la victoire à qui Il veut.
Et malgré tes imprécations, je ne vous vois pas combattre : les Irakiens se moquent des soldats américains. Raillent leur côté “pleutre” : sans l’aide technologique, vous êtes des brêles, des femelles.
Alors tu peux bien en appeler à la religion de la bombe atomique. Pour cacher ta peur et faiblesse.
Sois à la hauteur de tes paroles prophétiques : malheureusement pour toi, je crains que cela ne se passera comme prévu.


Tu nous agresse jour et nuit sous couvert de tes “droits de l’homme” méprisables. Tu es en droit de t’attendre à des réactions. Aussi maladroites et précipitées soient-elles. Pour le moment en tous cas."

samedi 25 septembre 2010

Témoignages internautiques à lire impérativement

Magnifique témoignage d'un certain François sur le mariage : à lire sans modération et à retenir : ça se passe chez Lounès et c'est très émouvant.

Autre témoignage d'un exil volontaire réussi, chez Alibékov : "Exil my way ou chronique d'un exil réussi" par un certain Elvatoloko 

Ensuite, vous pouvez aussi préférer d'autres chasses, cueillettes et trouvailles...




vendredi 24 septembre 2010

Le Jansénisme de Michel Houellebecq



Notes d'une conférence sur le Jansénisme de Michel Houellebecq ici.

 La possibilité d'une île


"Ma vie, ma vie, ma très ancienne
Mon premier voeu mal refermé
Mon premier amour infirmé,
Il a fallu que tu reviennes.

Il a fallu que je connaisse
Ce que la vie a de meilleur,
Quand deux corps jouent de leur bonheur
Et sans fin s'unissent et renaissent.

Entré en dépendance entière,
Je sais le tremblement de l'être
L'hésitation à disparaître,
Le soleil qui frappe en lisière

Et l'amour, où tout est facile,
Où tout est donné dans l'instant;
Il existe au milieu du temps
La possibilité d'une île.
"

jeudi 23 septembre 2010

Houellebecq par Restif

A propos de l'entretien de Houellebecq avec Finkielkraut dont vous pouvez lire la retranscription ici au sujet de son dernier ouvrage, La carte et le territoire, des réflexions de Restif qui peuvent intéresser bon nombre d'entre vous et que je mets donc à l'honneur : 


J'ai été extrêmement touché par la parole houellebecquienne, par toute l'immense distance qu'on sent entre son personnage publique, les dithyrambes hallucinés des fans et journalistes et ce qu'il sait de lui-même, de sa place véritable dans l'histoire de la littérature. Cet écrivain  est d'une très grande finesse et d'une infinie sensibilité presque douloureuse à ressentir. Une chose est certaine en ce qui le concerne, il  a payé sa livre de chair, "son prix aux sorcières" comme le disait Céline, l'art d'écrire ne lui tombe pas du ciel, et l'une des clés de son succès est peut-être bien dans son authenticité. Au siècle de l'ersatz les gens ont désespérément besoin d'un peu d'authenticité comme d'eau fraîche. Cette "liberté" dont il parle, qu'il pressent donner, et qui est bien sûr d'abord une liberté du discours dans un monde politiquement correct, cette liberté est étroitement corrélée à cette vérité intime de l'être, ce qui sourd d'un homme et qui ne peut provenir que de la douleur. On ne ment pas à la douleur, et toute la distance qu'il réussit à maintenir entre lui  et l'horreur de vivre (n'étant pas croyant il n'y a à ses blessures passées nulles compensations si ce n'est celle dérisoire du succès médiatique et historiquement condamné, ce qu'il sait), toute cette distance donnée à ses livres cette texture de tristesse qui touche profondément les gens et donne son poids aux réflexions développées. Mais sans cette réalité de l'expérience douloureuse, déceptive,que l'on perçoit derrière l'écriture, reflet de l'homme, il ne pourrait y avoir cette correspondance étroite, amicale, entre Michel Houllebecq et son public.

" Il y a une poésie qui se crée au moment où l’inexactitude se perd" dit-il à un moment. Phrase très intéressante qui témoigne d'un amour de la perfection, d'une admiration éperdue pour l'excellence, il y a là aussi à mon sens une clef pour la compréhension de ce qu'il aime et admire dans la science, cette poésie qui surgit de l'exactitude parfaite (on sait qu'on ne peut être grand mathématicien sans être suffisamment poète, c'est quelqu'un de la taille d' Einstein  ou de Bohr qui l'a dit). C'est très baudelairien aussi, cette quête d'une adéquation parfaite entre fond et forme, et ici on se souviendra non seulement de l'admiration de M.H pour Baudelaire mais plus encore de ce qu'il est, aussi, poète. "Croyez aux mètres poétiques anciens, aux formes passées" a-t-il écrit je ne sais plus trop où. Il y a peut-être de ça dans son usage d'une forme très classique, 19èmiste, le désir d'être un artisan  aussi parfait que possible dans l'emploi d'une forme, quitte à lui sacrifier la position de novateur. Quand on ne peut pas être Proust ou  Céline, reste à conter aussi  bien que possible, en réutilisant tout ce que les plus grands maîtres -surtout Balzac et Flaubert (beaucoup Flaubert, énormément même; il y aurait long à dire)- ont si bien mis au point.C'est une forme de modestie. Il y a  une forme de renonciation pour parler au plus grand nombre, pour avoir cette utilité sociale dont il parle et qui, à mon sens, est son dernier grand espoir, ce qui le fait encore vivre.

