mercredi 15 février 2023

Daniel Conversano

 Depuis quelques mois, je "suis" sur les réseaux ce qu'on appelle un "influenceur", Daniel Conversano. Je ne sais plus son âge, il est marié, a deux enfants et il milite résolument pour une Europe blanche. Evidemment il est considéré comme un horrible raciste, extrêmiste, mais j'avoue le trouver extrêmement (oui!) équilibré dans ses assertions. Je ne suis pas d'accord avec toutes ses solutions prônées mais son constat est lucide.

Il m'intéresse surtout par tous les aspects variés de son activité : émissions culturelles, sportives, philosophiques, politiques, Conversano est un touche à tout doué pour transmettre des contenus de qualité, intelligent, humble (il n'a aucune espèce d'arrogance que l'on trouve souvent chez les "intellectuels" français), réaliste et plein d'humour. La première émission que j'ai écoutée portait sur le .... préservatif. C'était une analyse pleine de bon sens, et pas moraliste. La vulgarité lui est inconnue même s'il parle sans complexe avec des termes crus et même s'il vulgarise très bien tout ce qu'il étudie et transmets.

Il a fondé toute une communauté autour de lui, en France mais aussi dans les pays de l'Est car il prône beaucoup l'émigration des jeunes Français dans les pays de l'Est moins envahis par la diversité, plus sécures, et culturellement plus traditionnels, plus conservateurs dans des valeurs de "droite". Cet aspect de son activité est quelque chose de profondémment attachant chez lui, il est dans le "réel", ces groupes se rencontrent, s'entraident, vivent des choses en famille, en couples, entre amis. On retrouve cela (mais de moins en moins) chez les catholiques. Il recrée ainsi du tissu social, moral, culturel et c'est assez génial pour être mentionné. Il offre, par sa vision et ses arguments  un avenir à beaucoup de jeunes ou moins jeunes qui ne se reconnaissent plus dans leur propre pays.

De fil en aiguille, je me suis inscrite à un groupe de discussion de femmes cotoyant la "sphère" de Conversano. Beaucoup de jeunes femmes désireuses de fonder une famille, un projet de vie solide, tourné vers la maternité, l'éducation, la transmission de valeurs patriotiques, culturelles, spirituelles (pour certaines). La solidarité y est réelle.

Ces jours-ci je me suis remise à relire John Fante, cet écrivain italo-américain qui a écrit une série de romans plus ou moins autobiographiques. J'ai relu mon préféré : "Pleins de vie" où le héros (écrivain) relate la grossesse de sa femme et les relations qu'il entretient avec ses parents, en particulier son père, vieil immigré italien. C'est émouvant, c'est drôle, c'est une ode à la vie, au couple, aux traditions. Bref, je me suis dit en moi-même que Conversano était un nouveau Fante dans sa vie, ses pompes et ses oeuvres et je me suis demandée s'il connaissait et avait lu Fante. Il y a comme cela des auteurs qui renaissent de façon troublante et j'aime bien tomber sur ces coïncidences.

http://oralaboraetlege.blogspot.com/2010/01/john-fante-toujours-demande-la.html

http://oralaboraetlege.blogspot.com/2011/08/zavez-des-objections.html

http://oralaboraetlege.blogspot.com/2011/12/mon-boulot-dans-lexistence-cest-de-me.html

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