mardi 31 mars 2009

Où est-il ?

Extrait d'un texte de JB :

"Infertilité du mensonge, le complot omniprésent est invisible, la conspiration, silencieuse, les consciences tendues sous le ciel obscur de la fin de l’homme, dernières réjouissances… Désormais il faut avancer dans la lumière pour comprendre que l’homme qui sera digne de lire et de se laisser traverser par la portée de l’œuvre de Maurice G. Dantec, cet homme là n’est pas encore né, ou vient tout juste de naitre. Il se peut que cet homme soit une petite fille, dans les bras de sa mère, observant d’un œil impassible les roquettes lézardant le dôme d’oxygène et d’azote au dessus de l’impénétrable détachement de sa face innocente ; les boucles de ses cheveux frémissant au gré du souffle des déflagrations systématiques, elle ne songe pas au temps à venir, elle est ce temps, elle est l’avenir, l’enfant des bombes, il se peut d’ailleurs que cette fillette soit le premier-né des guerriers qui parcourront le monde d’après, l’avant-garde du haut-commandement qui décidera si oui ou non, l’humain mérite d’être sauvé des flammes de l’apocalypse terminale. Le potentiel des enfants du futur devrait ouvrir des abimes de terreurs, ils seront l’antisynthèse métapsychique de tous les manquements, de toutes les désertions de leurs parents, et, à ce titre, ils seront implacables."



L'Enfant-Phare de Nougaro :


Où est-il, où est-il, où est-il l'Enfant...

Où est-il, l'enfant, l'enfant, l'enfant-phare
Qu'il débarque enfant, enfant, en fanfare
Où est-il l'enfant, où est-il ?
Où est-il?

Sur une île ici bas, sur une aile ici haut
Marche t-il sur les eaux, les eaux des vieux combats
Où est-il ?
Chevauche t-il une licorne en criant hou! hou! hou!
Et en faisant les cornes aux méchants loup-garous
Où est-il, où est-il, où est-il....

Où est-il, l'enfant, l'enfant, l'enfant-phare
Qu'il débarque enfant, enfant, en fanfare
Où est-il l'enfant, où est-il ?
Où est-il?

Où est-il? Est-il déjà né?
Ou encore enfermé
Dans le ventre d'une mère
Du prochain millénaire

Où est-il? Dans quelle stratosphère
Quel fil d'éternité; en attendant que faire?
Pour que nous l'ayions mérité...
Où est-il, où est-il, où est-il....l'enfant...

Où est-il, l'enfant, l'enfant, l'enfant-phare
Qu'il débarque enfant, enfant, en fanfare
Où est-il l'enfant, où est-il ?
Où est-il?

Où est-il ? l'Enfant qui chante les fameux lendemains
L'Enfant qui enfante un nouveau genre humain

Où est-il ? l'Enfant qui tue, l'Enfant qui tue le vieil homme
Et qui reconstitue le paradis de la pomme!

Où est-il, où est-il, où est-il....l'enfant...
Où est-il l'enfant, l'enfant, l'Enfant-phare...
Où est-il ??

dimanche 29 mars 2009

Take the long way home


Tout est calme, et silencieux, et beau.
La plaine s'illumine de lueurs du soir.
Des champs, s'envolent un ban d'oiseaux,
tournent un instant, et se fondent dans le noir.

Je passe vite aux travers des immenses paysages.
Je rentre chez moi, avec tous mes enfants, mes amours
Silencieux, fatigués; j'observe leurs petits visages
dans les miroirs : ils me sourient doucement en retour.

La musique nous emporte au fond des brumes
La forêt rousse et grise, mystérieuse, se referme
Sur sa vie, ses animaux, ses arbres et ses secrets.
La maison nous attend, pour panser nos plaies.

Des sacrements, Les armes du pauvre.

Tu disais très justement que tu avais compris combien l'Eglise, le Christ est venu pour les pauvres, les ratés etc. Oui! je pense comme toi que notre imperfection, nos blessures sont notre salut puisque la Grâce ne peut se glisser que dans ces failles.
Mais tout de même, cher ami, n'oublie pas une chose très importante. La grâce divine ( définition de la grâce sanctifiante : la vie de Dieu en nous) passe en l'homme par des moyens très concrets puisque justement nous sommes des êtres humains et pas des anges. Cette Grâce passe essentiellement par les sacrements que propose le Christ et l'Eglise.(qui ne sont qu'un) Sacrement de pénitence où Dieu nettoie notre âme, sacrement de l'Eucharistie où Dieu se réfugie en nous et illumine, cautérise, répare tout, sacrement du mariage où Dieu transcende, guérit, renforce notre pauvre amour humain. Tout ceci est fort concret et c'est fait pour les pauvres, par de pauvres prêtres bien souvent. La grâce divine, c'est Dieu, c'est très concret et Dieu est passé par des hommes et par des choses matérielles ( le pain, l'eau du baptême, les signes de croix etc., etc.) pour nous trouver. Il est surtout passé par notre liberté qui est la condition sine qua non d'un véritable amour. Il n'y a pas d'amour sans véritable consentement et liberté. Et Dieu est l'Amour. Et l'Amour, c'est fort concret ma foi, suffit de vivre avec un homme ou une femme pour le savoir. Si tu veux aimer, tu aimes physiquement, pas qu'avec des mots!Dieu veut nous aimer, il vient en nous! PAR LES SACREMENTS.
Dans le Journal d'un curé de campagne de Bernanos, le jeune prêtre meurt à la fin, brutalement et il est en visite à ce moment-là chez un curé défroqué qui va l'absoudre de ses péchés. Il n'a que lui à ses côtés au moment de mourir... Je te redonne ce passage qui est l'un des sommets de la littérature française et surtout l'un des sommets de ce que j'ai pu lire en matière de vie spirituelle.
Tout ceci pour te recommander la pratique des sacrements qui sont véritablement les armes du pauvre.
"Comme disait ce vieux pauvre impitoyable que j'ai rencontré un jour : "Moi, ma vocation est de recevoir. Il me faut si peu pour vivre! Alors, je me tiens sagement sous le porche de l'église, je tends la main au Bon Dieu, je pense qu'il y mettra bien toujours deux sous..."( Bernanos, "l'Imposture")
As-tu tendu la main ces derniers temps ? As-tu réclamé au Bon Dieu sa grâce, ses sacrements?? Es-tu si profondément têtu et orgueilleux pour te croire au dessus de ces deux sous? Ne crois pas que je te passes un savon : ta mère en a le droit, ton père, ta femme. Mais tout de même, il faut bien dire les choses à un moment donné. N'as-ton pas le devoir de dire ce qui est l'évidence même ? Parfois cette évidence nous éblouit tellement qu'on ne la voit pas, aveuglés que nous sommes.Bon, c'est dit maintenant. ( C. dirait : "j'ai dit.") Tu te dis être pauvre parmi les pauvres et je veux bien le croire. Mais c'est un titre de gloire que tu t'attribues là. Un pauvre, ça mendie son pain, son Pain. Le fais-tu ? Vas-tu voir un curé jour et nuit et lui demander, lui réclamer, l'enquiquiner pour recevoir les sacrements, pour obtenir Celui que tu dis réclamer à corps et à cris ? Un pauvre ne fait pas que geindre, un pauvre est obsédé par les deux sous quotidiens à gagner. Il les dépense, les brûle aussitôt ses deux sous mendiés, cette grâce reçue et tout est à recommencer le lendemain. C'est cela un pauvre, un enfant perdu.
J'écris ces mots à l'instant, en revenant de la mer avec mes enfants; je m'étais assise sur un banc et je lisais avidement comme d'habitude les lectures du jour, samedi 28 février : "Jésus leur répondit : "Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes mais les pécheurs, pour qu'ils se convertissent."( Luc, 5; 27 à 32) Tu le vois bien, X, si tu mendies , si tu es pauvre ou malade, tu recevras ta nourriture ou ta guérison. Mais appelleras-tu le médecin ? Mendieras-tu auprès du prêtre ta guérison ? La réclameras-tu avec la même ardeur que tes cachets de neuroleptiques ? Pourquoi négliges-tu ton âme et prends-tu soin de ton corps ? Les deux mon colonel, les deux!!!
Le soleil cet après-midi sur la mer était éblouissant, tout était calme et paisible et beau. Pour un très court moment, mon âme était en paix. J'ai pu savourer les sourires des jumeaux et leurs questions saugrenues.Et j'ai continué mes lectures : "Le Seigneur sera toujours ton guide. En plein désert, il te comblera et te rendra vigueur.Tu seras comme un jardin bien irrigué, comme une source où les eaux ne manquent jamais. Tu rebâtiras les ruines anciennes, tu restaureras les fondations séculaires. On t'appellera "celui qui répare les brèches", "celui qui remet en service les routes". (Isaïe, 58; 9b-14)
Oui, une fois la faille comblée par la Grâce des sacrements, la brèche se referme... Oh! Elle n'est qu'une cicatrice fragile et il faudra toute sa vie refaire la croute...C'est pourquoi les sacrements se reçoivent sans cesse. On tombe toujours sur les mêmes genoux et on se re-fait toujours les mêmes plaies, aux mêmes endroits.

