Une nouvelle adresse pour I like your style
http://ilikeyournewstyle.tumblr.com/
"Apocalypse ne signifie évidemment pas "fin-du-monde-catastrophe-généralisée, etc.",le mot signifie au contraire la révélation de la présence divine dans le monde."*** " Toute littérature est un écho du Verbe, qu’on le veuille ou non."(Dantec) *** l’Art, qu’il soit littéraire ou plastique, n’exprimait jamais rien d’autre, à ses yeux, que l’idée que la partie n’est jamais et n’est pas jouée (Muray)***"la vérité ne peut-être obtenue qu'au prix de renoncer à la certitude" (Nemo)
Affichage des articles dont le libellé est Ilys. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ilys. Afficher tous les articles
mardi 18 novembre 2014
mercredi 27 août 2014
mercredi 25 décembre 2013
Joyeux Noël
"Noël, fête chrétienne comme chacun sait, commémore la naissance de Jésus. Et la venue du petit papa noël et les cadeaux qu’ils apporte désormais par millions.
Chrétienté d’un côté, consumérisme de l’autre.
Ce pourrait presque être la définition de l’Occident schizophrène. Mais nous, nous savons gérer ça. Nous l’avons appris avec le temps. Et puis, on avait ce qu’il fallait pour ça. Rien d’étonnant, donc, à ce que le consumérisme soit né en Occident." Sur Ilys
lundi 23 décembre 2013
Ilys à la Crèche
« une fonction essentielle de la véritable beauté consiste en la communication à l’homme d’une « secousse » salutaire, qui le met hors de lui, l’arrache à la résignation, aux accommodements du quotidien, le fait souffrir aussi, comme un dard blesse, mais ainsi l’éveille en lui ouvrant de nouveau les yeux du cœur et de l’esprit, en lui donnant des ailes, en l’élevant vers le haut » (citation de Ratzinger, tiré d'un texte de Pigi Colognesi, sur le peintre Bill Congdon, chez le Stalker)
Je m’en vais vous raconter ma dernière rencontre
Dans les plaines de Galilée, je marchais d’un bon pas,
Avec mes neuf agnelets serrés tout contre moi,
La nuit tombait, il faisait froid dans la vallée profonde.
J’allais vers Bethléem voir le Nouveau-Né, l’Enfant Jésus,
Mon Roi. Mon ange m’avait alertée et je courais sur le chemin
Sans m’attarder, sans hésiter, pressant tous mes petits bambins;
Depuis toujours j’attendais, et le moment crucial était venu.
Au loin, au bord du chemin, j’aperçus un grand feu de bois
Qui éclairait alentours, projetant mille étincelles joyeuses
Une troupe nombreuse, bruyante, agitée, des éclats de voix
Inquiète, j’avançais doucement vers la source lumineuse.
Un silence se fit, lorsque j’arrivais. Puis l’un d’entre eux
Dit: « venez donc petite dame, auprès de notre feu ! »
La voix se voulait apaisante et calme, elle était tonitruante
Mais si chaleureuse, que je me suis approchée, avec les enfants.
Il y avait une troupe de sbires un peu crasseux qui conversaient.
Quelques mercenaires, de retour chez eux, après une guerre ou deux
S’efforçant comme ils pouvaient, à quelques civilités,
Risettes aux petits, inclinaison du chef pour certains d’entre eux.
Celui qui m’a accueillie sans façons, s’est présenté :
Je suis portraitiste, à mes heures perdues, sur les champs de bataille
Je mets souvent des visages, des mots, là où il n’y en a plus, sous la mitraille
Je peins, j’écris, je rectifie… On m’appelle XP.
Un deuxième s’est avancé, grommelant contre le feu qui s’éteignait
Pas besoin d’appeler les troupes pour le raviver ! Ce que l’on peut
Soi-même faire… On le fait ! Joignant le geste à la parole, dans le feu
Il a posé du bois, Nicolas, préparé une soupe, soufflé sur les braises…
Trois autres se tenaient un peu à l’écart de l’agitation, attentifs
Cependant aux bruits, aux voix, à l’obscurité profonde…
Bien vêtus, élégants et nuancés, Eugène, Il Sorpasso, et Vae Victis :
Ils observaient la scène, les gens qui passaient, évoquaient le monde.
Allongé de tout son long, les yeux mi-clos, perdu dans un rêve
Son chapeau rebattu sur sa tête, ses bottes poussiéreuses aux pieds,
Blueberry chantonnait, appréciant la paix surnaturelle, la trêve
Un calme apparent, une fausse nonchalance pour cet inquiet.
Trois mercenaires venaient visiblement de joindre la troupe :
Cherea, calme, sérieux, appliqué; Terby un brillant fou-follet
Au rire éclatant et terrible; son ironie dévoile juste en dessous
Un esprit vif, il secoue nos intellects un peu étourdis, fatigués.
Enfin, un grand et beau gaillard au regard ardent se tenait
Devant les enfants… Tout de suite, ils l’ont adopté, Lounès,
En quête du bonheur, par tous les chemins possibles, du vrai,
Ah ! Celui-là est sans compromis, agité, décidé, c’est un fait !
Trois savants, trois érudits dans un coin devisaient vivement :
Nebo, venu de l’Est, le génie des sons, du langage musical
Restif, qui déchiffre tout manuscrit en un rien de temps
Denis, le maître de la mesure, à l’intelligence fatale.
J’ai vu aussi traverser la plaine sous la voûte étoilée
Un jeune chevreuil, rapide, un peu farouche, intimidé…
Je crois qu’il reviendra parmi nous, je l’espère de tout cœur
Pas eu le temps de bien l’observer, il a fui sans bruit, sans heurt…
(En fait dans cette vaste plaine où courait un vent léger,
Mille bruits confus, mille murmures me parvenaient…
Je crois que beaucoup de monde s’appliquait autour
A allumer son feu ; mais je n’ai pu de tous faire le tour.)
