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jeudi 4 avril 2013

"Le lait peut être renversé par Perette"



Ce commentaire de Nicolas pris sur Ilys sous le texte "Question de priorités" par Hank


Nicolas
C’est amusant que vous illustriez ça par des ruines. En 1979, Yves Stourdzé écrit un petit livre vertigineux, incompréhensible et capital, qu’il intitule Les Ruines du futur. C’est pour ça que la gauche, ou peu importe comment on veut appeler cela, ne peut pas gagner : nous vivons dans les ruines du futur qu’elle a rêvé. Et nous vivrons demain dans les ruines du futur qu’elle rêve aujourd’hui. Ca foire toujours, et de plus en plus. Il faudrait citer des passage entiers, je n’ai pas le courage,mais je prend quand même le petit et long volume de Sens & Tonka, vert fluo et violet sur une étagère pas très loin, entre les vieux classici Oscar Mondadori de Dante et un volume démembré de Kiel et Tanger.
Les premières lignes du premier chapitre : « En finirons-nous avec les notions de régulation et d’harmonie. Ecrabouiller le visage souriant d’un petit chaperon rouge sans problèmes. Achever ces condensés d’équilibre béat qui recouvrent le champ de l’économie : le lait peut être renversé par Perrette. »
Or la gauche, c’est justement l’idée que le lait ne doit ni ne peut être renversé par Perrette. De Fichte à Marx et jusqu’à la dégénérescence du socialisme français, y compris sa version de droite qu’illustre le FN, l’idée c’est qu’il faut faire en sorte que Perrette ne renverse rien, qu’on doit pouvoir calculer, réglementer, faire de l’économétrie ou mettre des droits de douane pour que Perrette ne renverse pas le lait. Mais c’est peine perdue : elle peut toujours le renverser. Et de plus en plus à mesure de leurs efforts, puisque ces efforts tendent à une abstraction toujours plus grande, à une virtualisation de tout via l’information et l’informatique qui envahissent tout à proportion de leur volonté de contrôle multipliée. Or ça leur échappe à la fois par le bas, par le réel, et par le haut, par la plasticité de l’information généralisée qui devient un outil pour tous, et plus seulement pour eux.
Dans le même temps qu’il fait son tableau pour tout rationaliser, Fichte doit fermer son Etat. Mais les frontières restent poreuses, quoi qu’il en dise sur son papier. L’argent omnivalent qui semblait tant faciliter son décompte échappe, se cache, se transforme. Son tableau lui-même, celui qui doit décrire tous les mouvements économiques pour permettre de les contrôler et de les organiser dans le délire harmoniste et régulateur, devient un facteur dont la complexité même permet de tricher avec lui. Les gens planquent leur or et apprennent à tricher avec les colonnes de chiffres.
On les attend pour les traiter de fachos et les mettre dans la colonne correspondante de la partie du tableau qui gère la politique, et ils arrivent avec des ballons bleus et roses au lieu des croix gammées. On veut les traiter de cathos, mais il reste si peu de cathos, et si peu convaincus, que ça ne fait plus peur à assez de monde pour que ce soit efficace.
Ils tiennent à leur ruine ? à leur rêve ruiné ? qu’ils le gardent. On leur laisse. A nous les marges de ces ruines qui sont entre temps devenues textuelles, les endroits abandonnés où ces ruines redeviennent matériau pour des processus de digestion, de métamorphose, pour des micro-avalanches qui sapent un peu les fondements de leurs belles ruines, selon l’image qu’on veut employer. En sachant que la nostalgie des temps merveilleux où c’était grand édifice contre grand édifice est menteuse ; ça a toujours été des combats dans les ruines, avec une nostalgie des palais qui était logique, rêvée, reconstruite après coup, pas chronologique ni historiquement – empiriquement – vraie.
Après vous faites ce que vous voulez, mais appuyer son fusil sur une pierre pour viser la ruine d’en face, c’est amusant. Les ruines sont à eux. Toujours. Par définition. Et nous cherchons à les prendre pan de mur par pan de mur, certains en proie à une nostalgie trompeuse de ce qu’ils appelleront civilisation ou je ne sais quoi qui n’était pas des ruines avant, voilà plus ou moins longtemps ; d’autre moins sensibles à cette nostalgie pour ce qu’ils croient n’avoir jamais existé, ou du moins pas comme la nostalgie des ruines le leur présente ; d’autres enfin qui rêvent de bâtir sur les ruines qu’ils prendront – en général ceux-là finiront par faire eux-mêmes des constructeurs de ruines assez passables.

samedi 2 mars 2013

Dépasser la démocratie

Extraits d'un petit livre capital  : "Dépasser la démocratie" par Frank Karsten et Karel Beckman, à commander ici.

Visiter le site : Dépasser la démocratie
(Mais bientôt sur l'Institut Coppet)




Citation d'H16 pour introduire le sujet : "À CHAQUE FOIS QUE L’ÉTAT FOURRE SON NEZ ET CRÉE DES CRIMES SANS VICTIMES, À CHAQUE FOIS QUE L’ÉTAT DÉCIDE DE CE QUI EST BON POUR CERTAINS EN LIEU ET PLACE D’EUX-MÊMES OU DES RESPONSABLES, À CHAQUE FOIS CELA SE TERMINE DE FAÇON CATASTROPHIQUE. À CHAQUE FOIS. À chaque putain de fucking fois."



"En réalité, dans son essence, la démocratie est une idéologie totalitaire, bien qu'elle ne soit pas aussi extrême que le nazisme, le fascisme ou le communisme. Par principe  aucune liberté n'est sacrée dans une démocratie, et chaque aspect de la vie de l'individu peut potentiellement être l'objet d'un contrôle étatique. Finalement, la minorité est complètement à la merci des souhaits de la majorité. Même si la démocratie possède une constitution limitant les pouvoirs de l'Etat, cette constitution peut être elle aussi amendée par la majorité. Le seul droit fondamental que vous ayez dans une démocratie, en plus du droit de vous présenter aux élections, est le droit de voter pour tel ou tel parti politique. Avec ce seul vote vous transmettez votre indépendance et votre liberté à la volonté de la majorité.
La véritable liberté est le droit de choisir de ne pas participer au système et ne pas avoir à payer pour le financer. En tant que consommateur, vous n'êtes pas libres si vous êtes obligé de choisir entre différents postes de télévisions, et peu importe s'il existe beaucoup de marques ou non. Vous n'êtes libres qu'à partir du moment où vous pouvez également choisir de ne pas acheter un poste de télévision. Dans une démocratie vous êtes obligé d'acheter ce que la majorité choisit -que cela vous plaise ou non.

(...)

