"Apocalypse ne signifie évidemment pas "fin-du-monde-catastrophe-généralisée, etc.",le mot signifie au contraire la révélation de la présence divine dans le monde."*** " Toute littérature est un écho du Verbe, qu’on le veuille ou non."(Dantec) *** l’Art, qu’il soit littéraire ou plastique, n’exprimait jamais rien d’autre, à ses yeux, que l’idée que la partie n’est jamais et n’est pas jouée (Muray)***"la vérité ne peut-être obtenue qu'au prix de renoncer à la certitude" (Nemo)
dimanche 24 octobre 2010
Ilys
Certains s'inquiètent du problème de connexion sur ilys : j'ai demandé à certains contributeurs et amis mais pour le moment personne ne sait exactement ce qui se passe. J'espère comme vous tous que ces problèmes techniques ne dureront pas trop longtemps.
samedi 23 octobre 2010
Questions essentielles
Papa : "Écoutez les jumeaux, on a une grande nouvelle à vous annoncer..."
Les Pieds Nickelés redressent la tête et vrillent leurs regards sur Papa et Maman.
Maman : "Voilà... Maman attend un bébé!"
Et Maman montre discrètement un petit ventre arrondi. Les yeux s'écarquillent.
Grégoire, sobre : "Oh la vache!"
Basile, précis : "Tu l'as trouvé où??!! Et quand??!!
jeudi 21 octobre 2010
Victoire!!!
La joie du jour : pas une bonne lecture mais un plein d'essence pour la bétaillère et sans me battre comme une chiffonnière! Je suis une mirifique crevette!
mercredi 20 octobre 2010
"C'est toi qui as formé mes reins, Qui m'as tissé dans le sein de ma mère."
Au travers de ces jours bousculés où la chasse à l'essence absorbe toute mon énergie et mon temps je m'interroge sur l'opportunité d'attendre un neuvième enfant. Celui-ci n'était pas prévu tout à fait comme on dit, il a pointé le bout de son nez récemment alors que nous batifolions une fois de plus, nous les parents... Nous l'avons accueilli avec plus ou moins de bonheur, une bonne dose d'inquiétude et espérons que son voyage qui débute se passera pour le mieux malgré mon âge et ma fatigue.
Les aînés se disent enchantés de la nouvelle mais ont du mal à concevoir un nouveau venu dans la famille n'ayant pas le même passé qu'eux : il ou elle n'aura pas vécu les merveilleuses années en province, il n'aura pas connu tel séjour au ski, tel voyage initiatique familial, telle épreuve etc, etc... Ce neuvième qui arrive en courant après tout le monde et qui crie : "Hep! attendez-moi! " Et qui doit raccrocher son wagon au train de la fratrie qui galope furieusement vite, pressée de vivre et de grandir...
D'où vient-il ce neuvième en retard de tout le monde? Quel est encore ce petit esprit et cœur particuliers, à part des autres, qui a pris son temps, comme s'il hésitait, comme s'il avait été retardé du fin fond du temps et de l'espace par quelque spectacle merveilleux, pour rejoindre le reste des troupes et de la bataille?
J'ai hâte de lui poser des questions à celui-là, j'ai hâte de le voir grandir et de le voir répondre peu à peu à la Vie.
Les aînés se disent enchantés de la nouvelle mais ont du mal à concevoir un nouveau venu dans la famille n'ayant pas le même passé qu'eux : il ou elle n'aura pas vécu les merveilleuses années en province, il n'aura pas connu tel séjour au ski, tel voyage initiatique familial, telle épreuve etc, etc... Ce neuvième qui arrive en courant après tout le monde et qui crie : "Hep! attendez-moi! " Et qui doit raccrocher son wagon au train de la fratrie qui galope furieusement vite, pressée de vivre et de grandir...
D'où vient-il ce neuvième en retard de tout le monde? Quel est encore ce petit esprit et cœur particuliers, à part des autres, qui a pris son temps, comme s'il hésitait, comme s'il avait été retardé du fin fond du temps et de l'espace par quelque spectacle merveilleux, pour rejoindre le reste des troupes et de la bataille?
J'ai hâte de lui poser des questions à celui-là, j'ai hâte de le voir grandir et de le voir répondre peu à peu à la Vie.
lundi 18 octobre 2010
La droite est de gauche
Je voudrais prolonger cette remarque de Dominique Reynié. Il me semble que nous assistons aujourd’hui à un double phénomène : l’impuissance grandissante des responsables politiques face à la mondialisation. Sarkosy a été élu sur un programme populiste et surtout volontariste : je vais résister à la désinstruialisation. Peut-on y résister, y résiste t-il, c’est une autre question. Deuxième chose, en Europe au moins, une certaine homogénéisation des politiques et la j’en viens à la réforme des retraites. Voyez aux États-Unis, je veux dire quand Obama réforme la politique de la santé, il y a une vraie opposition droite-gauche, c'est-à-dire une droite qui va des Tea Party jusqu' aux néo-conservateurs qui l’accusent de vouloir instaurer le socialisme en renforçant l’État-providence. En Europe, tous les politiques, tous les responsables défendent l’État-providence et en l’occurrence la retraite par répartition. Leurs recettes sont un peu différentes mais pas très différentes, je vais même risquer ce paradoxe Jacques Julliard, mais sans doute pour vous faire réagir : au fond, en Europe la droite est de gauche, la droite est de gauche parce que les grands principes sociaux démocrates sont adoptés par la droite et la gauche et il me semble que ça engendre une double frustration : la frustration face à cette impuissance, la frustration face à quand même ce rapprochement et la frustration engendre, provoque, nourrit la surenchère populiste.