lundi 23 mars 2009

Vivre

Journal de L. Bloy :

- « Nous serons punis, me dit Jeanne, pour ce que nous n’aurons pas fait, et que nous aurions pu faire.

- Nous serons récompensés pour ce que nous n’aurons pas fait, et que nous aurions pu faire. »


J'avais écrit ces deux poèmes il y un an environ, lorsqu'il y avait le drame de ce père qui oublie son enfant en voiture, l'enfant meurt dans la fournaise.En fait il y a eu plusieurs drames de ce type à cette époque, je m'en souviens. Et je me posais la question : comment vivre en tant que père et homme après un tel drame, une faute aussi énorme?

J'en suis venue à me dire que la "solution" était justement dans le fait de vivre et de ne pas se laisser mourir.

J'ai écrit ces deux textes avec l'air des crusaders, "hold on" en tête. C'est mieux, si vous pouvez, de l'écouter en lisant ces deux poèmes. J'ai mis les paroles au milieu.

http://www.deezer.com/#music/result/all/the%20crusaders%20hold%20on



L’enfant oublié

Aujourd’hui, un petit enfant est mort sans bruit.

Dans une voiture, bien attaché par une ceinture

Par son Papa, plein de tendresse envers sa fille.

Mais la petite est morte. Trop fragile créature ?


La voiture arrêtée, l’enfant bien à l’abri

Qui ne parlait pas, pas besoin, tout est bien,

Je suis avec mon Papa, et souvent il me sourit

Dans le glace je le vois, je le fixe, et tout va bien.


La porte claque et le silence comme une marée

Prend possession du véhicule. L’enfant soupire

Et entend son soupir… Il fait chaud et glacé

Papa est parti, mais, attendre, je n’ai pas appris.


Alors, je crie, je crie, je crie, je crie, je crie

Papa, Papa, Papa, Papa, Papa, Papa, Papa

Je crie, je crie, je crie, je crie, je crie, je crie

Papa, Papa, Papa, Papa, Papa, Papa, Papa


Il est parti, il a disparu, et il m’a laissée

Dans une fournaise ardente, un four, un enfer

Je n’ai que deux ans, et les yeux de mon père

Papa, papa, pourquoi m’as- tu abandonnée ?


J’ai la langue collée au palais, je n’ai plus d’air,

Pas d’éponge vinaigrée tendue par une main amie

Pas de maman au pied de ma croix, je suis en enfer

Abandonnée, dans la lumière brûlante, et je suis rôtie.


Le doux petit pain blanc, l’amour de ses parents

Le petit lys blond, le petit feu follet, adoré et gai

Le petit pain d’amour - embrassé tout le temps -

Ma vie dépendait de vous – totalement -

En un instant - une éternité - vous m’avez oublié

Et je n’ai plus existé.


The crusaders, BB King, Hold on ( I feel our love is changing )

Turn out the light, sleep won’t come

I think about what’s going wrong

Lying so close, so alone

Please turn to me i’m almost gone

Hold on, i feel our love is changing

Hold on, please don’t let me disappear

Hold on, there’s time to rearrange things

Hold on, i’m not me whithout you here

Put out your hand, touch desire

Where there’s a spank, could be a fire

Open your arms, let me see

If there’s still love in you for me

Hold on, i feel our love is changing...


Hold on, patience...

Oui, je suis un monstre sous une apparence légère

J’exsude par tous les pores de ma peau le désespoir

J’ai tué, oui, mes amis, mon enfant, ma propre chair

Éliminée sans raison, morte, l’été d’un beau soir.. .


La nuit, présence immatérielle, entre deux rêves,

Elle me rend visite. Un beau sourire sur ses lèvres

Ou bien un cri d’agonie, écho de mes pleurs et fièvre

Et j’entends sa voix : « et bien oui, je suis sous terre »


Patience, petite fille, attend

Encore un peu

Je vais te chercher, attend

Même en ces lieux


Mais elle m’a répondu, de sa sombre caverne obscure,

Oh, mon Papa, ne viens pas en ces lieux, sous ces murs

Ta mort ne m’ouvrira pas le tombeau, non, l’ouverture

Vers le paradis, sera ta vie de remords, tes larmes si dures


A n’importe quelle heure, du jour et de la nuit, sans répit

Tes souvenirs frappent ton pauvre cœur à moitié détruit

L’amour de ta femme, la mère ! s’en est perdu, s’en est enfui

Seul, avec ton Seigneur et ton Dieu qui, lui, jamais ne renie !


Patience, petit père, attend

Encore un peu

Tu vas me délivrer, attend

Vis encore un peu

dimanche 22 mars 2009

Psaume 137

Psaume 137(136),1-6.

