mercredi 30 novembre 2011

Neuvaine à l'Immaculée Conception (fête le 8 décembre)

Ô Marie conçue sans péché, vous êtes venue à Fatima pour demander la consécration du monde à votre Coeur Immaculée. Avec le bienheureux Jean-Paul II nous 
renouvelons aujourd’hui cette consécration, Nous souvenant sans cesse que nous sommes « tout à vous » et que vous pouvez disposer de nous pour le règne du Coeur 
Sacré de votre divin fils. Ô Mère des hommes et des nations, nous vous confions l’humanité toute entière avec ses peurs et ses espoirs. Ne la laissez pas manquer de la 
Lumière et de la vraie Sagesse. Guidez-la dans la recherche de la liberté et de La justice pour tous. Orientez ses pas sur les voies de la Paix. Faites que tous rencontrent le 
Christ, Voie, Vérité et Vie, Source de Miséricorde infinie. Soutenez, Ô Vierge Marie, notre cheminement dans la Foi et obtenez-nous la grâce du Salut éternel, Ô clémente, Ô 
compatissante Ô douce Vierge Marie. Amen

dimanche 27 novembre 2011

Socialisme=criminels 9

Par Robert Marchenoir chez Didier Goux, dans les commentaires sous le texte :" De la Vendée à Vichy : balade révisionniste" : 


Le gauchiste-type, Léon : il accuse les autres de ses propres vices.

Ce n'est pas moi qui "fais dans la dentelle", bougre d'andouille ! C'est la CGT.

Ce n'est pas moi qui ai volé un stock de fusils au moment de la faillite de Manufrance, pour le cacher sur mon lieu de travail en attendant la révolution socialiste, et rendre plus "convaincantes" mes "justes revendications sociales" : c'est le syndicat CGT des imprimeurs de journaux (qui n'a d'ailleurs jamais été poursuivi pour ce fait, porté directement, et secrètement, à la connaissance du ministère de la Justice de l'époque).

Ce n'est pas moi qui ai tué le port de Marseille à force d'exactions mafieuses, réalisant l'exploit de détruire son attractivité naturelle dûe à sa localisation et à deux mille ans d'histoire, au profit du port de Rotterdam beaucoup moins bien situé : c'est la CGT.

Etc, etc.

Je ne vais pas abuser de l'hospitalité du taulier pour vous faire la liste, qui pourrait remplir plusieurs centaines de pages ; complétez vous-même. Eduquez-vous un petit peu, avant de réagir avec l'intelligence d'un rat de laboratoire peint en rouge.

                                                                                   ******

Apprenez à lire, nom de Dieu, Léon, avant d'écrire n'importe quoi !

J'ai rapproché cette citation de Carrier : "Nous ferons de la France un cimetière plutôt que de ne pas la régénérer à notre façon", des déclarations de la CGT qui disaient exactement la même chose concernant une partie de l'économie française, à savoir sa marine.

La CGT dit exactement la même chose que le populicide de la Révolution française ! Ca ne vous interpelle pas un tout petit peu au niveau du vécu ? Il y a, à l'évidence, une filiation historique entre la volonté de massacre de la Révolution française, ses inclinations terroristes, et la gauche d'aujourd'hui, sans parler des prétendues "valeurs républicaines" dont on nous casse les couilles à l'année longue, à gauche comme à "droite".

La CGT n'a pas elle-même massacré de gens ? La belle affaire ! Ils étaient destinés à quoi, les milliers de fusils qu'elle a planqués dans un hangar de distribution de journaux ? Au tir sportif ?

La CGT n'est pas une émanation directe du parti communiste, peut-être ? Elle n'a pas soutenu les régimes communistes qui ont fait cent millions de morts ? Elle ne les a pas activement soutenus ?

La CGT des imprimeurs de journaux n'a-t-elle pas, pendant des années, volé des bobines entières de papier journal subventionnées par le contribuable français pour les convoyer, par bateaux de la marine marchande justement, jusqu'à Cuba, afin de faciliter au régime frère sa noble tâche qui incluait l'assassinat des opposants politiques ?

Mais à part ça, ça n'a rien à voir ! Faut pas comparer ! La malhonnêteté et l'irresponsabilité de la gauche à leur sommet !

