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jeudi 13 mars 2014

POURQUOI IL NE FAUT PLUS JAMAIS VOTER



CHEZ HASHTABLE

Le gouvernement ment. Quelle surprise ! Quelle surprise ?


C’est un véritable festivalls auquel les déhanchements ayraultiques du premier ministre ne changeront rien : tout le gouvernement semble à nouveau mouillé dans un énième scandale dont la proportion, largement enflée par les agitations de la droite et d’une presse frétillante, prend celle d’une affaire d’État.
saperlipopette !Pour résumer, on a appris récemment – quelle abomination – que l’ex-président Sarkozy, non content d’avoir été trahi par un Buisson ardent de l’enregistrer avec son petit dictaphone, avait aussi été mis sur écoute sur tous ses téléphones portables, et que, par voie de conséquence, il avait été écouté aussi lorsqu’il papotait avec son avocat, Me Herzog. Au passage, c’est amusant de s’apercevoir qu’il n’y a jamais eu autant de micros à proximité de Carla, mais que c’était pour enregistrer son mari et pas elle. Comme quoi …
L’histoire aurait pu s’arrêter là si on n’avait pas découvert, cacophonie du gouvernement aidant, que l’enquête en cours était connue des plus hautes personnalités de l’État, dont Taubira, qui aura eu la présence d’esprit de nier, et Ayrault, qui aura eu la présence d’esprit de confirmer. Pataquès et collisions, on s’amuse, on rigole, mais tout ça ne fait guère organisé et contrôlé.
Bref. On découvre donc que le gouvernement raconte des salades.
Une partie de la presse en fait ses gros titres, l’autre verse dans l’analyse enfiévrée. Tout le monde se bouscule pour dire en quoi tout ceci doit être analysé (surtout la presse), en quoi cette affaire est énorme (surtout la droite), en quoi la surprise s’y dispute avec la consternation voire l’effarement (un peu tout le monde).
Diable.
En quoi tout ceci est-il si étonnant ?
Valls aurait menti. Taubira aurait menti. Ayrault aurait menti. Ah. Mais est-ce la première fois ?
Non, c’est même d’un banal achevé. Ce sont des habitués de la pirouette linguistique, de l’atténuation pratique, de la métaphore camouflante ou du pipeautage de grand chemin. Et, du reste, comment imaginer une seule seconde qu’un type à la place de Valls pouvaitne pas être au courant que des écoutes étaient pratiquées ? Comment une personne à la place de Taubira aurait pu ne pas savoir que le système judiciaire enquêtait depuis des mois et des mois sur certains de leur principaux opposants politiques ? Comment imaginer que Ayrault ait été tenu hors de la confidence ? Comment Hollande pouvait-il ignorer tout cela ?
Admettre, même du bout des lèvres, qu’une de ces personnes n’était pas au courant, c’est admettre en creux que ces gens ne sont, tout simplement, pas à la hauteur de leur tâche ! Ce serait admettre que l’appareil d’État leur échappe quasi-totalement, ce qui serait gravissime pour le coup par la démonstration d’une administration sans contrôle… Et si l’on admet qu’ils auraient dû être au courant mais qu’ils ont expliqué, de bonne foi, n’en rien savoir parce qu’ils auraient été débordés dans leurs nombreux dossiers, ou n’auraient pas attaché d’importance à des petits détails techniques d’une procédure parmi tant d’autre, bref, si l’on admet qu’ils disposaient de l’information mais n’en ont rien fait, c’est admettre implicitement qu’ils sont parfaitement incompétents.
Et bien évidemment, imaginer qu’ils puissent admettre tout savoir et même qu’ils pilotaient l’ensemble des écoutes, c’est croire que, tout d’un coup, le cynisme et l’honnêteté sans fard l’emporteraient sur l’hypocrisie et l’habitude du calcul politicien de long terme que leur ambition personnelle leur impose évidemment. Ils préfèreront, de loin, passer pour des menteurs et des hypocrites que pour des cyniques (qu’ils sont pourtant) ; jouer cartes sur table, pour ces individus, revient à finir comme Cahuzac.
De la même façon, on découvre que l’appareil judiciaire écoute un peu tous ceux qui sont mêlés de près ou de loin au pouvoir politique en France. Après avoir feint la surprise de découvrir que la magistrature pencherait un peu pas mal à gauche avec un « Mur des cons » assez gratiné, on feint maintenant d’apprendre que des magistrats, commandités par le gouvernement duquel ils n’ont normalement aucun ordre à recevoir, ont placé sur écoute un paquet de personnes politiques, directement ou indirectement. Et ce serait surprenant ? Mais c’est, là encore, d’un banal parfaitement complet ! Cela se pratique pour ainsi dire depuis que le pouvoir intéresse les hommes, et la gauche, toute drapée de sa morale en carton systématiquement portée en étendard, n’échappe en rien à la règle : ces gens espionnent tous ceux qu’ils peuvent, tout comme la droite l’a toujours fait aussi.
la vie des autres se fait chier
L’opposition trouve à présent scandaleux que les uns aient menti, que les autres aient espionné. Comme ces parangons de vertu et de probité sont mignons à s’égosiller ainsi. Ainsi, Michèle Alliot-Marie, celle-là même qui proposa d’assister Ben Ali lors de la révolution tunisienne, réclame la démission de Taubira pour des raisons éthiques. Quelle blague. L’éthique pour MAM ou Taubira, c’est ce que la vaisselle de mariage est au vieux couples : encombrante, ébréchée et sortie seulement aux grandes occasions.
Tout ceci est, bien évidemment, du parfait théâtre sans le moindre intérêt ! On voit mal Sarkozy et sa clique prendre ça avec détachement alors que des élections approchent et que ceci leur sert d’argumentaire électoral en platine : la gauche vous ment (nan, sans blague !), l’Etat vous espionne (oh, vraiment ?), et tout ceci mérite des actions fermes et déterminées à base de menton en avant et de lippe tremblante de rage.
En réalité, ces affaires lamentables devraient surtout servir de contre-argumentairegénéral à toute élection puisqu’elles ne permettent, en définitive, que de choisir quel guignol, systématiquement de l’un ou l’autre parti, va décrocher la queue du Mickey dans le manège démocratique tintinnabulant. Ces guignols de gauche et de droite ou d’ailleurs se valent bien tous : entre les moyens massifs d’espionnage de la populationmis en place par la précédente équipe de Géo-Trouvetous délétères, moyens qui n’ont pas du tout été mis au placard depuis, loin s’en faut, et ces affaires récentes qui démontrent de façon absolument limpide que les bonnes petites bidouilles n’ont jamais cessé en République Populaire du Bisounoursland, je vois mal exactement ce qui pourrait motiver à voter pour l’une ou l’autre formation dont les objectifs restent évidents : la mise en coupe réglée du pays, le musèlement des vrais opposants et le contrôle étroit de la population.
De surcroît, on ne peut s’empêcher de voir que ces manœuvres qui déstabilisent Valls, Taubira et Ayrault n’auraient sans aucun doute pas autant de retentissement sans une presse aux aguets et dont le comportement montre surtout qu’elle adore ce genre de spectacle, au mépris évident et cynique des problèmes de fond (et de fonds) du pays. On s’en doute, un remaniement ministériel tomberait à point pour faire vendre des copies des zombies journalistiques qui, comme tout zombie, recherchent désespérément des cerveaux.
À quelques jours des scrutins, tout ceci donne un goût délicieux à cette démocratie dont plus personne ne se réclame, n’ayant plus que le mot « République » dans la bouche, l’autre ayant probablement déjà fondu comme un caramel sirupeux mais déjà oublié. De façon évidente, ces gens, tous, se moquent ouvertement du peuple, de l’avenir qu’il leur propose, des problèmes qui s’accumulent.
La démocratie, en France, est devenue une farce ridicule. Ce pays est foutu.
la vie des autres n'aime pas voter

