mardi 28 juin 2011

Libéral # socialiste

"Le libéral a des convictions en matière d'économie. Le socialiste a des convictions religieuses.
Il n'a y a qu'à voir la réaction des enseignants à la moindre critique. Ils n'ont de toute évidence pas le sentiment qu'on les critique, mais qu'on blasphème." (XP)



Ici : "Robert Marchenoir, correspondant de guerre fromagère"

lundi 27 juin 2011

"Leur combat ", par xyr

Leur combat

Ça donne envie de prendre les armes quand-même, ce Joffrin qui pose des questions sans point d'interrogation, qui ne parle pas mais qui aboie ses "C'est de la discrimination !", ses "C'est pas ma vision" et même ses "Laissez moi exposer mes idées !", mais pourquoi ? Il est candidat Joffrin ? On vote pour lui l'année prochaine ? On s'en branle de ses idées, de sa "vision", et c'est quoi sa vision ? "Aucun syndicat n'acceptera les mesures de Marine" ? Mais ils représentent qui, les syndicats de Joffrin ? Ils sont où les ouvriers si c'est pas au FN ? Il en a rien à foutre en réalité, tout ça c'est un alibi, c'est pas intellectuel c'est viscéral, il veut du sang pas aider les faibles, du sang Le Pen ! "Moi j'ai pas été nommé par mon père", il parlerait comme ça à Aubry ? "Vous vivez dans un château !", il dirait ça à DSK ? Non il veut bouffer du Le Pen parce que papa, Jean-Pierre Mouchard, était un très bon ami de Jean-Marie, et que Joffrin ça lui a pas suffi de changer de nom, il faut haïr ce qu'a aimé le père, le meurtre du géniteur pas encore réglé... sa haine elle déborde, elle pue le renfermé, c'est laid, aucune maîtrise... psychanalyse qu'il lui faut... et cours de politique aussi : ses petites allusions aux chambres, encore et toujours les chambres ! Mais il croit tromper qui, Joffrin ? Chasser les nazis en 2011, quel manque de goût, de couilles, de tout, 12 trains de retard, remballe ton rictus c'est de la merde, ça prend plus, les gens n'en avalent plus de tes conneries, fais gaffe à force ils vont vomir et ça fait foutrement mal, quand les Blancs dégueulent...

Et la Fourest, alors elle bordel c'est la même mais inversée, pas un mot au-dessus de l'autre, pas la goutte de sueur sur le front comme l'autre enflure, non elle c'est la lesbienne déshumanisée, le ton monocorde, j'suis sûr c'est un robot ! En tout cas faut chercher de ce côté-là... parce que non, bon Dieu, ça fout les j'tons cette Fourest, un tissu de mensonges, des bouquins entiers de diffamations, de calomnies, et ça fuit quand on lui fout son nez dans sa merde, le flagrant délit ah ! Non, mademoiselle reprend ailleurs, elle esquive la gymnaste ! La mauvaise foi dans un circuit imprimé, et hop l'automate recommence le cycle sujet-verbe-complément, inlassablement, inapte au dialogue qu'elle est, la démocrate progressiste, c'est Staline, cette dame au pouvoir ? Le premier qui arrête de l'applaudir c'est le goulag ! Pas de phallus et elle le vit mal, un cas d'école pas besoin d'faire d'études ça crève les yeux et les oreilles ! Elle écrit, ou plutôt elle chie, sur Ramadan, sur Le Pen, spécialiste en intégrisme ? Ah la blague, elle est l'intégrisme dans toutes ses fibres, dans tous ses airs, elle rendrait sympathique n'importe quelle racaille, n'importe quel barbu et n'importe quel mollah, à côté d'elle c'est du pipi d'chats ! Et toujours cette haine glacée, cette vengeance de n'être qu'une femme, le rouleau compresseur dans la bouche qui avance, inexorablement, la machine, le froid dans les yeux et dans l'dos, de quoi se tirer une balle avant de se prendre les leurs ; car il faut voir ceci, il ne s'agit pas là de débat mais de combat, c'est un combat qu'ils mènent Joffrest et Fourin, gauche et ressentiment chaud devant, c'est un combat à mort.

Baptême

J’ai soif 
 
L’enfant est né, après bien des alarmes.
Il est beau et repose sur le sein de sa mère.
L’enfant est né, après des cris et des larmes.
Il est maintenant une créature de la terre.

Mais son regard se porte déjà vers le ciel,
Ses bras se tendent vers l’immatériel,
Se referment dans le vide et le néant.
Il est une créature des cieux, pourtant.

Baptisé selon la coutume, avec de l’eau
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
Dieu se love dans son cœur aussitôt
Feu ardent et rouge-sang dans le joyau.

Feu ardent et brûlant attiré par l’eau,
Il murmure maintenant et pour l’éternité,
Dans le cœur de cette âme embrasée
« J’ai soif , Moi le Seigneur, le Très-Haut » .

Descendu aux enfers, volontaire prisonnier
Au cœur de l’homme, un brûlant et divin secret.
Le Seigneur-Dieu, le Créateur, le Crucifié
« J’ai soif » murmure t-Il à l’enfant nouveau-né.

« J’ai soif ! » la Voix enfle et se perd
Dans une vie d’épreuves et de misère.
« J’ai soif ! » crient l’enfant et son Dieu-Trinitaire,
Ils sont à la fois, tous deux, l’eau et le désert.
« J’ai soif ! » parfois la Voix se tait, tout s’endort.

Le bruit du monde, la mollesse de nos corps
Assourdissent le doux murmure, le cri délirant
La voix du Père, et celle de l’enfant.
Occultée, la Voix du Tout-Puissant
Moquée, piétinée, écrasée, cette voix d’enfant

Et dans un silence d’outre-tombe
Quand tout est fini, mort, nuit sombre
Les martyrs, les saints, les pauvres, les malheureux !
De leur bouche pleine de cendre et qui ne s’ouvre plus
Naît un merveilleux sourire. Ils ne crient plus
Puisqu’ils ont appelé, et le Verbe est venu .
Le Calice suprême, La Coupe du salut,
S’est versée sur leurs lèvres, jusqu’à la lie
Ils ont bu.

la veille

le matin






samedi 25 juin 2011

"La régression intellectuelle de la France", par Philippe Nemo

"Anderton reprit : "L'inconvénient fondamental, du point de vue juridique, inhérent à la méthodologie de Précrime ne vous a probablement pas échappé non plus. Nous arrêtons des individus qui n'ont nullement enfreint la loi." (Minority Report, de Philip K. Dick)



