samedi 29 août 2009

Chrétiens de Palestine, une mort programmée... par les musulmans ! Et... Origines Nazies de l'Islamisme d'aujourd'hui...

Il y a des jours, des soirs comme celui-ci ou j'avoue tomber dans une espèce de gouffre affreux. Je viens de lire Nébo et ses mises en garde islamofascistes, je pense à la rentrée scolaire et tout, tout ce qu'il va falloir avaler comme couleuvres de Doxa bien pensante, je me dis qu'on y arrivera jamais. J'éprouve un découragement si intense que les mots me manquent. Certains pourront trouver du réconfort dans une bouteille, au mieux partagée avec des copains. Moi, je suis seule, à songer à mes enfants.Je ne parlerai pas de tout ceci à mon mari. Nous n'oserons pas en parler entre nous, il n'y a rien à dire, notre silence est assourdissant.

La note de Nebo avec ses vidéos et liens :
http://incarnation.blogspirit.com/archive/2009/08/28/chretiens-de-palestine-une-mort-programmee-par-les-musulmans.html

dimanche 23 août 2009

Rendez-Vous


Aujourd’hui, c’est dimanche et j’ai un rendez-vous

Très spécial, avec mon Amoureux préféré, mon unique.

De la semaine, à dire vrai, je ne l’ai pas quitté du tout

Mais voilà, le dimanche, il s’agit d’une étrange alchimie.


Un Mystère immense, Mon Seigneur s’en vient paré

De gloire et de beauté, un Prince au milieu de son armée

D’anges et de saints, Il s’en vient jusqu’à moi qui l’attendait

Pour moi, rien que pour moi, des paroles murmurées


Il s’avance et se penche, ne le voyez-vous pas ?

C’est Lui, c’est bien Lui, je le reconnais entre mille

Je tends le cou, lui souris, fais le signe de la croix,

A son tour, Il me voit, oh! Mon Dieu et ma vie.


Un Mystère immense, Mon Seigneur s’en vient paré,

De gloire et de beauté, dans la blanche Hostie consacrée,

Dans le Calice exposé, Il s’en vient jusqu’à moi qui l’attendait,

Pour moi, rien que pour moi, dans ma bouche et mon cœur déposé.


Rencontre particulière que notre Dieu dans sa sagesse

Infinie et son amour tout puissant a imaginé un jour.

Dans son éternité, Il a créé, le ciel, la terre, tout l’univers

Pour moi, pour nous deux, préparé ce seul rendez-vous.







Une culture et un mental solides.


"Imaginez, une vie consacrée à démasquer des criminels, et insensiblement vous découvrez que les vrais assassins sont ceux pour qui vous travaillez. Vous faites quoi? Surtout quand tout le monde vous répète de ne pas vous tracasser, que vous ne pouvez rien y changer, que c'était il y a bien longtemps?"
Elle le regarda différemment.
"Je suppose qu'on devient fou.
-Ou pire. Sain d'esprit."
(Fatherland, de Robert Harris)

Repris chez Hank, dans son texte "Notes (bis)" :

"Putain, je vais faire quinze gosses et leur apprendre le free-fight."

"En premier lieu, je crois qu'il faut se forger une solide culture."
(...)
Ensuite il faut transmettre. Pas seulement à ses enfants. À tous ceux qui voudront. Penser la continuité. Songer au renouveau. Penser à apporter sa pierre, modestement. Et pour ceux que ça tente, prendre un abonnement dans un club de tir. On ne sait jamais. Parait que ça détend."


Chez Hoplite :
"L'homme qui n'est pas intérieurement préparé à la violence est toujours plus faible que celui qui lui fait violence." Soljénitsyne, L'archipel du goulag, 1973.


Je songe à mes enfants que j'élève de façon aussi clairvoyante et solide que possible. Il n'y a pas un jour, une heure où l'angoisse de laisser dans ce monde étrange, cette fin de civilisation, mes garçons et filles ne me touche pas.
J'essaie autant que faire se peut de leur donner une structure mentale capable de louvoyer dans la marée noire du mensonge, de la novlangue. A un moindre niveau je veux aussi qu'ils soient capables de prendre physiquement les armes si nécessaire pour défendre leur vie et protéger les leurs.Mais là aussi, je rejoins Soljénitsyne qui dit qu'avant d'affronter une violence, quelle qu'elle soit, il faut être apte à l'affronter.
Tout est fait en France pour que la légitime défense soit un concept, une option in envisageable, éthiquement immorale, légalement condamnable.
Et pourtant!