Un marché de la gouvernance
(...)
Il y a en effet peu de choix et peu de concurrence sur le marché de la gouvernance. Les gens estiment qu'il est important que les entreprises se fassent concurrence. Ils souhaitent un marché libre et flexible pour les voitures, les vêtements et les assurances, avec de nombreux fournisseurs différents. Alors pourquoi pas un marché pour la gouvernance, où les gouvernements sont en concurrence, et où les citoyens peuvent facilement se déplacer vers une autre zone étatique pour vivre et travailler? Aujourd'hui, les gens peuvent se déménager dans une autre ville, mais puisque la plupart des impôts et des lois proviennent du gouvernement fédéral, cela ne change rien. Pour obtenir un autre type de gouvernance, les gens sont obligés d'émigrer, ce qui est un énorme obstacle.
(...)
En matière de gouvernance, la concurrence fait défaut. Comme les vrais monopoles, les hommes politiques ne veulent pas de concurrence en matière de gouvernance. Ils préfèrent que toutes les questions soient décidées collectivement au niveau central. "L'immigration illégale ne peut être résolue que dans un contexte européen", diront-ils. Ou encore : "La crise de la dette ne peut être combattue qu'au niveau international." Ou encore : "Le terrorisme ne peut être combattu que par une agence centrale puissante." Cependant, il y a beaucoup de petits pays dans le monde qui ne font pas partie des "blocs" et qui n'ont pas souffert de crises économiques ou de terrorisme. De même, nous sommes censés croire que l'éducation, la santé, la finance, l'assurance sociale, et ainsi de suite, doivent être coordonnées et réglementées au moins au niveau national. mais il n'y a aucune raison pour qu'il en soit ainsi.
La décentralisation serait bénéfique pour de nombreux groupes de la société. Avec l'autonomie locale, les penseurs progressistes peuvent apporter leurs idées progressistes dans la pratique et la pensée conservatrice peut faire de même avec ses valeurs, sans forcer les autres à s'adapter à son mode de vie. Les personnes qui souhaitent démarrer une communauté éco-hippie peuvent vivre selon leurs rêves. A leurs propres frais, bien sûr. Une communauté religieuse qui veut garder ses magasins fermés le dimanche peut le faire. Le principe du "une taille unique" est inutile et indésirable. La décentralisation, contrairement à la démocratie nationale, est un système de "vivre et laisser vivre". Alors laissons fleurir un millier de nations.

La diversité dans la gouvernance implique que les gens peuvent décider plus facilement sous quel système ils souhaitent vivre. Ils peuvent aller dans une autre municipalité ou une autre région s'ils désirent un mode de gouvernement différent. Une telle concurrence veille à ce que les dirigeants soient tenus responsables, ce qui n'est guère le cas quand l'influence d'un citoyen est limitée à des élections tous les quatre ans. Même si seulement quelques citoyens déménagent vers une autre zone géographique, les dirigeants seront fortement incités à améliorer leurs politiques.

Si tout n'est pas déterminé au niveau central, les régions peuvent tout de même choisir une direction qui convient à leurs particularités et à leurs préférences. Par exemple, une zone particulière peut choisir de réduire considérablement les impôts et la réglementation afin de stimuler l'activité économique. L'historien américain Thomas E. Woods souligne que la liberté politique s'est développée en Europe occidentale précisément en raison de la fragmentation et de la différenciation qui, historiquement, y régnait. La multitude de petits territoires a permis aux gens de fuir les lieux où régnait l'oppression en destination des lieux plus libres. Les dirigeants tyranniques se trouvent donc contraints de laisser plus de liberté."

samedi 12 janvier 2013

Socialistes=criminels 20

Délation : 

relevé sur Twitter :

La gauche fait une liste de gens qui manifesteront contre le, avec photos et tout. Heures sombres ?

Si un élu refuse de marier des gays, il est homophobe, veuillez le dénoncer au gouvernement pour qu'il applique la Loi 


Extrait  : 


Mais le projet totalitaire des lobbies LGBT1 ne s’arrête pas là. En Amérique du Nord, le soutien au mariage traditionnel peut désormais être passible de graves sanctions.
C’est le cas d’un photographe au Nouveau-Mexique, qui a été condamné à verser une amende de 7 000 $ pour avoir refusé de photographier un mariage lesbien, ou bien celui du service de rencontres eHarmony, qui a été forcé d’accueillir des homosexuels sous peine d’une amende de 2 millions de dollars. C’est encore le cas de la chaîne de restauration Chick-fil-A, qui a été forcée d’abandonner son soutien à des organisations soutenant le mariage traditionnel pour obtenir l’approbation du syndicat des restaurants de Chicago.

« La redéfinition du mariage par l’État menace gravement les libertés individuelles. »

Récemment, Frank Turek, un employé de la firme Cisco, a été licencié pour la publication d’un livre intituléCorrect, not Politically Correct: How Same-Sex Marriage Hurts Everyone. Turek, employé modèle, ne parlait jamais de ses opinions religieuses ou politiques au travail. Il a été victime d’une plainte d’un autre employé qui avait vu son livre en tapant son nom sur Google.
Mais c’est aussi la liberté religieuse qui est gravement menacée. Récemment encore, Damian Goddard, un journaliste sportif de l’émission « Connected » sur la chaîne canadienne de langue anglaise Sportsnet, a été licencié pour avoir déclaré son opposition au mariage homosexuel. Dans un tweet, il avait écrit : « Je soutiens entièrement et de tout cœur Todd Reynolds et sa défense du sens traditionnel et authentique du mariage ». Le porte-parole de Sportsneta déclaré :« Damian Goddard ne convient plus à notre entreprise »Goddard a déposé une plainte auprès de la Canadian Human Rights Commission contre son ancien employeur. Dans un communiqué il affirme qu’il est victime de discrimination pour avoir défendu ses convictions catholiques. Et l’avocat de Goddard précise que son droit fondamental à la liberté d’expression et à la liberté religieuse ont été violés.
Aux États-Unis, dans les États qui ont légalisé les unions civiles ou le mariage homosexuel, des agences d’adoption catholiques ont été fermées ou ont perdu leur statut d’exonération fiscale pour avoir refusé de laisser les couples homosexuels adopter des enfants. Dans l’Illinois, le gouverneur Pat Quinn a confirmé une décision de l’Illinois Department of Children and Family Services de ne pas renouveler ses contrats avecl’institut Catholic Charities, invoquant la loi de l’État qui reconnaît les unions homosexuelles.
Le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs propres convictions est aussi menacé. En Californie, le gouverneur Jerry Brown a signé une loi qui est entrée en vigueur en janvier 2012 et qui exige que les écoles publiques ajoutent des leçons sur l’histoire des gays dans leurs classes d’études sociales. Cette loi, intitulée SB48, fait obligation d’inclure dans les manuels d’histoire destinés aux élèves, dès la maternelle, collégiens et étudiants des établissements d’enseignement public de l’État, les « importantes contributions » des homosexuels, bisexuels et transgenres à la société américaine. D’autres États ont intégré l’agenda homosexuel dans leurs programmes.
Dans tous ces cas, la loi a été utilisée par des groupes de pression homosexuels pour contraindre les autres à accepter leurs choix de vie. Si la « liberté » signifie maintenant le pouvoir de contraindre les gens à agir contre leur conscience, alors même qu’il existe des alternatives disponibles parfaitement raisonnables, autant dire que le mot « liberté » est complètement vidé de son sens.

samedi 5 janvier 2013

Manifestation contre le mariage et l'adoption pour tous dimanche 13 Janvier à Paris


Manif pour tous, ici toutes les informations.



Manifestation contre le mariage gay le dimanche 13 janvier : j'irai avec certains de mes enfants. Je n'irai pas comme catholique mais comme personne de bon sens qui revendique la réalité : un enfant ça naît d'un papa et d'une maman et ça a besoin pour grandir d'un papa et d'une maman.

Je m'explique : cette réalité de la famille, noyau de toute civilisation, n'est pas un domaine réservé à l'Eglise catholique, ça n'est pas un progrès ecclésial : c'est une réalité naturelle, objective qui concerne tout être humain. Que l'Eglise en tant qu'institution éclairante manifeste son soutien et plus encore à cette réalité, c'est logique, c'est bien, et je remercie les évêques et les prêtres qui nous aident à réfléchir dans ces domaines concernant l'avenir et le bonheur de l'homme  Mais ça n'est pas qu'une particularité catholique que d'être pour la famille classique (papa et maman), c'est une caractéristique humaine. 
A partir de là, dimanche je manifesterai comme tout être humain doué de bon sens qui s'oppose à une donnée, un projet de loi qui va contre la réalité et qui donc peut faire du mal à l'être humain. Je n'irai donc pas manifester avec des banderoles religieuses (je ne fais pas un pèlerinage!) mais avec des panneaux anti mariage pour tous, tout simplement.