La « pensée unique », les sujets interdits
Le débat public en France n’est plus possible quasiment pour des raisons  qui prennent leur source dans un monopole d’État idéologisé  à gauche depuis quelques décennies. Ce monopole se réalise concrètement d'une part  dans « l’école unique », volonté de réduire les inégalités sociales et de donner une même chance pour tous dans l’éducation, ce qui a provoqué un effondrement des savoirs parce qu’on ne peut niveler que par le bas et non par le haut, et d'autre part dans une mainmise sur la presse et les médias qui ont écarté définitivement le moindre journaliste de droite ce qui a donné une presse  à la pensée unique ou monocolore. « Soumis à ce régime, le pays a commencé à être frappé de paralysie intellectuelle. »

Les lois de censure
C’est la loi de 1881 sur la presse qui consacrait la liberté d’expression en France, préalable indispensable à toute réflexion ou débat intellectuel digne de ce nom. « Sous le régime créé par la loi de 1881, il y eut en France, à la fin du XIXe siècle, plusieurs centaines de quotidiens allant d’une extrémité à l’autre de l’éventail politique, et il y eut une floraison de publication les plus diverses, livres, brochures, etc., traitant librement de tous les sujets. »

A partir des années 70, plusieurs lois vont écorner puis briser complètement cette liberté nécessaire à la qualité du débat intellectuel en France.
 -La loi Pleven, tout d’abord, en 1972, qui constitue en délit « la provocation  à la haine » ; sauf que la haine est un sentiment et donc quelque chose de difficilement quantifiable ou démontrable chez quelqu’un. Le rôle octroyé, ensuite,  aux associations qui peuvent se déclarer partie civile, au nom du combat contre le racisme,  à la place d’une « vraie » victime sans être elles-mêmes (les associations) directement touchées ou lésées par celui qu’elles attaquent. Le combat est alors non pas celui d’une victime contre son agresseur mais un simple combat idéologique.
-La loi Gayssot, en 1990, établit le délit d’opinion. Certaines opinions (la Shoah, par exemple, ou plutôt la contestation de cette dernière, de ses chiffres ou autres points concernant ce fait historique) ne peuvent, sous peine de tomber sous le coup de la loi, être remises en cause.
-Le nouveau code pénal crée par la suite trois infractions nouvelles, celles de « diffamation, d’injure et de provocation à la discrimination non-publiques » ce qui consacre le régime de censure très strict qui sévit en France : des conversations mêmes privées entre deux ou plusieurs personnes peuvent être sanctionnées par la loi…. « Une révolution est intervenue, faisant de la France un équivalent des pays totalitaires du passé où tout le monde écoutait tout le monde, y compris au sein des familles. »
-Les lois mémorielles qui s’ajoutent à la loi Gayssot en comptant comme non contestables la traite des noirs et l’esclavage en Europe à partir du XVe siècle ; une loi mémorielle à propos de la colonisation (aspects positifs et négatifs) et une autre sur le génocide arménien.
-La loi sur HALDE : en décembre 2004, une loi portant sur de nouveaux délits d’opinions (« Renforcement de la lutte contre les propos discriminatoires à caractère sexiste ou homophobe ») établit un véritable tribunal d’exception : « ses agents peuvent entrer chez les particuliers sans mandat judiciaire, utiliser à leur encontre des « testings » qui sont des méthodes de fraude et de tromperie, imposer discrétionnairement des amendes… »

Un grave détournement du droit
Toutes ces lois pervertissent dans sa nature même la nature du droit. En effet, elles sanctionnent des propos et non des actes ; elles s’attaquent à des intentions ou des idées jugées délictueuses au lieu d’actes que l’on pouvait constater.
Certes, certains propos peuvent influer directement sur certains comportements délictueux (par exemple distinguer à l’embauche les femmes enceintes pour éviter d’embaucher ces dernières) mais aujourd’hui, par ces lois, la simple distinction intellectuelle ou démarche informative (évoquer les noirs, les arabes, les homosexuels, les femmes enceintes, les immigrés, etc….) peut être considéré comme un délit, indépendamment du contexte dans lequel la distinction est faite (un cours, une recherche ou autre).
Par ailleurs si victime il y a, cette dernière n’est jamais identifiée au sens strict du terme puisqu’il s’agit d’une catégorie de personnes, une « personne collective » que l’on estime incriminée.
Enfin, l’enchaînement causal (opinion ou idée qui entraînerait de facto un comportement ou des actes délictueux) ne peut pas être prouvé ; en effet, on ne peut pas prouver rationnellement qu’une parole exprimée publiquement a directement influencé une personne à commettre un acte nuisible.
C’est pourquoi en Europe tout au long des siècles, « on [avait] renoncé à faire d’une simple idée l’équivalent d’un acte et, partant, à punir l’auteur d’une idée comme on punit l’auteur d’un délit. » On en revient donc à des sociétés primitives où l’on sanctionnait de façon irrationnelle des personnes considérées comme « mauvaises » d’office mais ceci nous apparaît alors clairement comme une régression et non comme un progrès juridique, quasiment comme une démarche superstitieuse…C’est au nom d’une idéologie d’État que les milieux politiques français en sont venus à pervertir ainsi le droit. Mais « Ils ont cru plus habile de dissimuler leur volonté de mainmise idéologique sur le pays sous le masque de lois pénales ordinaires. » 

En quoi consiste cette idéologie ? 

« Il conviendra d’enseigner aux jeunes juges que
1)      la « diversité » est désormais la norme en France, que la France n’a d’ailleurs jamais été autre chose qu’une « terre d’immigration »…
2)      que les nations ou même civilisations sont dépassées, que le métissage universel, culturel aussi bien que racial, doit devenir la règle…
3)      que la colonisation n’a eu que des effets criminels et dramatiques…
4)      que le mariage et la famille ne sont plus et n’auraient jamais dû être une norme sociale valide…
5)      qu’il n’y a a aucune distinction morale ni sociale à faire entre l’hétérosexualité et l’homo-, la bi- et la trans-sexualité…
6)      que la Résistance en France a été le seul fait des communistes et de certains gaullistes (pas tous)… »

Les juges deviennent  au gré de leurs idées ou opinions des adversaires ou alliés non objectifs des citoyens français. Ils ne jugent plus selon des critères juridiques mais selon des opinions personnelles rarement étayées car ces juges ne sont pas des scientifiques, des philosophes, des historiens. Discriminer, classer, distinguer et par là même exposer des jugements positifs ou négatifs sur certaines catégories de personnes fait partie du débat critique dans nos pays démocratiques, cela est nécessaire à l’intérêt général, au progrès de nos sociétés. Ceux qui ont été à l’origine de ces lois de censure sont donc contre les sociétés démocratiques modernes et pour un contrôle étatique de ces dernières en vue de les transformer selon leur idéologie.

