"Malheureusement, rien ne pousse les psychothérapeutes à trouver ce qui marche rapidement et facilement. Dans la plupart des activités professionnelles, on paie les gens quand ils réussissent ce qu'ils ont entrepris. Mais en psychothérapie, on vous paie à l'heure, qu'il y ait eu quelque chose d'accompli ou non. Si une thérapeute est incompétent, il gagne plus que celui qui peut réaliser le changement rapidement. De nombreux thérapeutes se font même une règle de ne pas être efficaces. Ils pensent qu'influencer une personne directement est une manipulation et que c'est négatif.C'est comme s'ils vous disaient : "Vous me payez pour vous influencer. Mais je ne vais pas le faire parce que ce n'est pas ce qu'il faut faire." Quand j'avais des clients, je faisais toujours payer au changement plutôt qu'à l'heure et seulement lorsque j'obtenais des résultats. C'était plus motivant.
Les raisons invoquées par les thérapeutes pour justifier leurs échecs sont vraiment choquantes, comme par exemple : "Il n'était pas prêt à changer." C'est une bien piètre excuse. S'il "n'est pas prêt", comment justifier de le voir semaine après semaine et de le faire payer? Plutôt dire à la personne de rentrer chez elle et de revenir quand elle sera "prête"! J'ai toujours pensé que si quelqu'un "n'était pas prêt à changer", mon rôle était de le préparer à changer.
Imaginez que vous confiez votre voiture à un mécanicien, qu'il travaille dessus plus de deux semaines, mais qu'elle ne fonctionne toujours pas. S'il vous dit : "La voiture n'était pas prête à changer", vous n'accepterez pas cette excuse, je suppose. Pourtant, c'est ainsi que les thérapeutes s'en sortent généralement.
L'autre motif souvent invoqué est que le client "résiste". Imaginez que votre mécanicien vous annonce que votre voiture "résiste" : "Votre voiture n'était pas assez mûre pour supporter un travail sur sa soupape. Rapportez-la la semaine prochaine, nous essayerons encore." Vous n'accepteriez jamais une excuse pareille. De toute évidence, soit les réparations qu'il essaie de faire n'ont aucun rapport avec le problème, soit il utilise les mauvais outils. Il en va de même avec le changement thérapeutique ou éducatif. Les thérapeutes et les enseignants efficaces arrivent à préparer les gens au changement, et quand ils font ce qu'il faut, ils ne rencontrent aucune résistance. Malheureusement, la plupart des individus ont une tendance perverse. Lorsqu'ils font quelque chose qui ne marche pas, en général ils persistent davantage, plus longtemps, ou plus souvent. Quand un enfant ne comprend pas quelque chose, son père ou sa mère va hurler exactement la même phrase au lieu d'essayer d'autres mots. Et quand la punition ne modifie pas le comportement d'une personne, la conclusion habituelle est que ce n'était pas suffisant, donc qu'il faut punir davantage.
J'ai toujours pensé que si quelque chose ne marchait pas, c'était peut-être une indication qu'il fallait faire autre chose! Si vous savez que quelque chose ne marche pas dans un cas précis, n'importe quoi d'autre aura de meilleures chances de réussir que de persister avec cette même chose."
Un cerveau pour changer- Comprendre la Programmation Neuro-Linguistique, de Richard Bandler, éditions Pocket Evolution
"Apocalypse ne signifie évidemment pas "fin-du-monde-catastrophe-généralisée, etc.",le mot signifie au contraire la révélation de la présence divine dans le monde."*** " Toute littérature est un écho du Verbe, qu’on le veuille ou non."(Dantec) *** l’Art, qu’il soit littéraire ou plastique, n’exprimait jamais rien d’autre, à ses yeux, que l’idée que la partie n’est jamais et n’est pas jouée (Muray)***"la vérité ne peut-être obtenue qu'au prix de renoncer à la certitude" (Nemo)
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vendredi 18 février 2011
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