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jeudi 4 décembre 2014

Le Bien Commun et la doctrine sociale de l'Eglise... socialiste



L’économie est une chose annexe. — Polo
Pour un fonctionnaire français qui a le frigo plein, la garantie de l’emploi et une retraite assurée, peut-être. Pour les hommes normaux, non.
Pour un Russe qui a risqué sa vie pour son pays, qui reçoit une retraite de 30 euros par mois, et qui est obligé d’acheter ses médicaments au marché où on lui refile des pilules contrefaites et empoisonnées à cause du « grand homme d’Etat Poutine qui défend les intérêts de son peuple », l’économie est une chose très importante.
Pour un jeune Français qui entre sur le marché du travail, envoie des centaines de CV sans réponse, ne trouve que des stages gratuits, et se voit demander la caution de la Banque de France pour louer un studio où il ne faut pas se retourner trop vite si l’on ne veut pas se cogner dans les murs, l’économie n’est pas une chose annexe, non.
C’est marrant, cette façon de débattre en disant qu’il y a un truc qui est important à l’exclusion de tous les autres (et ce qui compterait, ce serait de choisir son truc). Il y a des millions de trucs qui sont importants.
Je ne sais pas trop ce qu’est cette « doctrine sociale de l’Eglise », qui me paraît surtout être la doctrine de l’Eglise socialiste. On a l’air d’y trouver tout et son contraire.
Je me méfie de ce fameux « bien commun » qu’on nous ressort à chaque tournant dans le réaco-milieu depuis quelque temps. J’aimerais savoir qui décroche le droit de définir ce qu’est ce bien commun, et qu’est-ce qu’on fait si les gens sont en désaccord sur ce qui constitue le bien commun (ce qui est l’état normal des choses). J’aimerais être sûr que le bien commun n’est pas le bien communiste. J’ai comme un doute quand j’entends des gens avec une carte officielle de catholique nous dire que tel ou tel point « n’est pas négociable ». Je trouve que cela augure assez mal de ce que serait le « bien commun » si ces gens parvenaient au pouvoir. M’est avis que le caractère commun de ce bien serait assez douteux.
Je ne sais pas bien ce que dit « la doctrine sociale de l’Eglise » sur le sujet (doctrine que je ne me souvient pas d’avoir signée, d’ailleurs), mais je sais que pour le Christ, l’économie était très importante : c’est lui qui a multiplié les pains et les poissons. Il n’avait pas l’air de penser que la rareté des biens comparée aux besoins (réalité humaine éternelle qui fonde l’économie) était un problème secondaire.
Et puis je ne me souviens pas d’avoir lu l’expression « bien commun » dans la Bible.
Robert Marchenoir 
C’est marrant, aussi, cette haine contemporaine de l’abondance. Il y a des gens qui prennent la plume pour s’indigner sérieusement de ce que l’on trouve un trop grand nombre de modèles de yaourts dans les supermarchés. Ils doivent penser que ça réchauffe la couche d’ozone ou que ça troue le changement climatique — whatever.
Tous mangèrent et furent rassasiés, et l’on emporta douze paniers pleins de morceaux de pain et de ce qui restait des poissons.Ceux qui avaient mangé les pains étaient cinq mille hommes.
Autrement dit, Jésus a inventé le gaspillage alimentaire. Non seulement il donne à bouffer à tout le monde, mais en plus il y en a en trop ! Jésus, premier consumériste de l’humanité ! En voilà un qui n’a pas dû lire la doctrine sociale de l’Eglise !

mercredi 3 décembre 2014

Le capitalisme


Dans cette analyse, il reste à bannir l’emploi du mot ultra-libéralisme, qui, comme vous venez de le démontrer, inverse les responsabilités selon la bonne vieille méthode communiste — brillamment reprise par Poutine, d’ailleurs.
Accuser un ultra-libéralisme imaginaire revient à exonérer le vrai responsable : le communisme, et à faire porter la faute sur l’anti-communisme et plus précisément sur le libéralisme, qui n’y sont pour rien.
Vous affirmez que le capitalisme s’engouffre dans la brèche. Le capitalisme ne s’engouffre dans rien du tout. Ce qui a été saboté par le communisme, c’est, en gros, la morale. Mais l’absence de morale n’a rien à voir avec le capitalisme, qui est simplement un mode d’organisation de la production. Un monde amoral peut exister aussi bien dans une société capitaliste que dans une société communiste, ou dans une société fasciste-mafieuse comme la société russe actuelle.
Rien ne dit qu’une fois la morale enlevée, une société capitaliste soit plus néfaste qu’une société communiste ou fasciste-mafieuse. Ou, d’ailleurs, qu’une société féodale-paysanne, ou théocratique, ou primitive, etc.
Bien au contraire. Une société communiste, ou fasciste-mafieuse comme la Russie de Poutine, bloque durablement toute possibilité de sortir de l’amoralité. Alors que le capitalisme en lui-même ne bloque rien du tout : Internet, pour prendre ce fruit caractéristique du capitalisme contemporain, permet certes de diffuser de la pornographie aux enfants de onze ans, mais il permet aussi d’organiser la Manif pour tous et le soulèvement de Maidan.
Il n’y a aucun lien, par exemple, entre le capitalisme et l’abêtissement tendanciel des populations occidentales par un système éducatif aberrant. Le capitalisme peut parfaitement coexister avec une école et une université vertueuses, il peut même les favoriser ; comme il peut coexister avec une école où l’on n’apprend rien et une université où l’on apprend le néo-marxisme.
La rage des rouges-bruns à confondre la morale et le mode d’organisation politique et économique de la société est, justement, un fruit de la mentalité communiste, ou fasciste. Cette dernière postule que l’Etat peut tout, et surtout qu’il doit tout faire. Par conséquent, si ça foire au rayon de la morale, eh bien c’est qu’on n’a pas choisi le bon régime politique : il faut être communiste, ou mariniste, ou royaliste, ou papiste, ou poutiniste, enfin quelque chose de ce genre. Surtout pas libéral. Et là, soudain, le parti communiste, ou le Roy de Frônce, ou Jeanne d’Arc, ou Poutine, feront claquer leur gros fouet et la morale régnera enfin.
Ce mode de pensée est simplement une façon de refuser la responsabilité. C’est la personne qui est responsable de sa propre moralité, pas la société. Pour le dire autrement, l’homme est libre d’être un pécheur. Ou pas. Personne n’oblige qui que ce soit à se conduire de façon immorale en régime capitaliste et libéral. Je dirais même qu’il est plus facile d’être moral dans une telle société que dans une société tyrannique : si l’on vous oblige, sous peine d’être envoyé en Sibérie, à dénoncer vos voisins parce qu’ils ont dit du mal de Staline, eh bien ça devient nettement plus difficile de garder un comportement correct. La moralité ordinaire se met à ressembler à la sainteté.
En revanche, « ne pas acheter d’écran plat » est tout ce qu’il y a de plus facile en société capitaliste : il suffit de le décider. (Je prends cet exemple parce qu’à lire certaines récriminations mille fois répétées, l’achat d’écrans plats est l’un des vices les plus odieux qu’il se puisse imaginer.) De façon symétrique, le capitalisme fonctionne mieux lorsqu’il se développe dans une société structurée par la morale. François Michelin est un patron moral (c’est même un fervent chrétien), et sa société se porte à merveille. Bernard Madoff est un patron immoral, et il a été condamné à mourir en prison.
Les gens sont angoissés parce qu’ils n’entrevoient pas de recette pour rétablir la moralité dans la société. Mais c’est parce qu’il n’y en a pas. Il n’y a pas de façon simple d’instituer des règles qui dépendent, en dernière analyse, du bon vouloir de chacun et non de la contrainte.
Alors on se réfugie dans les « ismes ». Un tel va se prétendre royaliste (à rebours de toute vraisemblance), un autre va se tourner vers Poutine « gardien des valeurs morales de l’Occident », etc. Chacun cherche l’homme providentiel, ou le « modèle » de société qu’on peut acheter en kit chez Ikea. Désolé de vous décevoir, mais ni l’un ni l’autre n’existent.
Une fois de plus, la vérité est dans ce que l’on peut appeler (très grossièrement) le libéralisme. Autrement dit (pardon d’enfoncer des portes ouvertes, mais elles sont tellement verrouillées ces temps-ci…) : la liberté. Le libéralisme, qui, d’ailleurs, découle directement de la philosophie chrétienne : Dieu aime l’homme mais ne lui interdit pas de se conduire comme un gros cochon, s’il y tient.
Le christianisme, ce n’est pas comme le Port-Salut : ce n’est pas parce que c’est marqué dessus que c’en est. J’en veux pour preuve les déclarations du père Vsevolod Chaplin, un proche du patriarche Kirill, chef de l’Eglise orthodoxe russe, laquelle se comporte de plus en plus comme une courroie de transmission de la dictature de Poutine. Chaplin prétend que « les valeurs de la civilisation orthodoxe sont supérieures aux valeurs uniquement humaines et uniquement chrétiennes ». D’après lui, « l’individu n’a aucune importance, et le plus grand honneur pour lui est de mourir pour la civilisation orthodoxe ».
Voilà qui se trouve à l’opposé du libéralisme, mais aussi du christianisme. En fait, cela rappelle furieusement l’islam. D’ailleurs, il n’est pas rare que les jeunes nationaux-bolcheviques, qui font partie de l’opposition à Poutine mais empruntent largement à son idéologie, se convertissent à l’islam.