Le pur et l’impur
Cette censure généralisée dans les débats publics (et privés !) en France prend un caractère crypto-religieux digne des anciennes sociétés primitives. En effet, ce ne sont pas les arguments rationnels ou juridiques qui sont retenus mais au contraire des comportements ou un vocabulaire complètement irrationnel et parfois violent. Ces comportements obéissent à une autre logique : « …ils relèvent des structures mentales typiques des sociétés pré-scientifiques et de ce que les anthropologues appellent les phénomènes de tabou, lesquels consistent à ne pas juger et hiérarchiser les idées selon le critère du vrai et du faux, mais selon celui du pur et de l’impur. » La France est littéralement retombée dans les travers d’une société archaïque qui obéissait à des mythes. Exemple, à la simple évocation de l’idée d’utiliser des tests ADN (ce qui est pratiqué dans beaucoup de démocraties en Europe) pour aider au contrôle de l’immigration clandestine, les médias se soulèvent pour évoquer un lien entre ces tests et les tests raciaux nazis au moment de la Seconde Guerre Mondiale. Même si le lien n’existe pas objectivement. L’utilisation de ces tests serait donc honteuse, tabou.

Cette régression à une société primitive se caractérise par deux traits décrits par René Girard : « le rôle croissant de l’imitation moutonnière » par les journalistes qui relaient sans recherche ni vérification les informations reçues par l’AFP ou les services presses des ministères ; cette diffusion moutonnière de l’information ressemble à s’y méprendre à la diffusion de l’information dans les sociétés archaïques. Et ces phénomènes de mimésis se produisent aux dépens de boucs émissaires qui essuieront les foudres de tous sous prétexte de tenter d’exprimer la réalité qu'ils connaissent et qu'ils vivent.

Une société aveugle
Le résultat de cette censure du débat public en France est que celui-ci s’est appauvri et faussé. Les intellectuels ou chercheurs n’osent plus poser en vérité les problèmes qui gangrènent notre société car ils ont bien trop peur de se faire lyncher par la vindicte publique, de perdre leur emploi, d’avoir des comptes à rendre à la justice. Et pourtant bien des problèmes mériteraient qu’on s’attarde un peu et qu’on tente de les résoudre :
 Le problème de l’ « École unique », présenté comme l’alpha et l’oméga de réussite scolaire et sociale, et qui pourtant ne provoque qu’une baisse de niveau pour ne pas dire un effondrement de celui-ci.
Le problème d’une immigration trop rapide et massive dans notre pays auquel s’ajoute la difficulté d’un islam peu « accordable » avec notre civilisation.
Le problème du poids de l’État, des impôts, qui font augmenter le chômage chez nous et détruisent le tissu entrepreneurial de la France.
Le problème de la justice  et de la sécurité: on nous explique qu’aujourd’hui il n’y a plus de délinquants et de victimes mais simplement des victimes de notre société qui corrompt tout le monde. La prison n’est plus la solution pour les criminels, mais il faut au contraire les accompagner dans leur liberté souveraine… Les vraies victimes, elles, sont coupables de tenter de se défendre contre ceux qui ne sont, selon l’idéologie ambiante, que des malades.

Conclusion
Il faut donc impérativement, pour retrouver notre liberté d’expression et surtout notre possibilité de faire avancer au mieux notre pays qui souffre de vrais problèmes, abroger sans complexe et au plus vite ces lois de censure.

vendredi 24 juin 2011

Saint Jean-Baptiste (24 juin 2011)



 Saint Augustin (354-430), évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et docteur de l'Église
Sermon 289, 3ème pour la Nativité de Jean-Baptiste


« Lui, il faut qu'il grandisse ; et moi, que je diminue » (Jn 3,30)

      "C'est pour apprendre à l'homme à s'humilier que Jean est né le jour à partir duquel les jours commencent à décroître ; pour nous montrer que Dieu doit être exalté, Jésus Christ est né le jour où les jours commencent à croître. Il y a ici un enseignement profondément mystérieux. Nous célébrons la nativité de Jean comme celle du Christ, parce que cette nativité est pleine de mystère. De quel mystère ? Du mystère de notre grandeur. Diminuons en nous-mêmes, pour croître en Dieu ; humilions-nous dans notre bassesse, pour être exaltés dans sa grandeur."



Zacharie, grand prêtre devant l’Eternel,
Descend au temple accomplir le rituel.
Zacharie et Elisabeth, d’Aïn-Karem,
Sans enfant, humiliés, mais à Dieu fidèles.

Dans le temple Zacharie se prosterne devant l’autel
A genoux, il baisse les yeux, offre l’encens et prie .
Se relève lentement, et soudain, debout, oh merveille,
Aperçoit l’ange du Seigneur, l’ange qui lui sourit.

« Sois en paix, mon ami, ne crains pas Zacharie.
Dieu exauce ta demande, un fils te donne le Très-Haut.
Devant le Seigneur il marchera tout empli de l’Esprit
De tous les prophètes, ce sera le plus grand, le plus beau.

Tu le nommeras Jean. Mais...je vois dans ton cœur un doute?
Ne sais-tu point qu’à Dieu rien est impossible ?
Devant ta faute, le Tout-Puissant va sur ta bouche
Poser un sceau jusqu’à la naissance de ton fils.

Tu seras muet, alors que le Précurseur deviendra
La voix qui crie dans le désert.
Plus rien tu n’entendras, alors que ton fils sera
Oreille sensible à la voix du Père.

Dans le silence, en son sein, Elisabeth accueille
Son désir le plus secret, éclatant destin,
Le petit enfant qui marchera devant le Seigneur
Pour préparer ses voies, justice enfin !

L’enfant grandit au désert à l’ombre du Très-Haut
De miel et de sauterelles il se nourrit seulement ;
L’Esprit est son pain, sa nourriture, son eau.
La clameur grandit en son sein doucement :

Je suis la voix qui crie dans le désert !
Rendez droit le chemin du Seigneur,
J’étais devant mon Dieu et je passe derrière,
Car avant moi, Il était, mon Dieu, mon Sauveur.

Il est là l’Agneau de Dieu, le Sauveur du monde
Et je ne suis pas digne de dénouer ses sandales
Pour tous les peuples noyés dans la nuit sombre
La Lumière est venue chasser les ténèbres, le mal.

Accueillez le sans réserve, soyez dans la joie, toujours.
La mienne est complète car j’ai entendu la Voix qui disait :
"Tu peux disparaître, Jean, subir ta passion, perdre la tête :
Voici mon Fils Bien-aimé, en qui j’ai mis tout mon Amour."

lundi 20 juin 2011

Musulmans libres, notes de la conférence d'Alain Laurent

J'ai ajouté quelques liens ou citations pour enrichir cette prise de notes. Malheureusement je n'ai pas encore de liens pour une vidéo de la conférence.
Les citations en gras sont tirées du Chapitre 6 de l'ouvrage d'Alain Laurent "La société ouverte et ses nouveaux ennemis". Synthèse  à partir d'ici.