Beauté
La vie depuis quelques jours devient bien compliquée et difficile. Il me reste un demi plein d'essence et ce matin les pompes n'ont plus rien.Je roule doucement jusqu'à mon supermarché, je fais un plein de produits de première nécessité pour éviter de revenir trop vite en voiture faire des courses. Les enfants, même les plus petits, prendront le car demain pour aller à l'école : cela évitera une sortie de plus à la bétaillère. Tout est compliqué pour ceux qui habitent loin de tout et prennent et la voiture et le train. Merveilleux pays où le simple fait de travailler est devenu insupportable.
Quelques douceurs dans ce monde de brutes : la visite d'excellents amis ce week end et un cadeau de mon Pierre : ce gamin qui n'aime guère faire attention à son orthographe et qui possède une écriture de chat en colère, cet enfant qui se bat trois fois par semaine à l'école et qui irrite ses frères et sœurs rien que par sa présence, a souvent des raffinements et des délicatesses qui me touchent plus que tout.
Il a pris le temps de lire une anthologie poétique enfantine, il a recopié soigneusement un beau poème dont il pensait qu'il me plairait et c'est le cas. Ce sens du beau, voilà une chose qui ne lui sera pas retiré et qu'il devra garder et développer comme un trésor, un talent très spécial et très précieux. Nous ne méritons pas nos enfants.
mercredi 13 octobre 2010
Le regard politique avec Pierre Manent, retranscription intégrale
On avait chez Nicomaque (et repris chez l'excellent Hank) une partie de la retranscription de l'émission Répliques avec Pierre Manent. J'ai enfin terminé l'émission entière que vous pouvez lire ici.
Je mets ci-dessus en citation un passage de la dernière partie de l'émission qui traite plus directement du thème de la conversion comme propre à l'Occident et comme force vive de ce même Occident.Je pense que certains seront sensibles à cette réflexion. Je pense en particulier à Kid A qui écrivait ceci dans son texte "La foi en l'Occident" : "Notre nature toute entière est faite pour brûler et renaitre de ses cendres."
Je mets ci-dessus en citation un passage de la dernière partie de l'émission qui traite plus directement du thème de la conversion comme propre à l'Occident et comme force vive de ce même Occident.Je pense que certains seront sensibles à cette réflexion. Je pense en particulier à Kid A qui écrivait ceci dans son texte "La foi en l'Occident" : "Notre nature toute entière est faite pour brûler et renaitre de ses cendres."
"AF : Les hommes se réalisent dans des formes particulières, vous analysez, vous réfléchissez au propre de l’Occident, Pierre Manent et vous accordez une importance cruciale à un phénomène –et je voudrais que nous terminions là-dessus – qui est celui de la conversion : devenir autre en restant le même. Pourquoi lui donner un tel rôle ?
PM : Je me trompe peut-être mais il m’a semblé, il m’a semblé que c’était un phénomène, une possibilité humaine propre à l’Occident. Bien sûr il y a dans d’autres civilisations des illuminations, des illuminations ou, en quelque sorte, des fusions dans le grand Tout. La conversion c’est autre chose : et contrairement au son que le mot fait retentir, la conversion n’est pas nécessairement religieuse comme vous le savez bien ; la première formulation exacte et précise de la conversion on la doit à Platon : c’est une orientation de l’âme, une réorientation de l’âme. Bon. Hé bien ! Il se trouve que –je crois que c’est le cas-, il se trouve que cette idée que l’âme d’un être humain –vous, moi, n’importe qui- peut, après avoir suivi un certain chemin, un certain développement, pris un certain tour, puisse se prendre, choisir un autre chemin, connaître un autre développement et prendre un autre tour, se tourner vers ailleurs, se transformer alors même que l’individu reste mystérieusement le même, cette possibilité me paraît propre à l’Occident et, comme je le dis dans le livre, une des ressources et une des forces de l’Occident. Parce que ça permet à l’Occident d’avoir à la fois la conscience dans ses forces, dans ses propres forces et la capacité de changer, de s’adapter, de se transformer en restant d’une certaine façon fidèle à soi-même."
Libellés :
Finkielkraut dans Répliques,
Pierre Manent
samedi 9 octobre 2010
Mère indigne
Je m'attarde hier après midi dans la cour de l'école, je raconte à une amie les premières convocations de maîtresses pour mes jumeaux qui ne fichent rien en classe. Seigneur, j'ai l'impression sempiternelle de "vendre" un produit d'occasion un peu abîmé (mes gosses donc) et de temps en temps j'aimerais en avoir fini avec tout ce système scolaire qui exige un préformatage unique et des produits impeccables et parfaits... dès le départ. Mais les enfants, c'est le contraire de la perfection, en fait, il y a tout à faire au début, il y a tout à entreprendre avec eux et c'est cela qui m'intéresse et qui est merveilleux : c'est réussir à les épanouir, à développer les talents qu'ils ont et ceux qu'ils n'ont pas. Ces petites victoires quotidiennes (une leçon bien récitée, une dictée réussie) sont les défis qui me touchent profondément, surtout chez des enfants pas très doués (scolairement s'entend, parce que leur intelligence n'est pas à remettre en cause, loin de là). Il faut du temps, mais le temps, à l'école, ça n'existe pas : la perfection tout de suite, on est dans le coup ou on y est pas. Et ça commence très tôt, cette sélection.