Je me souviens d'un soir, cet hiver, mon mari pas encore rentré du boulot, je dus me précipiter sur ma terrasse, ayant aperçu dans le jardin de la voisine -absente- des lumières suspectes. J'attrapai une pioche et, la tenant bien en main, je m'apprêtai à affronter "l'ennemi". Il se trouve que ce dernier n'était qu'un gendarme qui faisait sa ronde (la maison avait été squattée sans que l'on ne s'aperçoive de rien). Le bonhomme m'avait fait la leçon à propos de ma pioche : "vous pouvez blesser quelqu'un avec ça..."

Je repense à cette anecdote assez souvent : quand j'avais eu en main cette pioche -assez légère et bien adaptée à mon poignet-, en un éclair, je m'étais demandée si j'aurais le courage, si j'irais jusqu'au bout du geste en cas d'agression. Au bout c'est à dire enfoncer dans la poitrine, le dos ou la tête un objet particulièrement tranchant, il se serait enfoncé comme dans du beurre,du sang partout, un cri d'agonie, une affreuse blessure nécessairement, je me disais cela en avançant vers le jardin et je priais le ciel pour que non, il ne se passe rien et que oui, s'il le fallait j'aille jusqu'au bout... Cette réflexion et cette prière ont duré dix secondes : en réalité, je puis vous assurer que le temps s'est étiré de façon infinie pendant que je marchais.
Ce temps, cette réflexion s'étirent encore aujourd'hui : se préparer à la violence, apprendre à nos enfants, à nos esprits à aller jusqu'au bout d'un raisonnement, d'une action. Ne pas s'arrêter en chemin.

Comprenez bien : je ne suis pas adepte de la violence mais de la défense, légitime, et bien souvent, la défense passe par une attaque judicieuse, intelligente, efficace.Comment juger ensuite? Un cousin à qui je racontais cette anecdote me disait : mais tu es folle!! Tu aurais pu tuer un pauvre type, simplement venu cambrioler!!
Ce pauvre type agit en toute impunité, effectivement, il sait qu'il ne risque rien puisque personne, aujourd'hui, n'aura idée de protéger sa propre demeure ou son intégrité sous le prétexte fou que l'on peut "blesser ou tuer". La victime, ça n'est plus l'agressé(e) mais le "pauvre type"!
Mon cousin (et tout le monde et l'État et la Loi) m'aurait donc mis en taule si j'avais utilisé ma pioche. Mais si je ne l'utilise pas, mon cousin me mettra sans doute dans un cercueil!

De la Grâce pour tous, de l'inégalité du "tous".

Roses trémières du village : les roses trémières sont des fleurs très simples, très solides, de la campagne. Je n'en possède pas encore mais assurément il faut que j'en fasse pousser chez moi, elles deviendront le symbole de ma petite "forteresse"! Les roses trémières font des tiges immenses avec pleins de fleurs ravissantes....