lundi 2 décembre 2013

La tentation autoritaire

Dans les commentaires chez l'Amiral Woland
La description que vous faites d’un "fascisme individuel" est tout simplement une profession de foi libérale. Vous revendiquez la liberté d’association, ce qui est éminemment libéral.
En revanche, vous dites que les Français n’ont pas une disposition d’esprit libérale, et que la démocratie a trop dégradé le civisme pour envisager une solution libérale.
Là où c’est juste, c’est que le libéralisme se mérite. Ce n’est pas pour tout le monde. Il faut le vouloir, et agir dans cette direction.
Ce que je crois discerner derrière votre truc, c’est la tentation autoritaire, qui se manifeste effectivement beaucoup, en ce moment, à… droite (pour utiliser un concept qui a quand même une certaine utilité).
Certains flirtent avec le fascisme, d’autres avec le gaullisme, d’autres encore avec la monarchie… y compris chez les personnes à disposition libérale.
Notez tout de même que le contexte français est spécifique. J’écris souvent que les Français n’aiment pas la liberté, qu’ils ont une mentalité d’esclaves, ce qui met beaucoup de gens en fureur. Ce n’est que la conclusion de ce que je constate quotidiennement autour de moi, et aussi de ce que je lis de leurs pensées sur Internet.
Je viens d’apprendre que Chateaubriand l’avait dit avant moi, dans ses Mémoires d’outre-tombe :
Une expérience journalière fait reconnaître que les Français vont instinctivement au pouvoir : ils n’aiment point la liberté ; l’égalité seule est leur idole. Or l’égalité et le despotisme ont des liaisons secrètes. Sous ces deux rapports, Napoléon avait sa source au coeur des Français, militairement inclinés vers la puissance, démocratiquement amoureux du niveau. Monté au trône, il y fit assoir le peuple avec lui ; roi prolétaire, il humilia les rois et les nobles dans ses antichambres ; il nivela les rangs, non en les abaissant, mais en les élevant : le niveau descendant aurait charmé davantage l’envie plébéienne, le niveau ascendant a plus flatté son orgueil.
Cité par Jacques Marseille, historien communiste devenu libéral, dans Du bon usage de la guerre civile en France, très éclairant pour comprendre la situation actuelle.
                                                                                               ******
Sébastien : il est grotesque de qualifier Pinochet de libéral. Il a appliqué certaines recettes libérales à l’économie de son pays. Ca s’arrête là. Le libéralisme, c’est la liberté. Autant qualifier Hitler de démocrate, parce qu’il est arrivé au pouvoir par le suffrage universel.
Woland : Napoléon III a présidé à une période relativement libérale de l’histoire de France. Le personnage le plus proche que nous ayons de Napoléon III, c’est Sarkozy.
Si l’on cherche des exemples de chefs politiques qui aient mené avec autorité et détermination des réformes libérales, c’est Thatcher qu’il faut citer, pas Pinochet.

mardi 1 octobre 2013

Robert Marchenoir, argumentaire sur le travail du dimanche


Dans les commentaires sur le Salon beige : 

"Argument sans valeur. Comment Franck Margain peut-il savoir si le chômage ne serait pas plus bas, et l'Allemagne plus prospère, si les commerces pouvaient y ouvrir le dimanche ?
Il se trouve que la faible amplitude des heures d'ouverture des magasins le jour où les gens sont disponibles pour faire leurs courses est une plainte récurrente des Allemands. Mais je suppose qu'un politicien français est le mieux placé pour expliquer aux citoyens allemands ce qui est bon pour eux, et à quelle heure ils doivent acheter leurs saucisses.
D'autre part, je remarque la stupéfiante prétention de Monsieur Margain, qui se permet de dicter aux Français ce qu'ils doivent faire le dimanche, qui serait "le jour du repos, de la famille, de la foi, de la culture, du sport, pas du supermarché".
De quoi se mêle ce personnage ? Quelle est cette infinie arrogance française, cette mentalité de petit chef qui sommeille chez tant de Français (de droite comme de gauche, d'ailleurs), et qui prétend dicter à autrui ce qu'il devrait faire ou pas faire de ses journées, et à quelle heure, encore, et quel jour de la semaine ?
Que Monsieur Margain fasse du "sport" ou de la "culture" le dimanche, qu'il cultive des asticots dans ses tiroirs ou qu'il parte à la chasse au snark si ça lui chante. Personne n'ira lui chercher des poux dans la tête : il fait bien ce qu'il veut.
Mais qu'il ne se mêle pas de régenter la vie des autres. En quoi ça peut bien le déranger, lui, que des gens achètent du parfum à 21 h 15 ou des perceuses le dimanche, à des gens qui sont volontaires pour les leur vendre ?
Pourquoi Monsieur Margain ment-il comme un arracheur de dents en prétendant que ces derniers sont sous-payés, alors qu'ils ont porté plainte pour conserver le droit de travailler le soir ou le dimanche, et que cela leur rapporte 300 à 500 € de plus à la fin du mois ?
Et que propose-t-il exactement, Monsieur le politicien, pour que les salariés soient "sur-payés" selon son goût ? Monsieur le politicien étatiste peut-il nous expliquer par quel miracle le fait d'entraver la liberté du commerce pourrait augmenter les revenus des salariés ?
Si Monsieur Margain prétend interdire l'ouverture des commerces le dimanche pour des raisons religieuses, alors qu'il soit franc du collier. Qu'il dise que le dimanche est le jour du Seigneur, qu'il cite la Bible, qu'il invoque le quatrième commandement.
Et qu'il ait le courage de dire que, puisque lui est catholique, il veut imposer les préceptes de sa religion à l'ensemble des Français.
Au lieu de se réfugier derrière un néo-marxisme bricolé sous l'étiquette de l'UMP, un parti officiellement de droite.
Ensuite, s'il veut être cohérent avec ses prétentions morales et religieuses, qu'il revendique l'arrêt de la circulation des trains le dimanche, la fermeture des boulangeries le dimanche, la suppression des marchés du dimanche, la fermeture des musées le dimanche, l'interdiction d'ouvrir les librairies le dimanche, l'arrêt des émissions de radio et de télévision le dimanche (notamment la retransmission de la messe sur les chaînes publiques, ainsi que les émissions de Radio Courtoisie), l'interdiction pour La Poste de transporter le courrier le dimanche, la fermeture des hôpitaux le dimanche, la fermeture des restaurants et des hôtels le dimanche, l'interdiction pour les transporteurs routiers d'acheminer les denrées alimentaires le dimanche, l'interdiction pour les éleveurs de nourrir ou de traire leurs bêtes le dimanche, l'arrêt des autobus, des métros et des taxis le dimanche, la clôture des centrales électriques le dimanche, et, bien entendu, l'interdiction d'accéder à Internet le dimanche.
Toutes activités qui nécessitent du travail rémunéré, et donc, je suppose, selon les critères de Monsieur Margain, l'exploitation de travailleurs "sous-payés".
Que je sache, Dieu n'a pas dit à Moïse : "Le septième jour est le jour du repos consacré au Seigneur votre Dieu. Vous ne ferez en ce jour aucun ouvrage, sauf s'il s'agit de vendre des croissants aux Français le matin, de leur vendre le menu du jour à midi, de leur ouvrir les musées l'après-midi, de leur vendre, le soir, le dernier brûlot anti-capitaliste de Thomas Piketty dans votre petite librairie indépendante de gauche, et de leur distribuer l'électricité, l'eau courante et le téléphone toute la journée."
Si vraiment Monsieur Margain est un homme extrêmement pieux et souhaite manifester sa dévotion au Seigneur, qu'il s'inspire des Juifs orthodoxes, et qu'il s'abstienne (entre autres) d'actionner, chez lui, l'électricité le dimanche.
Ce geste symbolique ne diminuera évidemment pas, hélas, la tâche des employés d'astreinte d'EDF et de ses sous-traitants ce jour-là (honteusement "sous-payés" et "exploités", je suppose, selon l'idéologie de Monsieur Margain), mais enfin il aura fait un petit, tout petit sacrifice personnel pour témoigner de sa foi, au lieu de prétendre imposer des sacrifices à autrui.
A noter que si les Juifs orthodoxes s'imposent de ne pas actionner l'électricité le samedi (ainsi que toute une série d'autres pratiques qui peuvent paraître injustifiées, voire carrément bizarres à quiconque ne partage pas leurs croyances), ils ne prétendent pas imposer à l'ensemble de la nation d'en faire autant.
Peut-être Monsieur Margain pourrait-il en prendre de la graine."