Si, au moins, les gauchos nous disaient : oui, on veut le communisme, et oui, on pense qu'il est justifié de tuer des millions de gens pour y parvenir, au moins pourrait-on leur reconnaître un minimum de dignité dans la saloperie (et c'est bien ce qu'ils disaient ouvertement, il n'y a pas si longtemps).

Mais aujourd'hui, ils veulent à la fois la saloperie et la respectabilité !



samedi 26 novembre 2011

Une histoire de guerre véridique

Un soldat au Vietnam voit un de ses compagnon mourir. Il écrit une lettre assez lyrique à la petite amie du soldat mort pour lui raconter sa fin."Et alors que se passe-t-il? Rat poste la lettre, il attend deux mois. La connasse ne répond jamais."


"Une histoire de guerre véridique n'est jamais morale. Elle n'est pas instructive, elle n'encourage pas la vertu, elle ne suggère pas de comportement humaniste idéal, elle n'empêche pas les hommes de continuer à faire ce que les hommes ont toujours fait. Si une histoire vous paraît morale, n'y croyez pas. Si, à la fin d'une histoire de guerre, vous vous sentez ragaillardi, ou si vous avez l'impression qu'une parcelle de rectitude a été sauvée d'un immense gaspillage, c'est que vous êtes la victime d'un très vieux et horrible mensonge. La rectitude n'existe pas. La vertu non plus. La première règle, me semble-t-il, est qu'on peut juger de la vérité d'une histoire de guerre d'après son degré d'allégeance absolue et inconditionnelle à l'obscénité et au mal. Ecoutez Rat Kiley. Connasse, dit-il. Il ne dit pas putain. Il ne dit certainement pas femme, ou fille. Il dit connasse. Puis il crache et regarde fixement ailleurs. Il a dix neuf ans -c'en est trop pour lui- et c'est pour ça qu'il vous regarde avec ses grands yeux tristes et doux de tueur et qu'il dit connasse, parce que son ami est mort, et parce qu'il s'est produit cette chose incroyablement triste et vraie : elle ne lui a jamais répondu.
Vous pouvez dire qu'une histoire de guerre est véridique si elle vous met mal à l'aise. Si vous n'appréciez pas les obscénités, vous n'appréciez pas la vérité; si vous n'appréciez pas la vérité, faites attention comment vous votez. Si vous envoyez des gars à la guerre, ils reviendront chez eux en disant des gros mots.
Ecoutez Rat :
- Nom de Dieu, mec, j'écris cette magnifique putain de lettre, je me fais chier, et qu'est-ce qui se passe? Cette connasse ne répond pas."

(A propos de courage, de Tim O'Brien)

dimanche 20 novembre 2011

Justice, droit, morale : discussion.

Une discussion intéressante sur les notions de justice, droit et morale chez deux débatteurs de qualité : Georges Kaplan sur son
blog  : Ordre spontané et Nicomaque sur le sien : Nicomaque






I / Kaplan :
"Mon papier sur le Pacte 2012 pour le Justice et les commentaires de Me Eolas a suscité quelques émotions (sur Contrepoints et par mail principalement). Par ailleurs, l’Institut Pour la Justice a publié une réponse aux attaques de Me Eolas (voir aussi les commentaires de Cicero Alunitius). Il se trouve qu’il y a, parmi les membres et sympathisants de l’IPJ, un certain nombre de gens pour lesquels j’ai beaucoup de respect et d’amitié ; en conséquence de quoi, il est tout à fait possible que – finalement – j’ai bien fait de signer ce pacte. Je suis donc en train de lire ce que publie l’IPJ – ce que j’aurais du faire avant de signer – et je vous invite à faire de même. Ça, c’est fait.

Je voudrais revenir sur cette notion de dissuasion. Lors de mon précédent billet, j’évoquais cette vieille idée qui me trotte dans la tête selon laquelle, selon moi, la justice ne devait pas être pensée en tant qu’instrument répressif mais en tant que système de dissuasion (Nicomaque me signale que c’est la position que défend l’IPJ). J’ai lu pas mal de commentaires qui assimilent cette notion à de la « prévention ». Ce n’est pas nécessairement faux mais ça mérite tout de même d’être précisé : si par prévention, vous pensez à un système d’incitation destiné à prévenir la criminalité ; nous sommes d’accord. En revanche, si par prévention, vous pensez à je ne sais quel machin social ou autre campagne d’information destinée à expliquer aux sauvageons que tuer, voler, violer (etc…) ce n’est pas bien ; alors là, on est pas du tout sur la même longueur d’onde."