"Longtemps je me suis demandé pourquoi le bon Dieu avait des préférences, pourquoi toutes les âmes ne recevaient pas un égal degré de grâces, je m'étonnais en Le voyant prodiguer des faveurs extraordinaires aux Saint qui l'avaient offensé, comme St. Paul, St. Augustin et qu'Il forçait pour ainsi dire à recevoir ses grâces; ou bien en lisant la vie de Saints que Notre-Seigneur s'est plu à caresser du berceau à la tombe, sans laisser sur leur passage aucun obstacle qui les empêchât de s'élever vers Lui et prévenant ces âmes de telles faveurs qu'elles ne pouvaient ternir l'éclat immaculé de leur robe baptismale, je me demandais pourquoi les pauvres sauvages, par exemple, mouraient en grand nombre avant d'avoir même entendu prononcer le nom de Dieu... Jésus a daigné m'instruire de ce mystère. Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j'ai compris que toutes les fleurs qu'Il a créées sont belles, que l'éclat de la rose et la blancheur du Lys n'enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette... J'ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes...
Ainsi en est-il dans le monde des âmes qui est le jardin de Jésus.Il a voulu créer les grands saints qui peuvent être comparés aux Lys et aux roses; mais Il en a créé aussi de plus petits et ceux-ci doivent se contenter d'être des pâquerettes ou des violettes destinées à réjouir les regards du Bon Dieu lorsqu'Il les abaisse à ses pieds. La perfection consiste à faire sa volonté, à être ce qu'Il veut que nous soyons...
J'ai compris encore que l'amour de Notre-Seigneur se révèle aussi bien dans l'âme la plus simple qui ne résiste en rien à sa grâce que dans l'âme la plus sublime; en effet le propre de l'amour étant de s'abaisser, si toutes les âmes ressemblaient à celles des Saints docteurs qui ont illuminé l'Église par la clarté de leur doctrine, il semble que le bon Dieu ne descendrait pas assez bas en venant jusqu'à leur cœur*; mais Il a créé l'enfant qui ne sait rien et ne fait entendre que de faibles cris, Il a créé le pauvre sauvage n'ayant pour se reconduire que la loi naturelle et c'est jusqu'à leurs cœurs qu'Il daigne s'abaisser, ce sont là ses fleurs des champs dont la simplicité Le ravit... En descendant ainsi le Bon Dieu montre sa grandeur infinie.De même que le soleil éclaire en même temps les cèdres et chaque petite fleur comme si elle était seule sur la terre, de même Notre-Seigneur s'occupe aussi particulièrement de chaque âme que si elle n'avait pas de semblables; et comme dans la nature toutes les saisons sont arrangées de manière à faire éclore au jour marqué la plus humble pâquerette, de même tout correspond au bien de chaque âme."
(Manuscrits autobiographiques, Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)

*"il semble que le bon Dieu ne descendrait pas assez bas en venant jusqu'à leur cœur"
Il semble que Dieu ne descendrait pas assez bas! Avez-vous lu comme moi cette phrase sublime ?! Un Dieu omnipotent qui a créé l'infiniment petit pour s'abaisser, par amour, jusqu'à ce petit...
Voilà une phrase qui donne le vertige et qui me fait pleurer...





samedi 22 août 2009

Un conquérant de l'esprit

« La psychologie de Nietzsche ne vient pas de son intelligence dure et claire comme le diamant, elle est une partie immanente de cette hyper-sensibilité qui caractérise tout son corps pour la détermination des valeurs ; il sent, il flaire, il subodore (« Mon génie est dans mes narines »), absolument avec la spontanéité d’une fonction physique, tout ce qui n’est pas complètement sain dans les affaires humaines et intellectuelles. »Une extrême loyauté à l’égard de tous » est, pour lui, non pas dans un dogme moral, mais une condition tout à fait primaire et indispensable de l’existence : « Je péris quand je suis dans un milieu impur. » L’absence de clarté, la malpropreté morale le dépriment et l’irritent, tout comme des nuages lourds et bas le font pour son estomac : il réagit déjà par le corps, avant de le faire par l’esprit : « Je possède une irritabilité tout à fait désagréable de l’instinct de pureté, de sorte que je perçois physiologiquement et que je sens le voisinage ou le fond le plus intime, les entrailles de toute âme. » Il flaire avec une impeccable sûreté tout ce qui est adultéré par le moralisme, par l’encens des églises, le mensonge artificiel, la phrase patriotique ou n’importe quel narcotique de la conscience ; il a un odorat exacerbé pour tout ce qui pourri, corrompu et malsain, pour saisir ce relent de pauvreté intellectuelle qu’il y a dans l’esprit ; la clarté, la pureté, la propreté sont donc pour son intellect une condition d’existence aussi nécessaire que, pour son corps (je l’ai indiqué précédemment), un air pur avec des contours limpides : ici la psychologie est réellement, comme il le demande lui-même, l’ »interprétation du corps », le prolongement d’une disposition nerveuse dans le domaine cérébral. »

(…)