mercredi 11 décembre 2013

Le comportement mafieux de l'état vis à vis de ses concitoyens, par H16

Sécurité Sociale : l’État perd son sang-froid

Actuellement se déroule, dans une discrétion de plus en plus relative, un combat majeur occupant certains Français qui désirent quitter le giron étouffant de la Sécurité Sociale. L’enjeu est de taille puisqu’à mesure que ceux-ci s’extraient du système d’assurance collectiviste français, la position financière de l’institution, déjà rendue médiocre par des années de gestion calamiteuse, s’en retrouve encore plus fortement dégradée.
Sécurité socialeCe combat a été illustré tout au long de l’année 2013 par les aventures de Laurent C., dont on peut trouver l’ensemble des épisodes sur Contrepoints, et dont le dernier en date nous révèle un nouveau développement dans les manœuvres que mènent les institutions pour tenter d’étouffer le mouvement dans l’œuf. Pour donner un peu de contexte, il faut rappeler que jusqu’à présent, ceux qui désiraient souscrire un contrat d’assurance prévoyance, pour garantir les indemnités journalières d’arrêt maladie, l’incapacité de travail, l’invalidité et le décès, auprès d’un organisme autre que la Sécurité Sociale, pouvaient en retrouver la liste sur le site Quitter La Sécurité Sociale.
On apprend en effet que deux de ces assureurs ont décidé de ne plus offrir de contrat à ceux qui avaient renoncé à la Sécurité Sociale. Le premier, Aviva, a envoyé un e-mail au webmestre du site pour lui demander de retirer son nom de la liste. Son contenu est le suivant :
Bonjour Monsieur,