Dans les commentaires chez l'Amiral Woland : 
Très drôle, d’habitude je crache sur les sondages, mais il y en a un qui est très drôle. A peu près 70% des Français sondés veulent que les commerces soient ouverts le dimanche, mais sur ces 70%, presque tous refuseraient de travailler le dimanche. Donc, oui au travail le dimanche, mais pour les autres. Oui, [...]
Et où voyez-vous un problème ? A moins de considérer que travailler le dimanche soit une punition, ce qui est effectivement le point de vue des opposants.
Le sondage que vous évoquez est tout à fait cohérent : il témoigne que les Français sont pour la liberté. Si certains veulent travailler le dimanche, ils doivent être libres de le faire. Personne ne réclame l’obligation de travailler le dimanche, bien que ce soit le présupposé du discours des Marco Polo et autres petits chefs néo-marxistes associés.
C’est curieux, que les gens soient à ce point oublieux de ce qu’est la liberté, dans spéhi. Ca se comprend, ils ne sont plus habitués.
Le rythme de travail habituel, traditionnel, en France, c’est du lundi au vendredi (en passant, personne ne semble s’indigner du travail le samedi : pourquoi ?). En tout état de cause, la plupart des gens continueront à travailler du lundi au vendredi.
Ce sondage montre simplement que les Français souhaitent que les gens qui le veulent puissent travailler le dimanche. Ce sera toujours une minorité.
Ces personnes seront donc satisfaites, et les personnes qui profitent des services dispensés le dimanche seront satisfaites aussi.
C’est tellement inconcevable, que les différentes parties à un contrat puissent être satisfaites les unes comme les autres ? C’est tellement inconcevable, que chacun ait des besoins et des aspirations différents, que certains souhaitent travailler le dimanche, que d’autres non, que certains souhaitent bénéficier de services le dimanche, que d’autres non, que certains commerces veuillent ouvrir le dimanche, que d’autres non, que les hommes ne soient pas tous les mêmes, qu’ils puissent collaborer librement et se mettre d’accord librement, sans interférence de petits chefs gouvernementaux ne pouvant concevoir la vie sans brider la vie des autres, sans que la bigoterie religieuse s’en mêle, sans que des blogueurs frustrés cherchent à obliger tout le monde à vivre comme eux (enfin, d’après ce qu’ils en disent, car c’est, plus souvent : faites comme je dis, pas comme je fais) ?
C’est tellement inconcevable que, globalement, vu la diversité des hommes, de leur nature, de leurs capacités et de leurs aspirations, on trouve toujours moyen de s’arranger, et que chacun finit par trouver chaussure à son pied ? Sans que les aspirants communistes et les fascistes planqués derrière leur clavier n’aient à s’en mêler ?
Evidemment, cela va à l’encontre du marxisme épais et gluant dans lequel baigne spéhi depuis des décennies. Cela condredit directement la théorie de la lutte des classes, qui a tellement bien imprégné les esprits que bien des gens n’arrivent plus à penser en dehors de ce cadre, même s’ils ne se considèrent pas comme marxistes.
Et pourtant, c’est bien ainsi que fonctionnent les sociétés, la plupart du temps

jeudi 4 juillet 2013

Poutine, par Marchenoir



Robert Marchenoir 17 juin 2013 à 0 h 38 min 
Vladimir Poutine, tant adulé par une certaine partie de "notre mouvance", est un voleur. Pas au sens où il détournerait les finances de son pays (ce qui ne veut pas dire qu’il ne le fait pas aussi), mais un vrai voleur, un voleur de grand chemin, une authentique racaille qui vole physiquement une bague de 25 000 dollars à l’un de ses invités, une personnalité américaine qui l’avait ôtée pour la lui faire admirer.
Poutine, après l’avoir passée à son propre doigt et lancé une vague menace ("je pourrais tuer quelqu’un avec ça"), est ensuite sorti de la pièce, entouré par ses gorilles du KGB, ignorant la main tendue de l’infortuné Américain qui espérait recouvrer sa bague :
Mais je suppose que cet incident est plutôt de nature à conforter l’admiration d’une partie de l’extrême-droite française, celle qui porte aux nues un Aymeric Chauprade venant de se livrer à un exercice de soumission éhontée à Vladimir Poutine, en chantant ses louanges devant la Douma à Moscou, comme aux plus belles heures des péans à Joseph Staline déclamés par l’intelligentsia française :
Arnaquer un riche Américain sous son nez, voilà qui ne peut que faire bicher nos "patriotes", toujours fascinés par la tentation totalitaire et le culte de l’homme fort. Si ce dernier, en plus, est un peu voyou sur les bords et joue de la menace physique, ils sont aux anges.
Aymeric Chauprade est allé faire allégeance à Moscou en y vilipendant l’OTAN et le bouclier anti-missiles américain, tout en oubliant commodément qu’il doit sa liberté, durant des décennies, à la machine militaire américaine qui le protégeait contre les communistes. Maintenant que, grâce largement aux efforts américains, le mur de Berlin est tombé, Chauprade peut faire semblant de croire que la menace communiste n’a jamais existé, et que l’OTAN ne nous a servi en rien.
Lors de la même session à la Douma, une Française dont je ne retrouve pas le texte a félicité les Russes pour leur lutte contre le "fascisme" pendant la Seconde guerre mondiale, sans la moindre allusion à la dictature et aux massacres communistes. On se serait cru en 1945 chez les "compagnons de route".
On comprend qu’il y ait des Américains pour regretter d’avoir sauvé la France des nazis puis de Moscou, et pour lesquels la France est le symbole de la lâcheté et de la trahison.
Et tout ça sous le prétexte de soutenir l’opposition de Poutine au mariage homosexuel, comme si la politique étrangère de la France devait se faire sur ce critère.
Robert Marchenoir 17 juin 2013 à 17 h 55 min 
Je ne suis pas atlantiste, Koltchak, pas plus que vous n’êtes raciste ou fasciste (enfin, je suppose).
L’atlantisme n’existe pas. "Atlantiste" est une insulte communiste inventée dans les années cinquante par le PCF pour stigmatiser tous ceux qui s’opposaient à leur prise de pouvoir au sein de la société française, téléguidée par Moscou.
La vérité historique est que nous devons notre liberté aux Etats-Unis, et non à l’URSS.
Maintenant, il y a des gens qui n’aiment pas la liberté. Il y a des gens qui préfèrent le despotisme. Je suis convaincu qu’une bonne partie de l’extrême-droite française, et des Français tout court, sont dans ce cas.
Et je viens d’ajouter une brique à ma démonstration avec mon commentaire sur Poutine. C’est précisément parce que la Russie est un pays autoritaire, un pays qui rejette l’Etat de droit, c’est précisément dans la mesure où Poutine est personnellement un voyou et cultive son image de voyou qu’une part de l’extrême-droite le vénère.
C’est précisément parce qu’une bonne part des Français sont lâches qu’ils sont attirés par les dirigeants qui se présentent comme des autocrates piétinant la loi. C’est parce que les Français rêvent tous les jours de faire ce que fait Poutine (voler une bague de 124 diamants à quelqu’un qui la lui montre), mais en sont bien incapables sinon en loucedé, qu’Aymeric Chauprade peut se livrer à un acte de haute trahison en prononçant le discours qu’il a prononcé, et recueillir l’admiration émue de milliers de "fachos".
Il n’y a pas de vassalisation de l’Europe envers les Etats-Unis. Il y a une France qui pète plus haut que son cul en cherchant à rivaliser avec les Etats-Unis, ce qui tout aussi impossible et ridicule que pour une mouche de rivaliser avec un éléphant.
Et il y a une Europe qui tente naïvement de singer les Etats-Unis pour leur damer le pion, alors que l’Europe n’est pas et ne sera jamais un Etat fédéral, que l’Europe est constituée de nations indépendantes qui ont leur propre histoire, leur propre identité et leur propre culture, qui s’enrichissent et se renforcent dans des échanges mutuels, qui ont une histoire commune, une identité et des cultures proches, mais ne peuvent s’effacer sous une direction unique, comme on le voit assez en ce moment avec la crise financière.
Cela n’a rien à voir avec la question de savoir s’il faut, ou non, opérer un rapprochement avec la Russie. C’est très possible. Je ne connais pas suffisamment le dossier. Il est tout à fait probable que, vu la puissance russe, l’effondrement du communisme et tout de même certaines parentés historiques et culturelles, nous ayons tout intérêt, sous des formes et sur des points que je suis insuffisamment qualifié pour préciser, à tisser des liens avec Moscou.
Cela n’a rien à voir avec le comportement abject, grotesque, vichyste de cette partie de l’extrême-droite qui se cherche sans cesse un maître étranger, qui a le tropisme de la trahison : se prosterner devant Poutine, par haine des Etats-Unis ; s’allier avec les arabo-musulmans, par haine des Etats-Unis, des Juifs et de la réussite capitaliste.
Chercher à tisser des liens intelligents avec la Russie ne veut pas dire rejeter les Etats-Unis, ni oublier ce qu’on leur doit, ni oublier que les Américains sont avant tout des Européens, ni oublier ce qu’ils ont apporté au monde et à la civilisation.
Jusqu’à présent, les Etats-Unis ont apporté infiniment plus au monde que les Russes. Il est profondément malhonnête de feindre de l’ignorer.
Relisez le discours de Chauprade à la Douma, et comparez avec le discours de Geert Wilders au Capitole, devant des membres du Congrès. Geert Wilders n’a pas fait allégeance au président américain. Il n’est pas allé à Washington tresser des couronnes à Obama, comme Chauprade l’a fait avec Poutine. Il n’est pas allé au Capitole pour diffamer la Russie, comme Chauprade l’a fait avec les Etats-Unis.
Geert Wilders a rendu hommage au peuple américain. Geert Wilders est un homme libre et digne. Aymeric Chauprade est un laquais qui a choisi sa servitude — et certains Français avec lui.
J’ajoute que ces derniers sont bien naïfs, car la Russie est avant tout russe, et défend ses propres intérêts. Pas ceux de l’Europe, ou de tout autre pays. Poutine doit bien rigoler intérieurement des carpettes françaises qui rêvent à un Führer russe.
Cela n’empêche pas les relations diplomatiques, des accords, des alliances ou que sais-je encore. On ne s’allie qu’avec des gens qui sont des ennemis potentiels.
Mais quand je vois une partie de l’esstrêm’ drouâte lâcher la purée sur "L’appel de Moscou d’Aymeric Chauprade, le 13 juin 2013", comme ce dernier l’appelle lui-même sur son blog, en toute modestie, ça me fait gerber.
Ca me rappelle le voyage à Berlin des artistes français en 1941, ou les différents voyages à Moscou et Pékin de nos grands intellectuels découvrant le communisme.
Toujours cette incapacité à s’en tirer par ses propres moyens, ce refus d’assumer ses responsabilités, cette négation de ce qu’on est, avec ses défauts et ses faiblesses, ce refus de s’attaquer à ses propres problèmes avec ses propres moyens, remplacés par la quête éperdue d’un dominateur étranger pour écraser par procuration un ennemi imaginaire, celui d’où vient tout le mal, celui auquel on va pouvoir attribuer ses propres échecs : les Etats-Unis, les Juifs, les "Anglo-saxons", le capitalisme, la finance internationale, "l’ultra-libéralisme"…
Toujours le même depuis les HLPSDNH, vous remarquerez (et même avant). Toujours le bon vieux bouc émissaire des paresseux et des ratés.


lundi 16 avril 2012

Nouvelle Mission




Miss Pepper s’approcha des tables du bar  : "Au Pigeon Voyageur " et essaya de repérer Iron Man, Le Plus Grand Héros de Tous les Temps. Elle finit par l’apercevoir, assis et  manipulant fébrilement son portable.