Suite chez Kaplan  dans : "Maths dissuasives"



II/ Réponse de Nicomaque :
"Cher Kaplan votre mise au point concernant la philosophie pénale en termes de calcul coût-bénéfice est tout à fait pertinente mais je voudrais y ajouter deux ou trois choses sur lesquelles nous serons peut-être en désaccord.


Nous sommes je pense d'accord sur un point : c'est le traitement « social » du crime qui a conduit à diaboliser la dissuasion depuis les années 50. C’est-à-dire l’idée que les causes profondes de la criminalité résideraient dans l’inégalité des revenus et dans les injustices sociales comme le racisme ou la discrimination.

Selon ce point de vue "socialisant", les criminels seraient d’abord des victimes.En réalité, comme votre billet tend à le montrer, ce n’est pas la pauvreté qui engendre le crime, c’est l’opportunité d’un gain facile et sans risque. Le comportement criminel est donc une réponse rationnelle à des incitations et des opportunités. La criminalité baisse ou augmente en réponse à ses coûts attendus en termes de probabilité de punition.

Or je crois qu’il ne faut pas seulement réhabiliter la fonction dissuasive de la peine mais qu’il faut aussi, allons plus loin, réaffirmer l’idée qu’un crime est punissable parce qu’il est en lui-même une injustice commise contre les droits d’un ou de plusieurs individus. La punition doit, bien entendu, être strictement proportionnelle au crime."

Suite chez Nicomaque dans : "De la justification morale de la peine "



III/ objections de Kaplan :
"Cher Nicomaque,

Comme tu le supposes très justement, nos avis diverges dès lors qu’il est question d’introduire une notion de morale dans la justification ou l’établissement d’une peine.

Je suis méfiant quant à cette notion de morale. De quelle morale parlons-nous ? Dite par qui et sur quelles bases ? Je tiens, moi, qu’il y a à peu près autant de morales que membres de la société. Celui-ci fondera ses jugements moraux sur des préceptes religieux, celui-là verra la morale au travers du prisme de ses convictions politiques. Quoique nous fassions, et même si nous réussissons à dégager un consensus, ce que tu nomes « morale » ne saurait être universel ; et je crois même que ni toi ni moi n’aimerions vivre dans un monde où les hommes sont à ce point semblables qu’ils partagent tous la même définition de ce qui est moral et de ce qui ne l’est pas."

Suite chez Kaplan dans : "lettre à Nicomaque"

IV/ réponse de Nicomaque :
"Cher Kaplan

(suite du débat)
J’admets avec toi que la morale a souvent servi de prétexte à des intrusions inadmissibles dans la vie privée des individus. Mais je maintiens qu’il ne peut y avoir de droit sans morale. Un droit purement utilitariste est impossible. Tu reconnais d’ailleurs toi-même que le droit est « un système fondé sur un nombre aussi limité que possible de principe moraux, des idées suffisamment simples et consensuelles pour qu’elles puissent faire l’unanimité ». Cette idée d’un droit naturel comme seule base d’un système juridique me convient parfaitement."

Suite chez Nicomaque dans : "Du conservatisme moral et culturel"

V/ Réponse de Georges Kaplan en forme de conclusion? :

Il nous faut, je crois, distinguer les normes morales elles-mêmes de leur inscription dans la loi.
Sur la morale en tant que telle, je considère qu’il n’y a pas une morale unique mais des morales individuelles qui, prises ensemble, permettent de dégager un plus petit dénominateur commun ; une conception commune du bien, du mal, du juste et de l’injuste. Tu me dis, par exemple, que tu te définis comme un conservateur moral et culturel ; c’est bien là une des définitions possibles de la morale. Pourtant, tu ajoutes que, bien que conservateur, tu refuses d’imposer tes préceptes aux autres par la force de la loi : c’est, comme tu le dis toi-même, une position originale parmi ceux qui se reconnaissent sous l’appellation de conservateurs – et une position bien plus courante chez les libéraux. C’est donc bien une conception de la morale qui t’est propre, issue de l’héritage transmis par tes parents comme de tes propres expériences et réflexions. De la même manière, si je partage ton attachement à un certain nombre de valeur traditionnelles, je ne me considère moi-même pas comme un conservateur ; il y a aussi en moi un « progressiste » qui pourra, en certaines occasions, voir le bien où tu vois le mal, voir l’injustice où tu ne vois que justice.

