dimanche 1 septembre 2013

Lettre à un de mes fils (Extreme ways)

Mon fils,

.... je pense que dans les familles, il y a deux sortes d'enfants : ceux qui écoutent leurs parents ou leurs proches, qui ont une forme de docilité du coeur, de l'intelligence, de la volonté et ceux sur qui l'éducation reçue n'a pas de prise du moins sur la volonté. Pour ces deuxièmes enfants, il faut qu'ils fassent leurs propres expériences eux-mêmes pour apprendre à bien vivre et c'est un chemin plus compliqué, plus long, souvent plus périlleux mais on n'y peut rien. C'est un chemin quand même et tous les chemins peuvent mener à la sainteté. Dans Isaïe on trouve cette phrase, c'est Dieu qui parle : "Je te conduis par le chemin où tu marches". Le Bon Dieu ne dit pas : je vais te balancer de gré ou de force dans le droit chemin (puisqu'il y en a plusieurs) mais  : Je t'accompagne dans le chemin qui est le TIEN. Voilà.

 Ton chemin est actuellement difficile, tu es perdu en fait, tu es dépassé et tu marches à l'aveugle. Mais le Bon Dieu est là et Il t'accompagne et Il marche avec toi si tu veux bien t'ouvrir à sa Compagnie c'est à dire à sa Grâce. 
Sache que la confession et la communion fréquentes t'aideront à guérir  (et pas que spirituellement mais aussi psychologiquement et physiquement!!) sur le long terme. Donc, profite de toutes les occasions pour te confesser régulièrement et communier pieusement. Tu dois te reconstruire et choisir au mieux TON chemin de vie et il n'y a que de cette manière, avec Dieu et sa grâce, que tu y parviendras.
J'ai grande confiance en toi mais maintenant il faut que tu marches avec le Seigneur.
Je t'embrasse,

Maman


3 commentaires:

  1. Excusez mon anonymat.
    Votre blog est pour moi une source. J'ai lu a table votre lettre a quelques amis, et ma femme. Elle éclaire nos rôles d'éducateurs de façon crue et belle. Je la relis régulièrement .
    Avec le même type de mots amon grand ado, je sais que je suis moins rênes courtes, et que je sais moins ce qui se passe dans sa vie. Mais je vois ses choix s'infléchir sous l'effet de la responsabilité que la confiance donnée implique

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    1. Je vous remercie. Ce monde est semé d'embûches et sans la grâce de Dieu nous sommes bien désemparés. Je me fiche que mes enfants réussissent leur vie aux yeux du monde, je veux qu'ils réussissent leur éternité.

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