Je partage l'analyse de Houellebecq sur la Première Guerre Mondiale : 14 -18 = fin de la France en tant qu'elle était encore spirituellement une grande puissance. La saignée l'a épuisée, lessivée. Ce n'est pas seulement que "les meilleurs sont morts" (Péguy tombé en 14, symbole!), ceux qui s'en sont tirés en ont été tellement marqués qu'il en est sorti une littérature du désespoir, cynique, comique, épouvantablement triste au fond et d'une lucidité terrible sur les forces qui transformèrent le monde en abattoir. Ainsi Céline, qui a quand même réinventé la littérature, non pas seulement sa forme mais la vision même qu'elle offrait de l'homme jusqu'à sa venue. Le voyage au bout de la nuit fut une Amérique nouvelle, un continent qui se dévoilait d'un coup, une Apocalypse -ce qui signifie aussi "Révélation" .
On méconnaît aujourd'hui encore (on s'est habitué...) le choc que fut Le voyage qui féconda la littérature à tel point qu'on lui doit Miller, Kerouac, (jusqu'à Bukowski et Fante), l'apparition d'une écriture plus crue, plus âpre, l'introduction de l'oralité et la réincarnation du picaro mais désormais un picaro sans Dieu. Et il y aurait bien plus à dire. Trotsky (et oui : remarquable lecteur)  fut le seul à comprendre  immédiatement, contre toute la critique,  que Céline n'était pas de gauche, que c'était le roman de l'écrasement de l'homme moderne qui trouvait la pour la première fois son illustration (on oubliera pas que Sartre pris une phrase de Céline comme épigraphe à La nausée : l'existentialisme provient de Céline). Houllebecq doit beaucoup à Céline, mais il n'a pas commis l'erreur de vouloir imiter son lyrisme (l'erreur de Nabe?). Céline a donc tiré son pessimisme comique grotesque de la guerre, toute sa vision de l'Homme comme créature écrasée par les puissances dantesques de la technique moderne, laquelle se découvrir d'un coup sous la forme des obus et de la mitraille. On pourrait ajouter les noms de Drieu, Aragon, Junger, deBreton, médecin soignant les traumatisés, toute la littérature a reçu la guerre dans sa chair, l'écriture a été portée sur les fonds baptismaux d'une horreur impensable jusqu'ici : dadaïsme,surréalisme, politisation de l'écriture (ce n'est d'ailleurs pas un hasard si le premier roman de Drieu est 'La comédie de Charleroi), toute l'écriture tente de se réassembler sur une image de l'homme tombée en morceau avec la civilisation qui la portait.
Il y aurait aussi à méditer sur le début de l'épuisement, de la disparition de l'Art (peinture, musique) en corrélation avec cette boucherie (qu'on doit au fait que Guillaume croyait la race allemande supérieure, déjà , et oui, j'ai lu certaines de ses lettres incroyables). Enfin, je pourrai y passer deux pages, mais M.H semble bien analyser la grande guerre comme ce moment unique dans notre histoire où la France a déposé sa couronne de grande puissance historique et morale (et puis il y avait alors encore les colonies), où elle a renoncé à un effort trop immense. Et il est même particulièrement fin en choisissant l'année 1917. En effet, c'est l'année où LA MOITIE de l'armée française entre en mutinerie. Il faudra en fusiller des centaines (je ne connais pas bien les chiffres) et envoyer Pétain discuter avec les hommes, Pétain seul chef respecté voire aimé du poilu. N'empêche, les français que la république avait accoutré en soldats et avait envoyé par masses entières au laminoir en sortir à tout jamais guéri de la « grandeur » (nos pertes ne furent si énormes que par l'incurie du commandement, l'époque où on faisait faucher une division pour conquérir 20 mètres histoire d'avoir un bulletin à faire sonner dans les journaux. Lire Galtier-Boissière, caporal de rang, 2 ans au front dont un hiver à Souchez et en Artois.). Tout ça pour rien. C'est l'arrivée des américains qui donna le petit plus nécessaire pour la victoire, les deux armées étaient épuisées (et l'Allemagne avait le double d'homme faut dire. Car il ne faut rien retirer à l'héroïsme des poilus. L'homme que peint aujourd'hui Houllebecq est l'arrière-petit fils d'un massacre, son nihilisme est tout, sauf gratuit. Il ne lui reste plus que l'espoir de trouver un peu de tendresse avant le sommeil éternel...

dimanche 19 septembre 2010

Les territoires et la Carte

                                                               Photo "maison"

Il y a un thème récurrent chez les personnes dites de la réacosphère, c'est l'envie de partir de France, nation morte. Moi-même, souvent, l'envie me prend de quitter cette terre gangrenée par le mensonge et de "sauver" mes enfants. Mais outre le fait d'une impossibilité matérielle quasi-complète à partir, je me demande si ma vocation n'est pas tout bêtement de rester à ...ma place.


Car une mère de famille est gardienne de sa demeure.

"…ce grand écrivain ( Balzac ) ne paraît pas avoir bien compris lui-même ce que c’est que l’Absolu.( …). Mais l’Amérique n’était pas l’Absolu. C’était un point d’arrivée extrêmement difficile à atteindre, mais tout de même un point d’arrivée ou il serait possible de s’asseoir et d’où l’on reviendrait à la fin. l’Absolu, au contraire, est sans retour. On n’en revient pas parce que c’est un voyage sans fin." ( P. 543, Journal de L. Bloy. ).