Au bord des fleuves de Babylone nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours nous avions pendu nos harpes.
C'est là que nos vainqueurs nous demandèrent des chansons, et nos bourreaux, des airs joyeux : « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. »
Comment chanterions-nous un chant du Seigneur sur une terre étrangère ?
Si je t'oublie, Jérusalem, que ma main droite m'oublie !
Je veux que ma langue s'attache à mon palais si je perds ton souvenir, si je n'élève Jérusalem, au sommet de ma joie.

samedi 21 mars 2009

l'islam dévoilé

Propos de Zulficar ( c'est ainsi qu'il se prénomme dans le fil de la "discussion):

"Marchenègre, ton message sirupeux, m’en a dit long sur ton compte. Tu te crois isolé alors que tu es parti prenante de ce que tu dénonces.

Ton ton outrecuidant et moralisateur est à mourir de rire : associé à ton besoin de te faire passer pour celui qui a des secrets à révéler (en fait de simples observations empiriques dignes d’une sociologie de comptoir PMU). Tu es un bien mauvais démiurge.

Ton message pue les contradictions et l’inconséquence : comme je le dirais toujours, ce n’est pas les autres qu’il faut juger et examiner, mais toi-même. Et tes actions misérables.

“(On s’amusera au passage qu’un type qui se pique de culture française prenne un pseudo qui est une faute de grammaire à lui tout seul, mais s’il n’y avait que cela…)”

Une faute de grammaire ? Sérieux ? Tu vas appeler la police ? L’ONU ? Piteux comme raisonnement. Et je suis fier de parler plusieurs langues (arabe, français, anglais, le farsi, italien et turc moyennement : et je me suis mis au russe). Je peux au moins avoir plusieurs points de vue : alors que toi, ton point de vue pue la bourgeoisie occidentale, française, la plus étriquée, la plus prosaique. Et il donne des leçons, le gars qui joue aux détectives en mal d’enquêtes “les musulmans ceci, cela”.
Tu ferais mieux d’enquêter sur ta civilisation décadente en passe de s’écrouler mortellement.

“Bien entendu, il se croit supérieur aux racailles qu’il se permet de mépriser — mais il omet soigneusement de préciser qu’ils ont un point commun : l’islam, un but identique : la conquête des territoires des infidèles, et qu’ils sont indissolublement alliés dans cette guerre.”

Mais mon bon monsieur, Sherlock Holmes du pauvre, je n’omets rien du tout. Si le dénommé XP n’arrêtait pas de censurer mes commentaires, tu le verrais de toi-même.
Oui nous voulons la conquête de nouveaux territoires, ceux des khanazir al mounafiqin de ton genre : c’est source de vitalité et bonne santé. Les “racailles” sont non seulement mes “alliés dans la guerre” comme tu dis, mais aussi mes frères. Je peux les “mépriser” (en fait pas du tout mon cas, mais bon, cela ne me gêne pas que tu le crois) ou leur gueuler dessus, tant que l’on est entre nous. Si j’en vois un se battre avec toi dans la rue, je ne cherche même pas à savoir : je lui porte secours.

“Les généraux de la Wehrmacht ne se mêlaient peut-être pas à leurs fantassins crottés, mais il s’agissait bel et bien de la même armée.”

Tes dirigeants cosmopolites et dissolus ne se mêlent peut-être pas avec le crottin de leur populace (toi et tes semblables) mais il s’agit bel et bien de la même armée. Qui veut étendre la débauche, l’athéisme, l’ignorance et la déliquescence au monde entier.

“cet ordre islamique qui n’est rien d’autre que le totalitarisme venant après la victoire, une fois que ces racailles, si peu islamiques selon notre noble penseur musulman, auront incendié suffisamment d’écoles, tiré sur assez de policiers, et gagné assez d’argent avec la drogue pour faire passer à l’ennemi des quartiers entiers.”

On peut dire que tu as une imagination débordante. Je te rassure je n’habite pas en France : mais je n’en pense pas moins.

“Mais c’est pas Zulfikar qui va se coltiner avec la BAC, hein ; ni se faire mettre un doigt dans le cul en garde à vue. Lui, il nous joue du violon avec Hugo et Hegel sur Internet, et il attend que le fruit lui tombe tout mûr dans la bouche. Et ça fait l’éloge de la “virilité musulmane”. Quelle escroquerie !”

La BAC ? C’est quoi ça ? Tu parles de la “brigade anticriminalité” ?

Tu as une définition plébéienne de la virilité. Tu ne sais même pas ce que c’est. Ca n’a rien à voir avec tes images de pectoraux saillants ou de bite à la main.
Et pour ce qui est du “combat”, j’ai fait mon long service militaire et une carrière militaire m’attend (ma famille est pleine d’officiers et je suis leur route). J’aurais à combattre ne t’inquiète pas : le siècle qui s’ouvre, que dis-je le millénaire, sera celui de la lutte et du combat.

Ton quart d’heure de gloire “raisonnable”, “humaniste” et “cul-cul la praline” est en passe de se finir : l’épée va reprendre ses droits.
Et nos régimes corrompus, je me ferais un plaisir de me battre contre leurs dirigeants iniques.

“Ce qui saute aux yeux dans ses pénibles loukoums littéraires, c’est tout d’abord leur caractère masturbatoire : un jeune homme ivre de ce qu’il croit être sa propre intelligence et son propre savoir.”

J’ai de quoi. Toi, en dehors de tes anecdotes piteuses et de tes raisonnements alambiqués et catastrophés dignes d’une pucelle effarouchée, tu n’as rien. Tu es un adepte des sophismes pour la plèbe. Et quand on voit la gueule de votre plèbe, on comprend ton niveau.

“Mais ça ne compte pas : la “paix de l’âme”, c’est quand ils sont entre eux, maîtres du terrain, ayant chassé, tué ou réduit les autres en esclavage.”

Tiens, tu ne dis pas que des conneries. Tu vises juste. La “paix”, de l’âme comme du corps, n’existe qu’entre les Musulmans et qu’entre eux.
Alors les Kufar, on peut bien leur lancer des regards noirs, la mâchoire serrée et les yeux qui jettent des éclairs ! Ils n’auront la “paix” que le jour ou ils seront soumis et payeront le tribut. Et cesseront leurs menées contre nous.

Comme disait Al Fusayl Ibn ‘Iyad, “les Musulmans sont unis dans l’amour en Dieu, et la haine en Dieu”. Avec un mépris pour les “al qa’idun” (”ceux qui restent assis”) : ceux qui ne combattent pas. L’aristocratie sera toujours formée par les combattants et les hommes de science religieuse. Le reste, c’est le troupeau.

” Zulfikar est capable d’affirmer, dans le même souffle, que l’islam est la perfection sur terre, et que l’islam n’est pas raciste. Si l’islam est la perfection sur terre, il s’agit bien d’un suprémacisme”

Si tu veux. Mais nous n’en faisons pas mystère : en dehors de l’Islam c’est l’ignorance et l’erreur. Mais ce n’est pas un “suprématisme racial”, car toi par exemple, tu peux te convertir. Alors que tu ne pourras jamais être Perse ou Arabe (à moins d’être descendant d’une tribu arabe et d’avoir un ancêtre arabe du côté père). Tout au plus “arabisé”.
Donc l’islam n’est pas “raciste”, ni “racial”.

