"L'amour est aveugle, dit-on. Le sexe est sourd à la raison et nargue le pouvoir de tous les philosophes. Mais le choix sexuel d'un homme est le résultat et la somme de ses convictions les plus profondes. Dites-moi quelles femmes attirent sexuellement un homme et je vous dirai quelle est sa philosophie de la vie. Montrez-moi la femme avec laquelle il couche et je vous dirai ce qu'il pense de lui-même. En dépit de tous les discours trompeurs qu'on a entendus sur l'altruisme, l'acte sexuel est un paroxysme d'égoïsme, sa seule justification étant le plaisir. Imaginez un peu celui qui aurait des relations sexuelles dans un esprit de charité! L'acte sexuel exige de sentir merveilleusement bien, pas avili, d'avoir la certitude d'être désiré et désirable. C'est un acte qui met l'homme à nu, aussi bien d'esprit que de corps, et qui l'oblige à accepter son vrai moi. Il sera toujours attiré par une femme qui incarne à ses yeux la vision secrète qu'il a de lui-même, la femme dont l'abandon lui permettra d'éprouver -ou de feindre- l'estime qu'il a pour lui-même.L'homme conscient et fier de sa valeur recherche une femme qu'il peut admirer, la plus forte, la plus difficile à conquérir, parce que seule la possession d'une femme exceptionnelle lui donnera un sentiment d’accomplissement, pas celle d'une petite écervelée.
(...)
Il ne cherche pas à se valoriser à ses propres yeux, mais à exprimer toute sa valeur.
(...)
Voyez quel épouvantable gâchis la majorité des hommes font de leur vie sexuelle, et voyez le tissu de contradictions qui tient lieu de philosophie morale. Tout est lié. L'amour n'est pas autre chose que l'expression de nos exigences. L'homme qui trahit ses valeurs, qui manque d'idéal, qui envisage l'amour, non comme la sublimation de soi, mais comme la négation de soi, qui ne vise plus la fierté, mais la pitié, la douleur, la faiblesse ou le sacrifice, qui affirme que l'amour le plus noble se fonde, non sur l'admiration mais sur la charité, non sur des valeurs, mais sur des faiblesses, cet homme-là se coupe en deux. Son corps ne lui obéira plus, ne réagira plus, le rendra impuissant face à la femme qu'il déclare aimer et le poussera dans le lit d'une putain."
(Ayn Rand, "La Grève")
mercredi 1 février 2012
dimanche 29 janvier 2012
Me refuseras-tu
« Le destin ordinaire des hommes n’est-il pas de chercher très loin, et souvent au péril de leur vie, ce qu’ils avaient , sans le savoir à portée de la main ? » ( p.94, Les Prédestinés, de Bernanos ).
Mon Dieu, mon Dieu, je t’appelle tous les jours
Mon Dieu, mon Dieu, je t’appelle toutes les nuits
Je crie, j’hurle, je pleure, point de non-retour,
Je gémis comme un enfant, et ma plainte t’ennuie…
Je promets la lune, les étoiles, la mort et la vie
Je jure de traverser l’enfer brûlant et ses monstres
Je brandis l’épée de la justice jusqu’aux cieux infinis
Je suis une guerrière ! On me suit par vaux et par monts.
Et tu me dis, Seigneur, à cet instant d’éternité
« Me refuseras-tu. »
Un jour, je dormais, épuisée, sous le large feuillage,
Un jour, je contemplais, émerveillée, le beau rivage
Une nuit, j’aimais, apaisée, l’homme humble et sublime
Une nuit, je consolais, lassée, l’enfant qui a peur et qui crie
Je luttais couverte de blessures, l’épée étincelante
Bien en main, invaincue, invincible et colère
Les ténèbres sont mon territoire, lieux éclatants,
Où Ta gloire resplendit, Seigneur ; j’étais fière !
Et tu me dis, Seigneur, à cet instant d’éternité
« Me refuseras-tu. »
Que veux tu, oh Dieu Puissant, que je ne t’ai donné ?
Je t’ai offert, mon combat, toutes mes souffrances
Mes blessures non cicatrisées qui ruissellent de sang
Mon bonheur exaltant de servir mon Bien-Aimé
Et tu me dis, Seigneur, à cet instant d’éternité
« Me refuseras-tu. »
Oui, Me refuseras-tu tes humbles joies et petits soucis,
Tes travaux quotidiens, ta cuisine, tes tâches ménagères,
Ton linge à laver, à repasser, ton linge dans la buanderie,
Les bains à donner, les dîners, tout le sel de TA terre.