Lu très vite quelques passages de "Grande Jonction" de Dantec : une image me hante : ce Territoire où un corbeau observe la fin de l’Homme : j’ai vécu dans ce territoire, j’y vis : on y trouve ces corbeaux, ces renards, ces cerfs….C’est mon territoire, je le traverse quinze fois par jour, le ciel y est bas et gris, le temps immobile, la vie suspendue . Le matin, quatre fois par semaine, je traverse une portion de ces bois et à partir du mois de mars jusqu’au mois de novembre, le jour se lève avec nous dans la voiture. Je regarde la cime des pins ensoleillée et c’est un décor de carte postale qui m’apparaît. On pourrait presque voir des plages de sable fin juste derrière ces pinèdes . Alors, je comprends une chose : ce lieu dans lequel j’habite, c’est le domaine dans lequel je peux entreprendre ma grande migration intérieure, le seul vrai grand voyage, la mission demandée, mon boulot de mère, ma Carte à suivre au jour le jour.

Voilà : je suis comme Moïse : je cherche pour mon peuple, mes enfants, la terre promise, une carte sûre. J’ai décidé de faire le seul voyage qui me soit permis de faire, avec mon mari et mes enfants : celui de l’Absolu. Nous arriverons, quand Dieu voudra, au terme de notre voyage, dans son Territoire. Ce sera le Paradis.
Une mère de famille entraîne dans un voyage qui pour but le ciel divin, ses enfants . C’est un Moïse qui doit avoir la foi d’un Abraham : sacrifier ses enfants dans la réalité terrestre, pour Dieu, les lui offrir pour qu’ils vivent de la seule vraie vie qui vaille la peine d’être évoquée, la seule vraie réalité qui nous est cachée, certes, mais qu’une mère chrétienne connaît .
Une mère de famille ouvre à ses enfants la voie, le chemin, la route de la sainteté.

« Compte tenu des caractéristiques de l’époque moderne, l’amour ne peut plus guère se manifester ; mais l’idéal de l’amour n’a pas diminué. Étant, comme tout idéal, fondamentalement situé hors du temps, il ne saurait ni diminuer ni disparaître.
D’où une discordance idéal-réel particulièrement criante, particulièrement riche ». ( Houellebecq, « Rester vivant » ) .
Dans le même temps, un Saint est celui qui actualise la bonne création, le bon monde dès à présent, sur cette planète, dans notre temps ou plutôt dans son époque à lui.
C’est sans doute pour cela que le martyre reste l’arme absolue contre ce royaume perverti : il remet la bonne création à sa place, sans se soucier du temps. Le geste d'amour parfait.

La discordance entre idéal-réel dont parle Houellebecq est battue en brèche par le saint.

Le drame de notre génération, c’est que l’on ne nous a pas appris à aimer.

Le bon Dieu doit tout recommencer à zéro avec ses créatures, comme dans l’ Ancien Testament : renouer ses alliances, plusieurs fois car les chutes sont innombrables chez l’homme. C’est parce qu’il chute qu’il est homme. Aller vers Dieu, le quitter, revenir, se détourner à nouveau, certes, mais il y avait un fil qui nous reliait, le fil de sa grâce, son Fils.
Avons-nous rompu ce fil  définitivement?
« Dieu avait chassé l’homme du Paradis terrestre. L’homme aujourd’hui chasse Dieu de toute la terre. »(L. Bloy)

 Cette Carte, cette demeure que nous construisons par nos mains et notre esprit (ce fil à tisser au quotidien), et bien sans doute pouvons-nous les transférer ailleurs, les créer ailleurs, dans d'autres territoires. C'est important de le souligner : tout est relatif d'une certaine façon en terme de territoires mais l'Absolu demeure notre réelle destination. 


vendredi 17 septembre 2010

Philosophie pratique

Je me suis remise à bosser un peu. Un cours de philosophie pratique qui s'appelle le kravmaga. Je m'aperçois que j'ai des aptitudes surprenantes. Pour une élève comme moi qui n'a jamais été extrêmement douée, hé bien c'est une sacrée revanche intellectuelle.
Hier, j'ai appris comment me débarrasser d'un type qui veut vous étrangler. Précision, rapidité, coordination et violence : j'ai été par-fai-te. J'ai été complimentée par le professeur, une espèce de brute au sourire de bisounours.
Trop génial, comme disent les enfants, je sens que je vais avoir que des bonnes notes à ce cours.
C'est fou ce qu'on peut progresser dans la vie, faut pas croire... il paraît qu'on utilise qu'une partie infime de son cerveau. C'est vrai tout ça, de même qu'il n'est jamais trop tard pour bien faire. Si si, je vous assure.
Du coup, toute la famille s'y est mise, à philosopher,du plus petit au plus grand et les débats sont pleins de vie! Et on y tient, à la vie, de par chez nous...

La carte et le territoire, Michel Houellebecq dans Répliques avec Alain Finkielkraut.

 

Entre deux activités j'ai pris le temps de lire La carte et le territoire de Houellebecq et de retranscrire l'émission de Finkielkraut avec l'écrivain ici. 

J'ai bien aimé lire ce roman aux thèmes nombreux, je l'ai mieux compris, me semble t-il que" La possibilité d'une île", disons qu'il m'était plus accessible tout bêtement.
Le thème de l'amour dont Houellebecq dit qu'il "jouait à peu près le même rôle que chez Dostoïevski la question de l’existence de Dieu." me semble bien décrit dans ce livre avec, ce que Houellebecq dit encore :" une chance laissé à l'individu". L'écrivain explique que la bonne personne existe. Dans le roman il y aura même deux bonnes personnes pour le héros Jed Martin. Il rate les occasions mais enfin, deux bonnes personnes ont traversé, à un moment donné son existence. Un autre héros du livre, le commissaire Jasselin, lui, a trouvé la bonne personne, sa femme et il assume un quotidien aux épreuves pas si anodines que ça (par exemple, ils ne peuvent pas avoir d'enfants).
Je pense, qu'au delà de cette histoire de bonne personne, la liberté commence dans le choix opéré par les individus, refus ou acceptation. Tout commence dans ce choix. Les possibilités sont infinies à partir du choix et c'est là que ça devient intéressant... Alors évidemment, après il y a des circonstances plus ou moins heureuses et qui favorisent plus ou moins l'orientation de nos vies. Mais tout commence, la liberté se creuse ou agrandit son territoire au départ de ce choix.