“la femme n’a pas le droit d’épouser un non musulman, l’homme qui épouse une non musulmane élève ses enfants dans l’islam, et l’apostasie est punie de mort.”

Tout cela est vrai même si il y a des nuances suivant la condition sociale ou politique. Les Oulémas (” ‘ulam’a”) peuvent accorder la Loi à une situation donnée : en Sicile, les musulmans laissaient en général les filles, qu’ils avaient eu de leurs épouses non-musulmanes, être élevées dans le christianisme pour des raisons politiques, économiques et démographiques. Beaucoup de Siciliens actuels sont leurs descendants directs.

“L’islam est simplement une ruse de guerre que se sont donnés les Arabes pour exercer une domination raciale, en repoussant les frontières de leur race par la conquête militaire et la mariage. Mais cela revient au même. Ce n’est pas un hasard s’ils se sont si bien entendus avec Hitler.”

C’est ta vision matérialiste historique. L’Islam est la religion de Dieu : le message sacré. Porté par les armes et le texte.

Hitler ? Nous avons une grande admiration pour les Hommes et les Nazis en étaient. Hitler, le dernier homme occidental. Les suivant ne sont que des brêles et des femelles rêvant d’amour champêtre, de vie sans enfants et de débauche. Hitler et Heydrich c’est autre chose que vos fiottes occidentales ça !

Et, si les Arabes n’avaient pas été arnaqués par les Anglais en 1916-1922, ils auraient rejoints en masse l’appel à l’alliance avec les Nazis. Mais craignant de se faire arnaqués encore une fois, finalement une poignée de musulmans ont combattu au côté des Allemands. Les Hachémites d’Iraq, de Jordanie et de Syrie auraient facilement pu appelé les Musulmans à combattre au côté des Allemands contre les Anglo-Saxons et leurs alliés Bolchéviques : l’appel au jihad aurait résonné dans le monde entier.

Si les musulmans avaient rejoints en masse les Allemands, on peut dire que la situation aurait été complètement changée : en Afrique du nord, les Allemands auraient gagné. Au Levant, la route des Indes aurait été contrôlée (et les Anglais auraient l’herbe coupée sous leurs pattes). Et les Russes auraient eu un front Est contre les Turco-Mongoles, qui auraient facilement été galvanisés par la haine anti-bolchévique. Et avec le pétrole arabe, ils auraient pu oublier le Caucase et concentrer leurs forces sur Moscou.

Mais si les Nazis ont été de vaillants soldats, courageux et droits, de grands hommes, il faut reconnaître qu’ils ont été aussi de piètres tacticiens. Ils étaient trop pressés et pas assez forts dans la victoire (comment ont-ils pu signer un armistice avec la France, alors qu’elle était à terre et écrasée ?!!).

Hitler a fait les mêmes erreurs que Kara Mustafa en son temps. N’est pas Khalid Ibn al Walid (radiya Allahou 3lih) qui veut.

” J’ai vu ça mille fois. Je ne compte plus le nombre d’islamistes déboulant tout miel dans des forums, le cas échéant dissimulant même leur religion, jouant les hommes épris de tolérance et de paix, et passant aux insultes et au couteau entre les dents en deux-trois répliques, dès lors qu’ils ont compris que leurs salades ne trompaient personne.”*

Relis les commentaires de tes amis : quand on m’insulte de “gnoule”, de “boucanés” ou autres invectives puériles, il m’est difficile de garder du miel à la bouche.
Si on t’insulte, on te frappe, tu joues le couplet mielleux ?
Quant à la tolérance et la paix, elle n’a jamais concerné que les Musulmans. Il peut y avoir la tolérance et la paix, la protection, si le droit musulman est celui de la société.
Hors cela, pas de tolérance. Cela c’est pour les fillettes. Les fillettes que vous êtes devenues à force de raconter des conneries positivistes et progressistes imbéciles.

“Message à Zulfikar : nous sommes un peuple pacifique et tolérant, mais faut pas nous casser les couilles. Vous nous avez déclaré la guerre. Cela, nous l’avons bien compris. Nous vous ferons la guerre. Elle sera impitoyable. Vous perdrez, parce que nous sommes les plus forts.”

Tu te prends pour qui ? Qui a déclaré la guerre à l’autre ? Qui nous traite de “barbus intolérants” et “fanatiques” quand dans NOS sociétés on ne traite pas de manière aussi débauchée les femmes ou les enfants, les pédés ou les moutons ? Qui vient nous piller à longueur de journée (sous couvert d’entreprises) ? Qui nous insulte et crache sur notre religion et sur le Prophète ? Qui vient massacrer nos frères en Afghanistan, en Iraq et en Palestine, qui vient piller nos frères du Soudan sous couvert de “paix universelle” et de “droits de l’homme”, etc etc…

Ceux qui agressent c’est VOUS : le 11/09, c’était une réaction contre votre agression préalable. Vous avez souillé de vos pieds sales le Bilad al Haram en 1991. Et encore vous venez donner la leçon.
Jouer les victimes ? Qu’est-ce que c’est ce cette position de brêle ? qui se prend pour la victime alors qu’il est le coupable, le couteau sanglant encore dans les mains ?

Il nous insulte, nous vole, nous brime et après, quand on réagit un tout petit peu, il pleurniche et joue la victime expiatoire.

Va te jeter dans le Tibre.

On perdra ? Oui c’est possible. On peut perdre, on peut même perdre écrabouillés, massacrés, écrasés six pied sous terre. Atomisé. Mais ce n’est pas parce que vous serez les plus forts : mais parce que Dieu aura décidé ainsi. Il offre la victoire à qui Il veut.
Et malgré tes imprécations, je ne vous vois pas combattre : les Irakiens se moquent des soldats américains. Raillent leur côté “pleutre” : sans l’aide technologique, vous êtes des brêles, des femelles.
Alors tu peux bien en appeler à la religion de la bombe atomique. Pour cacher ta peur et faiblesse.
Sois à la hauteur de tes paroles prophétiques : malheureusement pour toi, je crains que cela ne se passera comme prévu.

Tu nous agresse jour et nuit sous couvert de tes “droits de l’homme” méprisables. Tu es en droit de t’attendre à des réactions. Aussi maladroites et précipitées soient-elles. Pour le moment en tous cas."

Tout brûler

« …ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission. » ( Isaïe, 55, 10-11 )


Tout brûler

Cela faisait quelques jours, quelques mois

Quelques années, en fait, que des démons

Petits, discrets, pas gênants, ma foi

Me tenaient compagnie, tapis, dans le fond


De mon âme.


Il y en avait plusieurs, pas tous repérés

Je m’en vais évoquer ceux que j’ai observés.