 Notes de conférence :
« Musulmans libres » (l’expression est de Irshad Manji, une canadienne), car ces écrivains, intellectuels et universitaires de plus en plus connus se sont tous libérés du carcan de l’islam conservateur et théocratique, parfois en choisissant l’apostasie, souvent en demeurant attachés à une foi musulmane qu’ils veulent radicalement réformer en la privatisant et l’individualisant.
L’exemple du Canada est intéressant, c’est l’un des pays où le « politiquement correct » y est le plus avancé. Il y a eu ces dernières années des tentatives pour introduire la Charia dans les institutions de plusieurs provinces canadiennes. Finalement le gouvernement (en Ontario semble t-il) a fini par renoncer ; Irshad Manji s’est manifestée à ce moment-là avec beaucoup d’énergie.

La question est : « libres » de quoi, par rapport à quoi ? Ces musulmans libres se sont affranchis en fait de la lettre et aussi de l’esprit du Coran. Certains sont allés tellement loin dans cette libération qu’ils sont devenus apostats, ils sont devenus athées. D’autres ont choisi un autre chemin, ils ont rompu avec la lettre mais demeurent fidèles à leur foi musulmane. Ils souhaitent une interprétation du Coran radicalement différente et veulent même expurger le Coran d’une bonne partie de ses écrits.
En France, mais d’abord dans les pays musulmans, ces musulmans libres sont devenus des « refuznick » pour reprendre un terme concernant les dissidents des régimes communistes comme Soljenitsyne. Ils sont tous exilés, menacés de mort pour la plupart d’entre eux, sous protection policière. Le parallélisme avec la grande époque stalinienne est flagrant.

Ils récusent absolument et plus encore que la plupart des occidentaux, de gauche comme de droite, que leur religion soit une : « Religion d’Amour, de Tolérance et de Paix » (ce qui donne en initiales RATP, certains malicieux apprécieront). L’intérêt d’écouter et de lire ces Musulmans libres est double : ils sont évidemment infiniment plus crédibles que des occidentaux évoquant l’Islam et surtout ils permettent à ces mêmes occidentaux de tenir un discours sur l’Islam non recevable chez nous sans être taxés immédiatement d’islamophobie ou racisme ou autre délit,  puisque ce discours est d’abord celui… d’authentiques musulmans.
La plupart de ces Musulmans libres se réfugient de plus en plus aux EU car ils jugent que l’Europe n’est plus assez sûre en matière de protection.
A propos du terme d’islamophobie, les Musulmans libres récusent violemment ce terme -qui provient, mais on ne le dit pas assez, de L'ayatollah Khomeiny, en Iran. En effet, on constate que l’on peut aujourd’hui être christianophobe, par exemple, mais en aucun cas on aurait le droit d’être islamophobe. L’utilisation à des fins politiques du terme est très dangereuse et donc dénoncée par  ces Musulmans libres.
 « Ibn Warraq…s’est signalé à l’attention par la publication en 1995 de Pourquoi je ne suis pas musulman (…) « Le problème n’est pas simplement l’intégrisme musulman, mais l’islam lui-même » (…) Un ouvrage très dense…sur l’exégèse du Coran, qui aurait plutôt dû s’intituler Pourquoi je ne suis plus musulman s’il avait eu l’intention expresse de faire un parallèle littéral avec le Why i am not a Christian de Bertrand Russel (1979), qui, lui, n’a pas été condamné à mort pour autant par le Vatican. » 

Les Musulmans libres s’opposent de la même manière à la possibilité d’un Islam modéré.
Enfin, ils récusent la soi-disant existence d’un Islam de marché.
Le port du voile apparaît pour tous ces musulmans libres comme liberticide, infâmant et ils sont choqués, profondément par l’attitude tolérante de la plupart des gouvernements européens envers le port de la burka. Le port du voile donne un statut particulier aux femmes (d’infériorité) ; or dans une société ouverte, il ne devrait pas normalement y avoir de statut particulier pour certains individus. Ayaan Hirsi Ali dans son dernier ouvrage, « Nomade » explique que le voile est la représentation d’un esclavage mental. En fait, il apparaît très clairement qu’au fond de tout cela, le problème de l’Islam se tient avant tout dans la sexualité.
 « Sous le voile, et au-delà dans l’enfermement des hommes dans leur statut de mâles dominateurs et des femmes dans celui de propriétés privées des hommes, ce que pointent et rejettent avec le plus de force les « dissidentes », c’est la négation islamique de l’individu –pas seulement féminin. »

 Pour ces musulmans libres, ce n’est pas l’islamisation ou l’islamisme qui pose problème mais bien l’Islam en lui-même ! Le problème est dans l’Islam, d’où le détachement total de certains avec l’Islam. D’autres tentent de garder une partie de leur religion en prônant une refonte complète des parties du Coran qui seraient maintenues comme acceptables
« Pour toutes ces « musulmanes (ex-musulmanes) libres », le problème réside bel et bien au cœur de l’islam en tant que tel, et pas seulement dans l’islamisme dans son acception restrictive convenue. Il n’y a pas dans leur perspective de différence entre l’islam et un islamisme qui n’est rien d’autre que l’islam non réformé : « Ce ne sont pas seulement les fondamentalistes musulmans, c’est aussi le véritable islam qui est en guerre contre la démocratie, la liberté d’expression, les droits de l’homme et les droits des femmes.(…) Il peut y avoir des musulmans modérés, mais l’islam par lui-même n’est pas modéré » (TaslimaNasreen, Le Monde, 1er septembre 2003).

Le deuxième terme, religion de Paix,  ne tient pas devant les faits selon ces Musulmans libres : en effet, selon eux, l’Islam est clairement fondé sur la violence.*(cf ajouts en bas de page) Le principe même de l’Islam, d’être collectiviste, absorbe complètement l’individu et la liberté qui lui est connaturelle. C’est la communauté qui l’emporte sur les individus. Un musulman est constamment sous la surveillance des autres, de sa communauté. Il ne peut en aucun cas quitter sa religion. S’il souhaite le faire, cela se verra nécessairement (alors qu’un chrétien qui devient incroyant ne le manifeste pas forcément extérieurement) : il ne portera plus les vêtements requis, il ne pratiquera plus le Ramadan, etc… On comprend alors pourquoi il est difficile voire quasi impossible pour un musulman de devenir apostat : il quitte alors sa communauté (avec tout ce que cela implique comme solitude) et il prend de plus des risques gigantesques.* *(cf ajouts en bas de page)