Cela ne m'empêche pas d'être catholique, dans tout ce que je fais, des gestes les plus humbles aux actes les plus importants qui demeurent, je veux l'espérer, imprégnés de la grâce de Dieu reçue à mon baptême. Et pour cela je tiens beaucoup à mon mariage religieux et je ne vois pas bien l'intérêt du mariage devant l'état, surtout si celui-ci ne correspond plus à l'idée ou à la réalité du mariage que je connais et désire.

vendredi 23 novembre 2012

Les premiers des Mohicans.


*"Je commence à comprendre, pour Jon, déclara Kastner à voix basse. Il avait sans doute une espèce d'accès au temps parallèle. Une conscience des autres futurs possibles." ( Philip K. Dick, "Le monde de Jon" )









Lorsque je considère mon époque, mon pays, ma civilisation, je prends une image pour les décrire : nous sommes comme le mur d'une forteresse, mur complètement effrité et qui ne tient plus debout que par un ensemble d'échafaudages qui lui est accolé comme un grillage qui retient la pierraille sur des routes de montagnes. L'échafaudage fait illusion : le mur paraît solide et tient debout mais en réalité il s'écroulerait sans les barres de fer collées contre ce dernier.
Nous sommes donc une forteresse ou bien dans une forteresse dont les murs ne tiennent plus par eux-mêmes. L'Etat est cet échafaudage qui maintient un semblant de protection.

 En fait, tout est détruit.

Nous ne sommes pas en cours de perte de civilisation, tout s'est déjà effondré. L'apocalypse s'est déjà produite, pour reprendre l'autre, et nous ne sommes, non pas le dernier des Mohicans  à l'intérieur de sa forteresse en fumée, mais les premiers d'entre eux à sortir de nos ruines. Point n'est besoin alors de se lamenter ou de désespérer. Le plus beau reste à faire comme dit la chanson.

Tout est illusion. Il faut en prendre conscience.*

Comment alors réagir? Hé bien en instillant à l'intérieur des interstices du mur, entre chaque pierre de notre édifice le ciment de nos convictions, de notre vérité, de notre volonté personnelle, de nos lectures, de notre réflexion, de l'éducation donnée à nos enfants. En bétonnant notre forteresse, fissure par fissure, nous nous passerons peu à peu de l'Etat, de l'échafaudage sur lequel beaucoup de personnes crient très fort, font beaucoup de bruit pour rien mais qui devient peu à peu, au fur et à mesure de notre travail actif et silencieux, inutile. Il tombera de lui-même comme la sangsue quitte la peau qu'elle suce si on l'y aide un peu en l'arrachant.**

Et nous nous rendrons compte alors que nous pouvons très bien nous en passer de cet Etat parasite.

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Video instructive :

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dimanche 18 novembre 2012

Le meilleur des mondes*



                                       
 Prochaine manifestation à Paris : le 13 Janvier 2013

A Savoir dans Valeurs Actuelles N°3964

"Parent 1 et Parent 2" 
Le "mariage pour tous" va t-il bouleverser le vocabulaire de l'état civil? Christiane Taubira se veut rassurante : "Mari et femme" va certes être remplacé par "époux", et parfois "père et mère" par "parents", mais le mot est déjà très présent dans le code civil", a-t-elle justifié. L'examen du projet de loi indique tout de même que pas moins de 52 articles du code seront concernés par ce processus de substitution... Autre interrogation : le livret de famille. Selon Dominique Bertinotti, ministre déléguée à la Famille, les idées de "parent 1 ou 2" ou de "parent A ou B" sont "totalement fausses". Mais si l'on remplace "père" et "mère" par "parent", comment ensuite les différencier? Une question restée sans réponse alors que se profilent les manifestations du 17 et 18 novembre."

*Cela rappelle la lecture du "Meilleur des mondes " d'Aldous Huxley où le terme de "mère" ou "maman" est banni comme un mot indicible ou "gros mot".

                                                                                                      *******


 Le grand rabbin de France a publié un texte très argumenté sur le sujet, sans doute l’un des plus convaincants. Sa conclusion : 

"A l’heure de conclure, il ressort que les arguments invoqués d’égalité, d’amour, de protection ou de droit à l’enfant se démontent et ne peuvent, à eux seuls, justifier une loi.
Que les droits en termes d’homoparentalité et d’adoption soient étendus ou limités, il ressort également que les militants LGBT utiliseront le mariage homosexuel comme un cheval de Troie dans leur entreprise, bien plus large, de nier la sexuation, d’effacer les différences sexuelles et de leur substituer des orientations permettant à la fois de sortir du « carcan naturel » et de mieux dynamiter les fondements hétérosexuels de notre société.
Il n’y aurait ni courage, ni gloire à voter une loi en usant davantage de slogans que d’arguments, en se conformant à la bien-pensance dominante par crainte d’anathèmes et encontre-attaquant in extremis par une question du type : « s’il n’y a aucune raison de faire une loi, en quoi est-ce que cela dérange qu’il y en ait une ? ».Ce qui me dérange, c’est le refus du questionnement, le refus de sortir de ses évidences.
Ce qui pose problème dans la loi envisagée, c’est le préjudice qu’elle causerait à l’ensemble de notre société au seul profit d’une infime minorité, une fois que l’on aurait brouillé de façon irréversible trois choses :
les généalogies en substituant la parentalité à la paternité et à la maternité,
le statut de l’enfant, passant de sujet à celui d’un objet auquel chacun aurait droit,
les identités où la sexuation comme donnée naturelle serait dans l’obligation de s’effacer devant l’orientation exprimée par chacun, au nom d’une lutte contre les inégalités, pervertie en éradication des différences. Ces enjeux doivent être clairement posés dans le débat sur le mariage homosexuel et l’homoparentalité.Ils renvoient aux fondamentaux de la société dans laquelle chacun d’entre nous a envie de vivre."

                                                                        ********

Séparer le mariage traditionnel de l’État

extrait : 

"Que faire alors dans ce contexte ? Exiger le démariage civil
N’attendons pas de la loi qu’elle protège la personne, la liberté, la propriété ou le mariage. Comme le faisait déjà remarquer Hayek, à la suite de Bastiat, « jamais, en vérité, au cours de l’histoire entière, les gouvernements n’ont été comme aujourd’hui dans la nécessité de se plier aux desiderata spéciaux d’un grand nombre d’intérêts particuliers ». Et il ajoutait : « Le résultat de cette évolution est que le concept de loi, lui-même, a perdu toute signification. » (Droit, législation et liberté). La défense du mariage traditionnel doit se faire désormais par les institutions sociales ou la société civile (églises, associations) et non plus par la contrainte de la loi. Quand la loi prétend établir tel ou tel modèle de vie, il en résulte une lutte entre des factions qui veulent se l’approprier pour leur propre compte. Il en fut ainsi quand la loi établissait le christianisme comme religion d’État. On a vu le résultat : la lutte des anticléricaux pour s’emparer du pouvoir et faire des lois antireligieuses. Il se passe la même chose aujourd’hui pour la famille. La loi défendait la famille traditionnelle. Résultat : des groupes de pression s’en emparent pour établir des lois anti-famille."

