mardi 7 juillet 2009

Fatigue


J’ouvre les yeux, lève la tête, c’est l’heure.
Pourtant, je n’ai pas rêvé et rien vécu cette nuit.
Un sommeil brut, après une fête, ailleurs.
Il va falloir trouver des ressources,qui me fuient .

La tête encerclée, je me lève, (comment?)
Le corps en vertige, les lèvres serrées;
J’avance dans la maison en remarquant
Accablée,le chaos qui surgit par degrés.

Je ne peux fuir la triste,et pesante réalité.
A elle, à mes enfants, je suis enchaînée.
La cage est solide, les barreaux bien scellés;
L’assaut, à moitié morte, il va falloir donner.

L’ennemi est fin prêt,il attaque dur:
Les petits crient, les jouets volent
Les grands ronflent, sans vergogne;
La poussière suinte sur la table,et les murs.

Chaque porte enfoncée révèle un piège
Que je prend dans la figure, sans protection,
Je suis déjà K.O, vaincue, à terre
Mais je dois avancer avec obstination.

Toute la journée, la bataille fait rage
Sans discontinuer j’avance dans mes tâches,
Accablée, submergée, je ne peux mourir,
Il faut vaincre, c’est tout, c’est vivre.

A midi, un arrêt, une accalmie.
L’ennemi reprend des forces,
Forces démesurées cette après-midi
Vague qui m’entraîne loin du port;

Je rame avec rage, je connais les pièges
La persévérance, c’est la force du faible
Le soir arrive, je pose ma laine;
La bête est matée pour un instant,à peine.

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