Survient une maman, avec une pétition à la main : nous nous exclamons, nous interrogeons, qu'est-ce donc, certainement pour une "bonne cause", de quoi s'agit-il, nous nous empressons. Elle veut qu'à un certain carrefour on place un policier pour faire traverser les enfants le soir et le matin, comme pour l'école publique d'à côté qui bénéficie depuis toujours de ce genre de service. Ce carrefour est très dangereux, nombre d'enfants, dont les siens ont manqué de se faire renverser.
J'écoute puis décline poliment de poser ma signature. Stupeur dans les rangs des mamans, je m'explique : j'en ai marre de me faire verbaliser par des flicaillons tout puissants parce que je largue mes gosses devant l'école le matin sans descendre de ma voiture, sans me garer : s'il y a un policier à ce carrefour au bout de la rue qui mène à l'école, c'est sûr, nous les mamans qui venons de loin, en voiture, et nous garons de façon peu orthodoxe à cet endroit pour aller chercher nos mouflets à pied le soir, nous serons certainement abreuvées de contraventions à la noix. Moi, conclus-je, mes enfants, je les prends par la main, à ce carrefour, et je les fais traverser parce que je sais que c'est un endroit dangereux. Je n'ai pas besoin d'un service municipal pour cela, je m'en occupe, des miens.
La mère pétitionnaire me jette un regard venimeux et me crie d'une voix hystérique et sifflante : "Bien! tu fais ce que tu veux! Le jour où l'un de mes enfants se fera renverser, je te l'amènerai pour te rappeler ce que tu n'as pas fait!" Je ne bronche pas, m'éloigne. Suis-je vraiment irresponsable? Serai-je un jour coupable si un gosse se prend une bagnole? ça réussit à me turlupiner, cette histoire mais vraiment, je n'arrive pas à vouloir signer cette pétition. Je me sens blessée par le reproche de cette maman, voilà. Décidément, je n'aurai jamais vraiment réussi à m'intégrer dans un groupe, quel qu'il soit... Toujours cette bizarre et étrange manie de ne pas forcément faire comme les autres ou plus exactement de ne pas faire ce qui paraît simple et évident. Je n'ai pourtant pas un esprit rebelle, profondément. Je n'aime pas la "rebellitude" pour la "rebellitude". Mais à chaque fois que je veux être un peu honnête avec moi-même ou libre, tout simplement, je foire tout. Rien n'est simple décidément. Je vais aller dormir, avec un peu de chance je ne rêverai pas d'accidents...
Survient une maman, avec une pétition à la main : nous nous exclamons, nous interrogeons, qu'est-ce donc, certainement pour une "bonne cause", de quoi s'agit-il, nous nous empressons. Elle veut qu'à un certain carrefour on place un policier pour faire traverser les enfants le soir et le matin, comme pour l'école publique d'à côté qui bénéficie depuis toujours de ce genre de service. Ce carrefour est très dangereux, nombre d'enfants, dont les siens ont manqué de se faire renverser.
J'écoute puis décline poliment de poser ma signature. Stupeur dans les rangs des mamans, je m'explique : j'en ai marre de me faire verbaliser par des flicaillons tout puissants parce que je largue mes gosses devant l'école le matin sans descendre de ma voiture, sans me garer : s'il y a un policier à ce carrefour au bout de la rue qui mène à l'école, c'est sûr, nous les mamans qui venons de loin, en voiture, et nous garons de façon peu orthodoxe à cet endroit pour aller chercher nos mouflets à pied le soir, nous serons certainement abreuvées de contraventions à la noix. Moi, conclus-je, mes enfants, je les prends par la main, à ce carrefour, et je les fais traverser parce que je sais que c'est un endroit dangereux. Je n'ai pas besoin d'un service municipal pour cela, je m'en occupe, des miens.
La mère pétitionnaire me jette un regard venimeux et me crie d'une voix hystérique et sifflante : "Bien! tu fais ce que tu veux! Le jour où l'un de mes enfants se fera renverser, je te l'amènerai pour te rappeler ce que tu n'as pas fait!" Je ne bronche pas, m'éloigne. Suis-je vraiment irresponsable? Serai-je un jour coupable si un gosse se prend une bagnole? ça réussit à me turlupiner, cette histoire mais vraiment, je n'arrive pas à vouloir signer cette pétition. Je me sens blessée par le reproche de cette maman, voilà. Décidément, je n'aurai jamais vraiment réussi à m'intégrer dans un groupe, quel qu'il soit... Toujours cette bizarre et étrange manie de ne pas forcément faire comme les autres ou plus exactement de ne pas faire ce qui paraît simple et évident. Je n'ai pourtant pas un esprit rebelle, profondément. Je n'aime pas la "rebellitude" pour la "rebellitude". Mais à chaque fois que je veux être un peu honnête avec moi-même ou libre, tout simplement, je foire tout. Rien n'est simple décidément. Je vais aller dormir, avec un peu de chance je ne rêverai pas d'accidents...
vendredi 8 octobre 2010
Anniversaire
Grégoire : "- Bon anniversaire Maman!!