                                                                                                 *********

Il faut mourir avec son temps

extraits : 

"Le danger, voilà ce que fuit l'animal domestique, ce gros chat qui exige que son maître l'Etat lui achète des croquettes parce qu'il est inadmissible de se risquer à aller chasser sa proie dans le jardin, voilà ce qu'il ne veut plus accepter. La sécurité absolue, le risque zéro, la vie régentée de bout en bout, voilà l'aspiration de l'homme occidental contemporain. 
(...)
Le mariage gay n'est qu'un symptôme  Ce vers quoi nous tendons, en annihilant tout obstacle de la vie d'un homme, c'est vers l'annihilation de l'homme lui-même. Nous posons les bases d'une espèce humaine effrayée par l'aventure et ce qu'elle peut impliquer, qui mendie des droits parce qu'elle renonce à la liberté."



lundi 12 novembre 2012

Séparer le mariage traditionnel de l’État


Après la séparation de l’Église et de l’État, allons jusqu’au bout et revendiquons sans crainte la séparation du mariage et de l’État. 
Les partisans du « mariage pour tous » ont tendance à identifier leur combat avec celui de la liberté individuelle. Malheureusement, c’est exactement le contraire. La redéfinition du mariage par l’État menace gravement les libertés individuelles. Si vous n’êtes pas d’accord avec cette redéfinition du mariage, quand celle-ci sera imposée par la loi, aurez-vous le droit de le dire ? Les églises ou les communautés qui ne reconnaissent pas le « mariage » homosexuel ne seront-elles pas passibles de pénalités et ne feront-elles pas l’objet de poursuites judiciaires fondées sur des lois anti-discrimination ? Allons plus loin, une telle redéfinition du mariage signifie en réalité la négation du mariage traditionnel fondé sur la différence sexuelle, protection irremplaçable et inestimable de l’enfant. Or, au nom de quoi un groupe d’intérêt particulier pourrait-il exiger, avec l’appui de l’État, qu’on détruise une institution de droit naturel ? Le « mariage pour tous » n’est rien d’autre qu’une forme de constructivisme ou d’ingénierie sociale visant à réinventer une structure millénaire. De ce point de vue il faut se rendre à l’évidence, l’État ne protège pas la famille, il en est le véritable fossoyeur.
 
La police de la pensée homosexuelle
On peut parler de dérive totalitaire quand on observe la police de la pensée homosexuelle à l’œuvre au Canada et aux États-Unis. Six États américains, dont New-York, on légalisé le « same-sex marriage ». Récemment, plusieurs médias aux États-Unis ont comparé ceux qui s’opposent au mariage des homosexuels à ceux qui, au XIXème siècle, étaient en faveur de l’esclavage et ceux qui, au XXe siècle, s’opposaient à la déségrégation. La diabolisation est en marche. Bien entendu de telles accusations sont parfaitement mensongères. Depuis des décennies, les couples de même sexe ont déjà obtenu toutes les libertés auxquelles ils avaient droit. Ils ont parfaitement le droit de revendiquer publiquement leur orientation sexuelle et de former n’importe quel type d’arrangement juridique de leur choix. S’ils veulent appeler leur contrat un mariage, ils ont toute liberté de le faire. Ils sont également libres de se marier dans le sens traditionnel du terme. Rien n’interdit à un homme gay de se marier à une femme ou à une lesbienne de se marier à un homme. Le mariage traditionnel n’est pas interdit aux homosexuels que je sache.
Bien entendu le mariage, ainsi compris, n’est pas ouvert à des couples de même sexe. La raison en est simple : il est défini par l’engagement d’un homme et d’une femme à fonder une famille. Partant de là, le mariage est ouvert à tous les adultes consentants et sans aucune exclusion. Ainsi parler d’atteinte aux droits des homosexuels est une escroquerie intellectuelle. C’est aussi absurde que si on plaignait que les clubs de nudistes violent les droits des porteurs de maillots. Car il est dans la définition même des clubs de nudistes de ne pas accepter les porteurs de maillots. Dès lors, ces derniers doivent-ils faire interdire les clubs de nudistes au motif que ceux-ci les excluent ? Ou bien faut-il que les porteurs de maillots exigent de l’État que l’appellation nudiste ne soit pas réservée aux seuls nudistes mais soit ouverte à tous ?
Alors au nom de quoi ceux qui choisissent de ne pas se marier au sens traditionnel du terme, pour des raisons personnelles, devraient-ils exiger de la loi l’abolition du mariage traditionnel ? Encore une fois, c’est aussi absurde et injuste que si un groupe d’individus bien organisés, détestant l’orthographe, revendiquait l’abolition de ses règles au profit d’une sorte de novlangue parlée par quelques illuminés et qui serait imposée à tous.
Mais le projet totalitaire des lobbies LGBT1 ne s’arrête pas là. En Amérique du Nord, le soutien au mariage traditionnel peut désormais être passible de graves sanctions.
C’est le cas d’un photographe au Nouveau-Mexique, qui a été condamné à verser une amende de 7 000 $ pour avoir refusé de photographier un mariage lesbien, ou bien celui du service de rencontres eHarmony, qui a été forcé d’accueillir des homosexuels sous peine d’une amende de 2 millions de dollars. C’est encore le cas de la chaîne de restauration Chick-fil-A, qui a été forcée d’abandonner son soutien à des organisations soutenant le mariage traditionnel pour obtenir l’approbation du syndicat des restaurants de Chicago.

« La redéfinition du mariage par l’État menace gravement les libertés individuelles. »