Suite chez Kaplan dans "Deuxième lettre à Nicomaque"

mercredi 16 novembre 2011

vendredi 11 novembre 2011

L'Auteur de la beauté

Photo prise par la crevette pas loin de chez elle
Livre de la Sagesse 13,1-9.


Ils sont foncièrement insensés, tous ces hommes qui en sont venus à ignorer Dieu : à partir de ce qu'ils voient de bon, ils n'ont pas été capables de connaître Celui qui est ; en examinant ses oeuvres, ils n'ont pas reconnu l'Artisan.

Mais c'est le feu, le vent, la brise légère, la ronde des étoiles, la violence des flots, les luminaires du ciel, gouverneurs du monde, qu'ils ont regardés comme des dieux.

S'ils les ont pris pour des dieux à cause de la beauté qui les a charmés, ils doivent savoir combien le Maître de ces choses leur est supérieur, car l'Auteur même de la beauté est leur créateur.



photo prise par la crevette au dessus des Alpes


lundi 7 novembre 2011

Starship troopers! (1)

Un être humain
devrait savoir changer une couche-culotte, planifier une invasion, égorger un cochon, manœuvrer un navire, concevoir un bâtiment, écrire un sonnet, faire un bilan comptable, monter un mur, réduire une fracture, soutenir un mourant, prendre des ordres, donner des ordres, coopérer, agir seul, résoudre des équations, analyser un nouveau problème, répandre de l’engrais, programmer un ordinateur, cuisiner un bon repas, se battre efficacement, et mourir bravement. La spécialisation, c’est bon pour les insectes. – Robert Anson Heinlein

La famille Crevette a décidé d'éduquer ses enfants selon les principes d'Heinlein et nous commençons donc par le change de la couche culotte, l'arrivée d'un nourrisson dans la famille nous permettant judicieusement cet apprentissage indispensable pour tout homme bien-né.
Oui, je sais : la plupart des hommes, même pères de famille, ignorent cette réalité pour le moins surprenante : les bébés portent et remplisssent régulièrement leurs couches-culotte! C'est pourquoi on les appelle, en langage argotique, les "chiards". Ce n'est pas très élégant, je vous l'accorde,surtout ce digne blog, mais je donne cet exemple comme simple explication pour les plus demeurés d'entre vous.



Basile, Grégoire, Rémi et Pierre, troupe de choc, sont allés au secours de Gabrielle pour lui changer le popotin qu'elle avait plutôt encombré samedi matin, pendant que nous parents, nous dormions béatement après deux nuits d'enfer : non non, n'imaginez rien de graveleux là dessous (même si évidemment vous pourriez, nous sommes l'élite tout de même), simplement la récupération de quelques heures passées à éponger le vomi d'un des mouflets malade. Les quatre garçons, penchés sur l'épineuse et odoriférante question, après beaucoup d'attermoiments et après avoir désigné l'heureux élu préposé au change -"Pique nique douille c'est toi l'andouille"- s'attaquent courageusement au problème et ouvrent l'objet du délit.

Après une minute de terreur et quasiment de perte de conscience, Pierre en bon chef, retrouve son sang-froid et cherche à essuyer l'inimaginable. Il court chercher dans les toilettes quelques lingettes "multi usages-anti bactériennes-pour toutes surfaces" et les applique généreusement sur les petites fesses potelées de sa soeur. Une vigoureuse odeur de "pin des landes" se mêle bientôt au fumet de bouse, les soldats de l'impossible, seuls face à la nature, sont ravis et très fiers du résultat obtenu. Un deuxième est désigné après une discussion acharnée pour aller jeter le paquet dans la poubelle la plus proche -pendant ce temps, Gabrielle, les fesses à l'air, décide que le moment  est propice pour un petit pipi "naturlish" sur son coussinet-, puis vient le plus difficile : remettre à l'endroit une couche propre et là Pierre a décidé que je devais intervenir, il n'a pas encore commencé les études d'ingénieur nécessaires pour ce faire....