Ce que je veux dire, c'est que toute vie mérite d'être vécue et trouve sa carte, son code, son sens, sans doute après notre mort. Bonne personne ou pas. Voilà ce que je pense. Voilà pourquoi la carte est plus intéressante que le territoire et pas forcément plus belle. 

Cette carte forgée au quotidien nécessite une certaine "bonne volonté" qui me fait irrésistiblement penser à la "petite bonté" proposée par Vassili Grossman pour avancer  (ou reculer! Faut savoir faire marche arrière, parfois c'est bien) et ne pas rester dans le mur."ça rate et ça n'arrête pas de rater pourtant, mais au final, la carte se crée et c'est cela qui importe.
Bon, ce sont des considérations de bonne femme et pas de la philosophie, vous trouverez mieux dans Répliques, dans les livres de Houellebecq et chez certains commentateurs. Vous vous forgerez votre propre réflexion, votre propre carte, à partir de votre territoire. Et vous y arriverez, à vivre, et votre propre carte sera magnifique, j'en suis persuadée,  même si le territoire était au départ un peu gris, et triste, et bourré de cailloux pointus qui vous ont blessé.










vendredi 10 septembre 2010

Casser les codes



Écouté ces jours-ci Houellebecq qui dit qu'on a peut-être perdu notre capacité à aimer... Je suis d'accord avec ça . D'ailleurs il y a longtemps j'avais relevé chez lui, dans "Rester vivant" :   "Compte tenu des caractéristiques de l'époque moderne, l'amour ne peut plus guère se manifester; mais l'idéal de l'amour n'a pas diminué. Étant, comme tout idéal, fondamentalement situé hors du temps, il ne saurait ni diminuer ni disparaître. D'ouï une discordance particulièrement criante, particulièrement riche "
J'ajoutais cependant que les seuls êtres capables de relier un idéal d'amour avec la réalité, c'était les saints. Qui ont le bon geste au bon moment avec la pureté d'intention, d'amour maximum possible dans le cœur. Pour briser le cercle infernal, pour casser le code : se rapprocher de Dieu, source de tout Amour.


Commencé les cours de Krav Maga. Je ne voulais pas trop en parler autour de moi, de ce "projet" que je nourrissais depuis longtemps pour des raisons personnelles. Mais hier, chez une amie,je grimace en me frottant le bras un peu rouillé après la séance. Elle m'interroge, j'explique rapidement les principes, l'origine, casser les codes de "bonne conduite" dans une confrontation : le but est de gagner, par n'importe quel moyen, la seule règle : donner les coups qui marchent, même les plus vicelards.




"C’est ce besoin frénétique de confort intellectuel, cette sclérose qui bannit toute remise en cause, toute idée en mouvement, c’est la vision coranique du monde. Nietzsche méprisait la connerie des Européens de son époque qui, je cite de mémoire, refusaient d’accueillir et de se marier à un peuple aussi doué que le peuple juif, peuple qui fatigué de son nomadisme millénaire ne demandait qu’à s’installer pour mêler ses talents avec ceux des peuples occidentaux." (Kid A)
Casser les codes qui nous enferment dans notre confort intellectuel, encore faut-il le vouloir, en avoir le désir.




 

mardi 7 septembre 2010

Bâtard de Dieu!

"C'est seulement à partir de ce moment que je commençai à comprendre (ce que taisent la plupart des écrivains) que les malades, les estropiés, les gens laids, fanés, flétris, les êtres physiquement inférieurs aiment au contraire avec plus de passion et de violence, que les heureux et bien portants; ils aiment d'un amour fanatique, sombre, aucune passion sur terre n'est plus violente et avide que celle de ces désespérés, de ces bâtard de Dieu qui ne trouvent que dans l'amour d'autrui leur raison de vivre. Le fait que c'est précisément de l'abîme le plus profond de la détresse que s'élève le plus furieusement le cri panique du désir de vivre, ce terrible secret, jamais, dans mon inexpérience, je ne l'avais soupçonné. Et c'est seulement en cette minute qu'il avait pénétré en moi comme un fer brûlant." (Stefan Zweig, "La pitié dangereuse")

Un vrai chrétien

 Une sainte Jeanne d'Arc qui sert de jouet aux enfants sur mon bureau.Elle a perdu sa bannière et son épée. Et son cheval. Mais elle tient debout, c'est pourquoi je l'aime beaucoup.

"Le christianisme en tant qu’être vivant n’a pas besoin de ses valeurs, de son dogme, tout vrai chrétien doit même s’atteler à le dépasser, toujours Nietzsche. Le reste ce n’est pas être chrétien c’est pratiquer le christianisme, c’est-à-dire tomber dans le meilleur des cas dans la religion (au sens de modèle de société avec des lois et d’apprivoisement à peu près stables) et dans le pire des cas dans la sclérose mentale dont l’islam est le symbole."