Deux nouveaux trublions attisaient le feu bruyamment
Paul Hodell tombé du toit d'une chapelle et dans les bras
Du Seigneur rattrapé, et Gil-Gato tourmenté et plaisantQui souvent me tient compagnie et me met en joie!
J'oubliais aussi celui-là Kitschophobe c'est son nom
Il lit tout ce qu'il peut, il observe, il écrit tout le temps...
Il brave les dangers de la Haute Littérature, ses fonds
L'Enfant Dieu va lui sourire, je le sais, je le sens.
Dans l’ombre, un peu éloigné des groupes, silencieux,
Seul, mais non solitaire, Kid A explique qu’il cherche sa route
Mais ne l’a pas encore trouvée, dans ses cartes, en ces lieux
Son sac est léger, et le joug de la beauté qu’il poursuit est si doux…
Je lui ai alors avoué que j’allais voir l’Enfant-Dieu incarné
Le Créateur et Maître de toute chose, de toute beauté
Lui, le plus beau des fils de l’homme un jour défiguré,
Mis à mort, crucifié par ses frères, pour nos péchés.
Toute la troupe a paru fort intriguée par ce Dieu fait homme
Dans une étable, toute proche d’eux, alors qu’ils l’ignoraient
J’ai montré l’étoile dans le ciel, et tous ces bons hommes
Ont plié le camp, éteint leur feu, sans sourciller, sans barguigner.
Petite mise en garde cependant, ai-je cru bon ajouter : on ne contemple
Impunément la Source de toute lumière sans être soi-même aveuglé.
La beauté blesse, brûle celui qui s’en approche, comme un dard acéré
Se plante dans le corps, le cœur et l’esprit des soldats les plus ardents.
L’Enfant au sourire si doux, embrasera toute votre âme en un rien de temps,
Vous serez piégés, sans vous rendre compte, vous serez morts, vous serez vivants
Cette Beauté là, c’est le Bien et le Vrai jaillis dans le même temps et réunifiés
Dans le Corps du Dieu Vivant, venu par amour, une nuit, un jour, nous sauver.
*******
*******
Où que vous , quoique vous fassiez, que le Seigneur vous protège et vous accorde ses grâces en tant qu'Enfant-Dieu.
Libellés :
Dire Straits,
Ilys,
J'ai lu Lounès,
J'ai lu XP,
j'ai lu Xyr,
Kistschophobe,
musique,
Noël,
poème,
religion
jeudi 4 avril 2013
"Le lait peut être renversé par Perette"
Ce commentaire de Nicolas pris sur Ilys sous le texte "Question de priorités" par Hank
Nicolas
C’est amusant que vous illustriez ça par des ruines. En 1979, Yves Stourdzé écrit un petit livre vertigineux, incompréhensible et capital, qu’il intitule Les Ruines du futur. C’est pour ça que la gauche, ou peu importe comment on veut appeler cela, ne peut pas gagner : nous vivons dans les ruines du futur qu’elle a rêvé. Et nous vivrons demain dans les ruines du futur qu’elle rêve aujourd’hui. Ca foire toujours, et de plus en plus. Il faudrait citer des passage entiers, je n’ai pas le courage,mais je prend quand même le petit et long volume de Sens & Tonka, vert fluo et violet sur une étagère pas très loin, entre les vieux classici Oscar Mondadori de Dante et un volume démembré de Kiel et Tanger.
Les premières lignes du premier chapitre : « En finirons-nous avec les notions de régulation et d’harmonie. Ecrabouiller le visage souriant d’un petit chaperon rouge sans problèmes. Achever ces condensés d’équilibre béat qui recouvrent le champ de l’économie : le lait peut être renversé par Perrette. »
Or la gauche, c’est justement l’idée que le lait ne doit ni ne peut être renversé par Perrette. De Fichte à Marx et jusqu’à la dégénérescence du socialisme français, y compris sa version de droite qu’illustre le FN, l’idée c’est qu’il faut faire en sorte que Perrette ne renverse rien, qu’on doit pouvoir calculer, réglementer, faire de l’économétrie ou mettre des droits de douane pour que Perrette ne renverse pas le lait. Mais c’est peine perdue : elle peut toujours le renverser. Et de plus en plus à mesure de leurs efforts, puisque ces efforts tendent à une abstraction toujours plus grande, à une virtualisation de tout via l’information et l’informatique qui envahissent tout à proportion de leur volonté de contrôle multipliée. Or ça leur échappe à la fois par le bas, par le réel, et par le haut, par la plasticité de l’information généralisée qui devient un outil pour tous, et plus seulement pour eux.
Dans le même temps qu’il fait son tableau pour tout rationaliser, Fichte doit fermer son Etat. Mais les frontières restent poreuses, quoi qu’il en dise sur son papier. L’argent omnivalent qui semblait tant faciliter son décompte échappe, se cache, se transforme. Son tableau lui-même, celui qui doit décrire tous les mouvements économiques pour permettre de les contrôler et de les organiser dans le délire harmoniste et régulateur, devient un facteur dont la complexité même permet de tricher avec lui. Les gens planquent leur or et apprennent à tricher avec les colonnes de chiffres.
On les attend pour les traiter de fachos et les mettre dans la colonne correspondante de la partie du tableau qui gère la politique, et ils arrivent avec des ballons bleus et roses au lieu des croix gammées. On veut les traiter de cathos, mais il reste si peu de cathos, et si peu convaincus, que ça ne fait plus peur à assez de monde pour que ce soit efficace.
Ils tiennent à leur ruine ? à leur rêve ruiné ? qu’ils le gardent. On leur laisse. A nous les marges de ces ruines qui sont entre temps devenues textuelles, les endroits abandonnés où ces ruines redeviennent matériau pour des processus de digestion, de métamorphose, pour des micro-avalanches qui sapent un peu les fondements de leurs belles ruines, selon l’image qu’on veut employer. En sachant que la nostalgie des temps merveilleux où c’était grand édifice contre grand édifice est menteuse ; ça a toujours été des combats dans les ruines, avec une nostalgie des palais qui était logique, rêvée, reconstruite après coup, pas chronologique ni historiquement – empiriquement – vraie.