- Oh merci mes chéris...Bisous!
Basile : - Maman, comme tu es vieille maintenant, tu n'es pas obligée de dire ton âge, c'est Papa qui l'a dit!
- Ah oui? Tiens donc!
Grégoire, galant : - Oui, tu as le droit de mentir, par exemple, heu.. tu peux dire que t'as 20 ans ?!
Libellés :
être mère,
famille,
humour,
Mots d'enfants
jeudi 7 octobre 2010
Le Prix Nobel de Littérature : Mario Vargas Llosa
Cf chez Nicomaque quelques références intéressantes et vidéos du passage de l'écrivain en 2002 à Paris.
Et je me permets de rappeler ce passage prémonitoire d'Alain Laurent, lors de son cycle de conférences l'année dernière qui disait dans sa conférence Littérature et Libéralisme :
"A part ceux que je viens de nommer, il n'y personne d'autre qui serait à la fois écrivain et libéral (...)
Il y a une exception notable, mondiale, actuelle : Mario Vargas Llosa qui est aussi sur une liste noire, celle du Nobel de littérature qu'il aurait du avoir depuis longtemps mais il a pris position vigoureusement pour un libéralisme au sens plein du terme (y compris économique) et il n'a, par exemple, cessé de dire à quel point il admirait Margaret Thatcher ainsi que Hayek ! C'est le seul écrivain d'envergure mondiale qui ose faire cela.Et il ne cesse de continuer à s'engager : il y a peu de temps, au Chili, il a pris position en faveur du nouveau président libéral. Mais son cas est analogue à celui des autres : il ne développe pas ses idées libérales dans ses romans. Une seule exception : "Les cahiers de don Rigoberto" (1997) où Vargas Llosa dit le plus grand bien de la souveraineté individuelle telle que l'a enseignée Ayn Rand. "
Et je me permets de rappeler ce passage prémonitoire d'Alain Laurent, lors de son cycle de conférences l'année dernière qui disait dans sa conférence Littérature et Libéralisme :
"A part ceux que je viens de nommer, il n'y personne d'autre qui serait à la fois écrivain et libéral (...)
Il y a une exception notable, mondiale, actuelle : Mario Vargas Llosa qui est aussi sur une liste noire, celle du Nobel de littérature qu'il aurait du avoir depuis longtemps mais il a pris position vigoureusement pour un libéralisme au sens plein du terme (y compris économique) et il n'a, par exemple, cessé de dire à quel point il admirait Margaret Thatcher ainsi que Hayek ! C'est le seul écrivain d'envergure mondiale qui ose faire cela.Et il ne cesse de continuer à s'engager : il y a peu de temps, au Chili, il a pris position en faveur du nouveau président libéral. Mais son cas est analogue à celui des autres : il ne développe pas ses idées libérales dans ses romans. Une seule exception : "Les cahiers de don Rigoberto" (1997) où Vargas Llosa dit le plus grand bien de la souveraineté individuelle telle que l'a enseignée Ayn Rand. "
mercredi 6 octobre 2010
Menaces intellectuelles et pragmatisme
[A la suite d'écoutes placées chez Robert Kennedy (frère de John Kennedy), où ce dernier évoque la pensée d'Albert Camus, le Président Johnson convoque le chef du FBI, Edgar Hoover] :
"- Dites-moi Edgar, dans les transcriptions il y en a une qui m'intrigue. Qui est cet Albert Camus? Il serait pas devenu pédé le petit fils de pute? Bon Dieu, Edgar, vous allez bientôt pouvoir vous mettre en ménage à quatre!
Et là-dessus il se mit à rire à gorge déployée avant de raccrocher.
Edgar ne s'offusqua pas de sa boutade. Il fit une grimace qui exprimait son dégoût pour l'être vulgaire qui dormait à la Maison Blanche, puis un haussement d'épaule pour s'en détacher. Il avait passé l'âge de relever de telles insinuations. Il voulait tout de même savoir qui était ce Camus et me mandata pour une recherche approfondie sur cet homme dont nous ne savions rien. L'homme en lui-même m'intéressa moins dès le moment où j'ai appris qu'il était mort accidentellement en France huit ans plus tôt. Mais je tenais absolument à en savoir plus sur son idéologie.(...) De longues semaines m'ont été nécessaires pour identifier un universitaire spécialiste de ce Camus. Je ne me souviens plus de son nom, ni de celui de l'université où il enseignait le français, sinon qu'elle était dans l'Oregon. Enseigner la littérature française dans l'Oregon, ce type avait dû se perdre.(...) Nous n'avions pas prévenu directement l'universitaire. La police locale, plutôt coopérative, nous avait assuré qu'il était dans son repaire et l'avait averti, sans lui dévoiler la teneur de notre démarche, d'une visite imminente du numéro deux du FBI. Pendant le trajet, je me délectais de la tête qu'avait dû faire ce tranquille professeur d'un des États les moins peuplés de l'Union, à l'annonce de la venue impromptue de l'homme le plus puissant des États-Unis derrière J. Edgar Hoover.(...) Comme nous n'étions plus très loin, je me suis précipité sur l'enquête de personnalité faite à ma demande pour prendre la mesure du personnage.(...) Avait été cité pour des actes héroïques pendant la guerre contre les Japonais.