Mais il ne suffit pas à une psychologie parfaite de disposer du scalpel le plus fin et le plus tranchant, de l’instrument de l’esprit le mieux choisi ; la main du psychologue, elle aussi, doit être en acier, en un métal souple et dur ; elle ne doit pas trembler ni reculer au cours de ses opérations, car la psychologie n’est pas épuisée avec le talent ; elle est aussi, avant tout, une question de caractère, elle exige le courage de « penser tout ce que l’on sait » ; elle est, dans le cas idéal, comme chez Nietzsche, une faculté de connaître jointe à une force virile et primitive de la volonté de connaître. Le psychologue véritable doit vouloir là où il peut ; il ne doit pas regarder à côté, ou penser à côté, par suite d’une indulgence sentimentale, d’une timidité ou d’une peur personnelle ; il ne doit pas se laisser endormir par des scrupules ou des sentiments. Chez ces loyaux peseurs et gardien « dont le devoir est la vigilance », il ne doit pas y avoir d’esprit de conciliation, de débonnaireté, de timidité, de compassion, il ne doit y avoir aucune des faiblesses (ou des vertus) du bourgeois, de l’homme moyen. Il n’est pas permis à ces guerriers, à ces conquérants de l’esprit de laisser bénévolement échapper une vérité qu’ils saisissent au cours de leurs patrouilles hardies. Dans le domaine de la connaissance, « la cécité n’est pas une faute, mais une lâcheté », et la bienveillance est un crime, car celui qui a peur de la honte ou craint de faire du mal, celui qui redoute d’entendre crier ceux qu’il démasque et de voir la laideur de la nudité, celui-là ne découvrira jamais le suprême secret. »


Extrait tiré de « Le combat avec le démon » de Stefan Sweig, dans la partie consacrée à Nietzsche

Vérité




J’ai un beau jour soulevé
Ma pesante arme
et j’ai réglé la visée.
La cible verrouillée,
J’ai bien soufflé puis j’ai arrêté,
Un instant, de respirer.

Tout était calme.

je la voyais ma cible, la Vérité !
Vérité désespérée, statue de nausée
Sous mes yeux attentifs érigée,
Qui ne m’avait rien apporté, m’avait trahie et enfoncée.
Champs de ruines, désert gris, la réalité dévoilée.
J’allais lui faire payer, la tuer et me tuer, dans la foulée.

Soudain, dans l’air plane,

Un éclair dans le viseur, une ombre à peine dessinée !
Une lumière qui se propage, un éclair blanc, qui luit
Doucement, brûlant, sans me brûler
Embrasement sans me torturer .
Tout resplendit, cette fameuse réalité
Ma Vérité, les secrets, tout est révélé
Révélé, transcendé avec le Ressuscité.

Lumière née de la lumière, Dieu, du vrai Dieu né,
Il était là, présent au milieu de nous, le Crucifié
Son sang versé pour moi, pour mes péchés,
Pour réparer son univers tout abîmé,
Pour me montrer dans ma visée
Son épouse, la Vérité, non plus défigurée
Mais toute belle toute pure, illuminée,
Sa création à jamais sanctifiée.

J’ai vu tout cela, je le dis, en vérité,
Et malgré tout, à genoux je ne suis pas tombée !
Non, malgré tout, j’ai tiré.




La plus grande ruse de Satan

Quand je lis ce beau passage d'xyr* qui compare l'église à une mère, je fais un lien avec cette citation de Gadenne mise sur ILYS* par XP.
Et je songe que normalement, une mère, c'est le dernier refuge de l'homme en cas de détresse absolue. Une mère ouvre toujours les bras à son enfant. Oui... sauf que ces dernières années, (enfin, en vrai, c'est de tout temps mais disons que sous notre ère de Lumières c'est d'autant plus frappant) les mères assassinent leurs propres enfants dans leur refuge : le sein maternel. Alors, oui, un enfant peut dire aujourd'hui, dans le ventre de sa mère : "partons! cet endroit est mauvais lieu, “Il n’y a plus d’endroit propre, plus de recours, prononce t-il en lui-même, plus rien. Rien. Aucun lieu sur terre où un honnête homme puisse aller.”
La plus grande ruse de Satan, c'est l'inversion totale des valeurs et des mots, une église n'est plus un refuge et un lieu saint, une mère ne donne plus la vie mais la mort.