Après vous faites ce que vous voulez, mais appuyer son fusil sur une pierre pour viser la ruine d’en face, c’est amusant. Les ruines sont à eux. Toujours. Par définition. Et nous cherchons à les prendre pan de mur par pan de mur, certains en proie à une nostalgie trompeuse de ce qu’ils appelleront civilisation ou je ne sais quoi qui n’était pas des ruines avant, voilà plus ou moins longtemps ; d’autre moins sensibles à cette nostalgie pour ce qu’ils croient n’avoir jamais existé, ou du moins pas comme la nostalgie des ruines le leur présente ; d’autres enfin qui rêvent de bâtir sur les ruines qu’ils prendront – en général ceux-là finiront par faire eux-mêmes des constructeurs de ruines assez passables.
Libellés :
action,
démocratie,
gauchisme ou esprit totalitaire,
Ilys,
libéralisme,
liberté,
Mariage,
réaction,
socialisme
samedi 2 mars 2013
Plus le marché est développé moins le gaspillage est grand.
Paul Hodell-Hallitte sur Ilys
"Le capitaliste idéal, ce n’est pas le trader qui dilapide tout son fric en oeuvre d’art, c’est l’ascète radin, c’est Emile Grandet. C’est celui qui abat une vache et trouve une part de marché pour chaque morceau. Poils, cuir, cornes, foie, cervelle, muscles… Plus l’économie est développée plus la marché est élargi, plus le paysan est susceptible de trouver des clients pour les marchandises les plus étranges. Plus le marché est développé moins le gaspillage est grand.
Toute l’histoire de l’industrie, du commerce, n’est qu’une longue suite d’optimisation des ressources, de réduction des coûts, et donc de chasse au gaspillage. Celui qui gaspille est moins compétitif que celui qui ne gaspille pas. N’importe quelle ménagère de moins de cinquante ans comprend que recycler la viande en hachis n’a rien d’un geste pour la planète.
Toute l’histoire de l’industrie, du commerce, n’est qu’une longue suite d’optimisation des ressources, de réduction des coûts, et donc de chasse au gaspillage. Celui qui gaspille est moins compétitif que celui qui ne gaspille pas. N’importe quelle ménagère de moins de cinquante ans comprend que recycler la viande en hachis n’a rien d’un geste pour la planète.
Les décroissants sont au contraire de fervents partisans du gaspillage. Il n’y a pas de plus grand gaspillage que de passer des heures, des jours, des semaines en plein hiver les pieds dans la boue pour obtenir deux patates et trois carottes. Celui qui refuse le gaspillage investit son talent ailleurs, dépense une partie de son fric dans l’achat de patates et in fine obtient le même résultat que le décroissant en cinquante fois moins de temps et sans terre sous les ongles.
Le décroissant voudrait contraindre l’informaticien à planter des poireaux, à gaspiller son temps et son énergie dans une telle activité. Avant, l’informaticien gagnait ses poireaux en 10 minutes de travail derrière un ordinateur. C’est ça, la chasse au gaspillage."
Libellés :
capitalisme,
décroissant,
gaspillage,
Ilys,
libéralisme,
liberté,
libre marché
dimanche 13 janvier 2013
Manif pour tous : la grande joie du jour!
Philippe Muray, à propos du mariage des homosexuels, repris sur ILYS, un texte étonnant de clarté et d'actualité malgré son écriture en 2004:
" Et, en somme, puisque la loi est contre les homos, il faut dissoudre la loi.
(...)
On « déconstruisait » en hâte le mariage à l’ancienne. On affirmait qu’il est aujourd’hui « en crise » quand la vérité est qu’il l’a toujours été, par définition, puisqu’il unit deux personnes de sexe opposé, ce qui est déjà source de crise, et que, par-dessus le marché, il les soumet à des postulations contradictoires, le mensonge romantique et la vérité procréatrice. On rappela, contre les réactionnaires qui lient mariage et reproduction, qu’il n’en allait plus ainsi depuis la révolution contraceptive (ce qui ne pouvait manquer, ajoutait-on, de rapprocher les comportements homos et hétéros), quand c’est en fait depuis toujours, et dans toutes les civilisations, que l’on a cherché, certes avec moins d’efficacité technique qu’aujourd’hui, à réguler la fécondité, c’est-à-dire à autonomiser la sexualité par rapport à la « reproduction biologique ».
(...)
Mais ces réflexions tomberont très bientôt sous le coup des lois anti-homophobie qu’un gouvernement vassalisé par les associations se prépare en toute sottise à faire voter. Mieux vaut donc se taire.
(...)
Il est urgent que personne ne l’ouvre pendant que se dérouleront les grandes métamorphoses qui s’annoncent, dont ce petit débat sur l’effacement de la différence sexuelle est l’avant-propos. Le néo-mariage, dans cette affaire, n’est que l’arbre baroque qui cache la prison."
Libellés :
action,
des enfants,
être mère,
être père,
famille,
Ilys,
j'ai lu P.Muray,
liberté,
photo,
socialisme
vendredi 21 septembre 2012
A propos du mariage pour les homosexuels et le rôle de l'Eglise catholique
Cher Kaplan, j'aime bien le titre de ton billet. Mais ne serait-il pas plus cohérent de plaider pour la suppression du mariage civil ? Libre alors à chacun de contracter une union avec une autre personne et de chercher – ou pas – la bénédiction d’une institution religieuse ou philosophique.