-" Patron ! A y est, je suis là !

-Bon sang ! Je vous vois miss Potts, je ne suis pas aveugle » grommela le Héros sans lever la tête. (Il balança son portable flambant neuf à un fils de Miss Pepper en train d’administrer une raclée à l’un de ses frères, en disant : « reconfigure-moi ce truc, Pierre, j’y comprends rien… D’un geste vif, le gamin récupéra au vol l’engin et il le manipulait avec dextérité. « A y est, Chef, tout est ok, tu vas pouvoir twitter et jouer à la belote quasiment en même temps… glissa le petit avec un joli sourire, avant de repartir comme l’éclair se jeter dans une bataille homérique avec ses frères).

-J’ai traversé la France entière Patron, sur votre injonction pressante reçue dans un billet de Paloma notre pigeon-facteur. Vous m’avez demandée d’être discrète… A votre avis, j’en ai un peu trop fait ?"

Iron releva la tête et un silence stupéfait salua la digne secrétaire. Vêtue d’un tailleur vert et coiffée de son chignon improbable, bagouzée jusqu’au bout de chaque doigt, Miss Pepper était tout ce qu’il y a de plus endimanchée comme bourgeoise locale.

-« Pouvez pas ressembler à une espionne classique Miss Pepper ?! soupira XP. « Je sais pas moi, une tenue lycra noire, des porte-jarretelles affriolants, vingt ans de moins, bref, quelque chose d’un peu plus Jamesbondien…Pourquoi est-ce que je dois me coltiner une partenaire aussi… aussi hors d’usa… hors d’âge ??

-« Intemporelle », Patron, je préfère contredit Miss Pepper plus constipée que jamais dans la moue. Vous m’avez demandée de me déguiser au mieux pour me fondre dans la masse… J’ai prétexté une réunion de famille à l’occasion d’un baptême pour venir vous voir, c’est assez finaud n’est-ce pas » rit-elle, enchantée de sa propre ruse.

-Parfait, Miss Potts, parfait…" marmonna le Boss.

-"Mais, pour plus de vraisemblance, il vous faudra assister au baptême avec nous… 4 heures de cérémonie minimum, une quarantaine de signes de croix, idem pour les agenouillements…

-Quoi ?! Peut-on sortir de temps à autre fumer une clope ou boire un petit remontant ? Vous savez que cela m’est indispensable, je sauve le monde, moi, tout de même.

-Hum, je crois que ce sera impossible mais vous pourrez jouer avec la cire de votre cierge…

-Miss Potts, je vous le dis tout de go : Le Combat que Nous Menons Pour la Survie de L’Occident nécessite des Qualités Surhumaines…

-Voui, Patron, justement, c’est très surhumain toussa, c’est même quelque part assez spirituel…

-Ne m’interrompez pas avec vos remarques oiseuses et confites ! Seul un Iron Man a les capacités requises pour percevoir toute la difficulté des épreuves imposées ! Mais je ne faillirais pas ! Garçon ! Un sirop de grenadine siouplait !

-Oh, XP, vous prenez la boisson la plus énergisante qui soit, celle qu’on réserve pour les plus grandes batailles ! Vous avez raison ! Il nous faut être prêt à tout ! Bon, pendant que vous jouez avec votre paille, je vous livre les dernières infos vitales… Notre ennemi implacable, le CAB, a pris un nouveau pseudo que nos services ont réussi, au prix de mille difficultés, à dévoiler : il s’agit de l’Etatiste !

-Allons bon ! Qu’est-ce que ce bestiau là ?

-Un être hybride des plus pervers, parasite notoire, qui se scotche sur n’importe quel individu  et lui pille tout ce qu’il possède, son sang, son esprit, sa vie, ses chaussettes, son slip… En lui faisant croire que ce pillage est Vertueux et Bon et Nécessaire ! Nos ennemis se servent de nos capacités, de notre générosité, de notre résistance, pour nous détruire...(1)

-Rhaa ! Effrayant ! Les dernières mutations de notre adversaire sont proprement hallucinantes ! Qui a pu le percer à jour ?

-Bah, il ne fait pas à proprement parler de l’équipe Ilysienne mais c’est un génie dans son genre, il s’appelle Nicomaque ! Je peux vous le présenter, il est ici, je l’ai convaincu de m’accompagner… Simplement il n’a pas voulu monter en bétaillère, (je n’ai pas trop compris pourquoi) il m’a expliqué qu’il tenait trop à la vie… Nous avons dû prendre le train, ce qui n’a pas été une mince affaire, j’ai dû user de tout ce que j’avais appris en cours de self-défense pour arriver vivante jusqu’ici… Traverser le jardin à l'anglaise du Bien-Vivre-Ensemble c'est à dire la jungle Multiculturelle est devenu risqué vous savez…
Bref, Nicomaque décrit cette mutation de l’Etatiste : « Loin d’être l’affrontement de deux visions opposées de la politique, l’opposition entre Hobbes et Rousseau propose en fait deux versions peu différentes d’un même dogme : celui de l’étatisme ou de l’État comme fin et non comme moyen. L’un défend la souveraineté absolue du Prince, l’autre la souveraineté absolue de la volonté générale, c’est-à-dire du législateur. On ne trouvera ni chez Hobbes, ni chez Rousseau, une philosophie du gouvernement limité, ni même une philosophie de la protection des droits individuels, en particulier du droit de propriété. » (2)

- Confondant d’horreur… A t-il une proposition pour l’éradication radicale de ce monstre pervers et polymorphe ???

- Pas exactement, un de ses confrères, nommé Hashtable a un avis personnel qui peut interpeller certains : « Oui la France est foutue. Et bien sûr, la question qui taraude aussi bien les jeunes (qui tremblent à l’idée d’aller voter pour la première fois) que les vieux qui ont déjà bien trop voté sans jamais obtenir le bonheur sur Terre, c’est :« Y a-t-il un moyen de sauver la France, malgré tout ça ? »Ma réponse : non. Non, non et non, vous ne sauverez pas l’Etat Providence. Vous n’arriverez pas à sauver la sociale-démocrassie franchouille. Il est impossible de réformer ce pays. Mais surtout, pourquoi, pourquoi, pourquoi voulez-vous sauver ça ? »(3)

-Mmm… oui c’est assez clair… voter aujourd’hui c’est apporter sa pierre ou plutôt sa contribution à l’Etat, ce Léviathan, quel qu’il soit… Quand on vote massivement, on n’a plus le choix qu’entre Hobbes et Rousseau, pour une raison simple : comment peut-on espérer le recul de l’Etat d’une participation massive aux élections des gens de l’Etat, comment peut-on croire qu’un recul de la « volonté générale » pourrait être le fruit d’une volonté générale ??
Quand on vote, on participe à l'expression de la volonté générale, et on plébiscite donc par ce choix le principe de volonté générale.
(4) Tout ceci est bien embarrassant… N’y a-t-il donc aucun autre moyen que l’Etat pour se tirer d’affaire des …étatistes ??