Récemment, Frank Turek, un employé de la firme Cisco, a été licencié pour la publication d’un livre intituléCorrect, not Politically Correct: How Same-Sex Marriage Hurts Everyone. Turek, employé modèle, ne parlait jamais de ses opinions religieuses ou politiques au travail. Il a été victime d’une plainte d’un autre employé qui avait vu son livre en tapant son nom sur Google.
Mais c’est aussi la liberté religieuse qui est gravement menacée. Récemment encore, Damian Goddard, un journaliste sportif de l’émission « Connected » sur la chaîne canadienne de langue anglaise Sportsnet, a été licencié pour avoir déclaré son opposition au mariage homosexuel. Dans un tweet, il avait écrit : « Je soutiens entièrement et de tout cœur Todd Reynolds et sa défense du sens traditionnel et authentique du mariage ». Le porte-parole de Sportsneta déclaré :« Damian Goddard ne convient plus à notre entreprise »Goddard a déposé une plainte auprès de la Canadian Human Rights Commission contre son ancien employeur. Dans un communiqué il affirme qu’il est victime de discrimination pour avoir défendu ses convictions catholiques. Et l’avocat de Goddard précise que son droit fondamental à la liberté d’expression et à la liberté religieuse ont été violés.
Aux États-Unis, dans les États qui ont légalisé les unions civiles ou le mariage homosexuel, des agences d’adoption catholiques ont été fermées ou ont perdu leur statut d’exonération fiscale pour avoir refusé de laisser les couples homosexuels adopter des enfants. Dans l’Illinois, le gouverneur Pat Quinn a confirmé une décision de l’Illinois Department of Children and Family Services de ne pas renouveler ses contrats avecl’institut Catholic Charities, invoquant la loi de l’État qui reconnaît les unions homosexuelles.
Le droit des parents d’éduquer leurs enfants selon leurs propres convictions est aussi menacé. En Californie, le gouverneur Jerry Brown a signé une loi qui est entrée en vigueur en janvier 2012 et qui exige que les écoles publiques ajoutent des leçons sur l’histoire des gays dans leurs classes d’études sociales. Cette loi, intitulée SB48, fait obligation d’inclure dans les manuels d’histoire destinés aux élèves, dès la maternelle, collégiens et étudiants des établissements d’enseignement public de l’État, les « importantes contributions » des homosexuels, bisexuels et transgenres à la société américaine. D’autres États ont intégré l’agenda homosexuel dans leurs programmes.
Dans tous ces cas, la loi a été utilisée par des groupes de pression homosexuels pour contraindre les autres à accepter leurs choix de vie. Si la « liberté » signifie maintenant le pouvoir de contraindre les gens à agir contre leur conscience, alors même qu’il existe des alternatives disponibles parfaitement raisonnables, autant dire que le mot « liberté » est complètement vidé de son sens.
L’autre ennemi de la famille : l’État-providence
Tout comme l’État n’a pas compétence pour redéfinir nos droits en tant qu’individus, il n’a pas le pouvoir de redéfinir le mariage, a fortiori dans le seul but de satisfaire aux exigences d’un groupe d’intérêt.
A ce stade, une analyse purement hayekienne peut être appliquée au mariage. Selon Hayek, les traditions morales et culturelles spontanées sont des institutions fondamentales qui ont survécu à travers les siècles. Du fait qu’elles ont survécu, elles doivent très probablement avoir une importante fonction sociale, de sorte que nous devons éviter de les manipuler, surtout si nous ne savons pas toujours précisément quelle est leur fonction. Les modifications apportées à ces institutions ne sont pas absolument exclues, mais elles doivent toujours être effectuées avec prudence, à titre provisoire et de manière parcellaire. En tout cas, le fardeau de la preuve en revient toujours aux innovateurs et non aux conservateurs de la tradition. Certains changements peuvent en effet se révéler bénéfiques, permettant à la société dans laquelle elles ont lieu de s’épanouir et de surpasser ses concurrents, mais d’autres pourraient bien s’avérer dangereuses et inefficaces, de sorte que la société qui abandonne ses traditions peut, dans le pire des cas, se dissoudre ou s’effondrer.
Mais allons plus loin. J’entends l’argument de ceux qui disent que, le mariage étant un contrat de droit naturel pré-politique, l’État doit simplement le reconnaître et le protéger, comme l’ensemble des droits fondamentaux. Beaucoup de conservateurs s’en tiennent là et voient dans l’État leur meilleur allié. A ceux-là je réponds que c’est un leurre et que l’État-providence est aujourd’hui le plus grand fossoyeur du mariage. Ainsi par exemple, la légalisation du divorce sans faute, autorisant une partie à abroger le contrat de mariage sans pénalité et sans considération pour l’autre partie, a complètement détruit l’idée de contrat de mariage. Pire, le Léviathan a sapé depuis bien plus longtemps encore les deux autres éléments constitutifs de la famille : l’autorité des parents et la propriété privée.
L’autorité des parents s’exerce par l’éducation. La production des attitudes morales et des comportements vertueux provient de la famille. C’est en son sein que les enfants apprennent aussi à réfléchir de façon critique, à exercer leur liberté et leur responsabilité. De façon plus générale, la famille est une organisation économique beaucoup moins coûteuse que les services publics. Or L’État-providence, la nouvelle religion civile du monde moderne, est une institution collectiviste monopolistique qui exclut par principe toute concurrence. Ainsi, au nom du bien, il exige de ses citoyens une pensée conformiste et parfaitement normalisée. Pour ce faire il a mis en place un monopole de l’éducation, s’assurant que les professeurs n’enseignent que les programmes dictés par la loi. Pour ne rien laisser passer, il a mis aussi en place des garderies subventionnées, retirant les plus jeunes enfants à la garde de leur mère. En pratique, le droit fondamental des parents d’éduquer leurs enfants, selon leurs propres convictions, n’existe plus car le lavage des cerveaux, qui commence au berceau, est permanent.

« L’État ne protège pas la famille, il en est le véritable fossoyeur. »

Tout cela ne serait pas grand chose si le droit de propriété protégeait encore les familles contre les empiètements du pouvoir. Mais c’est précisément pour limiter au maximum ce droit de propriété que l’État-providence a mis en place une fiscalité confiscatoire. L’épargne est taxée, quand elle n’est pas insidieusement et volontairement détruite par l’inflation. Quant au patrimoine, il est rendu quasiment intransmissible aux enfants. Or sans héritage, les enfants ne peuvent pas prendre soin de leurs parents correctement. Ainsi, c’est toute la solidarité entre les générations qui est disloquée. Isolées, désunies, appauvries de toutes les façons possibles, les familles ne peuvent que tout attendre de l’assistance de l’État et des services publics2.
Que faire alors dans ce contexte ? Exiger le démariage civil
N’attendons pas de la loi qu’elle protège la personne, la liberté, la propriété ou le mariage. Comme le faisait déjà remarquer Hayek, à la suite de Bastiat, « jamais, en vérité, au cours de l’histoire entière, les gouvernements n’ont été comme aujourd’hui dans la nécessité de se plier aux desiderata spéciaux d’un grand nombre d’intérêts particuliers ». Et il ajoutait : « Le résultat de cette évolution est que le concept de loi, lui-même, a perdu toute signification. » (Droit, législation et liberté). La défense du mariage traditionnel doit se faire désormais par les institutions sociales ou la société civile (églises, associations) et non plus par la contrainte de la loi. Quand la loi prétend établir tel ou tel modèle de vie, il en résulte une lutte entre des factions qui veulent se l’approprier pour leur propre compte. Il en fut ainsi quand la loi établissait le christianisme comme religion d’État. On a vu le résultat : la lutte des anticléricaux pour s’emparer du pouvoir et faire des lois antireligieuses. Il se passe la même chose aujourd’hui pour la famille. La loi défendait la famille traditionnelle. Résultat : des groupes de pression s’en emparent pour établir des lois anti-famille.
Concrètement, les chrétiens et les juifs, qui sont à peu près les seuls à dénoncer la supercherie3, devraient considérer le « mariage pour tous » comme une rupture unilatérale de contrat entre les églises et l’État et annoncer qu’elles ne seront plus tenues de respecter leurs engagements. En effet, l’État interdit aux églises de marier leurs fidèles avant qu’ils soient passés devant le maire pour le mariage civil. Cet interdit était respecté par les églises sur la base d’un compromis avec l’État autour de la définition traditionnelle du mariage. A partir du moment où l’État redéfinit le mariage pour l’appliquer aux LGBT, le contrat est rompu. Dès lors, les églises devraient de facto se sentir déliées de toute obligation légale et boycotter le mariage civil c’est-à-dire revendiquer leur droit de marier qui elles veulent et quand elles veulent, sans autorisation.
De même, on peut parfaitement envisager que les gens mariés civilement, fassent une demande de « démariage civil » à la mairie où elles ont signé leur contrat. Encore une fois, le mariage ayant changé de nature, le contrat sera caduc et pourra être dénoncé par tout un chacun comme nul et non avenu.
Après la séparation de l’Église et de l’État, allons jusqu’au bout et revendiquons sans crainte la séparation du mariage et de l’État. Il en va de l’avenir de la famille et de la liberté dans ce pays.
Notes :
1. LGBT : lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres… Il faut faire une distinction entre ce mouvement culturel, profondément liberticide, et les personnes qui vivent avec une préférence sexuelle particulière. Les attaques doivent toujours porter sur les idées, jamais sur les personnes. 
2. Pour ceux qui voudraient des développements, je renvoie à Philippe Nemo, La France aveuglée par le socialisme
3. Le grand rabbin de France a publié un texte très argumenté sur le sujet, sans doute l’un des plus convaincants.
Lire aussi :
 

samedi 20 octobre 2012

Dhimmitude étatique


Tweets d'XP : 

"L'Islam est LA religion de la paix. Elle n'a de cesse que d'éradiquer par l'épée la moindre source de conflit. Le Musulman qui veut égorger le caricaturiste du prophète est cohérent:quand on adhère à une religion de Paix, on ne supporte pas ceux qui plaident pour la satire, la polémique, c'est à dire le confit permanent, de basse intensité, domestiqué par l’habitude.