Mais revendiquer le « mariage » homosexuel c’est rester dans la logique du mariage civil, institué par l’État républicain et jacobin. Je regrette personnellement d’avoir été « forcé » de me marier à la mairie avant de me marier à l’église. Car au fond je ne reconnais pas d’autre légitime institution sociale que celle de ma communauté. C’est pourquoi j’appelle tous les homosexuels et tous les amis de la liberté à ne pas se laisser berner par le mariage « civil », et à se soucier de la « République » comme d'une vieille chaussette.
Mais revendiquer le « mariage » homosexuel c’est rester dans la logique du mariage civil, institué par l’État républicain et jacobin. Je regrette personnellement d’avoir été « forcé » de me marier à la mairie avant de me marier à l’église. Car au fond je ne reconnais pas d’autre légitime institution sociale que celle de ma communauté. C’est pourquoi j’appelle tous les homosexuels et tous les amis de la liberté à ne pas se laisser berner par le mariage « civil », et à se soucier de la « République » comme d'une vieille chaussette.
J'ajoute que les notaires sont compétents pour authentifier des contrats personnels et que les communautés sont parfaitement bien placées pour définir le mariage et édicter elles-mêmes les règles qui protègent la filiation. L’intervention de l’État dans le droit de la famille, n'a donc plus aucune justification. Son rôle est uniquement de faire respecter la loi commune, notamment celle qui interdit l'usage de la force contre les personnes et leurs biens.
Il existe un contrat fiscal accessible à tous via le pacs. Par contre le mariage est une institution qui ne relève pas de la loi positive,(des lois de la République pour être exact) c'est pour cette raison qu'il faut le supprimer. Pourquoi voulez-vous le renforcer en faisant de nouvelles lois ??? Il est absurde de s'enfermer dans cette logique d'un droit au mariage reconnu par l'Etat. Certains libéraux sont des étatistes qui s'ignorent..
Sur cette question du mariage, je pense notamment aux Eglises. A elles de définir le mariage, de valider les contrats, d'instituer des tribunaux de droit pour les litiges. Si d'autres communautés le souhaitent, des institutions laïques, philosophiques, que sais-je, pourquoi pas ? Dans ces conditions, on verra très clairement émerger des institutions qui font autorité et qui sont durables. La plupart des gens voudront spontanément aller vers elles. Les communautés homosexuelles resteront tout à fait marginales, comme elles le sont dans la vie réelle. C'est la même chose avec les écoles. Il faut qu'il y un pluralisme éducatif et que l'Etat se contente d'édicter des règles communes en matière de protection des droits élémentaires. Si vous laissez les gens créer leurs écoles, vous verrez que les écoles les plus performantes et les plus demandées seront des écoles classiques, fondées sur des méthodes qui ont faire leurs preuves depuis des siècles. Les écoles type "Libres enfants de SummerHill" seront tout à fait délaissées. Rendre aux personnes le pouvoir de décider elles-même, en s'associant, de leur propre vie, c'est libérer le bon sens et la responsabilité. La liberté ne détruit pas l'ordre, au contraire, elle le renforce
Au risque de me répéter, je pense que les libéraux seraient mieux inspirés de militer pour abroger les lois plutôt que pour les augmenter ou les renforcer. Ce qui est vrai en matière fiscale par exemple devrait l'être aussi en matière de moeurs.
Euh ce qui reste du vieil ordre, c’est pas justement ce qui nous a menés là où nous en sommes en remarquablement peu de temps ?
On peut effectivement imaginer que l’idéal serait de revenir en arrière, de renouer les choses là où elles ont foiré, de les empêcher de foirer, etc. En un sens je suis bien d’accord.
Mais l’ennui avec la tradition, c’est justement que sa principale caractéristique est de ne pas pouvoir être renouée quand elle a été rompue.
Nous sommes enfermés dans un bocal social et politique. Ce bocal est sur une étagère et on y crève. Le couvercle s’appelle Etat, loi, code civil, église, mariage, bref toutes nos institutions très belles en théorie mais qui ont déraillé et jouent maintenant contre nous, en proie à un universalisme dévoyé. Qu’est-ce qui peut arriver de mieux que ce qui agite le bocal, le pousse, voire menace de faire tomber l’étagère ?
Quand quelqu’un comme Barbarin, qui n’hésite pas à citer le Coran le doigt en l’air, archevêque de l’une des villes dont les banlieues sont les plus tranquillement envahies, grand défenseur de tout ce que l’Eglise compte de pourri, immigrationiste et plein de sollicitude pour la diversité qui s’affiche dans toutes ses églises et dont il farcit la tête de tous ses enfants du catéchisme s’oppose à quelque chose, il faut sérieusement se demander si un premier mouvement d’adhésion à ce qu’il dit est bien avisé.
Défendre la civilisation, est-ce défendre ce que promeut habituellement Barbarin ? Ce que promeuvent habituellement, à longueur d’année, la plupart des évêques français ?
Refuser que la société fasse sa place à la pure subjectivité dans certains domaines comme le mariage, c’est bien dans une société qui vous favorise, vous conforte, et qu’il faut à ce titre étayer autant que possible. Mais sommes-nous encore dans une telle société ? Au profit de qui joue aujourd’hui l’ordre social qu’il s’agirait ici de conserver ?
Libellés :
étatisme,
Ilys,
islamisation,
libéralisme,
liberté,
mariage catholique,
Nicomaque,
religion
vendredi 7 septembre 2012
Portrait du Réac.; 2 : le consommateur de spirituel.
Agudeza
ACTU — ARTICLE ÉCRIT PAR XP LE 5 SEPTEMBRE 2012 À 18 H 30 MIN
Nous sommes entrés dans la phase ultime de la société de consommation, la société de consommation spirituelle.
L’homme des foules, le consommateur, ne se contente plus de petits plaisirs vulgaires; le monstre a grossi, il veut manger du Sens, de la Verticalité, du Sacré, il pense qu’on lui en doit, qu’il doit être fourni par le Prince, les pouvoirs publics et le législateur.