-Oh ! A dire vrai, un Etat fortement dégraissé et encadré (par exemple comme c’est le cas encore un peu aux Etats-Unis) serait une solution envisageable mais évidemment cela demande un retournement des consciences que personne n’a la capacité d’opérer aujourd’hui chez nous… Les libéraux répliquent qu’il existe une alternative à l’autorité centrale dont ils dénoncent les nombreux effets pervers, pour faire régner l’ordre dans une société.(5) Quelques voix, donc, s’élèvent, comme la vôtre, Iron Man, ou bien celles, internautiques, comme Hashtable, Kaplan, Marchenoir, Contrepoints, Institut Coppet, le Libéralisme pour les nuls ou bien encore des productions écrites comme le Dictionnaire du libéralisme dirigé par Mathieu Laine, qui aident les jeunes esprits (ou les moins jeunes) à oser imaginer ce qui leur paraît encore de l’ordre de la folie : une vraie promotion de l’individu responsable de ses actes…
Il y a aussi des actions plus militantes possibles grâce à des associations comme Contribuables Associés, SOS Education, Institut pour la Justice : elles obligent, par un lobbying entrepris directement auprès de chaque individu (c’est la clé de leur succès, retrouver le contact auprès de chaque personne et demander à chacune, une par une, de s’engager), elles obligent les étatistes de tout poil à promouvoir des lois ou des réformes qui iraient dans le bon sens c'est-à-dire pas dans celui de nos pillards… La plupart des lois votées aujourd’hui, cette inflation législative est uniquement promue pour que nos étatistes ou voleurs de grand chemin plument toutes les personnes dans un cadre légal c'est-à-dire en toute tranquillité…

Adhonc, le vote pour les moins corrompus d’entre eux, ceux qui semblent permettre une -même très vague- préparation d’un terrain plus libéral dans notre pays, c’est sans doute ce à quoi nous sommes réduits pour le moment. Promouvoir au mieux l’ordre spontané… Toute perturbation de l’ordre spontané par l’Etat réduit les libertés, porte atteinte à la prospérité et engendre des effets pervers. Et prétendre que le libéralisme traduit une absence de règles témoigne d’une complète incompréhension de l’ordre naissant, spontanément, des actions de chacun et des interactions des hommes entres eux, (6) c’est un fait…. Tout ceci est bien maigre, certes, mais il faut croire qu’une fois que les étatistes auront tout pillé qu’il ne restera plus rien, peut-être alors que certains esprits mieux préparés (de façon souterraine mais active !) que d’autres grâce à toutes ces associations ou centres de réflexion, pourront agir pour relever notre pays… Et surtout se relever eux-mêmes.

-Miss Potts c’est un peu long et pénible comme votre veillée pascale tout  ce que vous suggérez, je le crains…

-Justement, pendant cette dernière, nous verrons qu’après les ténèbres luit toujours la Vraie Lumière…"
1/citation tirée de La Grève, Ayn Rand
2/citation tirée de chez Nicomaque
3/citation tirée de chez Hashtable
4/citation tirée d’un commentaire d’XP
5/citation tirée du Dictionnaire du libéralisme, ds la préface de Mathieu Laine
6/citation tirée du Dictionnaire du libéralisme, ds la préface de Mathieu Laine


mercredi 21 mars 2012

Un cas d'entomologiste relevé par Marchenoir- Socialisme = criminels 15



"Les contempteurs de la société de consommation et du démarchage téléphonique ne souhaitent absolument pas rester sagement dans leurs chambres, ils veulent séquestrer leurs prochains. C'est pourquoi, s'il est utile de les écouter et les observer en entomologiste, il faut à tout prix se garder de parler avec eux." (XP)


Tiens, Marco Polo a fini de travailler ! Ca n'a pas duré longtemps... Voyons voir à quoi ressemble la production philosophique dont il nous régale, au lieu de préparer ses cours et de rencontrer les parents.

"Moi, faire des attaques personnelles ? Vous délirez, Marchenoir."

Le professeur de philosophie Marco Polo prétend que traiter un interlocuteur de « mère-pondeuse » n'est pas une attaque personnelle.

Le professeur de philosophie Marco Polo se fout du monde (une fois de plus).

"Ce n'est pas ma faute si votre comtesse raconte sa vie scandaleuse sur internet. Qu'elle assume."

Bel exemple de l'ignominie gauchiste. Procédé n° 2345 bis du manuel de la parfaite mauvaise foi socialiste : calomniez délibérément votre adversaire. Racontez ouvertement n'importe quoi pour le salir. Il en restera bien quelque chose...

Par exemple, ici, insinuez que votre adversaire a une vie scandaleuse, et, en plus, la raconte sur Internet. Il y a bien quelques personnes qui vont le croire, tandis que la majorité n’auront pas le temps de vérifier à la source.

Évidemment, il suffit de consulter le blog de la Crevette, pour constater que le peu que cette dernière raconte de sa vie n'a rien de scandaleux, et que c'est même tout le contraire.

La Crevette raconte, sans indiscrétion, la façon dont elle élève sa nombreuse famille et dont elle vit sa foi. Je suppose que c'est là, pour un stato-gauchiste, le summum du scandale.

Mais bon : Marco Polo nous a lui-même prévenu que ce qui se racontait sur ce blog n'était pas sérieux -- ce qui se rapporte, je suppose, à ses écrits. Un philosophe comme lui n'aurait pas la prétention qu'impliquerait toute autre hypothèse.

"Quant à vous, vous ne manquez pas d'air : vous demandez toujours très vite à vos interlocuteurs ce qu'ils font comme métier, pour vous en servir contre eux, alors que vous cachez autant que possible que vous êtes retraité."

Encore et toujours, la méthode gauchiste : semer sournoisement la merde, sans en avoir l’air. Marco Polo affirme, au présent de l'indicatif, que je serais retraité (ce qui est censé être infamant à ses yeux, mais il se garde bien d'expliquer pourquoi), alors qu'il sait parfaitement qu'il n'en sait rien.

Et qu'il n'en saura jamais rien.

Mais peu importe : glissons donc au détour d'une phrase un affirmation comme quoi Marchenoir serait retraité, comme si c'était un fait connu de tous ; il y a bien une poignée de gens qui vont l'enregistrer et le croire, tandis que bien évidemment fort peu de lecteurs vont se donner la peine de relire une centaine de commentaires (voire plus) pour vérifier cette assertion qui se veut dévalorisante.

Et ce type est professeur ! Ce type est censé donner à vos enfants l'exemple de la droiture et de l'honnêteté ! Ce type, en plus, n’est pas n’importe quel professeur : il n’apprend pas à souder des tuyaux de plomb ou à pousser une baballe dans des filets ; il est censé enseigner la philosophie, c'est à dire l'amour de la sagesse...

C'est du moins ce qu'il prétend. Pour ma part, j'ai toujours eu un doute, mais jusqu'à preuve du contraire, je suis bien obligé de le croire.

                                                                ******************
Par ailleurs nous pouvons observer la caractéristique du "on" indéfini employé à bouche que veux-tu par Marco Polo et relevé par Baraglioul dans ce commentaire  et qui cite à ce propos Muray : 


« La réconfortante neutralité libidinale de ce qu’ils écrivent se manifeste jusque dans leur bizarre obstination à utiliser systématiquement le pronom personnel indéfini de la troisième personne on ; et, par cet usage obsédant, se programment dans chacune de leurs phrases la désuétude de toute identité, l’obsolescence du désir, l’abandon de toute prétention à la singularité et, plus amplement, la dégradation vertigineuse de l’ancien monde sexué ».

mardi 20 mars 2012

Les Fonctionnaires 3, abus de pouvoir par Baraglioul- socialisme=criminels 14

« Pendant longtemps on a considéré comme impossible et incroyablement intrusif de téléphoner chez les gens directement pour leur vanter ceci ou cela, puis, il y a dix ans à peu près, on a considéré que c'était tout à fait normal, un moyen comme un autre de faire vivre son entreprise. Je dis, moi, qu'on a surtout abandonné toute idée de respect de l'homme et de respect de soi. » (Mar 18, 2012 05:28 AM) (Marco Polo)
Je vous confirme que le démarchage téléphonique est totalement anecdotique. Pour s’en protéger, il suffit en effet d’un acte de volonté : fermer sa porte ou raccrocher son téléphone ; éventuellement se mettre sur liste rouge. Qu’il y ait des êtres faibles au point de ne pouvoir se défendre contre les colporteurs, c’est malheureux, mais il serait bien plus malheureux de pondre une loi à chaque fois qu’une personne inadaptée à la vie sociale rencontre un problème. Comme disait Turgot, on ne peut pas obliger tous les gens à porter des couches au prétexte que les bébés se font mal quand ils tombent sur les fesses. La solution serait cent fois pire que le problème auquel elle était censée remédier. De même, on ne va pas confier au gouvernement le droit de dire qui peut téléphoner à qui juste pour protéger trois vieillards pas fichus de ne répondre qu’aux numéros qu’ils reconnaissent.

Par ailleurs, vous faites preuve d’un grand relativisme moral. Ce qui est « incroyablement intrusif », pour moi, ce n’est pas les gens qui téléphonent pour me démarcher ; ce sont les lois qui me disent quelles ampoules ou quelle connexion internet je dois utiliser chez moi ; ce sont les fonctionnaires qui, pourvus de prérogatives de puissance publique, s’invitent chez moi pour vérifier que j’ai bien donné mon argent à leur retraite-ponzi ; ou, pire, qui viennent chez moi la nuit pour m’arrêter. Une vraie intrusion, par définition, est une intrusion par la force.

Du reste, allez dans n’importe quel pays du tiers monde : vous verrez que le démarchage y est mille fois plus agressif.

(....)
« Où tout se règle à coups de contrats » (Marco Polo)


Même remarque que tout à l’heure. L’alternative n’est pas le contrat, ou rien. En effet, il y aura toujours des difficultés à régler dans la société. L’alternative est donc la suivante : soit les problèmes sont réglés par les particuliers eux-mêmes, de manière contractuelle et horizontale, soit ces problèmes seront réglés par des fonctionnaires, par voie de commandement, de manière verticale. S’il était vrai (ce qui n’est pas), que la société se contractualise, ce serait donc un progrès. 


Baraglioul

lundi 19 mars 2012

Les Fonctionnaires 2, par Marchenoir- Socialisme=criminels 13



Robert Marchenoir démontrant la bonne attitude de certains fonctionnaires face au système : 


 ..."si un fonctionnaire, ou un allocataire de l’État, professe des convictions libérales, opposées au fonctionnarisme, à l’étatisme et à l’assistanat, bien loin d’être une « hypocrisie » comme le prétend Marco Polo, c’est tout à son honneur ; c’est justement que le fonctionnaire ou l’allocataire libéral met, lui, ses convictions avant son intérêt personnel immédiat ; c’est qu’il préconise une réduction de l’assistanat ou de la fonction publique, alors même que si ses vœux étaient réalisés, cela serait susceptible de réduire ses revenus immédiats ou de fragiliser sa situation personnelle.