- Un type courageux, avait commenté mon chauffeur alors que je lisais à haute voix ses faits d'armes.
- Qu'est-ce que vous savez du courage? lui ai-je lancé pour lui couper le sifflet. Le courage ne demande que de l'inconscience. Alors que la lâcheté, elle, demande de l'intelligence, et moi je ne respecte que l'intelligence."
(...)
[l'entretien avec universitaire commence : ]
-C'est une démarche plutôt inhabituelle que la mienne, mais parfaitement en adéquation avec nos missions. Je suis là pour recevoir d'un spécialiste un éclairage sur un homme. Recueillir un avis d'expert sur une pensée qui est dans notre collimateur pour des raisons que je ne peux pas divulguer mais qui ont un rapport avec la sécurité du pays.
(...)
[après l'exposition de la pensée de Camus par l'universitaire] :
"- Que diriez-vous d'un homme politique qui s'inspirerait de la philosophie de ce Camus?
- (...) De toute façon, notre histoire à nous, êtres humains, est celle de longues et pathétiques trahisons des idées philosophiques. La longue-vue de commandant de cap-hornier scrutant l'horizon libre au regard finit toujours en lunettes de myopes, en loupe de philatélistes. Regardez ce que Saint-Just et Robespierre ont fait de Rousseau, Marx puis Lénine et enfin Staline de Hegel, les nazis de Nietzsche, et vous comprendrez qu'on ne peut pas souhaiter à Camus le même sort.
- Et moi, je pense que celui qui s'en inspirerait serait un sacré fils de pute d'anarchiste qui foutrait ce pays par terre et le monde avec. Voilà ce que je pense. Mais heureusement pour nous, personne ne se réclame de ce Camus. Je ne suis pas expert en histoire, mais il me semble que les Français sont assez forts pour produire en nombre ce genre d'intellectuels inconséquents. Je ne serai pas surpris que ça leur pète à la gueule un de ces jours."
(...)
[conclusion du N° 2 du FBI après sa visite à l'universitaire]
"- Les choses changent, mon vieux, il y a encore quelques années, un type comme celui que j'ai rencontré cet après-midi, j'aurais ruiné sa vie. Et là, j'ai décidé de lui faire grâce, de l'oublier dans sa cabane de trappeur, de laisser ce fils de pute s'asphyxier tout seul avec les effluves de sa pensée saumâtre. Je n'ai plus l'âge, voilà tout.
- Je peux m'en occuper si vous voulez, patron, m'a t-il répondu avec l'expression volontaire des agents quadragénaires.
J'ai décliné d'un geste de la main."
Extraits de "La malédiction d'Edgar" de Marc Dugain
"- Dites-moi Edgar, dans les transcriptions il y en a une qui m'intrigue. Qui est cet Albert Camus? Il serait pas devenu pédé le petit fils de pute? Bon Dieu, Edgar, vous allez bientôt pouvoir vous mettre en ménage à quatre!
Et là-dessus il se mit à rire à gorge déployée avant de raccrocher.
Edgar ne s'offusqua pas de sa boutade. Il fit une grimace qui exprimait son dégoût pour l'être vulgaire qui dormait à la Maison Blanche, puis un haussement d'épaule pour s'en détacher. Il avait passé l'âge de relever de telles insinuations. Il voulait tout de même savoir qui était ce Camus et me mandata pour une recherche approfondie sur cet homme dont nous ne savions rien. L'homme en lui-même m'intéressa moins dès le moment où j'ai appris qu'il était mort accidentellement en France huit ans plus tôt. Mais je tenais absolument à en savoir plus sur son idéologie.(...) De longues semaines m'ont été nécessaires pour identifier un universitaire spécialiste de ce Camus. Je ne me souviens plus de son nom, ni de celui de l'université où il enseignait le français, sinon qu'elle était dans l'Oregon. Enseigner la littérature française dans l'Oregon, ce type avait dû se perdre.(...) Nous n'avions pas prévenu directement l'universitaire. La police locale, plutôt coopérative, nous avait assuré qu'il était dans son repaire et l'avait averti, sans lui dévoiler la teneur de notre démarche, d'une visite imminente du numéro deux du FBI. Pendant le trajet, je me délectais de la tête qu'avait dû faire ce tranquille professeur d'un des États les moins peuplés de l'Union, à l'annonce de la venue impromptue de l'homme le plus puissant des États-Unis derrière J. Edgar Hoover.(...) Comme nous n'étions plus très loin, je me suis précipité sur l'enquête de personnalité faite à ma demande pour prendre la mesure du personnage.(...) Avait été cité pour des actes héroïques pendant la guerre contre les Japonais.
- Un type courageux, avait commenté mon chauffeur alors que je lisais à haute voix ses faits d'armes.
- Qu'est-ce que vous savez du courage? lui ai-je lancé pour lui couper le sifflet. Le courage ne demande que de l'inconscience. Alors que la lâcheté, elle, demande de l'intelligence, et moi je ne respecte que l'intelligence."
(...)