Le consommateur dépendant jusqu’à l’os de son vice ne supporte pas la publicité, l’entertainment, le coca-cola, les petites choses, il lui faut une dose plus forte, une théocratie, l’Albanie des années 1960… il déplore l’absence du sacré dans les sociétés occidentales et postmodernes, entendre par là que désormais, les choses de la Pensée, il revendique le droit de les consommer sans avoir à y penser.
Dans la société de consommation, on étale les richesses sous les yeux du pauvre, et c’est pour ça, dit-on, qu’il casse des vitrines… Dans la société de consommation spirituelle, on étale les richesses philosophiques sous les yeux du pauvre d’esprit, en classe de terminale, en philo, il lui prend aussi l’envie de casser des vitrines, à sa manière, il réclame un monde sans beauté enfouie sous du laid, sans grandeurs pliées dans des petites choses, de la richesse spirituelle authentifiée en préfecture …
Dans la société de consommation, le pauvre veut tout de suite les Nike qui sont en vitrine, et dans la société de consommation spirituelle, le pauvre d’esprit veut qu’on le fournisse en richesses immatérielles, que ce soit écrit dessus, qu’il n’ait pas à juger lui-même si c’est grand ou si c’est petit, ce qu’il a sous les yeux, il veut que le trouble de la pensée lui soit ôté, atteindre les sommets de l’Esprit par le savoir, avec des fiches de lecture, en hélicoptère.
Dans La traversée de Paris, une femme dit d’un flic que ce n’est pas un flic mais un flic de flic, pour expliquer à Jean Gabin que c’est le pire de tous… Jean-Claude Michéa, Jacques de Guillebon, Richard Millet, ce ne sont pas des consommateurs, mais des consommateurs de consommateurs, des types qui veulent manger du Sens, un monde qui fasse sens pour qu’ils n’aient pas à le chercher.
Merci à R.A.
En illustration, Balthazar Gracian
Libellés :
gauchisme ou esprit totalitaire,
Ilys,
J'ai lu XP,
portrait,
Réactionnaire,
socialisme
Portrait du Réac.; 1 : l'homme qui méprise les petits et vulgaires plaisirs.
Tocqueville 2.0
ACTU — ARTICLE ÉCRIT PAR XP LE 31 AOÛT 2012 À 21 H 05 MINJe veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde : je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs, dont ils emplissent leur âme. Chacun d’eux, retiré à l’écart, est comme étranger à la destinée de tous les autres. […] Au-dessus de ceux-là s’élève un pouvoir immense et tutélaire , qui se charge seul d’assurer leur jouissance et de veiller sur leur sort. Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’ils ne songent qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ?
Ce qui rend ce texte de Tocqueville fascinant, c’est qu’il est partout.
Il est impossible de faire trois clics avec ses doigts sans tomber dessus, on l’étudie en terminale, il est donc un bréviaire pour les tenants de la pensée dominante, et ceux qui se proclament ses contempteurs l’affichent sur leurs forums et leurs sites comme si Tocqueville était interdit par la loi…. Qu’est-ce que ça veut dire? Que dans les grandes lignes, les tenants de la pensée dominante et ses ennemis officiels pensent la même chose, font les mêmes constats, voient le monde par le même trou et lorgnent vers les mêmes horizons.
Pour le dire plus directement, il existe bien une pensée dominante (pourquoi n’y en aurait-il pas une?), mais pas d’alternative… Elle n’a pas d’opposants, ses ennemis déclarés n’ont rien construit, rien trouvé, rien bâti, il n’y a pas de penseurs antimodernes.
Avec son œil de lynx, Tocqueville avait vu sur quoi aboutirait l’égalitarisme, à savoir une foule innombrable d’ hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes, gardés par une puissance tutélaire capables de leur ôter entièrement le trouble de penser… Ce qu’il ne pouvait pas anticiper, ce que personne n’aurait pu anticiper, c’est que cette volonté d’être ôté entièrement du trouble de penser ne se traduirait qu’en surface et seulement dans un premier temps par la recherche de petits et vulgaires plaisirs dont ils emplissent leur âme, que l’homo democraticus ne s’en tiendrait pas là.
Ce que nous refusons de voir et de décrire, c’est qu’après avoir passé ce pacte diabolique garantissant que l’on sera ôté du trouble de penser, on ne renonce pas le moins du monde à la verticalité, au Sens, aux repères, mais on veut au contraire s’abstenir d’avoir à les chercher, et donc en avoir toujours à portée de main, qu’on nous en serve à longueur de temps, partout, qu’ils soient fléchés, au point que même les aveugles n’aient pas à tâtonner.
Tocqueville ne pouvait pas savoir que l’homo democraticus tiendrait chaque jour un peu plus en mépris les petits et vulgaires plaisirs, parce qu’ils peuvent, ou pas, receler contre toutes attentes des grands et nobles plaisirs, regorger de sens, tandis que ce qui a vocation à faire sens n’en fait pas forcément… Pour déceler tout ça, il faut, justement, ne pas s’épargner le trouble de penser, tandis que dans une société où le sens et la verticalité sont partout, annoncés par des spots clignotants et des coups de klaxon, on peut rester intérieurement à l’horizontal.
Les modernes et les antimodernes réclament la même chose, à savoir l’aboutissement du projet démocratique, l’avènement d’un monde dans lequel on aurait le droit à des repères et celui de se faire guider vers les grandes œuvres de l’Art et de l’Esprit comme on a celui d’être protégé par la police.
Depuis Tocqueville, le projet égalitariste le plus abouti que l’on ait vu, c’est le communisme, on était pour le coup sommé de s’épargner le trouble de penser, et il va sans dire qu’on y interdisait les petits et vulgaires plaisirs… Tout y faisait sens, les laboureurs et les femmes de ménages devaient meubler leurs temps morts en donnant du sens à leurs vies, en compagnie des grands auteurs du XIXème siècle.
Tocqueville est un grand penseur, il doit être traité comme tel: il faut s’appuyer sur lui pour lui grimper dessus et le dépasser.