Il y a une forme de négation des termes ou bien de rumination de la lettre qui rappelle assez bien la volonté des communistes d’édulcorer leurs régimes totalitaires. Par exemple, la dictature du prolétariat n’était pas si dictatoriale que cela, les dissidents exagéraient leurs propos… De même, les musulmans cherchent à trouver du « bon » dans le Coran, tout n’y serait pas si mauvais que cela. Par exemple, battre sa femme peut signifier la sermonner, en aucun cas la battre pour de vrai. Autre exemple, certaines traductions du Coran seraient mauvaises. A force de ratiociner sur ce que veut dire le Coran ou comment l’interpréter, le musulman rejette l’idée d’un Islam objectivement violent.
 « … pourquoi s’évertuer à toujours vouloir désespérément trouver dans le Coran l’autorisation de vivre et penser librement ? Ne conviendrait-il pas plutôt d’inverser la démarche : réviser et élaguer le Coran pour l’accorder aux requis de la société ouverte, au lieu de lui prêter une improbable orientation originellement libérale ? »

Dans le chapitre 6 de « La société ouverte et ses nouveaux ennemis », j’évoque en détail tous ces Musulmans libres et leurs positions vis-à-vis de l’Islam mais aujourd’hui je voudrais m’attarder sur des nouveaux venus dans ce groupe car il y en a de plus en plus malgré les risques encourus. Il ne faut cependant pas confondre ces Musulmans libres avec les musulmans qui ont participé au « Printemps arabe ». D’une part, parce que dans ce Printemps arabe il n’y a pas que des arabes (il y a aussi des pakistanais par exemple) et d’autre part parce que ces révolutions arabes ont l’air de prendre le chemin de révolutions islamiques radicales, ce qui est à l’opposé de ce que souhaitent les Musulmans libres.

Les Musulmans libres sont composés essentiellement de femmes (Wafa Sultan, Syrienne d’origine et citoyenne américaine aujourd’hui, Irshad Manji, qui a suivi ses parents –des indiens venus d’Ouganda-au Canada, Ayaan Hirsi Ali et aussi Necla Kelek -Turquie/Allemagne-) mais il y a aussi quelques hommes que j’évoquerai.

Ayaan Hirsi Ali , somalienne d’origine, mariée de force, réfugiée aux Pays Bas, elle prend la nationalité néerlandaise . Au départ « récupérée » par toute la gauche hollandaise (elle milite d’abord au parti social démocrate) mais elle va se tourner de plus en plus vers les libéraux jusqu’à rallier « le parti libéral VVD dont elle devient parlementaire en 2003. Avec son ami Théo van Gogh, elle entreprend une campagne extrêmement active en faveur de la libération des femmes musulmanes : à un court métrage télévisé (Submission Part1) succède en 2004le livre qui la rend célèbre, Insoumise, qui s’en prend aussi bien à l’oppression coranique qu’à la lâcheté ordinaire des politiciens corrompus par le « politiquement correct ». »
Elle se lie aussi avec Geert Wilders. La ministre libérale de l’immigration lui retire sa nationalité hollandaise et elle doit quitter l’Europe où elle n’est plus en sécurité et elle se réfugie aux EU où elle accueillie par l’American Enterprise Institute dont elle est aujourd’hui un membre actif. Elle a un parcours tout à fait hors du commun vers un libéralisme assumé.
Ayaan Hirsi Ali explique qu’elle adhère sans complexe à la thèse du choc des civilisations de Samuel Huntington ; pour elle, toutes les civilisations ne se valent pas, il en existe des inférieures à d’autres. Elle explique dans son dernier livre Nomade qu’elle a choisi la culture occidentale, supérieure aux autres.
Wafa Sultan et Ayaan Hirsi Ali ont toutes deux quitté radicalement l’Islam. 

Dans le journal Le Monde Wassyla Tamzali (d’origine algérienne) évoque le fait que par l’islam, la culture du harem a pris possession de la rue ; en effet le port du voile enferme les femmes dans la même prison que celle d’un harem. Dans l’Islam, ajoute t-elle, il y a un endoctrinement permanent de l’infériorité de la femme. Ces propos violents ne passent en France que parce qu’ils sont ceux tenus par des femmes d’origine musulmanes. Si moi, Alain Laurent, je me permettais de parler comme ces musulmanes libres, je serai immédiatement soupçonné d’islamophobie et certainement condamné par la justice française. Wassyla Tamzali poursuit en dénonçant un soi-disant islam modéré : ce dernier relève de la tactique politique, il est dangereux et elle conclut : « Désormais l’Islamisation des mœurs triomphe ».
Dans un pays musulman, l’islamisation correspond à une radicalisation du dogme et de la pratique islamique, bien évidemment.

Du côté des hommes, on trouve aussi un certains nombre de Musulmans libres, même s’ils moins nombreux que les femmes : Ibn Warraq (Inde/USA), Sir Salman Rushdie (Inde/USA), Afshan Ellian (Iran/Pays-Bas), Naser Khader (Syrie/Danemark), Imran Ahmad (Pakistan/Royaume Uni), Hamadi Redissi (Tunisie), Malek Chebel (France), Abdenour Bidar (France) pour les hommes.
Au Maroc, en 2009, un certain nombre de jeunes gens qui ne supportaient plus l’Islam et ses contraintes vont organiser pendant le Ramadan un… pique-nique ! C’est ainsi que naît le MALI : Mouvement Alternatif pour les Libertés Individuelles.
Au Qatar, jusqu’à une époque récente les femmes n’étaient pas voilées, ce qu’elles sont de plus en plus aujourd’hui, 5 femmes présentatrices de télé à Al Jazira démissionnent en novembre 2009 (les « insoumises » d’Al Jazira ) de leurs postes, exaspérées des vexations vestimentaires que leur font subir leurs supérieurs hommes.
Ces deux mouvements (le MALI et les « insoumises d’Al Jazira ») sont intéressants car ce sont des organisations collectives (et non plus simplement des initiatives individuelles) qui ne trouvent pas leur origine en Occident mais à l’intérieur même de pays musulmans.