*http://www.chezxyr.com/2009/08/la-poitrine-dune-mere.html

* “Viens! Nous étions cette nuit dans un mauvais lieu, mais [en entrant dans cette église], nous sommes retombés maintenant dans un autre…” “Il n’y a plus d’endroit propre, plus de recours, prononce t-il en lui-même, plus rien. Rien. Aucun lieu sur terre où un honnête homme puisse aller.” (Paul Gadenne, Les Hauts-Quartiers)

vendredi 21 août 2009

Kill Bill


Kill Bill


Noire, rouge, blanche est ma fureur,

Étau qui m’enserre le corps et le cœur,

La vague monte, la jouissance arrive

Et déborde, pour mon plus grand plaisir


Immobile, j’attends l’heure unique

L’instant suprême, le geste fatidique

Oh ! Tailler dans la chair

Et Trancher dans le vif !


La vague reflue, me laisse une image fixe,

Un œil cyclope, immense, laser glacial

S’ouvre béant, pointé vers l’énorme cible

Corps, Cœur, Sabre, une seule arme fatale


Beauté du geste parfait et mécanique,

L’instant suprême, le geste fatidique

Oh ! Tailler dans la chair

Et Trancher dans le vif !

mercredi 19 août 2009

Douceur


Nebo a écrit "le monde n'est que ruines"* et je suis là, à écouter du Bach*. Il n'y pas plus nostalgique, je trouve, douceur trompeuse d'un monde qui se meurt sans que l'on perçoive son agonie...
Douceur d'un jour implacable de soleil et de chaleur, le moindre pas dehors nous cimente au sol.
Lectures nombreuses, Bordage, Borges, une biographie de Tolstoï, une aventure du Poulpe, la synthèse de Boudon, les notes de mon mari à relire. Bernanos attendra encore...
Quelques films : Kill Bill, Le Baron rouge, Damages. Des femmes pas très douces, en vérité. Mais, dans Kill Bill, la fin : "La lionne a retrouvé son petit et la jungle sa paix."
Les confitures de prunes, leur goût acidulé, les pots encore chauds renversés, bien les ranger dans l'étagère.
Une salle de bain récurée, une chambre d'enfant absent astiquée, les fournitures scolaires à prévoir.
Le travail qui a repris, les courriers, les réponses, trop de justice, pas assez, et cette phrase, toujours : "Je n'y crois plus".
Le quotidien paisible, le bateau qui doit couler pour devenir, un jour, un vaisseau fantôme, dans les étoiles, envolé, illuminé.


*Chez Nébo : http://incarnation.blogspirit.com/humeurs_litteraires/

*Bach,suite pour orchestre n°3 en ré majeur

Ou mettre toujours le même Supertramp : Even in the quietest moments







Even in the quietest moments
I wish I knew what I had to do
And even though the sun is shining
Well I feel the rain --- here it comes again, dear
And even when you showed me
My heart was out of tune
For theres a shadow of doubt thats not letting me find you too soon
The music that you gave me
The language of my soul
Oh lord, I want to be with you.
Wont you let me come in from the cold?

dimanche 16 août 2009

L'escalier-mystère


Avant de lire cette petite réflexion, regardez cette vidéo étonnante : point n'est besoin de croire, il suffit simplement de s'émerveiller et de s'en inspirer.


The mysterious staircase.ppt



Lettres à Mita, de Christina Campo :
« inutile de chercher des plans différents, dans cette ville. C’est comme la passion, qui mélange tout et entraîne vers le fond. Chaque chose s’élève avec une grâce prodigieuse – et pourtant tout descend, veut mourir. » p37