Libellés :
étatisme,
gauchisme ou esprit totalitaire,
Ilys,
J'ai lu XP,
portrait,
Réactionnaire,
socialisme
jeudi 12 juillet 2012
C'est quiqui a expired?!
Ilys est inaccessible pour le moment et pour un temps indéterminé : tout serait dû à un mystérieux traître communiste... Ici, une photo de la pieuvre totalitaire qui guette, tapie dans l'ombre, nos héros et amis!
jeudi 17 mai 2012
Espoir 3
Article qui reprend le précédent avec plus de précisions à propos d'Hannah Giles :
« Je ne suis ni démocrate ni républicaine, je suis libertarienne » dit Hannah. « Le gouvernement menace nos libertés individuelles par la corruption, le gaspillage et l’abus de pouvoir. Ce n’est pas ce que voulaient les pères fondateurs. Il faut revenir à la Constitution »
XP sur Ilys : "Les électeurs qui forment la colonne vertébrale de la démocratie, ce sont ceux sont eux qui restent chez eux en masse comme ça se fait dans les pays anglo-saxons et qui disent en substance au prince tu n’es pas mon prince, je n’ai pas voté pour toi…"
Hannah Giles : comment une américaine de 20 ans a fait trembler Obama.
En France, nous avons Hollande… aux États-Unis, ils ont Obama. Ce mois d’avril, j’ai eu l’honneur d’être invité à Colorado Springs, au grand meeting conjoint d'Atlas Foundation et d’Heritage Foundation, deux think-tanks américains qui travaillent au développement de la liberté économique. J’y ai vu des raisons d’espérer pour la France.
Au cours des repas, plusieurs invités d’honneur prennent la parole à la tribune soit pour recevoir un prix, soit pour livrer un témoignage lié à leur action pour la liberté. Deux écrans géants retransmettent leur discours, il y a sept cents personnes à table.
Ainsi Mark Stevens, un publicitaire, qui a passé un contrat avec une émission de radio très connue aux Etats-Unis (le Rush Limbaugh Show), vient raconter comment lui et ses employés sont la cible quotidienne de toutes sortes de menaces, de harcèlement et d'abus par téléphone ou par e-mail. Qui sont ses agresseurs ? Des activistes de gauche qui veulent détruire son entreprise. Cet honnête homme d’affaires nous raconte comment il est allé défier ces partisans d’Obama à la télévision et ne compte pas les laisser faire (lire mon prochain article pour le détail de l’histoire).
Puis, c’est Hannah Giles qui prend la parole. Je vois monter à la tribune une petite brune à talons aiguilles, au physique de James Bond girl. Hannah n'est pourtant pas une bimbo. C'est une journaliste d'un genre nouveau : armée de son smartphone, elle a fait trembler Obama en révélant un énorme scandale.
Tout le monde a les yeux rivés sur elle... Dans un grand silence, elle se lance avec sa petite voix : « il y a trois ans, à vingt ans, ma vie a basculé… » En 2009, un an après l’élection de Barack Obama, elle est étudiante en journalisme à Miami ou elle réside avec ses parents et sa plus jeune sœur. Sportive, elle est ceinture noire de ju-jitsu et pratique le surf, elle collectionne les planches dans sa chambre.
Alors qu’elle est à Washington pour un stage, elle a l’idée d’aller enquêter sur l’association ACORN, connue pour ses liens avec Obama. Elle lance un appel sur Facebook pour trouver de l’aide. Trois personnes se portent volontaires. Un plan est monté pour aller filmer les membres de l’association en caméra cachée. Au dernier moment, deux personnes se désistent, craignant pour leur carrière. Avec James O’Keefe, qu’elle rencontre pour la première fois après leurs échanges sur Facebook, ils réécrivent le scénario en catastrophe la veille de l’opération. Elle sera déguisée en prostituée et lui en mac. Ils vont demander à ACORN de les aider à obtenir un prêt pour ouvrir un bordel avec des mineures venues du Venezuela et filmer les réactions des employés. Le scénario est caricatural et Hannah ne croit pas trop qu’ils seront pris au sérieux.
Surprise : non seulement ils sont bien accueillis mais en plus on leur donne tous les conseils pour falsifier les papiers, maquiller leur activité illégale en club de danse, escroquer le fisc américain et les banquiers. C’est tellement inimaginable que pour en avoir le cœur net, ils vont louer une voiture et refaire l’opération 8 fois, dans 8 villes différentes. Sept fois sur 8 l’improbable se produit : on leur prête une assistance bienveillante pour monter l’opération en toute sécurité. ACORN est une association qui regroupe des « community organizations », c’est-à-dire des travailleurs sociaux. Son nom complet est Association of Community Organizations for Reform Now. L’association, aussi célèbre que SOS Racisme ou les Restos du Cœur en France, compte alors quatre cent mille membres répartis dans mille deux cents antennes à travers tout le pays. C’est une association gouvernementale, subventionnée par des fonds publics et privés.
Et c’est aussi un puissant lobby qui défend les droits des minorités et milite pour tous les candidats de la gauche progressiste. En 2008, l’association avait financé la campagne d’Obama. Ce dernier y avait travaillé pendant un an comme « organizer », après ses études à Columbia. Le concept de « community organizing » est né dans les années 60, sous l’inspiration de Saul Alinsky. En 1971, ce dernier avait rédigé un « Manuel de l’animation sociale » (Rules for radicals), qu’on peut résumer en une phrase : « la fin justifie les moyens ».
Et c’est aussi un puissant lobby qui défend les droits des minorités et milite pour tous les candidats de la gauche progressiste. En 2008, l’association avait financé la campagne d’Obama. Ce dernier y avait travaillé pendant un an comme « organizer », après ses études à Columbia. Le concept de « community organizing » est né dans les années 60, sous l’inspiration de Saul Alinsky. En 1971, ce dernier avait rédigé un « Manuel de l’animation sociale » (Rules for radicals), qu’on peut résumer en une phrase : « la fin justifie les moyens ».