Malek Chebel s’est violemment opposé au port du voile en France, il explique ainsi : « Vous connaissez peut-être ma position quant au voile: dès lors que, sentant le moment venir, j'ai pris sur moi de soutenir bec et ongle la loi interdisant le port des religieux à l'école. »( …) Une fois cette position clairement affichée, je dois dire que le voile n'a jamais été une question essentielle de la religion musulmane, durant les 14 siècles de son existence. Seul le XXe siècle a voilé les femmes de manière autoritaire et abrupte. J'ajoute que c'est seulement les 30 dernières années de ce XXème, soit depuis la révolution communiste, qui a commencée avec le retour en 1979 de l'ayatollah Khomeini. En résumé, au moment où je vous parle, ce qui me chagrine, c'est de réduire la femme musulmane à son voile. Mais pour être en phase avec mon opinion personnelle, je dirai que ce qui me chagrine encore plus, c'est que la femme musulmane par elle-même, se réduit à son voile. » 

Abdenour Bidar qui célèbre le « self islam » et entend mettre « l’individu au centre du monde » pour promouvoir « un islam des individus et non de la communauté » 

* Synthèse de Jacques Ellul : "Islam et Judéo-christianisme" : "En ce qui concerne les fils d’Abraham, il revient sur la filiation des arabes par Ismaël, fils d’Agar la servante égyptienne et d’Abraham . Ismaël qui reçoit une curieuse bénédiction du Seigneur : « tu seras tel un onagre, tu seras contre tous et tous seront contre toi » ; en un mot, c’est la violence, la guerre qui caractérise Ismaël et sa descendance.
Les fils d’Abraham dans la religion juive puis chrétienne sont les fils d’Isaac, ceux qui ont observé les œuvres d’Abraham, en tout premier lieu sa foi en Dieu : Isaac est le fils que Dieu donne, en son temps à Lui, à Abraham. C’est l’enfant du miracle, de la foi. Ismaël est l’enfant de la non-croyance d’Abraham en Dieu ( Abraham ne croit plus possible d’avoir un enfant avec Sarah, il demande à Agar d’en avoir un avec lui.).Isaac est l’enfant de l’Alliance avec Dieu ; Ismaël ne contracte aucune alliance avec Dieu, il est simplement admis et donc béni par le Seigneur. La religion musulmane n’admet aucune filiation de l’homme avec Dieu, simplement un contrat ; pas d’amour mais un contrat.
( Le nouveau baptisé de Pâque, par le Pape, directeur adjoint du « Corriere della Sera » musulman d’origine, parle de l’Islam comme « historiquement conflictuel » )."
**Voyage au cœur de l'Oumma.

Chemain : 1/Ce qui frappe chez les musulmans, c'est que l'individu n'existe pas. Ils raisonnent toujours à partir d'un principe collectif. C'est très important et caractéristique de l'Islam. Ils se déterminent soit par rapport à leur banlieue, soit par rapport à leur famille (des clans énorme d'où le terme de cousins employé fréquemment), soit par rapport à leur pays d'origine (le "bled", toujours lieu mythique et paradisiaque dans lequel ils vont régulièrement)), soit par rapport à leur commune,soit par rapport à la race (arabe ou non-arabe) et enfin, par rapport à la religion : musulman ou non-musulman.(le Ramadan est ainsi un moment de reconaissance mutuel et aussi de contrôle mutuel : qui fait le Ramadan ou pas, qui va à la cantine ou pas...(il y a aussi une forme de compétition entre eux)
Toutes ces façons de se définir montrent qu'ils sont toujours les membres d'un seul Tout. Un prof. catholique, non-musulman, qui n'habite pas la banlieue, est donc un étranger, il n'est pas intégré au Tout.

[Sennels :" Il y a toutefois une autre raison plus profonde pour expliquer le comportement anti-social largement répandu dans les communautés musulmanes et la forte résistance à l’intégration, et c’est la très forte identification que les musulmans ont d’appartenir à la culture musulmane."
"Quand il s’agit d’identité chez les musulmans, la nationalité ne compte pas du tout en comparaison de la culture et de la religion. D’où une opposition puissante et croissante à la culture et aux valeurs occidentales dans les ghettos musulmans à Copenhague et dans d’autres grandes villes européennes."]

samedi 18 juin 2011

Liberté d'expression

Le blog qui remplaçait Rebelles info sous le nom de Loquendi Libertatem Custodiamus  vient de disparaître. Si par hasard ce site d'infos réapparaît de nouveau merci de me prévenir.

jeudi 16 juin 2011

mercredi 15 juin 2011

Info : Séminaire d’Alain Laurent : musulmans libres. Jeudi 16 juin à 19h

Séminaire d’Alain Laurent : musulmans libres. Jeudi 16 juin à 19h


Séminaire organisé par l’Institut Coppet avec l’Institut Turgot, le jeudi 16 juin à 19 heures au 35 avenue Mac-Mahon dans le 17e.

Chahdortt Djavann (Iran/France), Ayaan Hirsi Ali (Somalie/Pays-Bas, USA), Irshad Manji (Inde, Ouganda/Canada), Taslima Nasreen (Bengla Desh/apatride), Wafa Sultan (Syrie/USA), Chalah Chafik (Iran/France), Necla Kelek (Turquie/Allemagne) pour les femmes – et Ibn Warraq (Inde/USA), Sir Salman Rushdie (Inde/USA), Afshan Ellian (Iran/Pays-Bas), Naser Khader (Syrie/Danemark), Imran Ahmad (Pakistan/Royaume Uni), Hamadi Redissi (Tunisie), Malek Chebel (France), Abdenour Bidar (France) pour les hommes : ce sont des « musulmans libres » (la liste est loin d’être exhaustive, elle s’enrichit sans cesse), à ne pas confondre avec les Arabes libres des récents soulèvements démocratiques.

Musulmans libres (l’expression est de Irshad Manji), car ces écrivains, intellectuels et universitaires de plus en plus connus se sont tous libérés du carcan de l’islam conservateur et théocratique, parfois en choisissant l’apostasie, souvent en demeurant attachés à une foi musulmane qu’ils veulent radicalement réformer en la privatisant et l’individualisant.

Tous vont infiniment plus loin dans leur critique de l’islam traditionnel que bien des Occidentaux apeurés ou complaisants envers celui-ci (pour tous sans exception, le port féminin du voile est une infamie liberticide). Et tous sont bien plus que beaucoup d’Occidentaux conscients de ce qu’est une société ouverte, de la nécessité de la défendre de manière musclée dans ce qu’elle a de plus précieux : la liberté d’expression, la liberté de conscience.

Ils interdisent de désespérer du monde musulman trop hâtivement et injustement parfois rejeté en bloc – et pour nombre d’entre eux démontrent qu’un autre islam est possible, un « islam des Lumières ».

Entrée libre. RDV à 19h le jeudi 16 juin :
Institut Turgot

35 Avenue Mac-Mahon
Paris, France

Pentecôte 2011


Viens

Toi l’Inconnu, l’Invisible
Et pourtant capable d’embraser une planète,
Toi le feu, la lumière qui rend lisible
Tout le cosmos, l’univers et les tempêtes

Toi pourtant si doux, si discret
Et si présent dans nos âmes
Comme une mère s’occupe dans le secret
De ses enfants, de leurs vies, de leurs alarmes

Toi qui te lèveras aux heures sombres et ultimes
Où tout sera perdu, détruit, désert gris sans vie
Oui, tu te lèveras dans un souffle irrésistible et sublime,
Tu renouvelleras dans un mouvement infini

L’œuvre du Père si merveilleuse
Qu’Il en fit notre nid.
Attaquée dans une colère furieuse
Par l’adversaire, le démon, l’ennemi.