Le premier s’appelle la Peur, en fait nommée

Fragilité, chez une jeune femme bien née.


Qui a une âme.


Le second a toute l’apparence lui aussi

De la vertu. C’est la terrible Résignation

Un démon qui m’attrape le cou et me plie

La tête. On n’y peut rien , c’est l’acceptation.


Avec force d’âme.


Ce troisième, c’est le plus fort,

Je combat comme je peux tous les jours,

Je secoue dans tous les sens le joug

C’est le Désespoir qui entraîne vers la mort


Ma pauvre âme.


Oh, Seigneur, viens me délivrer de ces monstres

Brûle-les, écrase-les, détache-les de ta flamme

Comme des virus, inoculés, dans le cœur profond

Dis une parole, Jésus, une seule, contre le Mal


Et guérie sera mon âme.

On hait le pape parce qu'on rejette la métaphysique.

Ce qui me plait bien chez ce Pape, c’est justement sa capacité à distinguer philosophie et théologie et je suis entièrement d’accord avec Vertumne qui voit dans la réponse du pape (réponse intégrale, pas la phrase tronquée reprise par les journalistes, Denis, ceci est important de le souligner parce que vous dites que le pape et l’Église feraient bien de s’améliorer en communication mais en l’occurrence la communication complète du pape était à mon sens excellente et ce sont les journalistes qui ont volontairement rendu cette communication mauvaise) une conception anthropologique de la sexualité humaine. Là le pape a parlé comme philosophe réaliste et pas comme théologien et bien entendu encore moins comme dispensateur de dogmes infaillibles.
Et sa vision de la sexualité peut donc se discuter ou pas avec des cathos. ou des pas cathos. C’est là où ce pape est génial. Il distingue fort bien les plans et prend chaque problème avec tous ces plans et pas qu’un seul.(philosophique - quel est le bien pour l’homme en matière sexuelle-, méthodologique - le préservatif est-il efficace et comment l’église aide t-elle les malades en Afrique- théologique -la sexualité dans le plan divin-, spirituel - Dieu est Amour, nous sommes créés pour aimer-; ceci en très schématique bien entendu).

mercredi 18 mars 2009

La bétaillère passe à la vitesse supérieure.

Xyr, témoigne comme d’habitude avec un certain brio de la dégénérescence de notre « jeunesse ». Ce retour à la barbarie, si bien décrit par Delsol, puisque nous ne donnons plus de réponse aux jeunes, puisque nous avons renoncé à la transmission de notre culture (connaissances et éducation ou art de vivre) sous prétexte qu’elle était éminemment mauvaise puisqu’elle a donné le nazisme et le communisme. Mais continue t-elle avec force et lucidité, on transmet malgré soi quelque chose. Si ce n’est pas ce qui a fait de nous une grande civilisation, et bien ce sera autre chose : « Pour anéantir la transmission, il faudrait anéantir l’homme lui-même. » (…) « Quand rien n’est considéré comme digne d’être transmis, on laisse, ou on transmet malgré soi, ce refus et cette révolte, cette dénégation. » Bref on transmet le néant, la mort, un nihilisme actif. Actif signifie que la maison France a été allumée par un feu et qu’elle a brûlée.

Voilà, nous en sommes là : la maison France brûle ou plutôt, pour parler plus énergiquement, le bateau France a coulé, corps et biens enfouis au fond d’une mer déchaînée.

Ce qui est bizarre, c’est qu’il y a des gens qui ne se sont pas aperçus qu’ils étaient morts. Non, ils n’ont rien vu passer, rien ressenti et ils continuent d’agir comme si de rien n’était.

Ils sont littéralement devenus des robots, des zombies, répétant mécaniquement, l’œil fixe et obstiné : « tout va pas si mal, la crise c’est l’état qui n’a pas fait son boulot, il faut manger cinq fruits et légumes par jour, le pape est un meurtrier, le redoublement c’est nul, les prisons, c’est mauvais, il faut libérer les criminels parce que en prison ils deviennent des monstres. »

Vous pouvez ajouter d’autres phrase-clé à loisir.

Je m’attarde un instant sur la dernière assertion : Badinter sur France-Inter, il y a quelques jours : « nous avons aboli la peine de mort, mais pas encore les bastilles » (c’est à dire les prisons) .

A l’Institut, je reçois beaucoup de courriers d’adhérents qui me disent : pourquoi n’êtes-vous pas pour la peine de mort ?? Vous n’allez pas assez loin dans vos propositions.

J’ai enfin trouvé la réponse : le navire est coulé et il gît au fond de l’eau depuis quelques décennies. Aujourd’hui, on en est plus à vouloir sauver le bateau, il faut absolument en avoir conscience, on tente de sauver en fait quelques rares survivants qui surnagent, quelques objets de valeur et c’est tout. Autrement dit, (dirait Delsol), nous n’en sommes pas à rétablir une justice digne de ce nom comme je l’écris bêtement à mes adhérents, mais à tenter de sauver quelques vies. C’est tout.

Après, tout est affaire de stratégie et de diplomatie : mais il ne faut pas demander à une mère de famille d’être une stratège ou une diplomate. Elle peut simplement défendre comme une lionne ses petits. Et elle sait parfois rugir pour attirer l’attention sur les dangers. C’est mon job, c’est ma fonction.

Ensuite, ceux qui entendront ce cri d’alarme pourront le relayer et prendre les armes ( de la raison, de l’art, de la prière etc., etc….)

Je l’espère du moins, de tout cœur. Il le faudra bien. Nous sommes maintenant aculés à l’espérance.

mardi 17 mars 2009

Appel

Il est là, debout, appuyé contre un mur,

Son odeur insoutenable l’encercle comme une armure,

Un pantalon gris, en loque, couvre sa misère,

Un sac en plastique, tous ses biens, par terre.


Elle est, à genoux, dans ses bras enserrés

Sa fille unique, le tremblement de terre

Au matin, dans son école, l’a écrasée,

Morte, broyée, dans les bras de la mère..


Ils sont là, dans la boue, le désert, nus

Ils n’ont plus rien : l’ouragan a tout dévasté

Leur maison, leur terre, tout est figé

Après la tempête. Ils ont tout perdu..


Elle est là, Seigneur, l’humanité,

Celle que tu as voulu, et créée.

Comme des pantins disloqués

Aux mains cruelles de la destinée.


La révolte gronde, la haine s’épanche

En un immense fleuve noir, brûlant

Seigneur, il faut que tu te penches

Pour emporter, de l’univers ardent


Ceux qui brûlent et se noient

Ceux qui pleurent et s’assoient,

Ils n’ont pas vu ta Croix

Tomber sur eux avec Toi.