je reviens vers vous en ce qui concerne le lien de notre adresse mail sur votre site internet QLSS.

C’est avec regret que je vais devoir vous demander de supprimer le lien ainsi que le nom AVIVA pour la prévoyance de vos confrères qui souhaitent sortir du régime obligatoire et de la sécurité sociale dans les plus bref délais.

En effet nous subissons ces derniers jours des contrôles concernant notre activité au sein de votre mouvement. La pression et les répercussions devenant de plus en plus importantes je me dois de devoir arrêter notre collaboration.

Dans l’attente de votre retour.

Très cordialement
Oui, vous avez bien lu : Aviva reçoit actuellement de fortes pressions de la part de l’État, qui utilise le moyens des contrôles pour l’obliger à laisser tomber cette partie de la clientèle. Apparemment, c’est aussi le cas pour Allianz, qui a lui aussi décidé de ne pas continuer à laisser de publicité sur le site QLSS.
Bien sûr, on peut imaginer ici que l’un et l’autre groupe d’assurance n’ont simplement pas envie de s’embarrasser d’une clientèle en plein contentieux avec l’État ou l’une de ses institutions les plus vindicatives, et qu’à ce titre, ils retirent leurs billes du jeu. On s’étonne tout de même qu’ils se fendent d’une explication pareille. En effet, rien n’empêche de se contenter alors d’un « Nous ne souhaitons plus faire affaire avec vous » un peu balistique mais efficace. Là, non ; l’explication, plus détaillée, est sans ambiguïté : ils lâchent l’affaire parce qu’on leur fait subir des pressions.
Et ce point est intéressant : de quel ordre peuvent être ces pressions ? Ici, on ne parle pas de menaces directes, ni même de la possibilité d’une action en justice (dont on voit mal quelle serait la base juridique) mais de « contrôles ». En effet, si l’État ou les organismes sociaux avaient des griefs d’ordre juridique, on ne voit pas trop bien ce qui les aurait empêchés d’attaquer directement, surtout qu’une telle action aurait nettement calmé les ardeurs d’éventuels suiveurs et aurait fait une excellente contre-publicité aux effervescents de la démonopolisation. Et surtout, si les actions entreprises par les Libérés de la Sécu sont illégales, les assurances auraient alors eu tout le loisir de le rappeler à la suite de ces fameuses pressions, montrant d’un côté leur respect scrupuleux des textes et évitant de l’autre à l’État de s’engager dans de pénibles et coûteuses actions en justice.
Mais là, non, on parle de pression.
L’hypothèse la plus probable, compte tenu de ce qui a été mentionné avant et en attendant toute autre explication plus solide qui passerait le rasoir d’Occam et que je laisse au lecteur comme exercice de pensée, c’est que les « pressions » de l’État ou des organismes sociaux sont donc bien d’un autre ordre (qui peuvent prendre toute forme imaginable, à commencer par des contrôles fiscaux, des difficultés supplémentaires pour les renouvellements d’agréments, l’imagination ici est totalement libre). Ici, on le comprend, on n’est plus dans le domaine du rappel à l’ordre, ni même dans le domaine de la loi à proprement parler, mais bien dans l’exercice de la force pure et dure, c’est-à-dire le comportement parfaitement mafieux d’un État vis-à-vis de gêneurs, comportement qui n’étonnera que les plus naïfs d’entre nous. On s’y attendait évidemment.
Ceci montre de façon malheureusement très claire que l’État semble perdre son sang froid et commence à montrer les crocs ; pour en être arrivé à ce point, c’est que le nombre de départs doit commencer à inquiéter les collectivistes de tous crins qui pullulent dans ces institutions et qui refuseront jusqu’au dernier moment qu’une concurrence puisse s’installer. En outre, il est piquant de constater que ces pressions concernent les assurances et non ceux qui font, justement, les démarches pour sortir de la Sécurité Sociale et en affichent aussi bruyamment que possible les résultats (que ce soit par Contrepoints ou par les différents sites de désaffiliation comme celui de Claude Reichman, du MLPS ou autres).
C’est pour le moins étrange car, rappelons-le, l’article L114-18 du code de la Sécurité Sociale permet théoriquement d’attaquer tous ceux qui inciteraient à ne pas cotiser àun régime d’assurance ; autrement dit, inciter à cotiser ailleurs qu’à la Sécurité Sociale n’est pas répréhensible, mais c’est bien l’incitation à se départir de toutecouverture qui l’est.
(On notera au passage qu’il n’existe qu’un seul cas connu de poursuites d’individus ayant incité à ne payer aucune cotisation et ne s’affilier à aucun organisme ; ce cas, de 1995, n’est en rien comparable avec les cas qui nous occupent ici puisqu’il s’agit bien ici de changer et s’affilier ou cotiser à un autre organisme, hors du giron de la Sécurité Sociale française.)
Comment semblent être les administrations et insitutions gouvernementales, et comment elles sont en réalité.
Devant ces éléments, il devient plus que difficile de comprendre la stratégie de l’État : ou bien le monopole de la sécurité sociale est toujours aussi solide, et s’appuie fermement sur des textes de lois clairs ; dans ce cas, il est assez inexplicable son refus de cogner, au titre d’un article de loi tout de même fort pratique pour éviter toute publicité fâcheuse, sur Reichman (jamais poursuivi), ou sur tous les individus qui sortent ou sont sortis. Ou bien la solidité de ces textes n’est qu’apparente, et les pressions sur les assureurs illustrent exactement l’ampleur de la supercherie qui ligote actuellement les Français ; les institutions étatiques préfèrent en passer par les moyens détournés…
On ne peut que souhaiter que les prochains développements de cette affaire apportent un peu d’éclairage sur la question.