1/2 Quand un acteur ou un animateur TV millionnaire se disent contents de payer ses impôts; les crétins prennent ça pour du civisme.
2/2 Le vrai civisme consisterait à dire, «je ne veux plus payer d'impôts, mais je réclame la suppression des aides pour le cinéma et la TV."






Hier soir comme souvent, je regardais un ou deux reportages de Thalassa ; c'était cette fois-ci sur la Sicile et Palerme en particulier. Le reportage sur lequel je suis tombée (je venais de rentrer de la gare après récupération de mes deux pensionnaires) évoquait quelques figures locales qui s'opposent au péril de leur vie à la mafia.  Cela m'a inspirée cette réflexion et je m'en suis ouverte à mon mari au petit déjeuner.

La mafia italienne pourrait se comparer aujourd'hui à la dhimmitude qui gangrène les pays musulmans et à la pieuvre étatique qui nous étrangle chez nous. Je m'explique : dans les trois cas il s'agit  d'acheter la paix sociale, du moins c'est ainsi qu'on nous présente ce qui n'est plus un contrat depuis longtemps : chez les italiens, la mafia gère les sociétés locales et fait la loi, distribue du travail aux jeunes italiens, s'occupe des routes, de l'immobilier, des services publics. Evidemment ceci est le "deal" présenté sous un jour positif car en réalité le chômage règne, les boulots proposés sont ceux de criminels endurcis et rien ne fonctionne vraiment quand c'est géré par la mafia. En échange de quoi, les populations se doivent de payer une sorte d'impôt, le "Pizzo". Ceux qui ne paient pas sont en butte évidemment aux pires représailles qui vont de la simple menace ou intimidation à la destruction massive de biens (restaurant, entreprise, maison) ou à la perte de la vie. 
Chez les musulmans, les chrétiens qui ne paient pas les impôts supplémentaires dus à leur statut de "dhimmis" se voient aussi persécutés de mille façons. Là aussi, lorsqu'on voit en plus ce que propose cette religion, à savoir la Charia, on peut considérer légitimement que c'est payer un prix bien hors de propos pour survivre, tout simplement (dans la crainte absolue et sous le coup de lois inacceptables moralement).
Chez nous, si vous décidez de vous opposer à une taxation que vous estimez outrancière, hé bien vous finirez en taule avec confiscation de vos biens et de votre argent. J'ai un exemple simple à ce propos : chez Hashtable qui évoquait dans un énième texte le cas dramatique de notre Sécurité Sociale, une  entrepreneuse   expliquait dans les commentaires son combat pour sortir de ladite Sécu et assurer ses biens et son personnel ailleurs. Elle avait le droit pour elle -parce que oui : peu de gens le savent mais on n'est pas obligé aux yeux du droit européen de cotiser à la Sécu ! On peut cotiser ailleurs- mais les instances étatiques lui ont fait les pires ennuis face à sa légitime demande. Elle a fini par y arriver mais ça a été au prix de risques énormes pour ses entreprises et ses proches, c'est un fait, (dans le sens où se retrouver sous le coup de la loi peut détruire votre vie) et ça lui a coûté beaucoup de temps, d'argent ce qui n'est pas normal à priori lorsqu'on a une demande légitime et honnête.

Voilà où nous en sommes aujourd'hui : point n'est besoin de s'inquiéter d'un islam radical galopant chez nous, point n'est besoin de s'insurger des tentacules mafieuses qui gangrènent un de nos voisins européens, nous avons nous aussi notre poutre dans l'oeil et elle est si bien enfoncée que personne ne la voit ! Notre état nous esclavagise matériellement et surtout moralement, nous obligeant à nous soumettre à des lois (avortement, mariage gay aujourd'hui par exemple ou tout simplement un service d'Education nationale bien tordu)  que nous estimons inacceptables et auxquelles nous participons pourtant en tant que citoyens en payant nos impôts. Nous sommes les dhimmis de notre état.

samedi 14 juillet 2012

Argumentaire




Une lectrice me communique une réaction qu'elle a obtenue après avoir mis un lien de mon texte "C'est l'histoire d'un mec..." sur son facebook.

Waaaouh à vrai dire je n'aurais jamais cru que toi Marie, tu puisses penser de telles choses. Ce garçon a peut-être un master et eut par le passé 20/20 à son bac blanc d'Histoire Géo (applaudissement), mais il méconnaît son Histoire (et ceux contre qui ils s'opposaient plus jeune aussi). Quant à prendre pour bouc émissaire les immigrés ça va deux minutes mais il ne faut pas oublier que la France est par essence une terre d'accueil et qu'aujourd'hui des français pure souche ça n'existe pas, ou alors ils sont une minorité. Eh oui ça vous fait peut-être mal au coeur, mais la France n'appartient pas aux "blancs". Que ce soient les juifs, les tsiganes, les italiens, les espagnols, les polonais ou aujourd'hui ces arabes qui vous dégoutent tant, de tout temps on a cherché des boucs émissaires. Sans eux la France n'est rien, tous les rapports purement économiques vous le montrent. L'extrémisme n'a jamais permis à un pays d'être grand, il a simplement alimenté les haines et l'horreur.
Dans la vie, je ne réponds plus à ce genre de conneries. Mais ici, c'est mon boulot. Alors je m'y colle, encore et encore. Dans l'ordre :
Waaaouh à vrai dire je n'aurais jamais cru que toi Marie, tu puisses penser de telles choses.
"de telles choses", entame fantastique déjà. La moraliste qui fait semblant de se boucher le nez, de devoir prendre nos propos avec des pincettes. Quelle posture ridicule. Comme si parler du racisme antiblanc lié à la politique migratoire de notre pays était atroce, horrible. Mais c'est le nier encore en 2012 qui devrait être qualifié de "telles choses". C'est votre aveuglement volontaire, votre consentement actif à de la haine raciale concrète qui est ignoble, nauséabond, qui rappelle les heures les plus sombres de notre histoire. Nous aussi on peut utiliser vos mots, et le pire c'est que nous on est sincère, ce n'est pas une posture, vous nous effrayez réellement.

Ce garçon a peut-être un master et eut par le passé 20/20 à son bac blanc d'Histoire Géo (applaudissement), mais il méconnaît son Histoire (et ceux contre qui ils s'opposaient plus jeune aussi)

Aucun argument, donc difficile d'y répondre. Une affirmation parmi tant d'autres, pas plus étayée que "Les communistes n'ont pas de sang sur les mains" ou "Il n'y a pas d'avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb". De l'irrationnel, du sophisme, des techniques dialectiques qui me rappellent la propagande soviétique, destinée à masquer la réalité des camps de la mort, des exterminations en Sibérie, en Ukraine...