Ils restent en terre et ne se retournent pas

Pour te prendre Seigneur et relever tout à la fois

Pour te rependre, Seigneur, bien droit

Ou t’emporter, Jésus, dans leurs bras


Te soigner, te guérir, te consoler

Enlever, la boue, la suie et la poussière

Avec leurs mains, leurs gestes et leurs prières,

Les corps brisés, les âmes noyées et submergées


Tu es notre Berger, tu vas nous chercher

Dans le fleuve, dans le noir, dans la nuit

Tu es notre Berger, tu vas nous sauver

Rassembler le troupeau de ceux qui fuient


Affolés. Et moi qui ai tout vu, tout observé

A tes côtés, mon Dieu, je vais courir rattraper

Les petits agneaux mais aussi les noirs béliers

Te les remettre, ces âmes, Seigneur, à jamais.

distinction essentielle

Chercher l'universel comme espérance et non comme programme.

Stratégie

Texte déjà placé mais à relire.













écrit le mercredi 12 novembre 2008

"La guerre était sans nul doute la chose la plus simple à faire, mais c'était surtout la plus difficile à réussir". ( Dantec, dans Babylon Babies, éd.Folio SF, p26)

J'avoue que ce qui me fatigue le plus ça n'est pas de VOIR ce qui se passe, ni de comprendre à peu près les menaces qui pèsent sur notre civilisation mais d'être entourée de gens qui considèrent "l'ignorance comme une bénédiction" .

Je pense que la France n'aura pas de "guerre" sur son territoire, du moins pas au sens où l'on entend habituellement le terme de guerre avec "guns" comme dirait L.Et c'est bien dommage.
Notre conscience occidentale judéo-chrétienne est si faible, si réduite, lisez la proposition de Maurer, député UMP, hein, pas un de ces salauds de gauchos (1), pour donner des jours fériés aux fêtes musulmanes ! Les islamistes n'auront pas à faire le grand djiad chez nous...Nous lui ouvrons tout grand la porte de notre pays, de notre législation, de nos coutumes et traditions, à ce djiad !! Il y aura terrorisme et guerre dans les pays qui ont encore un peu de conscience occidentale et le souhait de préserver leur culture et leur religion. Mais nous ? La guerre de Troie a DEJA eu lieu et nous l'avons perdue.Dantec peut ouvrir son Pomerol et nous aussi, en fait et nous pouvons en boire tous les jours que Dieu (dé) fait car une simple revue de presse d'un soir suffit à nous convaincre de cette réalité navrante.
La guerre sur le territoire français aura simplement lieu parce que nous serons le passage de ceux qui voudront se battre contre ce djiad ( américains, russes etc...). Et nous serons comme des niais, au milieu des boulevards avec des "bagnoles" qui nous tamponneront au passage et nous ne saurons même pas pourquoi nous mourrons !

L. dit : "j'en ai par dessus la casquette de lire les uns et les autres avec leurs visions apocalyptiques du monde à venir."
M. dit : "Krav MAga et Strike pour le combat!"
I dit : "vous êtes tous paranos."

Oui, "l'ignorance peut être une bénédiction".Et oui nous serions vraiment tentés d'en finir tout de suite et d'achever ce monde qui n'en finit pas de mourir.
Mais en fait, cette "ignorance" bénie et volontaire signifie lâcher ses "armes" ( lectures, éducation de nos enfants, engagements divers et variés) et faire dès maintenant allégeance à ceux qui convoitent notre pays, nos richesses ( bon là ils risquent d'être un peu déçus quand même) notre "occidental way of life" ( oui parce qu'ils ont beau expliquer qu'ils le trouvent "choking", ils l'imiteraient bien volontiers ) et surtout faire allégeance à ceux qui lobotomisent nos cerveaux et s'en prennent à nos libertés.
Je suis éminemment persuadée que toute vie est un combat personnel bien sûr (contre la tentation de l'ignorance, par exemple), mais aussi un combat pour chercher et améliorer au maximum nos civilisations. Cependant,la perfection n'existe pas, l'ajustement à ce qui parait mieux, seul, est possible.(2) Nous sommes toujours dans des ajustements et l'abruti socialiste ou islamiste ou l'ignorant qui veut vivre "pépère" ( l'individualiste) , ces trois catégories qui se pointent en disant : j'ai trouvé le Grand Ajustement qu'il ne faudra plus bouger d'un iota sous peine de faire crouler l'édifice de la perfection, celui là veut figer la vie, le mouvement, la pensée (3), bref tout ce qui fait qu'un homme est libre et cet abruti-là il faut l'abattre car en fait il nous présente une vision de l'homme qui n'a plus rien d'humain.
Reprenons donc nos "armes" c'est à dire notre raison, notre réflexion,nos lectures, notre courage (4), lâchons -pour un moment seulement- nos vraies armes : elles ne sont pas ENCORE utiles. Si elles deviennent un jour nécessaires, et bien, tant mieux, c'est que nous aurons gagné la plus importante des guerres : celle de la Vérité.(5) et (6)

Notes:

1/ http://www.bivouac-id.com/2008/11/08/un-depute-ump-veut-islamiser-les-jo...

2/ "La construction d'un monde commun, distingué de l'anti-monde des totalitarismes et du non-monde du relativisme contemporain, dépendra entièrement de la capacité du sujet à assumer des certitudes INACHEVEES."(Delsol, "Eloge de la singularité", éd.La Table Ronde p 133)

3/Synthèse d'Ellul : "Islam et judéo-christianisme" : "Distinction entre le Coran et La Bible. Le C. est dicté, lettre par lettre à Mahomet.(et l'on ne change rien à un texte qui est dicté. C'est une pensée inscrite et figée). La B. est un recueil de messages étalés sur dix siècles, messages que l’Eglise a accepté ou rejeté après examens et colloques. « La liberté est l’essence même de l’œuvre de Dieu, par l’homme, telle qu’elle nous est montrée dans l’Ecriture . » « La Bible n’est pas un livre dicté, c’est un livre inspiré ».
La Bible est « originée » dans une Parole de Dieu et devient Parole de Dieu quand elle est actualisée par l’Esprit- Saint en l’homme, *par l’homme*. Dieu reprend l’homme comme partenaire pour rendre vie à sa Parole."

4/"Il avait envie de voir les cartes d'état-major. Il avait envie de comprendre les mécanismes stratégiques qui avaient oeuvré, invisibles, tandis qu'il courait sous la mitraille."
"Lire permettait de confronter des expériences nouvelles à des savoirs anciens. Toorop savait mieux que quiconque qu'il ne sert à rien de réinventer l'eau tiède, tout particulièrement au cours d'une guerre, face à des ennemis plus nombreux, et techniquement supérieurs."(Babylon Babies p 40)

5/"Les cartes demandaient leur part de sang, et de vérité".(idem, p 38)

6/ certains combats intellectuels peuvent être gagnés : http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-depute-ump-christian-vanneste-blanchi-pour-homophobie_81656.html

Guerre

La lutte est engagée, le combat total,
La guerre est déclarée, le combat terminal
Je cours vers le brasier, je vole vers mes amis
En danger.
Je trébuche dans les cendres gluantes et grises
Sans tomber.