samedi 2 mars 2013

Dépasser la démocratie

Extraits d'un petit livre capital  : "Dépasser la démocratie" par Frank Karsten et Karel Beckman, à commander ici.

Visiter le site : Dépasser la démocratie
(Mais bientôt sur l'Institut Coppet)




Citation d'H16 pour introduire le sujet : "À CHAQUE FOIS QUE L’ÉTAT FOURRE SON NEZ ET CRÉE DES CRIMES SANS VICTIMES, À CHAQUE FOIS QUE L’ÉTAT DÉCIDE DE CE QUI EST BON POUR CERTAINS EN LIEU ET PLACE D’EUX-MÊMES OU DES RESPONSABLES, À CHAQUE FOIS CELA SE TERMINE DE FAÇON CATASTROPHIQUE. À CHAQUE FOIS. À chaque putain de fucking fois."



"En réalité, dans son essence, la démocratie est une idéologie totalitaire, bien qu'elle ne soit pas aussi extrême que le nazisme, le fascisme ou le communisme. Par principe  aucune liberté n'est sacrée dans une démocratie, et chaque aspect de la vie de l'individu peut potentiellement être l'objet d'un contrôle étatique. Finalement, la minorité est complètement à la merci des souhaits de la majorité. Même si la démocratie possède une constitution limitant les pouvoirs de l'Etat, cette constitution peut être elle aussi amendée par la majorité. Le seul droit fondamental que vous ayez dans une démocratie, en plus du droit de vous présenter aux élections, est le droit de voter pour tel ou tel parti politique. Avec ce seul vote vous transmettez votre indépendance et votre liberté à la volonté de la majorité.
La véritable liberté est le droit de choisir de ne pas participer au système et ne pas avoir à payer pour le financer. En tant que consommateur, vous n'êtes pas libres si vous êtes obligé de choisir entre différents postes de télévisions, et peu importe s'il existe beaucoup de marques ou non. Vous n'êtes libres qu'à partir du moment où vous pouvez également choisir de ne pas acheter un poste de télévision. Dans une démocratie vous êtes obligé d'acheter ce que la majorité choisit -que cela vous plaise ou non.

(...)