Dans : Les morts et les vivants par Kid A
 le 29 août 2010 à 16 h 07 min


Pour n'importe quel catholique je suppose que cette réflexion d'un même pas catholique, d'un jeune de rien du tout pourra paraître blasphématoire et bien arrogante.
Elle me semble à moi tout bernasonienne, cette réflexion, et j'ai relu quelques passages des Prédestinés de Bernanos, recueil de textes où il évoque ses saints préférés et l'Eglise. Et ce recueil qui m'explique l'Eglise, qui me raconte l'Eglise mieux que mon catéchisme fait écho à cette petite phrase de Kid A (un enfant n'est-ce pas!) prononcée certainement, si l'on pouvait l'entendre, d'une voix douce et aimable.
Ce vrai chrétien dont Kid A perçoit toute la puissance et la valeur, ce vrai chrétien ce doit être le saint. Et Bernanos, qui aurait sans doute beaucoup, beaucoup aimé converser avec Kid A  (Il me plait souvent d'imaginer des discussions ou des rencontres improbables; mais en lisant certains auteurs intemporels, je m'aperçois que tout est possible justement du fait de cette intemporalité) explique et précise ce concept de sainteté ou de chrétien véritable qui évite la sclérose mentale et spirituelle :

"Car l'heure des saints vient toujours. Notre Église est l'église des saints. Qui s'approche d'elle avec méfiance ne croit voir que des portes closes, des barrières et des guichets, une espèce de gendarmerie spirituelle. Mais notre Église est l'église des saints. Pour être un saint, quel évêque ne donnerait son anneau, sa mitre, sa crosse, quel cardinal sa pourpre, quel pontife sa robe blanche, ses camériers, ses suisses et tout le temporel? Qui ne voudrait avoir la force de courir cette admirable aventure? Car la sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure.(...) Mais qui se met en peine des saints? On voudrait qu'ils fussent des vieillards pleins d'expérience et de politique, et la plupart sont des enfants. Or l'enfance est seule contre tous. Les malins haussent les épaules, sourient : quel saint eut beaucoup à se louer des gens d'église? Hé! Que font ici les gens d'église! Pourquoi veut-on qu'ait accès aux plus héroïques des hommes tel ou tel qui s'assure que le royaume du ciel s'emporte comme un siège à l'Académie, en ménageant tout le monde? Dieu n'a pas fait l'Église pour la prospérité des saints, mais pour qu'elle transmît leur mémoire, pour que ne fût pas perdu, avec le divin miracle, un torrent d'honneur et de poésie. Qu'une autre Église montre ses saints! La Nôtre est l'église des saints.(...) Notre tradition catholique les emporte, sans les blesser, dans son rythme universel. Saint Benoît avec son corbeau, Saint François avec sa mandore et ses vers provençaux, Jeanne avec son épée, Vincent avec sa pauvre soutane, et le dernière venue, si étrange et si secrète, suppliciée par les entrepreneurs et les simoniaques, avec son incompréhensible sourire -Thérèse de l'Enfant Jésus.(...) Ils vécurent, ils souffrirent comme nous. Ils furent tentés comme nous. Ils eurent leur pleine charge et plus d'un, sans la lâcher, se coucha dessus pour mourir. Quiconque n'ose encore retenir de leur exemple la part sacrée, la part divine, y trouvera du moins la leçon de l'héroïsme et de l'honneur.(...) Notre Église est l'église des saints. Tout ce grand appareil de sagesse, de force, de souple discipline, de magnificence et de majesté n'est rien de lui-même, si la charité ne l'anime.(...)Le moindre petit garçon de nos catéchisme sait que la bénédiction de tous les hommes d'église ensemble n'apportera jamais la paix qu'aux âmes déjà prêtes à la recevoir, aux âmes de bonne volonté. Aucun rite ne dispense d'aimer. Notre Église est l'église de saints. Nulle part ailleurs on ne voudrait imaginer seulement telle aventure, et si humaine, d'une petite héroïne [sainte Jeanne d'Arc] qui passe un jour tranquillement du bûcher de l'inquisiteur en Paradis, au nez de cent cinquante théologiens, " Si nous sommes arrivés à ce point, écrivaient au pape les juges de Jeanne, que les devineresses vaticinant faussement au nom de Dieu, comme certaine femelle prise dans les limites du diocèse de Beauvais, soient mieux accueillies par la légèreté populaire que les pasteurs et les docteurs, c'en est fait, la religion va périr, la foi s'écroule, l'Église est foulée aux pieds, l'iniquité de Satan dominera le monde! ..." Et voilà qu'un peu moins de cinq cent ans plus tard l'effigie de la devineresse est exposée à Saint Pierre de Rome...(...) Nul d'entre nous portant sa charge -patrie, métier, famille - avec nos pauvres visages creusés par l'angoisse, nos mains dures, l'énorme ennui de la vie quotidienne, du pain de chaque jour à défendre, et l'honneur de nos maisons, nul d'entre nous n'aura jamais assez de théologie pour devenir seulement chanoine. Mais nous en savons assez pour devenir des saints."

dimanche 5 septembre 2010

Première Communion de Basile et Grégoire

 (Reprises)


L'enfant et l'Hostie

A la messe, dimanche, le prêtre a consacré l'Hostie.
Et Jésus est venu dans le pain, et Jésus, c'est le vin.
L'enfant, à genoux avec sa mère, regarde et sourit :
"Jésus est venu rien que pour toi, te voir, petit poussin."


 Grégoire...
 Basile...
Rémi enfant de choeur



Aujourd’hui, c’est dimanche et j’ai un rendez-vous

Très spécial, avec mon Amoureux préféré, mon unique.

De la semaine, à dire vrai, je ne l’ai pas quitté du tout

Mais voilà, le dimanche, il s’agit d’une étrange alchimie.