En mars 2010, elle reçoit le prix Ronald Reagan pour son action mais elle claque la porte de la Young America’s Foundation, une organisation très républicaine qui tentait de la récupérer. « Je ne suis ni démocrate ni républicaine, je suis libertarienne » dit Hannah. « Le gouvernement menace nos libertés individuelles par la corruption, le gaspillage et l’abus de pouvoir. Ce n’est pas ce que voulaient les pères fondateurs. Il faut revenir à la Constitution », ajoute-t-elle.
Or, les médias traditionnels sont eux-mêmes subventionnés, à la botte du pouvoir. Pour accéder à une information libre, il faut payer de sa poche. Et c’est pour soutenir cette presse libre qu’Hannah a créé sa propre association, la Phoenix Foundation, une organisation à but non lucratif basée à Austin au Texas destinée à contourner les médias traditionnels. Elle sélectionne, finance et forme de jeunes journalistes à devenir indépendants et à poursuivre sans relâche la vérité avec courage et créativité.
Obama sera-t-il réélu en 2012 ? Ici, à Colorado Springs, tout le monde en doute. Contrairement à ce qu'on croit en Europe, Obama touche aux États-Unis des sommets d'impopularité rarement atteints dans l'histoire d'une présidence. We’ll see…
Publié sur 24h Gold le 16 mai 2012
lundi 16 avril 2012
Nouvelle Mission
-" Patron ! A y est, je suis là !
-Bon sang ! Je vous vois miss Potts, je ne suis pas aveugle » grommela le Héros sans lever la tête. (Il balança son portable flambant neuf à un fils de Miss Pepper en train d’administrer une raclée à l’un de ses frères, en disant : « reconfigure-moi ce truc, Pierre, j’y comprends rien… D’un geste vif, le gamin récupéra au vol l’engin et il le manipulait avec dextérité. « A y est, Chef, tout est ok, tu vas pouvoir twitter et jouer à la belote quasiment en même temps… glissa le petit avec un joli sourire, avant de repartir comme l’éclair se jeter dans une bataille homérique avec ses frères).
-J’ai traversé la France entière Patron, sur votre injonction pressante reçue dans un billet de Paloma notre pigeon-facteur. Vous m’avez demandée d’être discrète… A votre avis, j’en ai un peu trop fait ?"
Iron releva la tête et un silence stupéfait salua la digne secrétaire. Vêtue d’un tailleur vert et coiffée de son chignon improbable, bagouzée jusqu’au bout de chaque doigt, Miss Pepper était tout ce qu’il y a de plus endimanchée comme bourgeoise locale.
-« Pouvez pas ressembler à une espionne classique Miss Pepper ?! soupira XP. « Je sais pas moi, une tenue lycra noire, des porte-jarretelles affriolants, vingt ans de moins, bref, quelque chose d’un peu plus Jamesbondien…Pourquoi est-ce que je dois me coltiner une partenaire aussi… aussi hors d’usa… hors d’âge ??
-« Intemporelle », Patron, je préfère contredit Miss Pepper plus constipée que jamais dans la moue. Vous m’avez demandée de me déguiser au mieux pour me fondre dans la masse… J’ai prétexté une réunion de famille à l’occasion d’un baptême pour venir vous voir, c’est assez finaud n’est-ce pas » rit-elle, enchantée de sa propre ruse.
-Parfait, Miss Potts, parfait…" marmonna le Boss.
-"Mais, pour plus de vraisemblance, il vous faudra assister au baptême avec nous… 4 heures de cérémonie minimum, une quarantaine de signes de croix, idem pour les agenouillements…
-Quoi ?! Peut-on sortir de temps à autre fumer une clope ou boire un petit remontant ? Vous savez que cela m’est indispensable, je sauve le monde, moi, tout de même.
-Hum, je crois que ce sera impossible mais vous pourrez jouer avec la cire de votre cierge…
-Miss Potts, je vous le dis tout de go : Le Combat que Nous Menons Pour la Survie de L’Occident nécessite des Qualités Surhumaines…
-Voui, Patron, justement, c’est très surhumain toussa, c’est même quelque part assez spirituel…
-Ne m’interrompez pas avec vos remarques oiseuses et confites ! Seul un Iron Man a les capacités requises pour percevoir toute la difficulté des épreuves imposées ! Mais je ne faillirais pas ! Garçon ! Un sirop de grenadine siouplait !
-Oh, XP, vous prenez la boisson la plus énergisante qui soit, celle qu’on réserve pour les plus grandes batailles ! Vous avez raison ! Il nous faut être prêt à tout ! Bon, pendant que vous jouez avec votre paille, je vous livre les dernières infos vitales… Notre ennemi implacable, le CAB, a pris un nouveau pseudo que nos services ont réussi, au prix de mille difficultés, à dévoiler : il s’agit de l’Etatiste !
-Allons bon ! Qu’est-ce que ce bestiau là ?
-Un être hybride des plus pervers, parasite notoire, qui se scotche sur n’importe quel individu et lui pille tout ce qu’il possède, son sang, son esprit, sa vie, ses chaussettes, son slip… En lui faisant croire que ce pillage est Vertueux et Bon et Nécessaire ! Nos ennemis se servent de nos capacités, de notre générosité, de notre résistance, pour nous détruire...(1)
-Rhaa ! Effrayant ! Les dernières mutations de notre adversaire sont proprement hallucinantes ! Qui a pu le percer à jour ?