Un marché de la gouvernance
(...)
Il y a en effet peu de choix et peu de concurrence sur le marché de la gouvernance. Les gens estiment qu'il est important que les entreprises se fassent concurrence. Ils souhaitent un marché libre et flexible pour les voitures, les vêtements et les assurances, avec de nombreux fournisseurs différents. Alors pourquoi pas un marché pour la gouvernance, où les gouvernements sont en concurrence, et où les citoyens peuvent facilement se déplacer vers une autre zone étatique pour vivre et travailler? Aujourd'hui, les gens peuvent se déménager dans une autre ville, mais puisque la plupart des impôts et des lois proviennent du gouvernement fédéral, cela ne change rien. Pour obtenir un autre type de gouvernance, les gens sont obligés d'émigrer, ce qui est un énorme obstacle.
(...)
En matière de gouvernance, la concurrence fait défaut. Comme les vrais monopoles, les hommes politiques ne veulent pas de concurrence en matière de gouvernance. Ils préfèrent que toutes les questions soient décidées collectivement au niveau central. "L'immigration illégale ne peut être résolue que dans un contexte européen", diront-ils. Ou encore : "La crise de la dette ne peut être combattue qu'au niveau international." Ou encore : "Le terrorisme ne peut être combattu que par une agence centrale puissante." Cependant, il y a beaucoup de petits pays dans le monde qui ne font pas partie des "blocs" et qui n'ont pas souffert de crises économiques ou de terrorisme. De même, nous sommes censés croire que l'éducation, la santé, la finance, l'assurance sociale, et ainsi de suite, doivent être coordonnées et réglementées au moins au niveau national. mais il n'y a aucune raison pour qu'il en soit ainsi.
La décentralisation serait bénéfique pour de nombreux groupes de la société. Avec l'autonomie locale, les penseurs progressistes peuvent apporter leurs idées progressistes dans la pratique et la pensée conservatrice peut faire de même avec ses valeurs, sans forcer les autres à s'adapter à son mode de vie. Les personnes qui souhaitent démarrer une communauté éco-hippie peuvent vivre selon leurs rêves. A leurs propres frais, bien sûr. Une communauté religieuse qui veut garder ses magasins fermés le dimanche peut le faire. Le principe du "une taille unique" est inutile et indésirable. La décentralisation, contrairement à la démocratie nationale, est un système de "vivre et laisser vivre". Alors laissons fleurir un millier de nations.

La diversité dans la gouvernance implique que les gens peuvent décider plus facilement sous quel système ils souhaitent vivre. Ils peuvent aller dans une autre municipalité ou une autre région s'ils désirent un mode de gouvernement différent. Une telle concurrence veille à ce que les dirigeants soient tenus responsables, ce qui n'est guère le cas quand l'influence d'un citoyen est limitée à des élections tous les quatre ans. Même si seulement quelques citoyens déménagent vers une autre zone géographique, les dirigeants seront fortement incités à améliorer leurs politiques.

Si tout n'est pas déterminé au niveau central, les régions peuvent tout de même choisir une direction qui convient à leurs particularités et à leurs préférences. Par exemple, une zone particulière peut choisir de réduire considérablement les impôts et la réglementation afin de stimuler l'activité économique. L'historien américain Thomas E. Woods souligne que la liberté politique s'est développée en Europe occidentale précisément en raison de la fragmentation et de la différenciation qui, historiquement, y régnait. La multitude de petits territoires a permis aux gens de fuir les lieux où régnait l'oppression en destination des lieux plus libres. Les dirigeants tyranniques se trouvent donc contraints de laisser plus de liberté."

mercredi 28 novembre 2012

Socialisme=criminels 18


samedi 20 octobre 2012

Dhimmitude étatique


Tweets d'XP : 

"L'Islam est LA religion de la paix. Elle n'a de cesse que d'éradiquer par l'épée la moindre source de conflit. Le Musulman qui veut égorger le caricaturiste du prophète est cohérent:quand on adhère à une religion de Paix, on ne supporte pas ceux qui plaident pour la satire, la polémique, c'est à dire le confit permanent, de basse intensité, domestiqué par l’habitude.

1/2 Quand un acteur ou un animateur TV millionnaire se disent contents de payer ses impôts; les crétins prennent ça pour du civisme.
2/2 Le vrai civisme consisterait à dire, «je ne veux plus payer d'impôts, mais je réclame la suppression des aides pour le cinéma et la TV."






Hier soir comme souvent, je regardais un ou deux reportages de Thalassa ; c'était cette fois-ci sur la Sicile et Palerme en particulier. Le reportage sur lequel je suis tombée (je venais de rentrer de la gare après récupération de mes deux pensionnaires) évoquait quelques figures locales qui s'opposent au péril de leur vie à la mafia.  Cela m'a inspirée cette réflexion et je m'en suis ouverte à mon mari au petit déjeuner.