Mais toi qui n’est qu’Amour
Tu enveloppas l’homme dans tes bras,
Par une auréole de feu tu le protégeas
Jusqu’à la fin des temps, pour toujours.

Tu te lèveras et dévoileras le secret à jamais caché
L’œuvre merveilleuse du Père, tes enfants chéris,
Rien n’est abîmé, tout a été bien conservé
Le Royaume est là, bien là, c’est le Paradis.

mardi 14 juin 2011

Tragédie

 " L’homme qui se casse une cheville ou se prend une tarte à la crème dans la gueule, c’est le premier homme qui croque la pomme, s’échappe dans les premiers plans du jardin d’Éden la tête haute, se voit dix secondes en maître des ombres et des lumières avant de comprendre dans sa chair que ce n’est pas vrai, que ça ne se passera pas comme ça." (XP dans "Conversation avec Baudelaire")


Cathédrale de Chartres dans le fond


"Comment aurait-il pu deviner, avec toute sa bonté soigneusement calibrée, qu'il fallait payer si cher pour vivre dans l'obéissance? L'obéissance, on la choisit pour faire baisser les enjeux, au contraire. Belle épouse. Belle maison. L'affaire se porte comme un charme. Son tyran de père, il le manipule assez bien. Il en jouit un maximum, de son paradis personnel. Ainsi vivent les gens qui réussissent. Ce sont de bons citoyens. Ils ont conscience de leur chance. Ils en sont reconnaissants. Dieu leur sourit. Quand il y a des problèmes, on s'adapte. Or subitement tout change, et ça devient impossible. Plus rien ne sourit à personne. Et alors qui peut s'adapter? Voilà quelqu'un qui n'est pas fait pour que la vie batte de l'aile - ne parlons pas de l'invraisemblable. D'ailleurs qui est fait pour l'invraisemblable? Personne. Qui est fait pour la tragédie et la souffrance absurde? Personne. La tragédie de l'homme qui n'était pas fait pour la tragédie, c'est la tragédie de tout homme."

(Philip Roth, "Pastorale américaine")

En lien avec ce texte écrit en 2009 : "Je ne comprends pas"

samedi 11 juin 2011

Interrogation


Seigneur, quel profond mystère que celui-là,
Tu choisis certaines âmes pour les confronter à Toi;
Dans le doute et l’ignorance d’autres Tu laisses là :
Des sceptiques à jamais et ceux qui ont la Foi…

Oh Mon Dieu, mais je sais bien moi que dans le secret des cœurs
Tu murmures, tu cries, tu hurles, tu pleures, oh Mon Seigneur,
Tu parcours comme au temps de ta visibilité, tous les chemins
De nos vies, du nouveau-né au vieillard, à la recherche sans fin
D’un cœur perdu qui s’ouvrirait à Toi, tu chasses sur nos terres,
Dans nos abîmes, sur nos cimes, jusque dans nos brûlants enfers
Tu traques tes proies, Tu les veux dans tes bras !

Mais, Mon Dieu, nous nous refusons à Toi !
Ta créature se détourne sans cesse du bonheur et de l’Amour
Le fini ne pouvait absorber l’Infini, à moins d’un goutte à goutte
Infime de ta grâce, de ton Esprit, notre âme minuscule doit s’élargir
A la mesure de son Dieu, de son Amour, de sa Charité, petit à petit
Comme un nourrisson dont le ventre doit s’agrandir peu à peu
Et qui crie et se tortille cherchant à apaiser sa faim de son mieux.

Certains de tes enfants sont gavés au premier jour, d’autres pas
Et gémissent sans cesse, et pleurent, et se contentent de leurres
Avant de trouver la Source vive, Jésus que tu ne manques pas
De leur présenter avec patience, mais ils cherchent la fraîcheur
D’un autre côté, vers le mauvais bord, comme un enfant le sein
De sa mère; une vie entière nécessaire pour prendre la mesure enfin
De Celui qui est Tout, de Dieu, et de son Esprit Saint.

Reste patient Seigneur, « Hôte très doux de nos âmes »
Soit compatissant, Jésus, entoure tous ces nouveau-nés
Les plus faibles, les fragiles, protège-les de leurs alarmes
Rends-les belles  et fortes, Dieu de Justice, ces âmes mal-nées.








Pélerinage de Chartres (départ à 4h30), Pentecôte 2011


"Ils avancent à vive allure -juvéniles jambes, feu qui flambe-, livrant également contre les ténèbres une course tout à fait bienvenue puisque l'existence humaine se résume à une course contre la noirceur du monde, les traîtrises, la cruauté, la lâcheté, une course qui paraît si souvent désespérée, mais que nous livrons tout de même tant que l'espoir subsiste."

(Stefansson,"Entre ciel et terre")








"Tu cherches la miséricorde divine ? Ne remets pas à plus tard ou à demain! Mais tout de suite, mais maintenant!" (Méditation du pèlerinage)



lundi 6 juin 2011

Ils ont réussi. (republication)

On aperçoit la représentation du poignard des Rangers planté symboliquement en haut des falaises qu'ils ont escaladé sous le feu ennemi. Ils étaient 225, mais seuls 90 ont survécu.




Paysage lunaire, l’herbe rase et le sable morcelé de cratères,
C’est la Pointe du Hoc, dans notre France, en Normandie.
Au matin du D-Day, le 6 juin, de vaillants soldats, les Rangers
Ont pris d’assaut ce point stratégique, c’était le Jour-J.

Le jour de tous les possibles parce qu’ils y croyaient
Contre tout entendement, au delà de toute raison.
Bras armé, couteau entre les dents, à l’assaut des falaises
Une seule idée, grimper, tuer et faire taire les canons !

Contre tout entendement, au delà de toute raison,
Ils ont réussi !! Et moi je tombe à genoux, sur le sable
Gorgé du sang de ces hommes inhumains et la vague
Emporte tout le désespoir, toutes les larmes du monde.