[l'entretien avec universitaire commence : ]
-C'est une démarche plutôt inhabituelle que la mienne, mais parfaitement en adéquation avec nos missions. Je suis là pour recevoir d'un spécialiste un éclairage sur un homme. Recueillir un avis d'expert sur une pensée qui est dans notre collimateur pour des raisons que je ne peux pas divulguer mais qui ont un rapport avec la sécurité du pays.
(...)
[après l'exposition de la pensée de Camus par l'universitaire] :
"- Que diriez-vous d'un homme politique qui s'inspirerait de la philosophie de ce Camus?
- (...) De toute façon, notre histoire à nous, êtres humains, est celle de longues et pathétiques trahisons des idées philosophiques. La longue-vue de commandant de cap-hornier scrutant l'horizon libre au regard finit toujours en lunettes de myopes, en loupe de philatélistes. Regardez ce que Saint-Just et Robespierre ont fait de Rousseau, Marx puis Lénine et enfin Staline de Hegel, les nazis de Nietzsche, et vous comprendrez qu'on ne peut pas souhaiter à Camus le même sort.
- Et moi, je pense que celui qui s'en inspirerait serait un sacré fils de pute d'anarchiste qui foutrait ce pays par terre et le monde avec. Voilà ce que je pense. Mais heureusement pour nous, personne ne se réclame de ce Camus. Je ne suis pas expert en histoire, mais il me semble que les Français sont assez forts pour produire en nombre ce genre d'intellectuels inconséquents. Je ne serai pas surpris que ça leur pète à la gueule un de ces jours."
(...)
[conclusion du N° 2 du FBI après sa visite à l'universitaire]
"- Les choses changent, mon vieux, il y a encore quelques années, un type comme celui que j'ai rencontré cet après-midi, j'aurais ruiné sa vie. Et là, j'ai décidé de lui faire grâce, de l'oublier dans sa cabane de trappeur, de laisser ce fils de pute s'asphyxier tout seul avec les effluves de sa pensée saumâtre. Je n'ai plus l'âge, voilà tout.
- Je peux m'en occuper si vous voulez, patron, m'a t-il répondu avec l'expression volontaire des agents quadragénaires.
J'ai décliné d'un geste de la main."
Extraits de "La malédiction d'Edgar" de Marc Dugain
Discours de Geert Wilders à Berlin
Ici, chez Bivouac id
Extraits :
"En 1848, Karl Marx inaugurait son manifeste avec cette phrase désormais célèbre : « Un fantôme entoure Europe, le fantôme du communisme. » De nos jours, c’est un autre fantôme qui entoure l’Europe. C’est le fantôme de l’islam. Ce danger est également politique. L’islam n’est pas seulement une religion, comme beaucoup le pensent : l’islam est avant tout et surtout une idéologie politique.
(...)
Qu’est ce qui ne va pas chez l’homme occidental, moderne, que nous répétions toujours et toujours les mêmes erreurs ?
(...)
Regardons ensemble cette amère vérité. Nous avons perdu notre capacité à reconnaître le danger et à comprendre la vérité, car nous ne savons plus évaluer la liberté.
(...)
L’islam est le communisme contemporain. Cependant, en raison de notre incapacité d’avoir su solder le communisme, nous démontrons notre impuissance à maîtriser, tant nous sommes prisonniers de la vieille banalité communiste de la dissimulation et de la tromperie verbale, qui jadis envahissaient les nations de l’est et viennent désormais nous envahir tous. Comme ils se posaient déjà en aveugles face au communisme, de même, cette même gauche, par sa défaillance passée, ferme les yeux devant l’islam."
Extraits :
"En 1848, Karl Marx inaugurait son manifeste avec cette phrase désormais célèbre : « Un fantôme entoure Europe, le fantôme du communisme. » De nos jours, c’est un autre fantôme qui entoure l’Europe. C’est le fantôme de l’islam. Ce danger est également politique. L’islam n’est pas seulement une religion, comme beaucoup le pensent : l’islam est avant tout et surtout une idéologie politique.
Cette constatation n’est pas nouvelle. Je voudrais citer à partir de ce bestseller et la série télévisée de la BBC ; The Triumph of the West, (Le Triomphe de l’Occident) ce qu’écrivait le très réputé historien d’Oxford, J.M. Roberts en 1985 :
« Alors que nous parlons sans précaution de l’islam, comme d’une ‘religion’, ce mot véhicule beaucoup de significations intermédiaires, en particulier dans l’histoire de l’Europe de l’ouest. Le musulman est d’abord et avant tout le membre d’une communauté, le disciple d’un chemin bien précis. Le partisan d’un système de droit bien précis et qui revendique une opinion théologique bien précise. » Fin de la citation.
Le professeur Flamand, Urbain Vermeulen, qui fut le président du European Union of Arabists and Islamicists, souligne également que « l’islam est d’abord un système juridique, une loi » avant d’être une religion. Fin de la citation.
L’historien politique Américain, Mark Alexander écrit, je cite : « L’erreur majeure est de considérer l’islam comme une autre des grandes religions mondiales. Ce n’est pas ainsi que nous devons réfléchir. L’islam est politique, sinon, il n’est rien. Cependant, bien évidemment qu’il est politique avec une dimension spirituelle …, qui rien n’arrêtera, jusqu’à ce que l’occident disparaisse, jusqu’à ce que l’occident soit réellement, totalement islamisé. » fin de citation.