jeudi 3 novembre 2011

Communion des saints

Photo prise à l'aéroport de Francfort





Parfois, mais pas souvent, car regarder en arrière me fait toujours peur :


Qui sait quelles créatures nous suivent en réalité, qui s’agitent et effleurent

Nos épaules puis disparaissent dans l’ombre, invisibles présences

Qui hurlent leurs douleurs à nous les vivants, dans un pesant silence



Parfois, je veux me souvenir du passé, des êtres qui l’ont peuplé

Des pays parcourus, des bonheurs reçus, une nostalgie sereine

Mais aussi des brûlures acides jamais vraiment cicatrisées…

De mon enfance heureuse, de mon adolescence fracassée.



Tous ces êtres qui ont illuminé ma belle vie et s’en sont allés

Je veux parfois les regarder de face, je virevolte d’un pas de danse

Léger, tends les deux mains pour les saisir, les embrasser

Mais ils se fondent dans l’obscurité, une ombre qui avance.



Oh éphémères rencontres, évanescentes prières pour ceux d’antan

Qui ne sont plus de ce monde et peuplent une autre dimension

Dont les liens ténus et spirituels sont à raviver précieusement

S’enfoncer par nos prières dans les couloirs du temps, au fond



Du passé, le visiter et l’affronter avec son cœur flamboyant

Épurer les scories, lisser les traits tordus, accorder les pardons

Ouvrir comme le Christ aux limbes descendu triomphant

Avec les clés de son Amour, du feu brûlant de sa Passion



Les portes de l’oubli, les portes de la vie, les portes du Paradis.

mardi 1 novembre 2011

A propos d'XP



Une petite mise au point s'impose à cette heure-ci pour quelques blogueurs : depuis un moment déjà, et beaucoup ont pu le remarquer, je suis une bonne amie d'XP qui écrit sur Ilys. J'ai découvert Ilys en lisant les textes d'XP et j'ai immédiatement été admirative de sa plume et de sa réflexion. Au bout de quelques mois nous avons fait connaissance "pour de vrai" et bien évidemment la personne d'XP ne différait pas du tout de sa pensée (les gens qui s'imaginent toujours que la réalité diffère entre le virtuel et le réel sont des sots; personnellement je n'ai jamais , jamais été déçue par ceux que j'ai désiré rencontrer à partir du net et qui m'ont fait l'honneur d'accepter ces rencontres...) et notre amitié s'est trouvée renforcée. Nous avons eu  (et avons toujours) de très nombreuses discussions, beaucoup d'échanges dans lesquels, je dois l'avouer, il m'a toujours beaucoup plus apporté que moi en matière d'humour et de finesse d'analyse.

 En amitié on est toujours désireux de faire plaisir. Je lui ai donc proposé spontanément des corrections de textes. Entendons-nous bien (et je dis ceci pour le Plouc Emissaire qui s'étonnait de ce fait sur un blog quelconque) : jamais je ne me suis permise de changer ses phrases, sa réflexion, je ne corrige d'XP que l'orthographe et lui fait confiance absolument pour le reste : c'est lui l'écrivain et pas moi. Pour rien au monde je ne me permettrais de changer ne serait-ce qu'une virgule de ses textes sans lui demander. C'est très important il me semble que chacun reste à sa place : les écrivains écrivent et les crevettes... corrigent! Chacun son job. Et je crois que j'ai toujours, toujours apprécié autour de moi les personnes qui collent parfaitement à ce pour quoi elles sont destinées dans ce bas-monde."The right man at the right place".