Cependant, il le fait parce que, contrairement au fonctionnariste, ses convictions sont sincères. Il fait passer, lui, l’intérêt général avant son intérêt personnel, contrairement à l’étatiste qui ne vocifère au sujet du premier que pour faire oublier le second.

Et l’anti-fonctionnariste le fait parce qu’il pense que tous comptes faits, à long terme, un système libéral est meilleur pour tout le monde, y compris pour ceux qui, actuellement, comme lui, sont professeurs payés par l’État, ou allocataires de ce dernier. Il pense qu’une réduction massive de la dépense publique enrichira tout le monde, et que, par conséquent, les allocations et les privilèges statutaires qui sont aujourd’hui une médiocre compensation au vol généralisé opéré par l’État dans la poche des citoyens, ne seront plus nécessaires.

L’argument de Marco Polo, c’est l’argument communiste par excellence : vous devez, avant tout, obéissance au système ; pas seulement en actes, mais aussi en paroles et en dévotion. Votre liberté n’existe pas. Seul compte ce que nous appelons l’Intérêt Général, et qui est en réalité l’intérêt personnel des membres de la caste étatique. "

mercredi 14 mars 2012

Les Fonctionnaires , par Marchenoir- Socialisme=criminels 11



Chez Didier Goux : 







  • Exemple-type de Service Public à la française : la Poste

    Monsieur Grandpas,

    Je suis citoyen, vous êtes mon employé et je vous encule.*[voir en fin d'article pourquoi Marchenoir répond en ces terme à Grandpas]

    Vous prétendez me faire devenir fonctionnaire. C'est effectivement ce que nous disent toujours les représentants de votre sale race.

    Vous oubliez que si tout le monde devenait fonctionnaire, il n'y aurait plus de citoyens honnêtes pour payer votre salaire.

    Je doute que vous fassiez alors beaucoup de kilomètres dans la neige pour m'apporter mes lettres.

    Vous n'êtes hélas pas de moins en moins nombreux, contrairement à vos pleurnicheries d'enfant gâté. Vous êtes au contraire de plus en plus nombreux, et surtout de plus en plus nombreux à ne rien foutre.

    C'est la raison pour laquelle, déjà, c'est nous qui devons marcher 30 kilomètres et attendre des heures pour récupérer nos lettres, qui sont déchirées et pillées dans les centres de tri par des fonctionnaires-voleurs professionnels qui, en plus, se permettent, comme vous, d'insulter ceux qui les nourrissent.

    La police parisienne vient d'arrêter un "postier" qui, depuis deux ans, volait dans les lettres et des colis de son centre de tri deux fois par semaine.

    Pour le confondre, elle a dû expédier des colis chargés de particules scintillantes qui se sont collées à ses habits.

    Si la police a dû avoir recours à un tel stratagème (qui a dit « caméra vidéo » ?), et si cette raclure de bidet a pu se livrer impunément à ce pillage pendant deux ans, c'est bien évidemment que cette racaille socialiste a bénéficié de complicités internes et institutionnelles extrêmement étendues.

    Donc ne venez pas faire pleurnicher Margot avec les lettres que soi-disant vous porteriez dans la neige en marchant. Les postiers d'aujourd'hui, ça les fatigue déjà de monter deux étages par l'ascenseur, alors vos fables pour enfants de quatre ans, vous pouvez vous les tailler en pointe et vous les carrer dans le fondement.

    A force d'avoir la tête fourrée dans le cul à humer le parfum du communisme, vous ne vous êtes pas rendu compte que vos "merveilleuses lettres" avaient disparu, et qu'elles ont été remplacées par le mail, les SMS et le téléphone portable.

    Vous n'avez ni remarqué ni prévu que le commerce par Internet allait faire exploser le trafic de colis.

    Aujourd'hui, c'est moi qui dois me rendre quatre fois de suite à mon bureau de poste pour tenter de récupérer un colis "perdu". Je suis confronté à des paquets d'abrutis qui se mettent à deux pour ne pas arriver à faire un truc, et qui ne voient pas où est le problème. Je vois des armées de connards pas même foutus de concevoir un système simple pour identifier et repérer les colis en attente.

    Quand je dépose une réclamation écrite parce qu’un objet s’est « perdu », soit je ne reçois aucune réponse, soit je reçois une réponse qui me demande, à moi, de prévenir vos copains glandouilleurs professionnels quand j’aurai retrouvé ma lettre recommandée ! La conception française du service public, c’est, pour le fonctionnaire, de faire faire son boulot par ceux qui le payent !
  • (...)
    A l'heure qu'il est, la poste françouése devrait rouler sur l'or et faire des bénéfices insolents, si elle avait correctement tiré parti de la chance de cocu qui lui est tombée sur le dos de façon totalement imméritée, et qui s'appelle Internet.

    Au lieu de ça, ce sont des entreprises privées qui ont conçu des circuits adaptés aux nouveaux besoins de livraison des colis. C’est un entrepreneur français qui est allé en Belgique fonder Kiala, le réseau français de livraison en magasin, pour ne pas être matraqué par les impôts que vous, postier incapable et insolent, lui soutirez pour être payé à perdre mes colis et à ouvrir mes lettres recommandées pour voir s’il n’y a pas quelque chose à voler dedans.

    Après avoir magnifiquement réussi à fournir le service que vous, abruti paresseux et arrogant, avez été incapable de me proposer, il vient de vendre son entreprise à... UPS, le géant américain de la livraison de colis.

    Pas une seule entreprise française pour racheter cette entreprise française, et pourquoi ? Parce qu’aucune ne possède les capitaux nécessaires, à cause des montagnes d’impôts, de taxes et de cotisations anti-sociales en tous genres que les salopards de votre genre leur volent jour et nuit pour assurer leur confortables petites sinécures et leurs retraites à 50 ans + 90 % du dernier salaire.

    Alors votre cours de propagande communiste, hein, allez le faire à Cuba.

    Ah pardon, même à Cuba, les frères Castro viennent de reconnaître que le communisme, c’était pas une bonne idée. Même Cuba est en train de privatiser sa fonction publique.

    Et j’espère que c’est ce qui arrivera le plus vite possible à la poste.

                                  ********







    1. (...) Attitude du fonctionnaire : 


      En effet. Tout le monde l'a bien remarqué. Vous êtes un gueulard, un type qui n'a pas la bouche propre, et un voyou. L'étonnant est que vous pensiez que cela soit une qualité, et qu'il soit habile de vous en vanter.

      J'ai croisé des dizaines de fonctionnaires comme vous sur Internet. Leur faible niveau d'intelligence et de moralité est stupéfiant. Dans un premier temps, ils vont faire des pieds et des mains pour vous expliquer que, bien loin de défendre leurs intérêts personnels au détriment de leurs concitoyens, il travaillent pour l'intérêt général.

      Une fois démasqués, une fois leurs pitoyables arguments réfutés (ce qui est très facile), ils passent directement à l'insulte et aux menaces physiques, trahissant ainsi leur vraie nature.

      Nous avons ainsi la confirmation d'une vieille règle de la sagesse humaine : plus un type essaie de vous persuader qu'il travaille dans l'intérêt général, plus il vante sa moralité soi-disant supérieure, plus il y a de chances que ce soit un escroc et un voyou.

      Le faible niveau de moralité de nombreux fonctionnaires étant ainsi établi, on peut souligner leur faible niveau d'intelligence.

      En effet, ceux d'entre eux qui interviennent ainsi, sur Internet, le font, ostensiblement, dans le but de convaincre les foules du bien-fondé de leur statut, et de la pertinence de la dépense publique.

      Il va de soi qu'insulter ses concitoyens, ceux qui payent votre salaire, ceux dont vous prétendez servir les intérêts, puis les menacer de violences physiques, réduit à néant les prétentions charitables et moralisatrices mises en avant dans un premier temps.

      Non seulement cela, mais cela prouve que ceux qui se comportent de cette manière sont des menteurs.

      Les nombreux fonctionnaires qui adoptent cette méthode de "débat", sur Internet, sabotent donc profondément et durablement la réputation des fonctionnaires, et cela d'autant plus qu'ils interviennent de façon anonyme.

      Ils semblent totalement inconscients du mal qu'ils font à l'image même de l'instution qu'ils prétendent défendre. Un Grandpas sur un blog, ce sont des centaines de Français convaincus qu'il faut radicalement réduire la dépense publique et ôter du pouvoir aux fonctionnaires.

      Qu'un postier, profession qui n'est pas réputée accueillir la partie la plus intelligente de la population, se conduise de cette manière, c'est scandaleux, mais cela n'est pas forcément le plus étonnant.

      En revanche, que de nombreux professeurs en fassent autant, c'est non seulement stupéfiant, mais c'est encore plus inquiétant.

      Les postiers se "contentent" de voler les letres et les colis de leurs concitoyens (on attend toujours que le voyou Grandpas condamne ces agissements). Les professeurs ont entre leurs mains l'éducation de tous les enfants du pays.

        1.                             *********
          1. Haine irrationnelle des fonctionnaires? Vraiment??