Me refuseras-tu la mère de famille et non pas la guerrière,
L’épouse attentive, toujours, au retour du mari
La maman et les devoirs des enfants, jamais de répit
La femme choisie par son homme dont elle est si fière.
Me refuseras-tu tes colères et tes peurs, angoisses et cris
Tes rages incontrôlées, tes paroles et ta langue de vipère
Ta paresse quotidienne, tes petits trucs et mesquineries
Ton regard critique pour tes propres enfants et leur père
Tes envies d’ailleurs, ton incessant désir d’une autre vie
Ta fatigue lourde et pesante, le désespoir qui t’enserre
Chaque jour, s’être sans doute trompé d’alchimie
La vieillesse qui arrive, n’avoir rien vécu, mes frères !
Oui, Me refuseras-tu, mon enfant, ma chérie, ta vie ?
| soleil couchant janvier 2012 |
Mon Dieu, mon Dieu, je t’appelle tous les jours
Mon Dieu, mon Dieu, je t’appelle toutes les nuits
Je crie, j’hurle, je pleure, point de non-retour,
Je gémis comme un enfant, et ma plainte t’ennuie…
Je promets la lune, les étoiles, la mort et la vie
Je jure de traverser l’enfer brûlant et ses monstres
Je brandis l’épée de la justice jusqu’aux cieux infinis
Je suis une guerrière ! On me suit par vaux et par monts.
Et tu me dis, Seigneur, à cet instant d’éternité
« Me refuseras-tu. »
Un jour, je dormais, épuisée, sous le large feuillage,
Un jour, je contemplais, émerveillée, le beau rivage
Une nuit, j’aimais, apaisée, l’homme humble et sublime
Une nuit, je consolais, lassée, l’enfant qui a peur et qui crie
Je luttais couverte de blessures, l’épée étincelante
Bien en main, invaincue, invincible et colère
Les ténèbres sont mon territoire, lieux éclatants,
Où Ta gloire resplendit, Seigneur ; j’étais fière !
Et tu me dis, Seigneur, à cet instant d’éternité
« Me refuseras-tu. »
Que veux tu, oh Dieu Puissant, que je ne t’ai donné ?
Je t’ai offert, mon combat, toutes mes souffrances
Mes blessures non cicatrisées qui ruissellent de sang
Mon bonheur exaltant de servir mon Bien-Aimé
Et tu me dis, Seigneur, à cet instant d’éternité
« Me refuseras-tu. »
Oui, Me refuseras-tu tes humbles joies et petits soucis,
Tes travaux quotidiens, ta cuisine, tes tâches ménagères,
Ton linge à laver, à repasser, ton linge dans la buanderie,
Les bains à donner, les dîners, tout le sel de TA terre.
Me refuseras-tu la mère de famille et non pas la guerrière,
L’épouse attentive, toujours, au retour du mari
La maman et les devoirs des enfants, jamais de répit
La femme choisie par son homme dont elle est si fière.
Me refuseras-tu tes colères et tes peurs, angoisses et cris
Tes rages incontrôlées, tes paroles et ta langue de vipère
Ta paresse quotidienne, tes petits trucs et mesquineries
Ton regard critique pour tes propres enfants et leur père
Tes envies d’ailleurs, ton incessant désir d’une autre vie
Ta fatigue lourde et pesante, le désespoir qui t’enserre
Chaque jour, s’être sans doute trompé d’alchimie
La vieillesse qui arrive, n’avoir rien vécu, mes frères !
Oui, Me refuseras-tu, mon enfant, ma chérie, ta vie ?
jeudi 26 janvier 2012
Si l'on veut progresser vers la vérité, il faut renoncer à la certitude.
"Si l'on veut progresser vers la vérité, il faut renoncer à la certitude. Il faut poser en thèse que toute vérité scientifique peut être remise en cause, par des faits, par des raisonnements, par des paradigmes nouveaux qui ouvriront à l'esprit humain des perspectives qu'il ne pouvait même pas imaginer à l'étape précédente, dans un processus aux infinis rebondissements, processus que l'on peut considérer comme l'équivalent épistémologique de l'épectase théologique de saint Grégoire de Nysse.