La mafia italienne pourrait se comparer aujourd'hui à la dhimmitude qui gangrène les pays musulmans et à la pieuvre étatique qui nous étrangle chez nous. Je m'explique : dans les trois cas il s'agit  d'acheter la paix sociale, du moins c'est ainsi qu'on nous présente ce qui n'est plus un contrat depuis longtemps : chez les italiens, la mafia gère les sociétés locales et fait la loi, distribue du travail aux jeunes italiens, s'occupe des routes, de l'immobilier, des services publics. Evidemment ceci est le "deal" présenté sous un jour positif car en réalité le chômage règne, les boulots proposés sont ceux de criminels endurcis et rien ne fonctionne vraiment quand c'est géré par la mafia. En échange de quoi, les populations se doivent de payer une sorte d'impôt, le "Pizzo". Ceux qui ne paient pas sont en butte évidemment aux pires représailles qui vont de la simple menace ou intimidation à la destruction massive de biens (restaurant, entreprise, maison) ou à la perte de la vie. 
Chez les musulmans, les chrétiens qui ne paient pas les impôts supplémentaires dus à leur statut de "dhimmis" se voient aussi persécutés de mille façons. Là aussi, lorsqu'on voit en plus ce que propose cette religion, à savoir la Charia, on peut considérer légitimement que c'est payer un prix bien hors de propos pour survivre, tout simplement (dans la crainte absolue et sous le coup de lois inacceptables moralement).
Chez nous, si vous décidez de vous opposer à une taxation que vous estimez outrancière, hé bien vous finirez en taule avec confiscation de vos biens et de votre argent. J'ai un exemple simple à ce propos : chez Hashtable qui évoquait dans un énième texte le cas dramatique de notre Sécurité Sociale, une  entrepreneuse   expliquait dans les commentaires son combat pour sortir de ladite Sécu et assurer ses biens et son personnel ailleurs. Elle avait le droit pour elle -parce que oui : peu de gens le savent mais on n'est pas obligé aux yeux du droit européen de cotiser à la Sécu ! On peut cotiser ailleurs- mais les instances étatiques lui ont fait les pires ennuis face à sa légitime demande. Elle a fini par y arriver mais ça a été au prix de risques énormes pour ses entreprises et ses proches, c'est un fait, (dans le sens où se retrouver sous le coup de la loi peut détruire votre vie) et ça lui a coûté beaucoup de temps, d'argent ce qui n'est pas normal à priori lorsqu'on a une demande légitime et honnête.

Voilà où nous en sommes aujourd'hui : point n'est besoin de s'inquiéter d'un islam radical galopant chez nous, point n'est besoin de s'insurger des tentacules mafieuses qui gangrènent un de nos voisins européens, nous avons nous aussi notre poutre dans l'oeil et elle est si bien enfoncée que personne ne la voit ! Notre état nous esclavagise matériellement et surtout moralement, nous obligeant à nous soumettre à des lois (avortement, mariage gay aujourd'hui par exemple ou tout simplement un service d'Education nationale bien tordu)  que nous estimons inacceptables et auxquelles nous participons pourtant en tant que citoyens en payant nos impôts. Nous sommes les dhimmis de notre état.

lundi 16 avril 2012

Nouvelle Mission




Miss Pepper s’approcha des tables du bar  : "Au Pigeon Voyageur " et essaya de repérer Iron Man, Le Plus Grand Héros de Tous les Temps. Elle finit par l’apercevoir, assis et  manipulant fébrilement son portable.

-" Patron ! A y est, je suis là !

-Bon sang ! Je vous vois miss Potts, je ne suis pas aveugle » grommela le Héros sans lever la tête. (Il balança son portable flambant neuf à un fils de Miss Pepper en train d’administrer une raclée à l’un de ses frères, en disant : « reconfigure-moi ce truc, Pierre, j’y comprends rien… D’un geste vif, le gamin récupéra au vol l’engin et il le manipulait avec dextérité. « A y est, Chef, tout est ok, tu vas pouvoir twitter et jouer à la belote quasiment en même temps… glissa le petit avec un joli sourire, avant de repartir comme l’éclair se jeter dans une bataille homérique avec ses frères).

-J’ai traversé la France entière Patron, sur votre injonction pressante reçue dans un billet de Paloma notre pigeon-facteur. Vous m’avez demandée d’être discrète… A votre avis, j’en ai un peu trop fait ?"