Oh ! Jésus ! Jésus ! Nous sommes cernés !
Je crie ma peur et ma rage dans le fracas des armes
J’allume en tremblant et la mèche s’enflamme
Pourvu que tout explose , le regard est brouillé

C’est la fin. Et soudain Dieu se penche en pleurant
Il me prend dans sa Main, me lève loin de l’enfer
Réfugiée, je ferme les yeux et meurs dans les airs
Dans ses Bras je suis depuis l’aube des temps

Et je ne le savais pas.

dimanche 15 mars 2009

Denis L. sur Ilys; commentaire sur la Doctrine sociale de l'Eglise

@ Aquinus : “La Doctrine Sociale de l’Eglise ne vise pas à abattre la modernité ni le capitalisme, mais seulement à éviter que l’on en fasse des idoles qui finiront sinon comme toutes les idoles: au bûcher.” …

" Super. Parfait. Comment ne pas être d’accord ? Sauf que la DSE ne se contente pas de dire cela et d’en développer l’esprit dans une perspective dynamique, elle a (eu) le tort, l’immense tort, de développer. Rappelons que ces textes sont imbibés d’esprit défensif (la DSE n’étant, en dernière analyse, qu’une tentative pour détourner les ouvriers du matérialisme socialiste et les ramener à l’Eglise) et statique (le rêve de ses rédacteurs, même s’ils sont trop intelligents pour y croire vraiment, étant d’arrêter le temps, voire de revenir en arrière). Tout n’est pas faux dans les développements, certes, surtout remis dans le contexte de l’époque. Le problème est que le mot de “doctrine” (je note qu’une fois de plus, l’Institution surévalue l’importance de son propre discours, et naturellement à l’arrivée il y a un prix à payer en termes de conséquences négatives) a eu et a encore un effet sidérant sur nombre de Catholiques, et que la quasi-totalité (”quasi” étant ici une pure précaution de langage) des personnes s’en réclamant, se répartissent en deux groupes : un groupe très majoritaire, qui tire de la DSE des conséquences pour aujourd’hui, parfaitement consternantes (ce qui reste de corporatistes au sens doctrinal du terme, ne cesse de se référer à la DSE, et ceci n’est qu’un exemple), et un groupe très minoritaire, qui s’use (hommage soit rendu à ces personnes, situées quelque part dans un triangle qu’on me permettra de nommer “Aquinus-Polydamas-Michel de Poncins”) d’une part à extraire de texte très majoritairement inappliquables aujourd’hui, des passages acceptables, et d’autre part à faire entendre leur voix fluette au sein d’un microcosme farouchement opposé à leurs idées. Quelle perte d’énergie, alors que la seule “DSE” valable serait un retour à la modestie (pas de “doctrine” hormis le rejet des idoles), à l’école de Salamanque, à l’esprit plus qu’à la lettre, et à une perspective dynamique."

vendredi 13 mars 2009

Poèmes domestiques


Avril 2008

Mes amours, mes enfants, ma vie.

Mains d’enfants

Petites mains nues, roses et potelées,
Aux doigts courts, épais, boudinés,
Aux ongles noircis, cassés,
Petites mains souillées de terre,
Abîmées, griffées,
Petites mains adorées,
Je vais vous croquer
Et vous dévorer
De baisers !


A la douche
A la douche ! A la douche !
Deux petites têtes, jumelles,
Deux petits corps joufflus
S’extirpent des vêtements, sales.
Je respire un doux parfum,
Celui des corps humains.
C’est moi le premier ! non, c’est moi !
Cris, pleurs, rires, baisers, eau, savon,
Deux petits corps joufflus
A croquer tout crus !
Un troisième, plus âgé :
Mince, fragile, il a froid.
Je l’enserre doucement, dans mes bras.
Si fragile, je pourrai le briser !
Je le serre, fort, très fort
Pour le fortifier.
Oh ! Mes amours ! mes trésors !
Je vous tiens ! je vous ai !
Ils fuient au-dehors,
Tous nus, mes blondinets,
Leur mère-louve qui veut les manger !


Écrire

Écrire ? écrire !
Quand ?
Le matin, se réveiller,
Et la maison endormie éveiller.
Le pain griller et pour tous tartiner,
Un bol, chocolaté, sucré, préparer.
Les petits habiller,
Les sacs, compléter
Le déjeuner, ranger
Et bousculer, bousculer.
Dans la voiture, se signer
Pour demander une bonne journée :
« Notre Père qui est…
Mais avancez ! oui ! avancez ! «
Les leçons, les tables réciter
Et doubler, oui, doubler
Sans respirer,
Sans avoir pris encore un bon café !
Dans la cour de l’école déposer
Les enfants et saluer, bavarder.
En voiture, rentrer ;
Fin du premier round de la journée.
Préparer de quoi déjeuner,
Ranger le terrain miné,
Et aspirer, aspirer.
Réparer quelques jouets,
Les papiers à signer,
Les coups de fil à passer,
Le repassage amoncelé,
Les ampoules ont sautées,
La voiture à vérifier,
Et acheter, acheter,
De quoi manger.
Les enfants à récupérer,
Dans la voiture, les écouter :
« le goûter ? et le dîner ? »
Les devoirs à commencer…
Puis à terminer !
Les douches à donner,
Les vêtements à trier,
La soupe à éplucher,
La quiche à dévorer.
Et bousculer, bousculer.
Fin du deuxième round de la journée.
Les petits à coucher,
L’histoire à raconter,
Se signer pour demander
Une bonne nuit à passer.
Des baisers à donner,
Des baisers à emporter,
Et câliner, câliner.
Fin du troisième round de la journée :
Se vautrer,
L’esprit vidé,
Devant la télé.
Se relever,
Quand l’être aimé fait son entrée.
Communiquer, se relier, se retrouver, s’embrasser
Enfin !!
Dans la chambre, le lit luit faiblement.
Se laisser envelopper,
Se laisser tomber,
Se laisser aimer.
Mais écrire ? Quand ?
Jamais ! Jamais !
Jamais.

De la transmission comme survie pour l'humanité.