Cette idée est née, croyons-nous, sur un terreau chrétien. Elle parcourt les grands débats européens sur la tolérance qui ont eu lieu au Moyen-Âge (Abélard, Nicolas de Cuse...), au temps de l'humanisme (Pic de la Mirandole, Montaigne, Bodin...) et aux XVIIe-XVIIIe siècles (Grotius, Milton, Locke, Bayle...). Chaque fois, dans ces débats, on note que l'intolérance vient de la prétention à l'infaillibilité, et l'on souligne le caractère incomplet de toute connaissance humaine. On s'appuie sur l'opposition paulinienne entre l'esprit et la lettre. Dire que la lettre "tue" revient à affirmer la thèse de l'inadéquation de toute forme à la vérité substantielle, laquelle, donc, ne peut être qu'approchée. On cite la Bible qui dit que Dieu seul "sonde les coeurs et les reins", ce qui revient à dire qu'il y a toujours d'autres vérités au-delà de celles sur lesquelles l'homme peut mettre la main, et même lorsqu'il s'agit de sa propre existence. C'est en vertu de l'idée que la vérité, pour le chrétien, est insaisissable, que l'on combat les positions chrétiennes par trop dogmatiques. Avant qu'il puisse voir Dieu au Ciel, l'homme est dans l'obscurité. Si donc il prétend avoir une vision si complète du dogme chrétien qu'il soit certain qu'autrui est dans l'erreur et, à ce titre, puisse lui faire violence, il se gonfle d'un orgueil coupable.
Certes, pendant que les sages discutent ainsi de l'incertitude des choses, des milliers de chrétiens s'entretuent dans les guerres de Religion. Mais lesquels sont les plus chrétiens? Les foules persécutrices de la Saint-Barthélémy qui ressemblent à toutes les foules persécutrices de tous les temps- toutes religions confondues- ou les Erasme, les Mélanchton, les Montaigne, et les Pascal?
Le texte de Pascal sur les Deux infinis met en évidence que cette situation ontologiquement et épistémologiquement instable de l'homme fait sa fécondité intellectuelle. Le "roseau" qu'est l'homme est "pensant". Et c'est dans ce contexte que Pascal se risque, d'un même élan, aux hypothèses les plus novatrices en matière scientifique et au "pari" de la foi."
(Philippe Nemo, "La belle mort de l'athéisme moderne")
Cette idée est née, croyons-nous, sur un terreau chrétien. Elle parcourt les grands débats européens sur la tolérance qui ont eu lieu au Moyen-Âge (Abélard, Nicolas de Cuse...), au temps de l'humanisme (Pic de la Mirandole, Montaigne, Bodin...) et aux XVIIe-XVIIIe siècles (Grotius, Milton, Locke, Bayle...). Chaque fois, dans ces débats, on note que l'intolérance vient de la prétention à l'infaillibilité, et l'on souligne le caractère incomplet de toute connaissance humaine. On s'appuie sur l'opposition paulinienne entre l'esprit et la lettre. Dire que la lettre "tue" revient à affirmer la thèse de l'inadéquation de toute forme à la vérité substantielle, laquelle, donc, ne peut être qu'approchée. On cite la Bible qui dit que Dieu seul "sonde les coeurs et les reins", ce qui revient à dire qu'il y a toujours d'autres vérités au-delà de celles sur lesquelles l'homme peut mettre la main, et même lorsqu'il s'agit de sa propre existence. C'est en vertu de l'idée que la vérité, pour le chrétien, est insaisissable, que l'on combat les positions chrétiennes par trop dogmatiques. Avant qu'il puisse voir Dieu au Ciel, l'homme est dans l'obscurité. Si donc il prétend avoir une vision si complète du dogme chrétien qu'il soit certain qu'autrui est dans l'erreur et, à ce titre, puisse lui faire violence, il se gonfle d'un orgueil coupable.
Certes, pendant que les sages discutent ainsi de l'incertitude des choses, des milliers de chrétiens s'entretuent dans les guerres de Religion. Mais lesquels sont les plus chrétiens? Les foules persécutrices de la Saint-Barthélémy qui ressemblent à toutes les foules persécutrices de tous les temps- toutes religions confondues- ou les Erasme, les Mélanchton, les Montaigne, et les Pascal?