Quant à prendre pour bouc émissaire les immigrés ça va deux minutes
Jamais je ne fais ça. A aucun moment. Et chaque fois que vous le répéterez, je vous collerai contre le mur en exigeant que vous le prouviez. Mon texte s'adresse à la gauche, pas aux immigrés. Je dis "Je vous emmerde, la gauche" et non "Je vous emmerde, les immigrés". C'est justement cette gauche à la quelle je reproche d'avoir fait et de continuer de faire du Français de souche, pardon, pas assez mélangé, le bouc-émissaire. Le fils de nazi, puis de colon d'Algérie. Puis le raciste qui déteste l'Autre. C'est vous qui avez encouragé la haine des Blancs ici même, en l'ayant pointé du doigt en permanence comme l'obstacle d'un monde meilleur, la pourriture passée, présente et future, l'homme à abattre. Et ça, ça va bien non pas "deux minutes", mais trente ans. Ça va, on n'en peut plus, c'est terminé. C'est ça, le fond de mon texte.

il ne faut pas oublier que la France est par essence une terre d'accueil et qu'aujourd'hui des français pure souche ça n'existe pas, ou alors ils sont une minorité.
"par essence". Voilà, c'est vous, le discours essentialiste. L'intransigeance, l'extrémisme, l'intolérance. Des preuves ? Un argument ? C'est quoi ce fanatisme ? Et l'accueil ça veut dire quoi ? Il faut pas quelqu'un pour accueillir ? Accueillir quelqu'un chez soi ça veut dire déménager ? Et c'est une contradiction, en plus. Les Français pure souche sont en minorité ? Mais d'où viennent-ils alors, si le peuple de France n'existe pas, que cette terre n'est qu'un accueil depuis toujours ?

Et si c'est une minorité, elle ne vous émeut pas, vous qui utilisez sans cesse ce terme ? Vous ne vous inquiétez pas du sort de cette minorité de Français de souche dans certaines zones de notre territoire ? Même quand elle vous lance des appels sous forme de textes, au lieu d'agresser des gens et casser des choses ?

Et même s'il y avait toujours eu une immigration semblable à celle d'aujourd'hui, quel est le rapport ? Ceux qui sont-là ont le droit de parler en leurs noms, celui de leurs familles, de vouloir protéger leurs enfants, ce qu'ils sont non ? Chacun a défendu à toute époque ce qu'il était et ce qu'il croyait être bon. Sinon des millions de Chinois peuvent se pointer en Afrique en disant "Toute façon l'Afrique a toujours été une terre de colonisation", ce qui pour le coup serait assez vrai, colonisée par les empires musulmans puis occidentaux. Donc le Malien doit fermer sa gueule si on bouleverse le visage de son pays, et que l'on bousille celui de ses filles ? Sinon c'est un sale raciste ?

Nous n'avons aucun délire racial, c'est vous qui en avez un. La conscience "de souche" n'est née que grâce à vous, la racialisation de la société c'est SOS racisme et la marche des Beurs, entre autres choses, des milliers d'autres choses.

Eh oui ça vous fait peut-être mal au coeur, mais la France n'appartient pas aux "blancs"
Est-ce que c'est ça mon témoignage de "C'est l'histoire d'un mec..." ? Est-ce que j'ai voté FN parce que quelqu'un m'a dit "La France n'appartient pas aux "Blancs"" ? Je n'ai eu conscience d'être blanc que le jour où on m'a insulté de "Sale Blanc". Ce que nous disons n'a aucun rapport avec une idéologie suprématiste, et votre insistance à faire semblant de croire le contraire en dit long sur vos motivations profondes. Combien de témoignages de l'échec de votre modèle vous faudra-t-il ? "Vous n'êtes que des frileux racistes", vous pensez que ça va marcher combien de temps ?

Cela vous fait peut-être mal au cœur, mais les mouvements de populations que nous connaissons n'ont rien d'habituel, ils sont inédits. Aucun pays n'aurait encaissé ça avec aussi peu de réaction xénophobe, la France est le pays le moins raciste du monde. Et le mépris avec lequel vous traitez les gens qui sont ici depuis des siècles voire des millénaires est d'une violence inouïe, d'une rage folle. Ça ne fait pas que "mal au cœur", ça fait mal physiquement, à nos copines, nos frères et soeurs, dans la rue. Ça en revanche, ça ne vous fait absolument pas mal au cœur, à vous, qui parlez de bonté d'âme toutes les deux minutes.

Que ce soient les juifs, les tsiganes, les italiens, les espagnols, les polonais ou aujourd'hui ces arabes qui vous dégoutent tant, de tout temps on a cherché des boucs émissaires.
Mensonges, encore des mensonges, sans arrêt, à chaque mot et chaque phrase. On dirait un discours d'Adolf Hitler à l'envers, ça me donne des frissons moi, quand je repense aux montagnes de cadavres auxquelles amènent de telles contre-vérités. Jamais je ne dis être dégouté des Arabes, je suis surtout dégouté de ceux qui beuglent "Les Arabes te dégoutent hein ?!".

La France a connu une immigration homéopathique jusqu'à la moitié du vingtième siècle. Nous faisions venir des gens en petit nombre, pour travailler car la santé économique était bonne, des gens qui en plus viennent de la même aire de civilisation que nous, avec qui nous partageons des siècles de valeurs chrétiennes, à la racine des Droits de l'Homme que vous le vouliez ou non. Des gens pour qui l'assimilation a été possible, pour ces raisons et bien d'autres. Mais le problème majeur est la question de nombre. Ce à quoi nous assistons n'a rien d'un "accueil", c'est une substitution démographique. C'est pas Hitler qui le dit, c'est Aristote :


Parvenu à son terme logique, dit-il [Aristote], l'état de sédition dû à l'absence d'homogénéité raciale ne peut se résoudre que de deux façons: soit la population indigène arrive à se débarrasser de la population allogène qu'elle s'était imprudemment associée; soit au contraire, cette dernière devient assez puissante pour exclure la population d'accueil. Dans les deux cas, la Cité ne survit, en tant que telle, que par suite d'un phénomène de ségrégation; dans le premier, elle retrouve son unité d'origine, avec tous les biens qui en découlent, par l'exclusion de ce qui y faisait obstacle; dans le second, le remplacement d'une population par une autre assure éventuellement la reconstitution, sur d'autres bases, d'une nouvelle unité sociale, dont, par discrimination, est exclue la population originelle.
Lui aussi c'est un raciste ? Il faut l'interdire ? Vous mentez, sans cesse.

Je suis d'origine italienne moi-même, et je ne brûle aucune voiture. Je ne me suis jamais promené en bande avec d'autres gens d'origine italienne. Je n'ai jamais dit "Vous" aux Français de souche. Le drapeau français n'a jamais été remplacé sur la place d'une mairie par le drapeau italien. Parce que ces gens d'origine italienne se font aussi insulter de "Sale Blancs". Et aller faire un sondage chez les Arabo-musulmans pour savoir ce qu'ils pensent des Juifs. Mohamed Merah ne votait pas FN.

Le modèle multiculturel ne fonctionne pas. Et si vous répondez "Oui mais moi j'y crois", ça n'a pas plus de valeur que le catholique qui répondait la même chose à Galilée lorsqu'il lui disait que la Terre n'était pas plate. Et comme Galilée, nos critiques nous valent le tribunal. Je suis comme le Juif qui dans les années trente devait supporter des horreurs sur lui dans les dîners en Allemagne, des gens qui faisaient de lui et de sa minorité l'obstacle au renouveau national, le bouc-émissaire. Et vous êtes comme ceux qui niaient, un peu plus tard, la réalité de ces horreurs, celle des camps, lorsqu'on leur racontait. Vous êtes des idéologues, des religieux, des fanatiques.