"La prise de conscience, après guerre, de ce qu'avait été le nazisme, a laissé dans les âmes le sentiment d'une véritable destruction de la culture : nous vivons dans une "après-culture", écrit Steiner. Une fois l'humanisme récusé avec cette ampleur, reste t-il un avenir pour la culture?
(...)
Aussi, l'époque se persuade que les crimes commis alors remettent en cause la légitimité même de toute culture. A quoi bon lire Goethe puisque Auschwitz le déligitime pour toujours...Derrière le nazisme, plus loin, nous nous sommes mis à pointer le doigt sur tous nos crimes historiques, dont chacun était issu d'une valeur ou d'une vision particulière : la nation, la religion... Et finalement nous avons commencé à haïr la nation et la religion, comme l'ensemble de ce qui pouvait en un siècle ou en un autre alimenter des crimes - c'est à dire, tout. N'importe quel enthousiasme est devenu suspect, parce qu'il peut engendrer, forcément, un fanatisme. Nous sommes devenus des haineux. Notre dernière répulsion - s'attache à l'homme tout court. C'est lui, finalement, le responsable de tout cela. Notre valeur phare : la misanthropie.
(...)
Nourris d'une culture dépravée, comment pourrions-nous transmettre ? S'annonce alors celui qui se nomme lui-même le dernier homme, celui qui est né pour fermer la porte. Tout ce qu'il a reçu a été aussitôt recouvert d'hostilité, et jugé indigne d'exister. On l'a jeté dans la vie avec ce conseil : surtout ne pas croire et ne rien penser que le refus. Sloterdijik le décrit comme "l'homme sans mission, le non-messager". Son silence provient de son impuissance : "Il n'a plus rien à opposer au malheur."
(...)
Ceux-là qui regardent dans les yeux, pétrifiés, l'anéantissement de leur monde culturel, doivent se garder d'avoir des enfants. Le dernier homme pourrait-il devenir père sans que son discours nous paraisse suspect? En tout cas, ils ne sont pas des promoteurs de l'avenir, puisqu'ils ont biffé celui-ci de leurs catégories mentales.(...) L'avenir se fera sans eux. Et avec d'autres, dont le moment n'est pas encore venu.
La profonde amertume des temps décevants (le mot est faible) ne suscitera pas la fin des temps. Aucune guerre n'a jamais empêché les enfants de naître. Qu'un vaste nuage passe sur l'espérance, il ne videra pas les berceaux.Il nous faut assumer le temps, pas seulement le passé, sans nous couvrir la tête de poussière, mais aussi le futur, parce que sont en cause les innocents venus derrière nous. Il est infantile de proclamer que nous ne pouvons plus prier, créer, parler, après Auschwitz. Ceux qui viennent derrière nous attendent autre chose que des torrents de négations. Il leur faut vivre, et aucune ruine ne fait vivre.
(...)
Le désespoir érigé en philosophie ne permet pas de vivre, parce qu'il ouvre une rupture dans la transmission, et transforme en zombis les générations suivantes.Lorsque l'enfant, qui parle à temps et à contretemps, demande à quoi sert la vie, alors nos contemporains rougissent de confusion et d'effroi. On ne recule pas devant la question d'un enfant. Lorsque l'enfant demande à quoi sert la vie, ils se terrent silencieusement le long des murs (....) Et, dans le néant qu'on lui impose, rejoint une existence primitive de brutalité et de déréliction : l'enfant sans héritage remplace les mots par la violence, et se voit dans un monde privé de semblables."
Delsol, "Qu'est ce que l'homme".

mercredi 11 mars 2009

Ma belle église

Déjà publié mais je le remets en réponse à une belle conclusion de "Restif" sur le site Ilys. Il dit à propos de l'Église : "il nous reste à aimer notre Mère."

(publié le mardi 11 novembre 2008 mais écrit en 2007)

Ma belle église

La belle église, qui s’élève dans le ciel, qui jaillit de la terre,
C’est là où je vais, chaque dimanche, c’est là où je me rends
Après de dures batailles perdues bien souvent , chaque semaine
Guerres contre tous, et aussi contre moi-même, vaincue, souvent.

La belle église me voit arriver de loin, elle a guetté son enfant
Perdue, tous les jours de la semaine, elle est haute et son regard
Porte loin, il traverse les monts et les plaines, regard perçant
Qui ne dévie pas, regard brûlant : je t’attends matin et soir.

La belle église, mon église à moi, se penche anxieusement :
Dans quel état es-tu mon enfant, ma chérie, viens, entre vite
Que je soigne tes blessures, tes douleurs, tout doucement
Viens t-en sur mon cœur te reposer et retrouver ton sourire.

La belle église, mon église à moi, elle est comme ma mère
Son regard s’attarde sur ses petits, ses faibles, ses pécheurs
Pas sur les bien-portants, ceux-là, ils sont tirés d’affaire
Ma mère, m’ouvre ses bras, elle m’aime tant ! Je pleure…

samedi 7 mars 2009

Voiture : mon chemin de crête .




Lorsque je suis en voiture, c’est à dire lorsque je suis au volant, deux tendances s’offrent à moi, avec toutes deux leurs petits grelots aguichants : aller vite ou conduire raisonnablement.
Je dis une connerie : il n’y a aucun choix à mon esprit ; la griserie de la vitesse s’insinue en moi, à peine les mains posées sur le volant. Je ne suis plus A, mère de famille, mais A., ce type devant je vais me le faire que ça va être vite vu, d’ailleurs il va en rester sur le cul. La griserie de la vitesse ? l’instinct du chasseur, plutôt, qui m’envahit comme un nectar…une ambroisie. Je suis très très gourmande. Je suis Diane chasseresse et personne ne m’arrêtera. Navrée, mais je crois bien que je souffre du syndrome de double personnalité, dès que je monte dans une bagnole .
Je sais que ce préambule est du pain béni pour les tartuffes qui le liront après un accident.(Car il y aura accident, il y a déjà eu accident !). Les : « Ah ! je l’avais bien prévenue ! » seront légions mais je ne peux renier tout le plaisir que m’a donné la conduite d’une voiture. Je pratique ce plaisir tous les jours, par nécessité, et je rends grâce à Dieu pour les routes de forêt magnifiques que je traverse, automne, été, hiver, printemps.
« Oh temps ! Suspend ton vol ! » ce ver ultra connu de Lamartine, c’est en voiture que je le vis le mieux. Quand, par exemple, sur l’autoroute, trois voitures s’alignent parfaitement, un instant, une seconde qui dure, puis chacun reprend ses esprits et son chemin .
Bon, c’est vrai, j’ai parfois eu des « ratés » avec courses-poursuites de furieux à mes trousses ! Je n’en suis pas fière mais je jure de « ne plus recommencer ». Je ne le promets pas…Par ailleurs, le large sourire que j’affichais en dépassant un de ces sous-fifres pouvait expliquer leur mauvaise humeur et mauvais humour..
Oui, tout cela n’est pas digne d’une mère de famille responsable. Je prie Dieu de m’épargner, d’épargner mes enfants et ceux qui croisent ma route. Que tout ceci ne reste qu’un jeu.
Oui, que tout ceci demeure le jeu des hommes, leur libre-arbitre, leur responsabilité .

Je danse

Mes bras et mes jambes sont des tiges maladroites,
Mouvements cassés, sans grâce, à contre-temps.
Je me heurte sans cesse, tout est obstacle,
Couverte de bleus, en pas brusques, j’avance.

Mais en voiture, assise au volant, les gestes
Acquièrent harmonie et douceur, soudainement.
Je danse, avec mes pieds, mes mains, mon corps.
Je virevolte en rythme, paisibles et fluides accords.

Mon partenaire me tient et répond sans se lasser
A ma danse nerveuse et ample ; il est parfait .
Mais déjà le terme du voyage approche :
Je sors de la voiture et me cogne à la porte .