Iron releva la tête et un silence stupéfait salua la digne secrétaire. Vêtue d’un tailleur vert et coiffée de son chignon improbable, bagouzée jusqu’au bout de chaque doigt, Miss Pepper était tout ce qu’il y a de plus endimanchée comme bourgeoise locale.

-« Pouvez pas ressembler à une espionne classique Miss Pepper ?! soupira XP. « Je sais pas moi, une tenue lycra noire, des porte-jarretelles affriolants, vingt ans de moins, bref, quelque chose d’un peu plus Jamesbondien…Pourquoi est-ce que je dois me coltiner une partenaire aussi… aussi hors d’usa… hors d’âge ??

-« Intemporelle », Patron, je préfère contredit Miss Pepper plus constipée que jamais dans la moue. Vous m’avez demandée de me déguiser au mieux pour me fondre dans la masse… J’ai prétexté une réunion de famille à l’occasion d’un baptême pour venir vous voir, c’est assez finaud n’est-ce pas » rit-elle, enchantée de sa propre ruse.

-Parfait, Miss Potts, parfait…" marmonna le Boss.

-"Mais, pour plus de vraisemblance, il vous faudra assister au baptême avec nous… 4 heures de cérémonie minimum, une quarantaine de signes de croix, idem pour les agenouillements…

-Quoi ?! Peut-on sortir de temps à autre fumer une clope ou boire un petit remontant ? Vous savez que cela m’est indispensable, je sauve le monde, moi, tout de même.

-Hum, je crois que ce sera impossible mais vous pourrez jouer avec la cire de votre cierge…

-Miss Potts, je vous le dis tout de go : Le Combat que Nous Menons Pour la Survie de L’Occident nécessite des Qualités Surhumaines…

-Voui, Patron, justement, c’est très surhumain toussa, c’est même quelque part assez spirituel…

-Ne m’interrompez pas avec vos remarques oiseuses et confites ! Seul un Iron Man a les capacités requises pour percevoir toute la difficulté des épreuves imposées ! Mais je ne faillirais pas ! Garçon ! Un sirop de grenadine siouplait !

-Oh, XP, vous prenez la boisson la plus énergisante qui soit, celle qu’on réserve pour les plus grandes batailles ! Vous avez raison ! Il nous faut être prêt à tout ! Bon, pendant que vous jouez avec votre paille, je vous livre les dernières infos vitales… Notre ennemi implacable, le CAB, a pris un nouveau pseudo que nos services ont réussi, au prix de mille difficultés, à dévoiler : il s’agit de l’Etatiste !

-Allons bon ! Qu’est-ce que ce bestiau là ?

-Un être hybride des plus pervers, parasite notoire, qui se scotche sur n’importe quel individu  et lui pille tout ce qu’il possède, son sang, son esprit, sa vie, ses chaussettes, son slip… En lui faisant croire que ce pillage est Vertueux et Bon et Nécessaire ! Nos ennemis se servent de nos capacités, de notre générosité, de notre résistance, pour nous détruire...(1)

-Rhaa ! Effrayant ! Les dernières mutations de notre adversaire sont proprement hallucinantes ! Qui a pu le percer à jour ?

-Bah, il ne fait pas à proprement parler de l’équipe Ilysienne mais c’est un génie dans son genre, il s’appelle Nicomaque ! Je peux vous le présenter, il est ici, je l’ai convaincu de m’accompagner… Simplement il n’a pas voulu monter en bétaillère, (je n’ai pas trop compris pourquoi) il m’a expliqué qu’il tenait trop à la vie… Nous avons dû prendre le train, ce qui n’a pas été une mince affaire, j’ai dû user de tout ce que j’avais appris en cours de self-défense pour arriver vivante jusqu’ici… Traverser le jardin à l'anglaise du Bien-Vivre-Ensemble c'est à dire la jungle Multiculturelle est devenu risqué vous savez…
Bref, Nicomaque décrit cette mutation de l’Etatiste : « Loin d’être l’affrontement de deux visions opposées de la politique, l’opposition entre Hobbes et Rousseau propose en fait deux versions peu différentes d’un même dogme : celui de l’étatisme ou de l’État comme fin et non comme moyen. L’un défend la souveraineté absolue du Prince, l’autre la souveraineté absolue de la volonté générale, c’est-à-dire du législateur. On ne trouvera ni chez Hobbes, ni chez Rousseau, une philosophie du gouvernement limité, ni même une philosophie de la protection des droits individuels, en particulier du droit de propriété. » (2)

- Confondant d’horreur… A t-il une proposition pour l’éradication radicale de ce monstre pervers et polymorphe ???