Un Mystère immense, Mon Seigneur s’en vient paré

De gloire et de beauté, un Prince au milieu de son armée

D’anges et de saints, Il s’en vient jusqu’à moi qui l’attendait

Pour moi, rien que pour moi, des paroles murmurées


Il s’avance et se penche, ne le voyez-vous pas ?

C’est Lui, c’est bien Lui, je le reconnais entre mille

Je tends le cou, lui souris, fais le signe de la croix,

A son tour, Il me voit, oh! Mon Dieu et ma vie.


Un Mystère immense, Mon Seigneur s’en vient paré,

De gloire et de beauté, dans la blanche Hostie consacrée,

Dans le Calice exposé, Il s’en vient jusqu’à moi qui l’attendait,

Pour moi, rien que pour moi, dans ma bouche et mon cœur déposé.


Rencontre particulière que notre Dieu dans sa sagesse

Infinie et son amour tout puissant a imaginé un jour.

Dans son éternité, Il a créé, le ciel, la terre, tout l’univers

Pour moi, pour nous deux, préparé ce seul rendez-vous.




samedi 4 septembre 2010

Islam

Par Robert Marchenoir, chez Alibékov, sur le fil La liste de Schindler

"Alibekov :
« Non, ces derniers ne brûlent pas les voitures et mettent à sac les magasins lors des nuits d’émeute, pour imposer la charia en France ou le nouveau Califat. »

Eh si.
Evidemment, toute l’ambigüité est dans le « pour ». Si « pour » signifie que les brûleurs de voiture ont leur carte du parti musulman, qu’il payent leur cotisation génératrice de crédit d’impôt tous les ans au parti musulman, qu’ils se rendent tous les samedis soir à la cellule du parti musulman pour écouter le secrétaire de cellule leur expliquer pourquoi ils doivent brûler des voitures afin d’amener la victoire du parti musulman, qu’ils défilent trois fois par an de Bastille à Nation derrière la bannière du parti musulman pour réclamer la satisfaction des revendications du parti musulman, et qu’ils vont l’été discuter d’islam à l’université d’été du parti musulman, la réponse est… non.
Sauf que… l’islam ne fonctionne pas comme le parti communiste ou comme l’UMP. L’islam fonctionne comme… l’islam.
Les brûleurs de voiture et les saccageurs de magasins sont l’une des brigades du djihad. Les terroristes en sont une autre. Les musulmans politiques, ceux qui cherchent à prendre le pouvoir de l’intérieur, en sont une autre (probablement la plus dangereuse, car la moins visible). Les chefs religieux en sont une autre. Les musulmans « modérés » et « modernes » en sont une autre (voir le site Al-Kanz). Les gangsters musulmans trafiquants de drogue en sont une autre. Les bailleurs de fonds étrangers en sont une autre. Etc, etc.
Chacun joue son rôle dans une partition qui n’a pas besoin de chef d’orchestre (en tous cas pas en permanence, et pas un seul). La partition fonctionne parce qu’elle a été testée avec succès depuis 1400 ans. L’islam a sa logique interne. C’est une mécanique sociale qui tend organiquement vers un but. C’est un virus qui peut rester dormant pendant des siècles, puis se réveiller et se répliquer quand les conditions lui sont favorables. C’est ce qui se passe en ce moment.
Les brûleurs de voiture et les saccageurs de magasins (et les violeurs de Blanches, etc) ne font qu’imiter Mahomet et ses potes. C’est exactement ce que ces derniers ont fait il y a 1400 ans en Arabie. C’est ce qu’il y a écrit dans le Bouquin. C’est ce qui doit être imité.
Peu importe si les brûleurs de voiture sont illettrés, n’ont jamais lu le Coran et ne vont jamais à la mosquée. Y’a pas besoin. C’est identitaire. C’est dans l’héritage culturel. C’est transmis par la famille et l’entourage. (Et puis c’est salement attisé par les chaînes de télé musulmanes par satellite, hein, n’oublions pas.)
Si les musulmans d’origine en France sont si peu musulmans que ça, il faudra m’expliquer pourquoi le hallal (et les autres musulmaneries) se répandent à cette vitesse. L’islam, désolé de le dire comme ça, ça va faire waciste et tout, c’est une religion d’analphabètes. C’est pas bien sorcier. Y’a pas besoin d’avoir lu le Bouquin et d’avoir fait des études.
Tu prononces une formule magique en deux secondes, tu bois pas d’alcool et tu fais le ramadan, tu lèves le cul cinq fois par jour (si t’es vraiment un musulman de compèt’…), et puis surtout t’obéis et tu obliges les autres à obéir. Et t’as le droit de taper ta femme et de hurler sur ta soeur. C’est quand même pas compliqué. C’est à la portée de n’importe quel abruti.
Il suffit de lire les sondages internationaux réalisés parmi les musulmans. Ils montrent, tous, que les musulmans « islamistes » en Occident, ne constituent pas, contrairement au cliché propagandiste, une infime minorité, mais constituent au contraire, soit une très forte minorité, soit même une majorité, selon les pays, les tranches d’âge et les questions posées.
Quant au fait qu’il y a des musulmans comme vouvouzémoi qui ne cherchent qu’à vivre leur vie etc, évidemment qu’il y en a des paquets.
La question n’est pas là. La question est : politiquement, stratégiquement, voire militairement, vers qui penchent ces musulmans comme vouvouzémoi ? A qui servent-ils ? Qui vont-ils soutenir, in fine, au bout du bout ? Leur pays d’accueil occidental, ou la communauté musulmane dans son ensemble, quelles que soient les exactions auxquelles peut se livrer la « toute petite minorité d’extrémistes » en son sein ?
L’examen des faits, l’histoire récente qui se déroule sous nos yeux, démontre que, dans l’écrasante majorité des cas, et en dehors d’une infime minorité d’exceptions, un musulman va soutenir les musulmans, quoi qu’il arrive.
Il suffit de voir le parcours et les positions en apparence incohérentes d’un Mohamed Sifaoui, qui se prétend anti-islamiste, mais qui porte plainte contre l’apéro saucisson-pinard et qui vomit sur Riposte laïque. Il suffit de voir les déclarations des très « modérées » autorités musulmanes « officielles » françaises, qui dénigrent la burka, qui disent que ce n’est pas du tout une obligation religieuse, qui la qualifient de coutume arriérée et marginale, mais… qui hurlent à l’islamophobie si l’on prétend l’interdire.
Toute la « logique » pervertie de l’esprit musulman est là. Le musulman « modéré », dans l’écrasante majorité des cas, « joue le jeu », comme disent les gauchos en parlant de Le Pen, de l’islam… c’est à dire de l’extrémisme musulman, puisque la logique même de l’islam conduit à la violence, puisque l’islam lui-même, dans sa version la plus officielle, la plus « mainstream », implique et prescrit, explicitement, l’assassinat, le viol, le racisme, le suprémacisme, l’esclavage et le totalitarisme.
Dans tous les cas, prime l’appartenance à la oumma, le soutien à la communauté musulmane. Un musulman tout seul n’est rien. C’est la solidarité avec les siens qui lui permet d’exister. Cela est vrai naturellement pour toutes les communautés dans une certaine mesure ; mais c’est exacerbé dans l’islam, alors que la culture occidentale valorise, au contraire, l’individu. D’où les prises de tête des Occidentaux sur les notions de minorité et de majorité.
En fait, ce n’est même pas une question de majorité ou de minorité. Pour conquérir un territoire ou un pays par le feu et par le sang, vous n’avez pas besoin de « majorité ». Les SS constituaient une « infime minorité sur peuple allemand ». Mais en plus, l’islamisme détient la majorité chez les musulmans, puisqu’il est, tout simplement, l’islam.
Cet acharnement à compter des bulletins de vote qui n’existent pas, à parler de majorité et de minorité, vient du refus de reconnaître l’évidence qui se lit dans les événements de tous les jours : c’est une guerre qui nous est livrée. Dans une guerre, raisonner en termes de majorité n’a aucun sens.
Nous refusons de tenir compte des plans de guerre et de la stratégie de celui qui se déclare notre ennemi, alors même que ses plans et sa stratégie sont publics, annoncés depuis 1400 ans, et réannoncés tous les jours aux quatre coins de la planète."