          2. "Ce que vous ne comprenez pas, Marchenoir, c'est que la haine irrationnelle de certains à l'égard des fonctionnaires, haine dont vous faites preuve plus souvent qu'à votre tour, peut rendre fou le fonctionnaire honnête."
          3. Marco Polo, je récuse d'avance et intégralement toute imputation de "haine" à l'encontre de qui que ce soit. Je refuse tout commencement de discussion sur une telle base, de même que je refuse toute imputation de "racisme", de "stigmatisation", ou tous ces termes gauchistes qui ont été inventés dans le seul but de mettre fin de façon malhonnête à un débat politique légitime.
          4. Le mot "haine" est relatif aux sentiments et aux intentions. Tous les sentiments sont légitimes, et les intentions sont inconnaissables.
          5. Les discussions sur l'amour et la haine peuvent être pertinentes entre individus. Elles ne le sont pas entre groupes sociaux, quand il s'agit de questions politiques.
          6. Votre affirmation selon laquelle je ne devrais pas haïr les fonctionnaires est proprement extravagante. Vous ne vous en rendez peut-être pas compte parce que le politiquement correct a rendu légitimes, et même légales, de telles prétentions, mais pour mesurer la stupidité et l'arrogance d'une telle déclaration, il suffit d'en considérer l'équivalent.
          7. En somme, vous prétendez que je devrais aimer les fonctionnaires.
          8. Votre femme peut, sans se ridiculiser, vous reprocher de ne pas l'aimer, et réclamer de l'amour.
          9. Si un corps social se met à réclamer de l'amour, en revanche, une psychanalyse collective s'impose d'urgence, pour ne pas dire un enfermement de groupe dans un hôpital psychiatrique.
          10. Ceci dans l'hypothèse la plus indulgente.

          11. Reprocher à quelqu'un de ne pas aimer des fonctionnaires, les plombiers-zingueurs ou les mathématiciens, c'est stupide parce que personne ne peut connaître avec certitude, ni démontrer les pensées intimes de tel ou tel.
          12. Et c'est évidemment d'un arrogance extrême que de prétendre dicter à qui que ce soit qui il devrait aimer et qui il devrait haïr.
          13. C'est la liberté la plus stricte de tout un chacun d'aimer et de haïr qui il veut. Mais l'idéologie communiste a tellement infiltré les esprits, que certains se sentent maintenant autorisés à reprocher ses inclinations à quelqu'un qu'ils ne connaissent ni d'Eve ni d'Adam.
          14. Dans le monde ou je vis, Marco Polo, le monde normal, celui qui a eu cours pendant quelques centaines de milliers d'années avant 1968, quand quelqu'un n'est pas aimé, c'est qu'il n'est pas aimable. Et nul ne saurait protester contre le fait de ne pas être aimé, sauf dans le cadre intime que je citais, et même alors cela est contestable.
          15. Mais, en réalité, il ne s'agit ni d'amour ni de haine. Il s'agit de pouvoir. Il s'agit d'intérêts personnels et de classe. Il s'agit de conflits sociaux.
          16. Et c'est pour camoufler le fait que les fonctionnaires mènent une guerre contre tous les autres groupes sociaux, c'est pour faire oublier qu'il s'agit de vulgaires intérêts, qu'ils présentent cette ahurissante revendication d'avoir, en plus de tout le reste, à être aimés.
          17. L'amour serait un droit de l'homme pour les fonctionnaires. C'est curieux comme les masseurs-kinésithérapeutes (à ma connaissance, hein, je peux me tromper), n'ont jamais réclamé d'être aimés par le reste de la population.
          18. Ils mènent leurs affaires, ils massent, certains les aiment, d'autres pas, c'est la vie.
          19. Les fonctionnaires, c'est différent. Non seulement ils ont droit à un empoloi à vie et à une retraite dorée sur tranche (comparativement), mais en plus, ils auraient droit à une expression d'amour continue et généralisée de la part d'autrui.
          20. Soit c'est la manifestation d'une pathologie mentale médicalement certifiée, soit c'est la marque d'une malhonnêteté profonde.
          21. Car, tant qu'on parle de ma faute inexpiable qui consiste à "haïr les fonctionnaires", on évite soigneusement de répondre à mes accusations détaillées, précises, étayées et argumentées sur l'oppression intolérable que font régner les fonctionnaires sur le reste de leurs concitoyens et sur l'ensemble de la nation.
          22. Et c'est là que j'en viens à la part la plus grotesque de votre affirmation, Marco Polo.
          23. Vous prétendez que j'aurais une haine "irrationnelle" des fonctionnaires. Marco Polo, je vous le dis en un mot comme en cent :
          24. Vous.
          25. Vous.
          26. Foutez.
          27. De.
          28. La.
          29. Gueule.
          30. Du.
          31. Monde.

          32. Ma "haine", si tant est qu'il s'agisse de haine, est au contraire parfaitement rationnelle.
          33. Comme je l'ai démontré à de multiples reprises, comme l'ont démontré tous ceux qui "haïssent" les fonctionnaires.
          34. De même que l'accusation de "racisme" hurlée à la cantonade a pour but d'interdire le débat politique parfaitement légitime sur l'immigration -- et tous les arguments parfaitement rationnels à son encontre, de même l'accusation de "haine" envers les fonctionnaires, les profs ou quelque catégorie sociale que ce soit a pour but d'interdire le débat politique parfaitement légitime sur l'organisation des institutions, de l'économie, le rôle de l'Etat, la dépense publique, l'impôt, les services publics -- et tous les arguments parfaitement rationnels à l'encontre d'un Etat obèse et d'une caste fonctionnariale parasitaire.
          35. Le néo-marxisme post-1968 n'a même plus l'honnêteté de reconnaître l'existence d'intérêts sociaux contradictoires ; c'est sous le masque grotesque de l'amour universel et obligatoire qu'il tente d'affermir sa version moderne du communisme.
          36. Vous remarquerez que pendant tout le temps que vous avez consacré à dénoncer ma prétendue haine, et tout le temps que j'ai consacré à démontrer l'absurdité et la malfaisance de votre accusation, personne n'a tenté d'expliquer comment il se faisait que dans la Poste fonctionnariale et communiste que le monde entier nous envie, le vol était devenue monnaie courante, tandis que chez les concurrents privés de la Poste, ce problème n'existe pour ainsi dire pas.
          37. Car c'est cela le sujet, et non la question de savoir si les gens "haïssent" ou "aiment" un peu, beaucoup ou passionnément les postiers.
          38. Ils sont là, la manipulation, le jeu de bonneteau, le grand mensonge
      1.                                      *******
      2. Exemples justifiant de la part du citoyen lambda une "haine" parfaitement rationnelle de notre service public : ces exemples sont pris par Marchenoir pour la plupart chez l'excellent Hashtable ou H16 :


        1. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=gDhVYL5SYdc




          1. Ne manquez pas les commentaires, eux aussi pleins de haine irrationnelle des fonctionnaires.
        2. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "il y a quelques mois, j ai emmene un membre de ma famille (suite a une chute dans les escaliers necessitant quelques points de suture au bras) aux urgences d un hopital de la banlieu sud de paris un samedi soir vers 20h.
          nous avons attendus pres de 3 heures apres l admission (15 minutes d attente) qu un medecin veuille bien faire les points. pourquoi cette attente, et bien tout simplement parce que les 2 medecins presents et la dizaine d infirmieres etaient en train de …..diner. oui de diner, aucune urgence a part le diner. nous avons donc attendus plus de 3 heures pour des soins qui ont dure 10 minutes que ces fonctionnaires zeles veuillent bien faire leur travail.
          qui veut connaitre les hopitaux dans les pays sous developpes va dans un hopital francais."


          http://h16free.com/2011/10/13/10604-la-republique-protege-la-veuve-et-lorphelin
        3. Pas mal, mais j'aime bien celui-là:
          http://www.youtube.com/watch?v=r1WzBN9K7h4&feature=related
        4. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "A propos de protéger les veuves (et les orphelins), vous n’imaginez pas le nombre de mamies qui reçoivent des commandement à payer les taxes locales, plein pot, alors qu’ayant +70ans elles ont droit à des réductions significatives d’impôt."

          "Chaque année c’est le même cinéma: le fisc tente sa chance en présentant un racket (plein pot) et j’aide ces mamies en renvoyant un e mail (chaque fois le même) demandant de tenir compte de l’age de la mamie en question."

          "Ces mêmes services publiques à qui une mamie demandait une aide financière, on répondu « faites du black, comme tout le monde » (je simplifie). Qu’ils crèvent tous."


          http://h16free.com/2011/10/13/10604-la-republique-protege-la-veuve-et-lorphelin
        5. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "Mardi, jour de non-grève, attention si vous prenez le train"

          http://lci.tf1.fr/economie/social/mardi-jour-de-non-greve-attention-si-vous-prenez-le-train-6756423.html
        6. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "Franchement, j'ai la haine. Et j'ai honte, vraiment honte. Et vous allez comprendre pourquoi. C'est un peu long mais c'est affligeant. Il y a 3 semaines, ma femme a été victime d'un pickpocket dans le métro. Elle s'est fait subtiliser une partie de son sac à main. Elle était bouleversée mais pas pour les raisons que l'on croit."

          "La carte de crédit ? La monnaie ? Non, ce qui l'a vraiment traumatisé, c'est ça: "Flo, il va falloir retourner faire des démarches à la sous préfecture d'Antony!".

