jeudi 19 avril 2018

Acouphènes




C'est le soir. Dans le silence de la nuit qui vient
Avec ses bruits furtifs, ses pas de loup, ses cris
Je guette l'endormissement du monde, son soupir,
Sa longue voix profonde, son sommeil, et le mien.

Et alors un message doux et aigu me parvient!
A l'oreille, il pianote, décidé et frénétique,
La liaison se brouille puis reprend, hystérique,
Je m'enfonce dans mon cerveau, je la tiens!

Le télégraphe se déchaîne, l'oreille fait le lien,
Il ne me lâche plus, il m'informe, toute la nuit,
Quel est son langage, quelle est sa musique?
Décoder l'acouphène, écouter sans fin.

Nouveau jeu, nouvelles règles pour survivre
Comprendre ce morse, répondre ou mourir.


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