Cette citation que j'ai relevée sans savoir à quoi elle pourrait bien me servir ( je travaille toujours comme cela : je lis, tout et n'importe quoi, et je relève des citations avec l'intuition ou l'idée qu'elles font partie d'un "plan", d'une carte, d'une mosaïque qui composent une recherche personnelle et universelle dans le même temps. C'est un peu compliqué à expliquer mais c'est le fondement de toute lecture, c'est le principe même de la lecture en fait.), cette citation me fait penser à votre "escalier-mystère" C. : "Chaque chose s’élève avec une grâce prodigieuse – et pourtant tout descend, veut mourir. » J'ai le net sentiment que tout être humain tend à s'élever avec une grâce prodigieuse, grimpe les marches de cet escalier qui s'élève avec une grâce prodigieuse et pourtant ce même homme descendra ( en péchant) bien souvent ces marches qui s'élèvent vers le ciel mais qui peuvent nous entraîner aussi vers le bas, la terre. Ces derniers temps, j'ai eu le sentiment avec la lecture de certains livres de toucher à quelque chose qui ressemblait à un ciel, et puis de me vautrer en beauté dans l'escalier et de me retrouver par terre en moins de temps qu'il ne faut pour l'écrire. J'avais bêtement oublié de monter prudemment les marches une par une. La prudence ne me caractérise guère...Vivre c'est sans doute apprendre à gravir ces marches une à une avec l'aide du Christ. Vivre c'est monter et descendre ces marches de façon continue. Savez-vous pourquoi il n'y a pas d'axe central dans ce fichu escalier-mystère ? Mais oui, bien sûr, notre axe, c'est le Christ, Il est l'escalier aux trente-trois ans ou marches .Lorsque nous sommes dans l'escalier, nous sommes "in Christo". Nous vivons dans les bras du Seigneur. Peu importe d'être en haut ou en bas de l'escalier, nous sommes dans le Seigneur si nous sommes dans l'escalier. Après, cet escalier, il monte ou il descend... Y a t-il vraiment alors un "haut" ou un "bas" ? Pas sûre...

"Alors Jésus dit aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » Simon-Pierre lui répondit : « Seigneur, vers qui pourrions-nous aller ? Tu as les paroles de la vie éternelle." (Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,60-69.)

samedi 15 août 2009

Autel Marial

Photo de l'autel de la Sainte Vierge, dans la petite église dans laquelle je me suis mariée

vendredi 14 août 2009

Ne me quittez pas, Fête de l'Assomption de la Sainte Vierge, 15 Août 2009


Marie, oh ma Mère, en cette nuit sainte de veillée
Et de prière, Marie, entourée de vos enfants chéris
Les Apôtres, les voisins, votre Jean, l’autre fils aimé
Vous vous êtes endormie pieusement avec un sourire.

Marie, oh ma Mère, vous vous êtes levée doucement
Les yeux fermés, la tête levée vers le ciel
Qui vous appelait.
Les mains bien jointes sur votre cœur percé
Et jamais cicatrisé, comme celui de votre Fils
Tant aimé.

Marie, oh ma Mère, en cette belle nuit étoilée
Comme votre diadème, oh ma Reine, oh Maman
La nature s’est inclinée sur votre doux passage...
Mais moi je pleurais et ne pouvais vous quitter.

Marie, oh ma Mère, vous vous êtes levée doucement
Les yeux fermés, la tête levée vers le ciel
Qui vous appelait.
Les mains bien jointes sur votre cœur percé
Et jamais cicatrisé, comme celui de votre Fils
Tant aimé.

Marie, oh ma Mère, vous ai-je crié sans retenue
N’abandonnez pas votre petite fille, votre enfant !
Jésus, déjà, et puis aujourd’hui, et puis maintenant
Vous aussi, vous disparaissez peu à peu dans les nues !

Marie, oh ma Mère, vous vous êtes levée doucement
Les yeux ouverts, la tête tournée vers moi
Qui vous appelait.
Pleine de grâce, vous m’avez serré contre votre cœur
Percé et jamais cicatrisé, comme celui de votre Fils,
Tant aimé.

Marie, oh ma Mère, je vous confie, dans un murmure
Toutes mes angoisses, mes amours, mes trésors,
Mes amis, ceux qui souffrent, ceux qui sont morts,
Votre cœur chargé, vous pouvez aller vers votre Fils Jésus.

Écoutez si vous le souhaitez, a Soapbox opéra, de Supertramp


mercredi 5 août 2009

Du langage, de la puissance de la Voix

Isaïe, 55, 10-11 :
« …ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission. »

"Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri."