Le texte de Pascal sur les Deux infinis met en évidence que cette situation ontologiquement et épistémologiquement instable de l'homme fait sa fécondité intellectuelle. Le "roseau" qu'est l'homme est "pensant". Et c'est dans ce contexte que Pascal se risque, d'un même élan, aux hypothèses les plus novatrices en matière scientifique et au "pari" de la foi."
(Philippe Nemo, "La belle mort de l'athéisme moderne")
lundi 23 janvier 2012
Nouvelles indispensables de l'Elite.
Après
une semaine de régime-Muller, Iron Man revient un matin au bureau de l'Elite,
pâle, amaigri mais la mine plus exaltée que jamais.
-Z'avez l'air...bien, Patron, avance prudemment Miss Potts.
- Ne m'adressez plus la parole, perfide! Vous m'avez envoyé à une quasi-mort certaine avec ce Doktor de malheur! Je ne dois ma survie qu'à mon exceptionnelle vigilance et quelques bons potes qui ont pu m'approvisionner un peu en liqueurs diverses...
- Au fait, Terby demande s'il peut passer vous voir... Il a repéré non loin de votre habitation secrète une mystérieuse apparition inquiétante et sans doute gauchiste. Enfin, c'est ce qu'il m'a bredouillé entre deux hoquets aux relents alcoolisés qui m'ont incommodée, il faut le dire. Patron, je me demande si cette élite-là est vraiment nécessaire à la sauvegarde du Monde Libre... j'avoue ma perplexité..
- Vous ne comprenez rien à rien aux affres de la création, vous n'êtes qu'une femme, Miss Pepper! J'appelle Terby, mon fidèle d'entre les fidèles immédiatement... C'est où qu'il est le téléphone??
- Laissez Patron, j'envoie un message à toute la bande... Rhaaa c'est pénible ces jours-ci pour aller sur le site de l'élite, ça rame énormément*. Cela fait deux fois que je contacte le service-courrier, lisez mon appel :
-Z'avez l'air...bien, Patron, avance prudemment Miss Potts.
- Ne m'adressez plus la parole, perfide! Vous m'avez envoyé à une quasi-mort certaine avec ce Doktor de malheur! Je ne dois ma survie qu'à mon exceptionnelle vigilance et quelques bons potes qui ont pu m'approvisionner un peu en liqueurs diverses...
- Au fait, Terby demande s'il peut passer vous voir... Il a repéré non loin de votre habitation secrète une mystérieuse apparition inquiétante et sans doute gauchiste. Enfin, c'est ce qu'il m'a bredouillé entre deux hoquets aux relents alcoolisés qui m'ont incommodée, il faut le dire. Patron, je me demande si cette élite-là est vraiment nécessaire à la sauvegarde du Monde Libre... j'avoue ma perplexité..
- Vous ne comprenez rien à rien aux affres de la création, vous n'êtes qu'une femme, Miss Pepper! J'appelle Terby, mon fidèle d'entre les fidèles immédiatement... C'est où qu'il est le téléphone??
- Laissez Patron, j'envoie un message à toute la bande... Rhaaa c'est pénible ces jours-ci pour aller sur le site de l'élite, ça rame énormément*. Cela fait deux fois que je contacte le service-courrier, lisez mon appel :
-"Chère Elite,
ça déconne toujours autant sur votre site : on y accède mais après avoir poireauté des plombes...Mais l'élite et l'informatique, hein...Une lectrice hystérique (non, ce n'est pas un pléonasme! Rustre.)"
ça déconne toujours autant sur votre site : on y accède mais après avoir poireauté des plombes...Mais l'élite et l'informatique, hein...Une lectrice hystérique (non, ce n'est pas un pléonasme! Rustre.)"
Le Sorpasso m'a répondu :
"-Chère lectrice Térique, j'ignore quelles sont les
origines de ces ralentissements, JL Mélenchon est suspect par principe, selon
la formule consacrée. Je note que vous écrivez des mails revendicatifs à
12h 01, heure à laquelle 9 malheureux enfants anémiques et un époux à
bout attendent affamés leur modeste pitance, ce qui vous fait chuter d'au moins
plusieurs rangs dans le classement des mères&épouses modèles collection
printemps-été 2012. Ressaisissez-vous !Votre dévoué,chargé des
plaintes&complaintes vaginocratiques et autres problèmes
pleino-lunaires,IS. "
Le Plus Grand Héros de Tous Les Temps
s'impatiente : "JL Mélanchon?? Serait-ce lui que Terby aurait entrevu non
loin de chez moi?? "
Terby, dûment contacté malgré les interférences, finit
par rappliquer himself chez Miss Potts. Il explique alors : "Nan, nan moi
j'ai rien vu personnellement mais un de mes contacts, un certain Gil (Rhiiiill
pour les intimes) ou Didier-la-Saumure je ne sais plus trop m'a dit il y a deux
jours : "Y a une traîtresse marxiste qui se fait passer
pour une brune néo fachiste tendance école autrichienne à gros seins. Faut que
XP fasse gaffe et l'élite aussi."