Alors XP parfois s'en prend à untel ou untel ou bien à des catégories de personnes : les professeurs, les infirmières, les pharmaciens, les écologistes, les catholiques souverainistes, etc. J'avais déjà souligné ce fait de l'écrivain qui doit embrasser la réalité, souvent se colleter avec elle, en tout cas jamais reculer devant l'affrontement,  en comparant certains de ses textes à l'écrivain génial, Philip Roth. J'avais écrit :
Ce texte de Roth où l'un des personnages du roman, une jeune femme, Maria, quatrième femme de l'écrivain Nathan Zuckerman, évoque son état, sa nature d'écrivain, je pourrais te l'attribuer mot à mot, XP, peut-être en remplaçant le terme de juif par celui de chrétien , ou d'européen ou d'occidental pour élargir le champ de ton adversaire actuel, à ta mesure. Non que tu voues une haine aux chrétiens, pas du tout, mais disons qu'il est le matériau, ta nécessité pour écrire, ta "réserve". Jérôme Leroy, tu l'as tiré de ces réserves, Nicolas Hulot, Yann Arthus Bertrand, Christine Boutin, Naulleau,Ferrat récemment, les catholiques traditionalistes, les intégristes de tout poil, les intellectuels, les communistes, les socialos, les "artistes" , tous tirés du néant, de leurs abîmes insignifiantes pour servir ta Cause, celle de ton écriture. Nulle haine ou jalousie là-dedans de ta part. Nous ne faisons pas de politique sur Ilys, ne cesses-tu de répéter, tu as raison, tu n'en fais pas, jamais, tu fais de l'écriture, des pages et pages, tu avances en roulant comme un fou-furieux sur la route et ton bolide a besoin d'essence, de beaucoup d'essence. Nommer cet ennemi sans nom et sans visage, c'est cela le propre de l'écrivain et en nommant tu donnes la vie à ce qui était en état de mort-vivant. "... il me ramène ses trouvailles.... - et pour l'artiste, toutes les choses sont pures." explique l'héroïne -écrivain , Mrs Stormer, dans la nouvelle d'Henry James : "Greville Fane".

Grand rôle, grande responsabilité, tu tues, tu agresses, tu assassines, tu étripes, tu dissèques de façon obsessionnelle pour mieux régénérer ces zombies qui forment notre réalité. Voilà pourquoi ceux qui lisent vouent amour et haine à l'auteur : est-on vraiment heureux et satisfaits de sortir des limbes cette réalité qui se présente sous des jours pour le moins glauques et terrifiants? (et là je repense à Lovecraft, ses nouvelles, que je lis toujours en vacances, en Bretagne, dans ma chambrette à la géométrie bizarre, comme celle dans cette histoire de Lovecraft, "La chambre de la sorcière" : de cet espace tordu peuvent sortir, naitre des monstres infernaux auparavant "bloqués" dans une autre dimension souterraine... ) A-t-on vraiment, vraiment envie de tout savoir sur les gouffres de nos âmes? Les Jérôme Leroy, les Naulleau ainsi ressuscités dans différentes "contrevie" (combien de fois as-tu "suicidé" Jérôme Leroy, combien de situations pour le moins édifiantes lui as-tu fait "vivre"? combien de fois as-tu joué avec ta proie?)  nous renvoient à nos propres esprits, cœurs, corps, ils sont les visages qui apparaissent dans nos miroirs et l'envie peut prendre de casser le miroir c'est à dire de détruire celui qui nous l'a tendu, ce miroir, en nous disant : "tiens! regarde! Mais regarde donc!!" Voilà ce que tu es vraiment! L'écrivain que tu es se réjouit comme un gosse de présenter cette glace et ce portrait, mais celui qui regarde lit jaune bien souvent et son rire sonne faux. Voilà pourquoi l'écrivain est "l'ennemi public" selon la formule de Houellebecq.
XP est un ami et cet ami écrit.

Fête de la Toussaint

Après cela, j'ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l'Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main.

Et ils proclamaient d'une voix forte : « Le salut est donné par notre Dieu, lui qui siège sur le Trône, et par l'Agneau


Baptistère saint Jean-Baptiste situé à l'extérieur de la cathédrale santa Maria del Fiore à Florence
A l'origine, les non baptisés ne pouvaient entrer dans les églises, d'où l'édification de baptistères  à l'extérieur de ces dernières. Le Baptistère saint Jean-Baptiste à Florence, situé en face de la cathédrale santa Maria del Fiore est un monument à part entière avec de magnifiques mosaïques datant pour les premières du XIIIè siècle.