Leçon

Un passage qui me fait rire dans Las Vegas parano où le narrateur, complètement défoncé, assiste en tant que "journaliste-assistant des policiers" au Congrès sur les drogues des Procureurs et personnels policiers qui a lieu dans son hôtel à Las Vegas...
Notre héros, entouré de flicaillons, tombe sur ce sombre et grandiloquent papier distribué dans les commissariats américains :

"RECONNAISSEZ LES DROGUES QUI VOUS ENTOURENT, VOTRE VIE PEUT EN DÉPENDRE! Vous ne verrez pas ses yeux à cause de ses Pares-claques, [lunettes de soleil grand format], mais ses articulations seront blanches à cause de sa tension interne et son pantalon sera couvert d'une croute de sperme séché due à ses masturbations continuelles lorsqu'il ne trouve pas de victime à violer. Il chancellera et bafouillera lorsqu'on lui posera des questions. Il ne respectera pas votre insigne. Le Drogué n'a peur de rien. Il attaque, même sans motif, avec toute arme qu'il arrive à attraper - y compris la vôtre. PRENEZ GARDE. Tout agent appréhendant un individu soupçonné d'intoxication à la marijuana doit procéder dès le départ avec la force maximale. Un quart de seconde d'avance sur lui peut généralement être bénéfique pour votre survie. Bonne chance."
                                                                                                                         Le Chef.

dimanche 5 juin 2011

Neuvaine à l'Esprit Saint

En préparation de la Pentecôte, l’Église recommande de faire une neuvaine à l'Esprit Saint. Vous en trouvez une ici, par exemple : http://notredamedesneiges.over-blog.com/article-10474665.html
Vous avez ici aussi, une autre proposition de prière, un peu particulière mais qui peut plaire à certains ou certaines d'entre vous bloqués chez vous ou en manque de temps et d'argent pour aller courir les monastères : http://retraites-avec-jerusalem.cef.fr/   (Merci Catherine)


Sinon, le Veni Sancte Spiritus, très belle prière : 










Latin Français

Veni, Sancte Spiritus,
et emitte caelitus
lucis tuae radium.
Veni, pater pauperum,
veni, dator munerum
veni, lumen cordium.
Consolator optime,
dulcis hospes animae,
dulce refrigerium.
In labore requies,
in aestu temperies
in fletu solatium.
O lux beatissima,
reple cordis intima
tuorum fidelium.
Sine tuo numine,
nihil est in homine,
nihil est innoxium.
Lava quod est sordidum,
riga quod est aridum,
sana quod est saucium.
Flecte quod est rigidum,
fove quod est frigidum,
rege quod est devium.
Da tuis fidelibus,
in te confidentibus,
sacrum septenarium.
Da virtutis meritum,
da salutis exitum,
da perenne gaudium,
Amen, Alleluia.

Viens, Esprit-Saint, en nos coeurs,
et envoie du haut du ciel
un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres,
viens, dispensateur des dons,
viens, lumière de nos coeurs.
Consolateur souverain,
hôte très doux de nos âmes
adoucissante fraîcheur.
Dans le labeur, le repos,
dans la fièvre, la fraîcheur,
dans les pleurs, le réconfort.
O lumière bienheureuse,
viens remplir jusqu'à l'intime
le coeur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine,
il n'est rien en aucun homme,
rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé,
baigne ce qui est aride,
guéris ce qui est blessé.
Assouplis ce qui est raide,
réchauffe ce qui est froid,
rends droit ce qui est faussé.
A tous ceux qui ont la foi
et qui en toi se confient
donne tes sept dons sacrés.
Donne mérite et vertu,
donne le salut final
donne la joie éternelle.

Ou bien le Veni Creator








Latin Français

Veni, creator, Spiritus,
Mentes tuorum visita,
Imple superna gratia
Quae tu creasti pectora.
Qui diceris Paraclitus,
Altissimi donum Dei.
Fons vivus, ignis, caritas
Et spiritalis unctio.
Tu septiformis munere,
Digitus paternae dexterae.
Tu rite promissum Patris,
Sermone ditans guttura.
Accende lumen sensibus
Infunde amorem cordibus,
Infirma nostri corporis
Virtute firmans perpeti.
Hostem repellas longius
Pacemque dones protinus;
Ductore sic te praevio
Vitemus omne noxium.
Per te sciamus da Patrem,
Noscamus atque Filium;
Teque utriusque Spiritum
Credamus omni tempore.
Deo Patri sit gloria,
Et Filio, qui a mortuis
Surrexit, ac Paraclito
In saeculorum saecula.
Amen.

Viens, Esprit Créateur,
visite l'âme de tes fidèles,
emplis de la grâce d'En-Haut
les cœurs que tu as créés.
Toi qu'on nomme le Conseiller,
don du Dieu très-Haut,
source vive, feu, charité,
invisible consécration.
Tu es l'Esprit aux sept dons,
le doigt de la main du Père,
L'Esprit de vérité promis par le Père,
c'est toi qui inspires nos paroles.
Allume en nous ta lumière,
emplis d'amour nos cœurs,
affermis toujours de ta force
la faiblesse de notre corps.
Repousse l'ennemi loin de nous,
donne-nous ta paix sans retard,
pour que,sous ta conduite et ton conseil,
nous évitions tout mal et toute erreur.
Fais-nous connaître le Père,
révèle-nous le Fils,
et toi, leur commun Esprit,
fais-nous toujours croire en toi.
Gloire soit à Dieu le Père,
au Fils ressuscité des morts,
à l'Esprit Saint Consolateur,
maintenant et dans tous les siècles.
Amen.

samedi 4 juin 2011

Ascension

Si vous agrandissez un peu la photo, vous observerez une "croix" formée par le croisement de deux avions...



"Amen, amen, je vous le dis : si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera.
Jusqu'ici vous n'avez rien demandé en invoquant mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi vous serez comblés de joie." (
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 16,23b-28.)



Saint Jean-Marie Vianney (1786-1859), prêtre, curé d'Ars
Catéchisme sur la prière (éd. Monnin ; bréviaire : 04/08)


« Si vous demandez quelque chose à mon Père en invoquant mon nom, il vous le donnera »
      Mes enfants, vous avez un petit cœur, mais la prière l'élargit et le rend capable d'aimer Dieu. La prière est un avant-goût du ciel, un écoulement du paradis. Elle ne nous laisse jamais sans douceur. C'est un miel qui descend dans l'âme et adoucit tout. Les peines se fondent devant une prière bien faite, comme la neige devant le soleil. La prière fait passer le temps avec une grande rapidité, et si agréablement, qu'on ne s'aperçoit pas de sa durée...

      On en voit qui se perdent dans la prière comme le poisson dans l'eau, parce qu'ils sont tout au bon Dieu. Dans leur coeur, il n'y a pas d'entre-deux. Oh, que j'aime ces âmes généreuses ! Saint François d'Assise et sainte Colette voyaient notre Seigneur et lui parlaient comme nous nous parlons. Tandis que nous, que de fois nous venons à l'église sans savoir ce que nous venons faire et ce que nous voulons demander ! Et pourtant, quand on va chez quelqu'un, on sait bien pourquoi on y va. Il y en a qui ont l'air de dire au bon Dieu : « Je m'en vas vous dire deux mots pour me débarrasser de vous ». Je pense souvent que, lorsque nous venons adorer notre Seigneur, nous obtiendrions tout ce que nous voudrions, si nous le lui demandions avec une foi bien vive et un cœur bien pur.

Solidarité familiale 2