Une nation, ça se fait aussi à travers les générations, les liens qui se tissent, les goûts, les odeurs et les pierres, il y a un corps, quelque chose de charnel, une réalité physique à prendre en compte. Je ne dis pas "à garder pur à tout prix" ou "à sacraliser comme race supérieure", non, à prendre en compte. Les valeurs dont vous parlez ne sont pas suspendues au-dessus du territoire français et ce peu importe ce qu'il y a dessus. Les valeurs, les réflexes, toute la culture inconsciente que l'on partage encore, elle est encore là parce qu'il y a un peuple qui va avec, des gens qui endorment leurs enfants en leur racontant telle fable, tel conte, avec telle morale derrière, cette morale dont toute notre civilisation est issue. Tout ça est très concret. Les valeurs ça ne se décrète pas, ça se transmet. Vous qui faites appel à l'Histoire, tous les penseurs de tout bord ont pris en compte ces réalités, des philosophes de la Grèce antique aux penseurs des Lumières en passant par les Pères de l'Eglise. La France, peu importe vos croyances, n'est pas exceptionnelle. Elle est aussi chair.

Les jeunes comme moi n'avaient aucune chance de tomber dans la haine raciale, le nationalisme extrême, ce que vous voulez. Nous vivons dans une Europe de paix, on nous a appris les barbaries nazies dès le berceau, l'humanisme, la tolérance. Le risque identitaire il vient de ceux que vous importez par millions. Ils ne se fonderont dans aucun moule, puisqu'ils sont là en masse. Ce n'est plus de l'immigration, c'est un remplacement de population, c'est la création d'un Etat dans l'Etat. En remplaçant les gens vous remplacez les valeurs, c'est comme ça. Sans compter les violences inter-ethniques que l'on peut constater chaque seconde. Votre démarche revient à mettre le feu aux poudres. Votre politique irresponsable me rappelle les massacres de l'Europe de l'Est, et bien d'autres. Vous qui hurlez souvent "L'humain d'abord", vous ne prenez absolument pas l'humain en compte. Vous êtes en train de fomenter un nationalisme arabo-musulman sur ce sol. Vous niez qu'autour de tout espace de liberté, il faut des frontières, parfois des murs. C'est le prix à payer. Pour que des gens puissent jouir de droits, d'insouciance et même d'amour, il faut autour quelque chose qui protège tout ça.

Tout ceci n'a rien à voir avec une obsession génétique, c'est au contraire le pragmatisme le plus simple. C'est vous, en nous pointant du doigt comme haineux des Arabes en général, comme les dingues d'une France blanche pure, qui "montez les gens les uns contre les autres". Mais ça marche de moins en moins, justement parce que le FN compte des millions de gens parmi lesquelles beaucoup d'origines juive, portugaise, polonaise, italienne, espagnole, et aussi arabo-musulmane. Je reçois moi-même des mails de remerciements et de soutien de personnes marocaines, de métis, d'une foule de gens très divers. Comment expliquez-vous cela ? Vous leur répondez quoi à eux ? Qu'ils sont des sales racistes pétainistes ?

Sans eux la France n'est rien, tous les rapports purement économiques vous le montrent
Sans eux qui ? Les gens d'origine italienne aussi ? Donc moi alors ? Arrêtez d'essayer de diviser les gens, de noyer le poisson, car c'est un requin blanc et il vous résiste maintenant. Votre discours purement économique, froid, est horrible, vous qui osez vous en prendre aux traders malfaisants, aux banquiers véreux, vous avez la même vision du monde qu'eux, glaciale et cynique. Vous utilisez des slogans, des idées que vous considérez vraies de tout temps, sans jamais prendre en compte le contexte, les repasser à l'aune du réel. Car c'est faux, actuellement l'immigration coûte beaucoup plus à la France actuelle qu'elle ne lui rapporte. Ce ne ne sont pas des politiques qui disent ça mais des spécialistes.

"Rien sans eux" ? C'est désespérant de lire encore des propos aussi radicaux, aussi imbibés d'ignorance en 2012. Cela vous fait peut-être mal au cœur mais la France n'est pas rien sans ses dernières vagues d'immigration, elle a été à la tête du monde pendant des siècles, grâce aux ancêtres des Français "de souche".

L'extrémisme n'a jamais permis à un pays d'être grand, il a simplement alimenté les haines et l'horreur
Je suis tout à fait d'accord avec cette phrase. C'est pourquoi je déplore votre frénésie. J'ai largement montré, ici comme sur le reste du blog, qui était l'extrême, le borné, la mauvaise foi, la manipulation, la non-remise en question, les gens aux "valeurs" absolues qui rejettent en bloc toute nuance à leur discours, et qui le taxent de "fasciste" à la manière de la propagande totalitaire, qui rappelle les heures les plus sombres. C'est vous qui alimentez les haines en affirmant, contre toute réalité, que "les Arabes nous dégoutent". Que pensez-vous qu'imagine une mère de famille arabe en vous lisant ? Elle se remplit de haine pour nous. Et je n'ai plus la générosité de vous laisser le bénéfice du doute, je sais que vous le faites exprès. La haine c'est vous, et ça devient de plus en plus clair, pour tout le monde.

Une fille m'a récemment dit "Votre discours est vide, on devrait vous laisser parler pour vous combattre ! Je ne comprends pas pourquoi vous n'avez que deux députés !". Et cette idiote n'en tire aucune déduction, ne surmonte pas cette contradiction, pourquoi on nous ferait taire si on n'avait rien à dire ? Aujourd'hui le pouvoir, les puissants, c'est vous. Nous sommes les hérétiques, coupables de contredire la religion majoritaire. Nous sommes les résistants, et vous êtes les collabos. C'est un constat, votre nature est celle de la collaboration. Vous suivez le sens de l'Histoire, même quand celui-ci nous guide au massacre. Vos semblables disaient "Plutôt Hitler que la guerre", si on se rappelle bien.

Ce sont vos partis politiques qui ont mené la France jusqu'ici, jusqu'à la haine, l'horreur dans les rues, jusqu'à une guerre civile larvée. Pas le FN. Vous légitimez la haine du Français de souche par tous les moyens, tous les mensonges, vous galvanisez le ressentiment de populations avec lesquelles nous avons un passé colonial, vous nous montrez du doigt en disant "Voici les responsables". Cette immigration est déjà trop massive pour lui demander de prendre le relais de nos valeurs républicaines, elle reste elle-même et c'est bien normal, mais en plus vous la poussez à la haine raciale depuis des dizaines d'années, et vous appelez ça "antiracisme". Mais c'est du racisme d'Etat, et des gens comme Desproges le disaient déjà. Votre idéologie n'est que ressentiment, haine du Blanc, pointé du doigt comme trop riche pour être honnête, trop méchant, refusant les lois de la nature, votre antiracisme n'est qu'un autre antisémitisme, il rappelle les discours racialistes des responsables du régime nazi. Vous comme eux êtes prêts à tout pour l'avènement de votre homme nouveau, prêts à tout pour ce que vous appelez "progrès de l'humanité".

Et je ne vous lâcherai pas. A chaque mensonge, chaque crachat de plus, vous aurez une réponse. On est nombreux, de plus en plus nombreux à exploser vos "arguments", toujours les deux ou trois mêmes d'ailleurs. Votre machine de guerre idéologique est en fin de course, votre terrorisme intellectuel n'a plus d'effet. Ma seule violence à moi est celle des mots. Ce ne sont pas des gens, que je démonte, mais des poncifs funestes, des vieilles idées moisies qu'on entend depuis toujours et qui méritent d'être dévoilées au grand jour.

Revenir sur chaque mot avec une rigueur scientifique, avec de la logique et non de la doctrine, c'est la tâche que je me suis donnée ici. Retourner votre vocabulaire contre vous, nauséabond, haineux, extrême, car il vous sied bien plus qu'à nous. Car moi j'ai une véritable aversion pour le véritable fanatisme, et le véritable racisme. C'est pour cela que je ne vous supporte plus. Vous mettre tout nus, vous et vos slogans, vos préjugés et vos idées reçues, voilà mon boulot.