Qu’est ce qui ne va pas chez l’homme occidental, moderne, que nous répétions toujours et toujours les mêmes erreurs ?
(...)
Regardons ensemble cette amère vérité. Nous avons perdu notre capacité à reconnaître le danger et à comprendre la vérité, car nous ne savons plus évaluer la liberté.
(...)
L’islam est le communisme contemporain. Cependant, en raison de notre incapacité d’avoir su solder le communisme, nous démontrons notre impuissance à maîtriser, tant nous sommes prisonniers de la vieille banalité communiste de la dissimulation et de la tromperie verbale, qui jadis envahissaient les nations de l’est et viennent désormais nous envahir tous. Comme ils se posaient déjà en aveugles face au communisme, de même, cette même gauche, par sa défaillance passée, ferme les yeux devant l’islam."
lundi 4 octobre 2010
Où sont les intellectuels ? par Philippe Bilger
C'est ici, sur le blog de Philippe Bilger, Justice au singulier
Un extrait :
"Alain Finkielkraut (encore lui !) a "donné" une éblouissante interview dans Le Figaro Magazine. Apparemment il a recouvré une très grande forme et dans ces échanges, j'ai identifié l'intellectuel tel que je le veux, que je le respecte et que je le sais nécessaire pour notre société. Et pour le Pouvoir qui devrait tirer profit de ce qui trace la route, révèle les embûches et fait sens. Aussi bien sur l'analyse de l'antisémitisme et d'Israël que sur la comparaison acceptée, assumée et jugée pertinente entre le nazisme et le communisme, Alain Finkielkraut offre à ses adversaires de quoi l'estimer, à ses fidèles de quoi le célébrer s'il n'était pas aux antipodes de ce type de révérence. Dans le débat public, dans le champ médiatique, se battant contre soi d'abord, prenant les questions comme autant d'incitations à aller plus loin, plus profond pour lui-même et pour les autres, cet intellectuel exemplaire qui n'a jamais failli depuis 2007 - ni à cause d'une quelconque idolâtrie ni par une haine ou des invectives déplacées - constitue un modèle. On n'en a pas tant. Ne gaspillons pas celui-ci."
Un extrait :
"Alain Finkielkraut (encore lui !) a "donné" une éblouissante interview dans Le Figaro Magazine. Apparemment il a recouvré une très grande forme et dans ces échanges, j'ai identifié l'intellectuel tel que je le veux, que je le respecte et que je le sais nécessaire pour notre société. Et pour le Pouvoir qui devrait tirer profit de ce qui trace la route, révèle les embûches et fait sens. Aussi bien sur l'analyse de l'antisémitisme et d'Israël que sur la comparaison acceptée, assumée et jugée pertinente entre le nazisme et le communisme, Alain Finkielkraut offre à ses adversaires de quoi l'estimer, à ses fidèles de quoi le célébrer s'il n'était pas aux antipodes de ce type de révérence. Dans le débat public, dans le champ médiatique, se battant contre soi d'abord, prenant les questions comme autant d'incitations à aller plus loin, plus profond pour lui-même et pour les autres, cet intellectuel exemplaire qui n'a jamais failli depuis 2007 - ni à cause d'une quelconque idolâtrie ni par une haine ou des invectives déplacées - constitue un modèle. On n'en a pas tant. Ne gaspillons pas celui-ci."
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Grands Hommes et petites contrariétés.
"- ... Cela dit, puisque nous sommes dans une conversation privée, je suis convaincu que notre administration court un danger bien plus grand avec la corruption. Je suis très amer d'avoir nommé à des postes de responsabilité des hommes en qui j'avais toute confiance depuis des années et de les voir, aussitôt installés, se comporter comme des briseurs de vitrine qui n'ont que quelques minutes pour dévaliser une boutique avant l'arrivée de la police. Ceux qui n'ont pas installé de systèmes de pots-de-vin aussi rodés que des péages d'autoroute profitent de leur autorité pour ne pas payer leurs impôts et aider leurs amis à en faire autant.
- Même le Christ fut trahi par un de ses disciples, monsieur le Président.
- Pardonnez-moi de vous corriger, monsieur Hoover, Jésus a été trahi par Judas mais aussi par Thomas et Pierre qui ont nié le connaître et Pierre par trois fois.
- Je suis un peu étonné de cela. Vous savez peut-être, monsieur le Président, que je me destinais au ministère presbytérien avant d'entrer dans la police et que je suis à peu près certain que...
- J'ai moi-même une bonne connaissance de la Bible dont je suis assez fier, et je suis formel sur ce point. Si toutefois vous doutiez encore que j'aie raison, vous devriez ouvrir une enquête et mettre quelques agents spéciaux sur le coup.
(...)
- Donc vous déclinez mon offre.
- J'en ai bien peur, monsieur le Président.
- Très bien restons-en là pour le moment. Mais n'oubliez pas votre enquête!
- Mon enquête?
- Oui, l'enquête du FBI sur Jésus-Christ!
Je ne donnais pas cher de notre peau lorsque Edgar [Hoover] fut convoqué par Truman. (...) Je pensais, à voir la contrariété qui barrait le visage d'Edgar que le pire était arrivé. Il s'est assis en face de moi sans dire un mot, en état de décantation. J'ai osé :
- Des problèmes?