          "PREPARATION VERS L'ENFER, etc"


          http://www.gameblog.fr/blogs/omake/p_50063_l-administration-de-la-honte
        7. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "Comparaison avec l’Australie, la difference principale est que l’employe derriere le guichet va essayer d’aider et en regle generale avec le sourire."

          "Sinon pour la poste locale, jamais de greves et rarement plus de deux minutes d’attente au guichet."

          "Par contre des qu’il s’agit de traiter avec l’ambassade de France, c’est une catastrophe. La on trouve vraiment les planques de la republique. Un beau bureau au centre de Sydney avec vue sur le port (pour ceux qui connaissent c’est franchement impressionant), des horaires ridiculement reduits (pour pouvoir aller a la plage je suppose) et un niveau d’aide proche de zero ou on nous considere comme « fautifs » par defaut."


          http://h16free.com/2012/03/08/11074-lherbe-est-plus-verte-ailleurs/comment-page-1#comment-65114
        8. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "Ayant donc un problème fiscal à résoudre avec une trésorerie située à 600 km de chez moi qui prélève indument une somme mensuelle sur mon compte bancaire, j’envoie une première lettre début novembre. Début février, toujours pas de réponse, j’envoie donc un recommandé. A ce jour, le 8 mars, toujours pas de réponse."

          "Impossible de les joindre par téléphone, ça sonne des minutes entières suivies d’un disque qui vous demande de rappeler. Depuis novembre, les prélèvements continuent. Obligée de prendre un avocat ? Hallucinant le mépris que ces gens là affichent envers les administrés."


          http://h16free.com/2012/03/08/11074-lherbe-est-plus-verte-ailleurs
        9. Haine irrationnelle des fonctionnaires (ah... en fait... non) :

          "Mes autorisations de séjour et de travail me sont données sur rendez-vous en moins de 5 minutes avec le sourire."

          "Ayant perdu une carte de crédit, la déclaration se fait sur internet, suivie d’un mail qui vous donne le nom et le numéro de téléphone de l’agent en charge de votre dossier… Agent qui a pris la peine de m’appeler pour m’expliquer les démarches à faire auprès de la banque et m’a informé par mail de l’état des recherches."

          "Le top, ce sont les impôts: 2 minutes pour faire sa déclaration en ligne, un appel à l’agent pour modifier le calendrier de paiement et cette année, un remboursement de la part de l’état qui a un surplus budgétaire. C’est une autre planète…"


          Euh... oui, en fait c'est à Singapour.

          http://h16free.com/2012/03/08/11074-lherbe-est-plus-verte-ailleurs
        10. Haine irrationnelle des fonctionnaires (mais pas tous, padamalgam, fopagénéraliser) :

          "En Suisse, j’ai eu une correction à faire pour ma déclaration d’impôt. Etant encore dans un état d’esprit « français » dira-t-on, je m’attendais au pire, envoyer des recommandés-avec-accusé-de-réception à tout bout de champ, devoir consulter un avocat, produire des extraits de compte remontant jusqu’à Mathusalem…"

          "A tout hasard, j’ai téléphoné – parce qu’il y a un numéro de téléphone sur la déclaration."

          "Je suis tombé – immédiatement – sur un interlocuteur, courtois, qui m’a donné son nom et son numéro direct pour suivre le dossier."

          "En cinq minutes c’était réglé, par téléphone. Et l’administration fiscale m’a envoyé une confirmation écrite quelques jours plus tard. J’étais le cul par terre."


          http://h16free.com/2012/03/08/11074-lherbe-est-plus-verte-ailleurs
        11. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "Le plus important, pour avoir vécu l’immigration au Canada et toutes les démarches administratives pour y vivre 6 ans et devenir citoyen canadien, c’est l’état d’esprit."

          "Les employés des services publics québécois et canadiens sont – asseyez-vous – au service du public."

          "On vous reçoit avec le sourire, on s’assure que vous comprenez ce qu’on vous dit, on vous pose des questions car on se doute bien que vous n’êtes pas au courant de tous vos droits et devoirs, on répond à vos questions qui ne sont pas forcément de la responsabilité directe de votre interlocuteur, on vous parle même un peu de la pluie et du beau temps…"

          "Le fonctionnaire administratif français, lui, aime montrer que dans le face à face avec l’administré, c’est lui qui a le pouvoir. Le pouvoir de faire la gueule et de la rétention d’information."

          "Au Canada, quand l’administration se plante, elle le reconnaît et s’excuse. En France, elle vous engueule et peut même vous facturer la réparation."


          [Et parfois, un postier vous "emmerde" et veut vous "casser la gueule".]

          "De retour du Canada, ma déclaration d’impôts 2009 mentionnait une adresse au Canada au 1er Janvier et un déménagement en France en juillet avec la nouvelle adresse. Devinez à quelle adresse ils ont envoyé l’avis d’imposition? Montréal…"

          "Constatant le retard dans la réception de cet avis je les appelle. Ils m’engueulent mais daignent m’envoyer une copie de l’avis à ma nouvelle adresse en France. Youpi."

          "Devinez à quelle adresse ils ont envoyé la déclaration pré-remplie pour l’année suivante? Montréal…"

          "Il a fallu que j’aille sur place, à Nantes, pointer sur une copie de ma première déclaration les bonnes infos qu’ils avaient donc depuis le départ pour qu’on arrête de m’engueuler et qu’on esquisse un timide « Ah oui là… non je comprends pas… Ben je vais changer votre adresse alors… »


          http://h16free.com/2012/03/08/11074-lherbe-est-plus-verte-ailleurs
        12. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "Le mieux qui m’est arrivé, c’est au 3939, Allo Service Public. Ils sont joignables le samedi. Si, si, je vous assure. Par contre, il faut bien patienter 15 à 20 minutes avant d’avoir quelqu’un pour vous répondre."

          "Sur ce coup là, j’avais deux questions à poser. Eh bien une fois que j’ai eu la réponse (qui s’est avérée fausse une fois le service concerné contacté), je n’ai pas pu poser ma seconde question ! « Non Monsieur, ce n’est pas possible, il y a trop d’appels, nous ne traitons qu’une question par appel. »

          "Il faut se taper à nouveau les 15 à 20 minutes d’attente."


          http://h16free.com/2012/03/08/11074-lherbe-est-plus-verte-ailleurs
        13. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "L’URSSAF était encore il y a quelques années un organisme où le timbre de la poste ne faisait pas foi."

          "C’est peut être toujours le cas, mais comme je n’ai plus de salarié pour ne pas être enquiquiné à tout bout de champ, je n’ai plus l’occasion de le vérifier."


          http://h16free.com/2012/03/08/11074-lherbe-est-plus-verte-ailleurs
        14. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "-IL EST COMPLET VOTRE DOSSIER?
          -oui madame, j ai toute la liste demandee sur internet
          -CA VEUT PAS DIRE QU IL EST COMPLET."


          http://h16free.com/2012/03/08/11074-lherbe-est-plus-verte-ailleurs
        15. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "Nous nous installons devant la première dame fonctionnaire qui était la plus près de nous et répondons à des questions toutes plus stupides les unes que les autres et à un moment, mon esprit décroche pour se mettre en observation de ce qui m’entourait ; je ne suis pas des plus patient."

          "Bref, tenez-vous bien, je le répète je n’invente rien, la deuxième dame, qui d’un coup est devenue BEAUCOUP plus fonctionnaire que sa collègue complètement conne mais qui essayait tout de même de faire le job, était en train de taper sur un clavier qui n’était pas relié à la tour de l’ordinateur, lui-même connecté à aucun écran le tout branché sur aucun réseau électrique…"


          http://h16free.com/2011/10/13/10604-la-republique-protege-la-veuve-et-lorphelin
        16. Haine irrationnelle des fonctionnaires :

          "Mon expérience la pire. Arrivé à la sous-préfecture un jeudi et être étonné qu’il n’y a pas de queue. L’accueil m’a refoulé aussi sec : tout le monde sait que la sous-préfecture n’accueille pas le public le jeudi. C’est pourtant évident."

          "Une autre expérience amusante. Allez voir une administration pour se faire clarifier une procédure. Et là se faire reprocher de les déranger au lieu de leur téléphoner. Le seul souci c’est que cela faisait plusieurs semaines que j’essayais de téléphoner plusieurs fois par jour, mais cela ne répondait jamais."


          http://h16free.com/2011/10/13/10604-la-republique-protege-la-veuve-et-lorphelin
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    *J'ai laissé bien évidemment la réponse "musclée" de Marchenoir parce que ce dernier avait été auparavant pris à partie par Grandpas de la façon suivante : évidemment on comprend alors qu'il ne s'agit pas de débat au sens intellectuel du terme mais de bataille ou de pouvoir et Marchenoir en défendant sa position défend d'une certaine façon tous ceux qui ne peuvent parler ou se défendre, toutes les victimes de ce système totalitaire imposé par une caste. Comme le dit Gil à un moment donné, il trouve les mots exacts, les bonnes armes. 
    grandpasMar 7, 2012 12:13 AM
    Monsieur Marchenoir,
    Je suis fonctionnaire et je vous emmerde, il fallait passer un concours et votre aigreur à l'égard des fonctionnaires serait peut être moindre.
    Quand vous marcherez sur 30 kms pour aller chercher votre courrier, vous maudirez peut être moins le facteur tout fonctionnaire qu' il était à l' époque où il vous amenait de merveilleuses lettres qu'il vente,qu'il pleuve ou qu'il neige.
    Mais rassurez vous, nous sommes de moins en moins nombreux et certains le regrettent déjà.