Iron Man se tourne brusquement l'air soupçonneux vers
sa secrétaire puis hoche la tête : "hum non ça risque pas d'être vous Miss
Potts, y aurait bien vaguement un verni autrichien chez vous mais pour le reste
et les nichons en particulier ça le fait pas."
- "Vous m'en voyez soulagée" rétorque
aigrement Miss Pepper vexée.
"Tout ceci est décevant" soupirent en choeur
les membres de la fine équipe arrivée au pas de course à la transmission de la
"mise en garde" du contact Gillien au cerveau reptilien. Lounès jure
à haute voix témoignant ainsi de son dépit : "P***! Une autrichienne à
gros seins! C'est exactement ce qu'il me faut!" JMM renchérit :
"Et moi donc!"
-"Tout de même, messieurs, une traîtresse objecte
timidement Miss Potts.
- Ben quoi une traîtresse?! Une vraie femme, voilà tout"
conclut VV.
* Ce soir, tout a l'air de fonctionner normalement sur Ilys.
* Ce soir, tout a l'air de fonctionner normalement sur Ilys.
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humour,
Ilys,
Miss Pepper
vendredi 20 janvier 2012
Marche pour la Vie, à partir de 14h30, Place de l'Opéra, Paris.
Renseignements sur la Marche pour la Vie.
Argumentaire contre l'avortement chez Nicomaque :
"Comme Ron Paul, je suis personnellement convaincu que la vie humaine, avec ses droits inaliénables, commence dès la conception et que l’avortement est donc immoral. Si on me demande pourquoi, j’ai l’habitude de développer devant mes élèves l’argument suivant :
Au XVIe siècle, Las Casas a combattu l’esclavage des Indiens par les conquérants espagnols. Dans sa controverse avec Sepulveda à Valladolid, il affirme que, bien que les Indiens n’ont pas encore atteint le même degré de civilisation technologique et les connaissances scientifiques des Espagnols, ils ont le potentiel pour l’atteindre si on leur donne le temps et l'opportunité. Un être humain ne peut donc jamais être considéré comme « sous humain » en raison de son faible développement s’il possède le potentiel pour atteindre un degré supérieur de développement dans le futur. La potentialité d'atteindre un niveau complet de développement est un indice suffisant pour établir la nature d’un être.
Ce raisonnement peut être appliqué à l’embryon. Ainsi, le fait que l’embryon ait le potentiel pour atteindre un degré complet de développement humain est suffisant pour établir son humanité. Le fait qu'il n'ait pas encore atteint son plein développement n'est pas l’indice d’une nature inférieure, mais seulement une indication de son immaturité. Un enfant à naître ne peut donc pas être considéré comme « sous-humain », pas plus que les Indiens. Il a les mêmes droits que n’importe quelle personne humaine et ses droits doivent être protégés.
Si donc l'avortement est bien une agression contre un être humain en développement, pleinement sujet de droits, alors il est de la compétence du législateur de l'interdire, au même titre que le crime, le viol ou toute autre atteinte aux droits fondamentaux de la personne.
Pour autant, on ne peut pas forcer une femme à garder un enfant dont elle ne veut pas. Elle doit alors pouvoir le donner à des couples sans enfant. L’alternative à l’avortement c’est l’adoption. Malheureusement l’'Etat s’est arrogé le monopole du marché de l'adoption. Il y a tellement de réglementations en France qu'adopter devient quasiment impossible, toujours à cause de cette fausse philanthropie du législateur qui se croit chargé de faire le bonheur de l'humanité ! Il est temps de privatiser ce marché et de confier à des associations familiales indépendantes (non subventionnées comme elles le sont aujourd’hui !) le soin de gérer ce marché en édictant des règles déontologiques protégeant les enfants contre tout abus."
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