Don Delillo, dans Les Noms :
"Les formes des noms constituent un élément important de notre programme, comme vous le savez. Qu'avons-nous? Des noms, des lettres, des sons, des dérivations, des translitérations. Nous n'approchons les formes des noms qu'avec respect. C'est un tel pouvoir secret.


Xyr, dans Machine :
"Ils sont des mécaniciens dépassés par le vivant, à la manière des télépods du film La mouche de Cronenberg qui, incapables de comprendre la chair, la détruisent en tentant de la restituer."
(...)
"Un virus informatique élevé au rang de doctrine du progrès. La lame de fond d'une façon de voir, de penser et d'agir qui me parait de plus en plus être l'œuvre du Diable en personne."

Le Stalker dans La Mort de Virgile d'Hermann Broch ou l’attente éperdue du vrai langage :
"Dès lors, puisqu’il s’agit de faire retour à cette Source première ou sacrée, puisqu’il s’agit, pour le poète dont c’est le rôle le plus insigne, d’en recueillir pieusement les ultimes traces, comme autant de parcelles éparpillées ou de tessons du Vase brisé par le Serpent, et que, dans cette quête éperdue, il ne pourra comme Virgile qu’avouer son impuissance cuisante, la seule possibilité de salut paraît bien mince, son improbabilité même étant indiquée par les caractéristiques extrêmes de la voix de la grâce, capable de nous apporter ce discours extérieur, cette aide que nos voix confuses réclamaient éperdument : «aucun moyen terrestre n’est suffisant pour résoudre la tâche éternelle, pour découvrir et proclamer l’Ordre, pour parvenir à la connaissance au-delà de la connaissance; non, cela est l’apanage des puissances et des moyens transcendants, d’une force d’expression qui laisse loin derrière elle toute expression terrestre»."

Delsol, dans Qu'est-ce que l'homme? :
"En ce sens, le nom, qui à la fois accompagne et engendre symboliquement la différenciation, est une cicatrice : la fermeture toujours temporaire de la blessure dans laquelle gît le chaos sous-jacent. C'est pourquoi il suffit de confisquer le nom pour faire resurgir le chaos : la barbarie comme mélange des mots et des noms, comme dé-différenciation, comme confusion. Le nom est le rempart contre la barbarie menaçante, car le chaos se trouve toujours-là, en dessous de l'être. Le mal, avant d'être ce qui sépare, est ce qui dés-inscrit, ce qui rouvre la cicatrice fermant la blessure.
Toujours on retrouve la proximité entre le chaos et le mal : par exemple, Georges Dumézil montre la préhistoire des "trois "fléaux fonctionnels" : l'épidémie, la guerre intérieure, la guerre extérieure. Le mal se manifeste par le dissolution de l'être, le retour à l'indétermination - la mort-, ou par le conflit entre les êtres.
(...)
Autrement dit, l'homme doit être séparé pour être, mais il doit être en relation pour bien être."



Tout brûler

Cela faisait quelques jours, quelques mois

Quelques années, en fait, que des démons

Petits, discrets, pas gênants, ma foi

Me tenaient compagnie, tapis, dans le fond


De mon âme.


Il y en avait plusieurs, pas tous repérés

Je m’en vais évoquer ceux que j’ai observés.

Le premier s’appelle la Peur, en fait nommée

Fragilité, chez une jeune femme bien née.


Qui a une âme.


Le second a toute l’apparence lui aussi

De la vertu. C’est la terrible Résignation

Un démon qui m’attrape le cou et me plie

La tête. On n’y peut rien , c’est l’acceptation.


Avec force d’âme.


Ce troisième, c’est le plus fort,

Je combats comme je peux tous les jours,

Je secoue dans tous les sens le joug

C’est le Désespoir qui entraîne vers la mort


Ma pauvre âme.


Oh, Seigneur, viens me délivrer de ces monstres

Brûle-les, écrase-les, détache-les de ta flamme

Comme des virus, inoculés, dans le cœur profond

Dis une parole, Jésus, une seule, contre le Mal


Et guérie sera mon âme.