-Bah, il ne fait pas à proprement parler de l’équipe Ilysienne mais c’est un génie dans son genre, il s’appelle Nicomaque ! Je peux vous le présenter, il est ici, je l’ai convaincu de m’accompagner… Simplement il n’a pas voulu monter en bétaillère, (je n’ai pas trop compris pourquoi) il m’a expliqué qu’il tenait trop à la vie… Nous avons dû prendre le train, ce qui n’a pas été une mince affaire, j’ai dû user de tout ce que j’avais appris en cours de self-défense pour arriver vivante jusqu’ici… Traverser le jardin à l'anglaise du Bien-Vivre-Ensemble c'est à dire la jungle Multiculturelle est devenu risqué vous savez…
Bref, Nicomaque décrit cette mutation de l’Etatiste : « Loin d’être l’affrontement de deux visions opposées de la politique, l’opposition entre Hobbes et Rousseau propose en fait deux versions peu différentes d’un même dogme : celui de l’étatisme ou de l’État comme fin et non comme moyen. L’un défend la souveraineté absolue du Prince, l’autre la souveraineté absolue de la volonté générale, c’est-à-dire du législateur. On ne trouvera ni chez Hobbes, ni chez Rousseau, une philosophie du gouvernement limité, ni même une philosophie de la protection des droits individuels, en particulier du droit de propriété. » (2)
- Confondant d’horreur… A t-il une proposition pour l’éradication radicale de ce monstre pervers et polymorphe ???
- Pas exactement, un de ses confrères, nommé Hashtable a un avis personnel qui peut interpeller certains : « Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre, c’est :« Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »Ma réponse : non. Non, non et non, vous ne sauverez pas l’Etat Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays. Mais surtout, pourquoi, pourquoi, pourquoi voulez-vous sauver ça ? »(3)
-Mmm… oui c’est assez clair… voter aujourd’hui c’est apporter sa pierre ou plutôt sa contribution à l’Etat, ce Léviathan, quel qu’il soit… Quand on vote massivement, on n’a plus le choix qu’entre Hobbes et Rousseau, pour une raison simple : comment peut-on espérer le recul de l’Etat d’une participation massive aux élections des gens de l’Etat, comment peut-on croire qu’un recul de la « volonté générale » pourrait être le fruit d’une volonté générale ??
Quand on vote, on participe à l'expression de la volonté générale, et on plébiscite donc par ce choix le principe de volonté générale. (4) Tout ceci est bien embarrassant… N’y a-t-il donc aucun autre moyen que l’Etat pour se tirer d’affaire des …étatistes ??
-Oh ! A dire vrai, un Etat fortement dégraissé et encadré (par exemple comme c’est le cas encore un peu aux Etats-Unis) serait une solution envisageable mais évidemment cela demande un retournement des consciences que personne n’a la capacité d’opérer aujourd’hui chez nous… Les libéraux répliquent qu’il existe une alternative à l’autorité centrale dont ils dénoncent les nombreux effets pervers, pour faire régner l’ordre dans une société.(5) Quelques voix, donc, s’élèvent, comme la vôtre, Iron Man, ou bien celles, internautiques, comme Hashtable, Kaplan, Marchenoir, Contrepoints, Institut Coppet, le Libéralisme pour les nuls ou bien encore des productions écrites comme le Dictionnaire du libéralisme dirigé par Mathieu Laine, qui aident les jeunes esprits (ou les moins jeunes) à oser imaginer ce qui leur paraît encore de l’ordre de la folie : une vraie promotion de l’individu responsable de ses actes…
Il y a aussi des actions plus militantes possibles grâce à des associations comme Contribuables Associés, SOS Education, Institut pour la Justice : elles obligent, par un lobbying entrepris directement auprès de chaque individu (c’est la clé de leur succès, retrouver le contact auprès de chaque personne et demander à chacune, une par une, de s’engager), elles obligent les étatistes de tout poil à promouvoir des lois ou des réformes qui iraient dans le bon sens c'est-à-dire pas dans celui de nos pillards… La plupart des lois votées aujourd’hui, cette inflation législative est uniquement promue pour que nos étatistes ou voleurs de grand chemin plument toutes les personnes dans un cadre légal c'est-à-dire en toute tranquillité…
Adhonc, le vote pour les moins corrompus d’entre eux, ceux qui semblent permettre une -même très vague- préparation d’un terrain plus libéral dans notre pays, c’est sans doute ce à quoi nous sommes réduits pour le moment. Promouvoir au mieux l’ordre spontané… Toute perturbation de l’ordre spontané par l’Etat réduit les libertés, porte atteinte à la prospérité et engendre des effets pervers. Et prétendre que le libéralisme traduit une absence de règles témoigne d’une complète incompréhension de l’ordre naissant, spontanément, des actions de chacun et des interactions des hommes entres eux, (6) c’est un fait…. Tout ceci est bien maigre, certes, mais il faut croire qu’une fois que les étatistes auront tout pillé qu’il ne restera plus rien, peut-être alors que certains esprits mieux préparés (de façon souterraine mais active !) que d’autres grâce à toutes ces associations ou centres de réflexion, pourront agir pour relever notre pays… Et surtout se relever eux-mêmes.
-Miss Potts c’est un peu long et pénible comme votre veillée pascale tout ce que vous suggérez, je le crains…
-Justement, pendant cette dernière, nous verrons qu’après les ténèbres luit toujours la Vraie Lumière…"
1/citation tirée de La Grève, Ayn Rand
2/citation tirée de chez Nicomaque
3/citation tirée de chez Hashtable
4/citation tirée d’un commentaire d’XP
5/citation tirée du Dictionnaire du libéralisme, ds la
préface de Mathieu Laine
6/citation tirée du Dictionnaire du libéralisme, ds la
préface de Mathieu Laine
Inscription à :
Articles (Atom)






Que se passe t il avec ILYS ? ilikeyourstyle.net renvoi sur une page de lien publicitaire ..."
Un de ceux d'Ilys me dit : "dis lui qu'on a tout vendu pour se payer des putes et de la coke"
Je traduis donc : "il semblerait qu'ils n'aient pas renouvelé un contrat sur le net"
ou bien :
"Il semblerait qu'ils veuillent renouveler un peu leur lectorat, en particulier féminin""