Par XP chez Nebo : sur le fil : "Abdennour Bidar : la lapidation,"preuve extrême de la logique de violence de l'islam".
"Mon cher Nébo, je trouve cette prise de position plus vicieuse et plus dangereuse que celle d'un Tarik Ramadan. C'est de la Takya 2.0.

Il y a la première couche de la propagande consistant à dire: "les violences islamiques n'ont rien à voir avec l'Islam, pas d'amalgame... Première lame de rasoir.... Pour le poil/Kouffar récalcitrant, il y a le discours "Bon d'accord, c'est bien l'Islam, la lapidation, la violence, mais pas l'Islam originel, pas l'Islam intrinsèque"... Et s'il y a encore des sceptiques, la troisième lame:"même le pèlerinage et le Ramadan vous inspirent de la méfiance? Ne t'inquiète pas, petit Kouffar, ça c'est l'Islam qu'on a pas encore réformé pour le rendre conforme à ses principes originels. Rassure toi, les travaux ont déjà commencé, la preuve je suis sur le chantier et je gueule que ça n'avance pas assez vite, au risque de me prendre une fatwa! Alors, petit Kouffar, tu ne veux tout de même pas expulsé de ton territoire une religion finalement si gentille, en plein travaux, dans lequel il y a des gentils Bidar qui veulent faire bouger les choses!"

Cette prise de position est identique à celles d'un Ramadan, mais elle recèle les mêmes mensonges.

Le second tente à nous faire croire que l'islamisme n'a rien à voir avec l'Islam, le premier que la pratique de l'Islam n'a rien à voir avec l'Islam. C'est le même bobard en plus sophistiqué.

Voici le plus gros mensonge de ce texte fielleux:" il faut y voir simplement l'une des formes les plus radicales d'une logique générale qui a pris, au fil des siècles".... L'islam serait donc devenu "violent au fil des siècles". L'Islam n'est donc pas fondamentalement violent, nous-t-il en substance.

Contrairement à la crevette, je pense que les barbus doivent apprécier ce discours en esthètes du mensonge."

Enfin, un texte d'XP très éclairant : Monsieur Picard
"Le Christianisme et l’Islam ont en commun d’appartenir à ce qu’il est convenu d’appeler paresseusement la spiritualité, la religion, voire les religions du Livre, autant de concepts aussi creux que celui de boudin, quand il désigne paresseusement tout à la fois le boudin noir et le boudin blanc, et la métaphore marche aussi avec le chocolat noir et le chocolat blanc…. le chocolat noir, c’est du chocolat, le chocolat blanc n’est pas du chocolat. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, la religion chrétienne est une religion, et la religion musulmane n’est pas une religion."