Il m'a regardé avec un visage fermé, le regard vague et bas :
- Non, des contrariétés.
- Nous sommes virés?
- Non, il me propose d'être ministre de la Justice.
- Et alors?
- J'ai refusé. Qu'est-ce qu'il croit? Il me prend pour un enfant de choeur. Il veut que je fasse le ménage pour me mettre tout le monde à dos, pour ensuite me faire virer à la prochaine élection. Si nous devions accéder au ministère de la Justice, je préférerais que cela se passe dans d'autres conditions. Enfin...
- C'est plutôt positif tout de même, non?
- Non, ce salopard s'est permis de me contester un point d'histoire biblique et c'est ça qui me contrarie.
Il s'est levé, a ouvert la porte de mon bureau et s'est mis à crier :
- Appelez-moi Sullivan, je veux lui confier une enquête sur Jésus-Christ."
Extrait de "La malédiction d'Edgar", de Marc Dugain
- Même le Christ fut trahi par un de ses disciples, monsieur le Président.
- Pardonnez-moi de vous corriger, monsieur Hoover, Jésus a été trahi par Judas mais aussi par Thomas et Pierre qui ont nié le connaître et Pierre par trois fois.
- Je suis un peu étonné de cela. Vous savez peut-être, monsieur le Président, que je me destinais au ministère presbytérien avant d'entrer dans la police et que je suis à peu près certain que...
- J'ai moi-même une bonne connaissance de la Bible dont je suis assez fier, et je suis formel sur ce point. Si toutefois vous doutiez encore que j'aie raison, vous devriez ouvrir une enquête et mettre quelques agents spéciaux sur le coup.
(...)
- Donc vous déclinez mon offre.
- J'en ai bien peur, monsieur le Président.
- Très bien restons-en là pour le moment. Mais n'oubliez pas votre enquête!
- Mon enquête?
- Oui, l'enquête du FBI sur Jésus-Christ!
Je ne donnais pas cher de notre peau lorsque Edgar [Hoover] fut convoqué par Truman. (...) Je pensais, à voir la contrariété qui barrait le visage d'Edgar que le pire était arrivé. Il s'est assis en face de moi sans dire un mot, en état de décantation. J'ai osé :
- Des problèmes?
Il m'a regardé avec un visage fermé, le regard vague et bas :
- Non, des contrariétés.
- Nous sommes virés?
- Non, il me propose d'être ministre de la Justice.
- Et alors?
- J'ai refusé. Qu'est-ce qu'il croit? Il me prend pour un enfant de choeur. Il veut que je fasse le ménage pour me mettre tout le monde à dos, pour ensuite me faire virer à la prochaine élection. Si nous devions accéder au ministère de la Justice, je préférerais que cela se passe dans d'autres conditions. Enfin...
- C'est plutôt positif tout de même, non?
- Non, ce salopard s'est permis de me contester un point d'histoire biblique et c'est ça qui me contrarie.
Il s'est levé, a ouvert la porte de mon bureau et s'est mis à crier :
- Appelez-moi Sullivan, je veux lui confier une enquête sur Jésus-Christ."
Extrait de "La malédiction d'Edgar", de Marc Dugain
Samedi 2 octobre : fête des anges gardiens
Avez-vous songé, oh petites mamans,
Que lorsqu’en votre sein grandit un enfant
Le Seigneur Roi de l’Univers avant tous
Le veille alors en secret tout en vous.
Il confie à un ange gardien le futur nouveau-né
Ainsi, douces mères, vous êtes entourées
De votre propre gardien et de celui du bébé :
Beaucoup de monde sur le Monde penché.
Cet ange particulier, ne l’oubliez pas :
C’est votre plus proche parent, invisible
Certes, mais présent tout au long de vos vies
Et dans votre mort aussi, il guidera vos pas.
Au travers des ténèbres, il lève la lumière
Au travers des éclairs, il apporte la paix
Au travers des dangers, il s’en va en guerre
Au travers de vos douleurs il sera à vos côtés.
Notre Dame de Montligeon
A ND de Montligeon, ce week end, j'accompagnais un groupe de jeunes enfants se préparant à leur première communion. J'avais emmené mes deux jumeaux, (un peu plus jeunes que le groupe) ravis de ce week end "que avec maman".
ND de Montligeon est un énorme sanctuaire marial en plein milieu du Perche, au milieu de nulle part. On y prie spécialement pour les âmes du purgatoire.
En groupe de travail, j'avais les plus jeunes des enfants et mes jumeaux en plus. Pour eux, le mystère de Jésus Hostie n'est pas trop un problème. Ils ont des cœurs tout ouverts à l'amour et la grâce. Des cœurs d'enfants.
Je me demandais si l'appréhension du Mystère et du Sacré est moindre aujourd'hui qu'avant à les regarder évoluer avec simplicité et aisance dans une église, à les observer prier etc... Je ne crois pas. Ils baignent dans le mystère divin comme des poissons dans l'eau ou comme Adam et Eve dans le Jardin d'Eden. Aucune gaucherie dans leurs attitudes, que des évidences. Cela change plus tard certainement, mais vraiment, l'enfance est le domaine privilégié pour se rapprocher de son Seigneur et son Dieu et vivre dans son Intimité en quelque sorte.
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