- Pas exactement, un de ses confrères, nommé Hashtable a un avis personnel qui peut interpeller certains : « Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre, c’est :« Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »Ma réponse : non. Non, non et non, vous ne sauverez pas l’Etat Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays. Mais surtout, pourquoi, pourquoi, pourquoi voulez-vous sauver ça ? »(3)

-Mmm… oui c’est assez clair… voter aujourd’hui c’est apporter sa pierre ou plutôt sa contribution à l’Etat, ce Léviathan, quel qu’il soit… Quand on vote massivement, on n’a plus le choix qu’entre Hobbes et Rousseau, pour une raison simple : comment peut-on espérer le recul de l’Etat d’une participation massive aux élections des gens de l’Etat, comment peut-on croire qu’un recul de la « volonté générale » pourrait être le fruit d’une volonté générale ??
Quand on vote, on participe à l'expression de la volonté générale, et on plébiscite donc par ce choix le principe de volonté générale.
(4) Tout ceci est bien embarrassant… N’y a-t-il donc aucun autre moyen que l’Etat pour se tirer d’affaire des …étatistes ??

-Oh ! A dire vrai, un Etat fortement dégraissé et encadré (par exemple comme c’est le cas encore un peu aux Etats-Unis) serait une solution envisageable mais évidemment cela demande un retournement des consciences que personne n’a la capacité d’opérer aujourd’hui chez nous… Les libéraux répliquent qu’il existe une alternative à l’autorité centrale dont ils dénoncent les nombreux effets pervers, pour faire régner l’ordre dans une société.(5) Quelques voix, donc, s’élèvent, comme la vôtre, Iron Man, ou bien celles, internautiques, comme Hashtable, Kaplan, Marchenoir, Contrepoints, Institut Coppet, le Libéralisme pour les nuls ou bien encore des productions écrites comme le Dictionnaire du libéralisme dirigé par Mathieu Laine, qui aident les jeunes esprits (ou les moins jeunes) à oser imaginer ce qui leur paraît encore de l’ordre de la folie : une vraie promotion de l’individu responsable de ses actes…
Il y a aussi des actions plus militantes possibles grâce à des associations comme Contribuables Associés, SOS Education, Institut pour la Justice : elles obligent, par un lobbying entrepris directement auprès de chaque individu (c’est la clé de leur succès, retrouver le contact auprès de chaque personne et demander à chacune, une par une, de s’engager), elles obligent les étatistes de tout poil à promouvoir des lois ou des réformes qui iraient dans le bon sens c'est-à-dire pas dans celui de nos pillards… La plupart des lois votées aujourd’hui, cette inflation législative est uniquement promue pour que nos étatistes ou voleurs de grand chemin plument toutes les personnes dans un cadre légal c'est-à-dire en toute tranquillité…

Adhonc, le vote pour les moins corrompus d’entre eux, ceux qui semblent permettre une -même très vague- préparation d’un terrain plus libéral dans notre pays, c’est sans doute ce à quoi nous sommes réduits pour le moment. Promouvoir au mieux l’ordre spontané… Toute perturbation de l’ordre spontané par l’Etat réduit les libertés, porte atteinte à la prospérité et engendre des effets pervers. Et prétendre que le libéralisme traduit une absence de règles témoigne d’une complète incompréhension de l’ordre naissant, spontanément, des actions de chacun et des interactions des hommes entres eux, (6) c’est un fait…. Tout ceci est bien maigre, certes, mais il faut croire qu’une fois que les étatistes auront tout pillé qu’il ne restera plus rien, peut-être alors que certains esprits mieux préparés (de façon souterraine mais active !) que d’autres grâce à toutes ces associations ou centres de réflexion, pourront agir pour relever notre pays… Et surtout se relever eux-mêmes.

-Miss Potts c’est un peu long et pénible comme votre veillée pascale tout  ce que vous suggérez, je le crains…

-Justement, pendant cette dernière, nous verrons qu’après les ténèbres luit toujours la Vraie Lumière…"
1/citation tirée de La Grève, Ayn Rand
2/citation tirée de chez Nicomaque
3/citation tirée de chez Hashtable
4/citation tirée d’un commentaire d’XP
5/citation tirée du Dictionnaire du libéralisme, ds la préface de Mathieu Laine
6/citation tirée du Dictionnaire du libéralisme, ds la préface de Mathieu Laine


lundi 26 mars 2012

Hashtable, ce que la France pourrait faire