vendredi 3 septembre 2010

Only Love

"Rien n'est plus faux que l'idée reçue selon laquelle l'imagination de l'écrivain est sans cesse à l'œuvre, et qu'il trouve dans cette inépuisable réserve ses histoires et ses personnages. En vérité, au lieu d'inventer, il lui suffit de laisser venir à lui les figures et les événements : s'il a su préserver ce don qui lui est propre, de voir et d'entendre, ils viendront toujours se présenter au conteur qu'il est." (Stefan Sweig)


Hier, rentrée scolaire des plus jeunes et des collégiens, aujourd'hui rentrée scolaire de mes deux lycéens...
Ce matin, réveillée vers quatre heures, je bouquine gentiment jusque vers six heures; mon mari se lève, je me rendors bêtement, me réveille en retard vers sept heures quinze mais une de mes filles a levé les petits et prépare le petit déjeuner.
Dans la bétaillère, nous reprenons les bonnes habitudes de lectures bibliques; aujourd'hui Saint Paul : "Alors, ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes."
 "Il fera paraître les intentions secrètes..." :  ça tombe bien cette réflexion, invitée à prendre un café avec quelques copines après avoir accompagné nos mouflets, nous racontons nos vacances, nos familles, nos belles-mères et la méchanceté fuse à chaque mot... Seigneur! que d'intentions secrètes, inavouables, que de jalousies, que de mesquineries, que de blessures au sein de toutes nos familles si chrétiennes, tout ceci sous couvert d'amour, rien que de l'amour.... "Only love"... J'écoute, je ne suis pas en reste au demeurant, et me dis en repartant : il y a des dialogues qui se perdent, noter tout cela, enregistrer chaque mot, chaque intonation et l'on obtiendra du grand théâtre ...

"Only looove" hurle la radio dans la voiture et j'accélère allègrement : les deux aînés ont du partir pour leur rentrée, prendre un car, la maison est VIDE.... Only looove mais là à cette heure-ci je ne veux pas aimer, ni parler, ni écouter, je veux profiter de ma solitude et de ma liberté.... Only loooove, ok mais pas avant 16h30, merci.
J'arrive et tombe sur mes deux grands affolés : ils ont loupé leur car et donc leur rentrée : ne jamais trop attendre de la part d'un ado... Rester cependant confiant dans ses capacités souvent très très profondément enfouies...."Ne pas porter de jugement prématuré" a dit saint Paul.... "Maman tu peux nous emmener?" Only loooove! Encore! Toujours! Jusqu'au bout! Et encore plus! "Vers l'infini et au delà!" ajoute Buzz l'éclair qui a certainement lu la Bible!

jeudi 2 septembre 2010

Rentrée scolaire


 "Nothing in the world prepared me for, your heart, your heart,
Nothing in the world that i love more, your heart, your heart,
Your golden heart"









mercredi 1 septembre 2010

En regardant ce qui s'est passé aux Etats-Unis, j'ai quelque raison d'espérer pour la France.







Bon, je ne vais pas prendre de gants, chers lecteurs : je suis extrêmement fière de connaître et d'aimer cet homme-là, lisez-le car des professeurs comme lui, en France aujourd'hui, ça ne court pas les rues.
C'est ici, chez Nicomaque : Du libre marché en Amérique.

J'ai envie d'ajouter une petite réflexion personnelle : pour ceux qui ne sont pas tentés par un exil, parce qu'ils n'en n'ont pas les moyens ou la volonté ou l'envie, je pense qu'il y a moyen , chacun à notre niveau, de reproduire ce que les américains ont réussi après avoir goûté aux "joies" de l'État socialiste. C'est encourageant. 


 Un libéralisme matérialiste et mercantile?
"D.T. : Parce que le libre marché fournit des richesses, il permet aussi à la bonté de s'exprimer à travers les œuvres de charité. Parce que le libre marché pousse les individus à se prendre en main, il permet un grand courage de vie et une grande religiosité face au destin."

Une société violente?
D. R. : En Amérique dans la plupart des villes, les fenêtres n’ont pas de barreaux, les portes ne sont pas blindées. Les assureurs ne l’exigent pas, comme en France. Pourquoi ? D’abord parce que les voleurs et les criminels sont en prison aux USA et qu’ils paient le prix pour leurs fautes.

D.T. : Alors qu’en France, avec le jeu des libérations anticipées, des programmes de réinsertion et l’indulgence des juges, il y a peu de chance de se retrouver en prison. Quand elles ne sont pas prononcées avec sursis, les peines sont divisées par deux. Le plus souvent elles ne sont pas exécutées. Résultat ? Tout le monde a peur et se barricade. Les maisons deviennent des prisons. On sait que les voleurs et les criminels sont en liberté dans la nature.

Se libérer du carcan de l'état social
D. R. : L'Etat social est censé protéger les gens mais il les emprisonne en anéantissant toute forme de responsabilité et d’initiative individuelle. On ne se sent pas concerné par les besoins d'autrui. On s'attend à ce que l'État s'occupe des sans-emploi, à ce qu'il loge nos grands-parents et offre l'argent pour payer les cartables de la rentrée.

Le homeschooling : un refuge de civilisation
D. T. : Les écoles à la maison protègent les enfants de professeurs qui œuvrent délibérément contre les valeurs de leurs parents. Face aux éducateurs sociaux, face aux instituteurs, parfois même face aux clercs, les écoles à la maison remettent à jour une priorité : les parents sont les premiers éducateurs de leurs enfants.

D.R. : ...En Europe, au temps des invasions, les moines abritèrent la civilisation pour un temps. Lorsque le calme fut revenu, la société médiévale put s'épanouir, en ressortant des bibliothèques de ces moines toutes les connaissances préservées. Pour moi, à l'aube du troisième millénaire, ces milliers d'écoles à la maison sont les monastères d'une fin de siècle troublée.